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la maison de Hanovre, qui n'avait que des droits fort éloignés à faire valoir ; mais le prétendant, dirigé par ses conseillers catholiques, refusa obstinément de faire acte d’adhésion à l’Église protestante, condition sine qua non imposée par la reine. Quand, à l’avénement de Georges 1° au trône, les whigs arrivèrent au pouvoir, les jacobites opprimés osèrent lever l’étendard de la révolte, un comte de Marr se mit à la tête de quinze à vingt mille Écossais, et en 1715 Jacques vint en personne en Écosse se faire proclamer roi. La résolution du parlement eut bientôt triomphé de cette insurrection. Sous Georges IL, le prétendant Charles-Édouard tenta encore une fois de reconquérir lacouronne de ses pères. En juillet 1745 il débarqua en Écosse : presque tout le pays courut aux armes et le reconnut pour son souverain légitime; mais la bataille de Culloden, livrée en avril 1746, étouffa dans le sang cette nouvelle levée de boucliers. Les chefs les plus importants du parti ayant péri de la main du bourreau, l'importance politique des jacobites fut anéantie à jamais. Néanmoins les Écossais ont conservé jusque dans ces derniers temps un respect enthousiaste pour leur ancienne maison royale; sentiment qui est même devenu un des élements de la poésie populaire. En fait de
poésies et de mémoires relatifs aux Jacobites, nous signa- :
lerons plus particulièrement les Culloden Papers (Londres, |
1815); Hogg, Jacobite Relics (Édimbourg, 1819) et Cham: bers, Jacobite Memoirs (1834).
JACOTOT (JEan-Josern), inventeur et fondateur de la méthode enseignante dite enseignement universel, naquit
à Dion, en 1770. Il étudia les mathématiques sous labhé |
Bertrand , et entra d’abord dans la carrière militaire. Il était
capitaine d'artillerie avant la révolution de 1789. Lorsque, |
après les mauvais jours de cette mémorable époque, le
calme commença à renaître en France, il fut appelé à la |
chaire de mathématiques transcendantes, à l’École Normale, qui venait d’être créée. Jacotot n’avait jamais exercé le pro-
fessorat; mais, fort de sa volonté, il crut devoir accepter, j
et mettant à profit les trois mois qu'il avait pour se préparer, il se trouva en état de faire son cours avec distinction. Il remplit successivementet avecle même succès une chaire de langue orientale et une chaire de droit. Il est digne de remarque que pour acquérir des connaissances aussi diverses et aussi ardues Jacotot travailla constamment seul, et ne dut la rapidité de ses progrès qu’à l'énergie de sa
volonté, à son assiduité, à la persévérante ténacité avec la- |
quelle il s’attachait à l'étude. Napoléon le nomma d’abord |
secrétaire du ministère de la guerre, puis sous-directeur de l'École Polytechnique, Plus tard, les suffrages de ses concitoyens l’appelèrent à la chambre des représentants. Mais lors de la rentrée des Bourbons en France, en 1815, fatigué de toutes les révolutions politiques qui depuis tant d'années tourmentaient notre patrie, il se retira volontairement en Belgique, dans une petite propriété de sa femme, et s’y liyra en toute liberté à ses goûts studieux et philosophiques: Bientôt, nommé lecteur à l’université de Louvain, il y fut chargé du cours de littérature française, et devint enfin directeur de l'École Normale militaire en Belgique. Ce fut là qu'il mit le sceau à sa réputation, en publiant, en 1818, l’Enseignement universel
Les premiers essais de Jacotot dans cette nouvelle méthode d'enseignement remontaient à l’époque où il professait la littérature française à Louvain. Voici à ce sujet ce que l'on raconte : « Parmi les premiers élèves qui se présentèrent à Jacotot pour apprendre le français, un grand nombre ne comprenaient pas du tout cette langue; il mit entre leurs mains un Télémaque, avec une vieille traduction dans leur langue maternelle, L'un d’eux, servant d'interprète, leur dit, de la part du professeur, d'apprendre le texte français, en les invitant à s’aider de la traduction pour le comprendre. Ces jeunes gens apprirent avec zèle la moitié du premier livre. Alors on leur fit dire de répéter sans cesse ce qu'ils savaient, et de se contenter de lire le reste pour le raconter, Puis on leur dit d'écrire en français