‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 311 sur 522 · INTESTIN — INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTESTIN — INTRODUCTION

fonctionnaires, souvent parvenus à leur poste par l'intrigue, sont à leur tonr encensés par une tourbe d’intrigants subalternes, qui sollicitent pour eux-mêmes, ou pour d’autres intrigants de plus bas étage encore, ne cherchant qu’à se nuire les uns aux autres, échafaudant leur bonheur sur le malheur de leurs voisins.

Dans le langage dramatique et dans la littérature, intrigue se prend en meilleure part qu’en morale; il signifie les divers incidents qui forment le nœud d’une pièce, d’un roman; ainsi, l’on dit l'intrigue est bien conduite dans cette pièce; cet acte, ce roman est bien infrigué. « Un principe général pour ces divers genres de compositions, c'est que l'intrigue, dit Ourry, même la plus compliquée, ne doit jamais présenter une obscurité impénétrable, ou même être trop difficile à pénétrer, qu’elle peut s’entourer de mystère, mais non de ténèbres , exercer l’esprit du lecteur ou du spectateur, et non le tourmenter ou le rebuter… Une autre loi imposée à l'intrigue en littérature, et plus souvent violée encore, est celle de la vraisemblance. Le désir de chercher à tout prix ce qu’on appelle leffet est presque toujours la cause de ces écarts ; et il ést rare qu'il produise des résultats qui, du moins aux yeux d’une critique éclairée, puissent les rendre pardonnables. » Les ouvrages dramatiques des anciens étaient peu infrigués. Après tant de combinaisons théâtrales ressassées, on est en droit d'exiger dans les nôtres des intrigues plus fortement nouées, plus corsées.

Le mot intrigue s'applique enfin à des liaisons galantes. Il fait supposer qu’il y a dans le commerce de ceux qu’on accuse d’intrigues amoureuses quelque chose de secret et de mystérieux , et qu'ils cherchent à les dérober aux#eux du public.

INTRIGUE (Comédie d’). Voyez COMÉDIE.

INTRINSEQUE (du latin intrinsecus, au dedans, intérieurement). Voyez EXTRINSÈQUE.

INTRODUCTION ( du latin infroductio, composé de ducere in, conduire dans, introduire). C’est l’action d’introduire quelqu'un, quelque chose. L'on donne des lettres d'introduction à une personne que l’on veut faire bien accueillir chez une autre; l'introduction d’un ambassadeur est à la cour une cérémonie importante, dans laquelle le ministre étranger remet ses lettres de créance, de rappel, une lettre autographe de son souverain, etc. Il y a un maître de cérémonies qui porte le titre d'inénoducieur des ambassadeurs.

Figurément, et appliqué aux choses morales, aux gciences, introduction se prend pour acheminement, désigne ce qui sert de préparation, ce qui prélude : ainsi l'on dit l'introduction aux sciences physiques, à la vie dévole, etc.

Appliqué à des choses moins relevées et plus matérielles, il signifie l’action d'introduire, de faire entrer dans : l’introduction de la sonde dans un puits artésien, c’est l’action de l’y faire entrer ; l'introduction d’une coutume , c’est son importation et sa naturalisation sur un sol où elle est nonvelle. L'introduction d’une instance, au palais, c’est le commencement d’une procédure.

Un mot, pour en finir, sur ces introductions placées par les auteurs en tête de leurs ouvrages, et flanquées souvent d’une préface et d’un avant-propos; ce sont des sortes de discours préliminaires, destinés, soit à expliquer le but du livre, soit à mettre le lecteur au courant de certains faits qui en facilitent l'intelligence. Les introductions ne sont souvent que des hors-d'œuvre; généralement le lecteur les passe avec la même défiance que les préfaces et les avantpropos, enfants de la même famille, frères et sœurs de l'introduction.

INTRODUCTION (Musique), morceau de musique d’un mouvement grave, composé d'un petit nombre de phrases, souvent même de quelques mesures où de quelques accords solennels destinés à annoncer le premier allé: grod'une symphonie, dluneouverture,d'une sonate

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