ITURBIDE
pectives. Si des itinéraires de ce genre, quand il ne s’agit même que de contrées encore peu ou mal connues des Européens, sont déjà d’une grands utilité pour les géographes, leur utilité est encore bien autrement grande quand il est question de géographie ancienne. Les ouvrages les plus importants en ce genre que nous possédions sur l’antiquité, sont :
1° Les Jlineraria Antonini, à savoir : l’Ifinerarium Provinciarum, contenant un grand nombre de routes de voyage à travers les provinces romaines, en Europe, en Asie et en Afrique; et l’Ilinerarium marilimum, qui indique les voies les plus usitées, soit pour le voyageur qui longe la côte par terre, soit pour le navigateur, à l'effet de se rendre d’un point donné à un autre. Tous deux ne sont d’ailleurs qu’une aride nomenclature. Suivant Pinder et Parthey, ils n'auraient point pour base l’opération entreprise de l’an 44 à l'an 19 av. J.-C. à l'effet de mesurer l’Empire Romain, mais les listes qu’on avait dressées des différentes places fortes avec l'indication des routes qui y conduisaient ; listes qui étaient déposées à Rome. Leur publication, avec les rectifications et les additions dont elles étaient susceptibles, aurait eu lieu d’abord sous Antoninus Caracalla, dont le nom serait resté à ces itinéraires. Destinés à l’origine uniquement à l’usage des fonctionnaires civils et militaires, ils arrivèrent plus tard à prendre à peu près la forme de nos livres de postes et de nos guides du voyageur. Constamment revus et augmentés , ces deux itinéraires, dans leur forme actuelle, appartiendraient à l’époque de Dioclétien.
2° L’Itinerarium Hierosolymitanum, composé par un chrétien, l’an 333 de notre ère, à l’usage des voyageurs qui de Burdigala (Bordeaux) voulaient se rendre à Jérusalem.
L'édition de ces deux itinéraires donnée par Pinder et Parthey (Berlin, 1848) a rendu inutiles toutes les précédentes au point de vue de la critique. C’est de nos jours seulement qu'Angelo Maï a publié (Milan, 1817), sous le titre d’Itinerarium Alexandri, une courte description de l'expédition d'Alexandre le Grand en Perse; ouvrage com-
posé vers l'an 338 de notre ère.
Les modernes ont donné le nom d’ifinéraires à des espèces de guides du voyageur, lui indiquant pour ainsi dire son chemin, les curiosités, etc. Châteaubria nd a donné un Jtinéraire de Paris à Jérusalem d’une nature plus relevée.
On nomme colonne ilinéraire une colonne ou poteau placé dans un carrefour, sur un grand chemin, et qui indique les différentes routes par des incriptions.
Les mesures itinéraires sont celles dont on se sert pour indiquer la longueur des chemins, comme le kilomètre, lalieue, le mille, etc.
Dans l’art militaire, on nomme ifinér'aire l'ordre et la disposition des marches d’un corps de troupes ou d’une armée qui indique la route qu’elle doit tenir. On se sert du même mot dans le commerce et dans le langage crdinaire en parlant des villes qu’un commis ou qu'une autre personne doit visiter.
JTURBIDE (Don Aucusrin ne), empereur du Mexique, né en 1784, et suivant d’autres en 1790, à Valladolid, au Mexique, était le fils d’un gentilhomme de la Biscaye, qui était venu s'établir au Mexique, et d'une riche créole. En 1810, à l'époque de la première insurrection du Mexique, il habitait ses domaines, était revêtu du grade de lieutenant dans la milice de sa province, et repoussa alors énergiquement toutes les propositions que lui firent les insurgés pour le décider à venir faire cause communeaveceux. Répondant au contraire, à l'appel du vice-roi Apodaca, il prit le commandement de la milice de sa province, et opéra si habilement à sa tête, que les bandes insurgées durent, après maintes défaites, se disperser. A partir de 1816 il vécut de nouvean dans ses domaines, jusqu’à ce qu’au mois de fé-
endroits principaux, avec l'indication de leurs distances res. * vrier 1821, à la suite du nouveau soulèvement qui avait