DE REIFFENBERG
JACQUEMART ou JAQUEMART, figure de fer, de plomb ou de fonte, qui représente un homme armé et qu’on met quelquefois sur le haut d’une tour pour frapper les heures avec un marteau sur la choche d’une horloge, comme on en voit à Dijon.
JACQUEMINOT (Jean-François), général de division, député, pair de France et commandant supérieur de la garde nationale de la Seine sous le gouvernement de Juillet, naquit à Nancy (Meurthe ), le 23 mai 1787. A la chute de l'empire , il était colonel. Mis en demi-solde à la Restauration, il fonda une filature à Bar-le-Duc. En 1828 il fut nommé député par le département des Vosges, et fit Partie des 221. Après la révolution de Juillet, il aida de tout
retraite du général Lafayette, il fut nommé maréchal de camp et chef d’état-major de la garde nationale de Paris. Un mariage vint à cefte époque accroître considérablement sa fortune. Réélu dans les Vosges jusqu’en 1834, il échoua alors ; mais le premier arrondissement de Paris répara cet échec, et lui renouvela fidèlement son mandat. En 1836 il présenta le rapport d’un projet de loi relatif à la garde nationale de la Seine. Devenu vice-président de la chambre des députés, il défendit avec vigueur la politique ministérielle , combattit la coalition, et se prononça contre le cabinet du 1% mars sur la question d'Orient. A la retraite du maréchal Gérard, en 1842, il fut choisi pour commandant supérieur des gardes nationales de la Seine; depuis le 24 août 1838, il était lieutenant général. Le 97 juin 1846 son dévouement fut récompensé par le titre de pair de France. C’est sous son administration, que, par une loi, l'uniforme devint obligatoire pour tous les gardes nationaux. La révolution de Février le trouva dans ce poste; mais il n'eut pas la force de s'opposer aux manifestations de l’esprit public :
| vainement il engagea ses camarades à ne pas se réunir
sans l’ordre ae leurs chefs ; la garde nationale se montra dans 1es groupes : il fallut la convoquer, et elle protégea la révolution et le départ de la royauté. Déjà dans la nuit du 23 au 24 février le commandement de la garde nationale avait passé au maréchal Buge aud, puis au général Lamoricière. L'hôtel du commandant de la garde nationale fut pillé, et une somme considérable en bons du trésor appartenant au général fut enlevée. Le gouvernement provisoire mit le général Jacqueminot à la retraite en avril 1848. Un décret de Assemblée législative le rétablit dans ses droits année suivante, mais il n’en profita pas, et il resta, diton, fidèle à la cause de la dynastie déchue. Créé baron sous l'Empire, le titre de vicomte lui fut donné sous Louis Philippe. Il est mort en 1860, L. Louver.
JACQUEMONT (Vicron), voyageur français, né à Paris, le 8 août 1801, mort à Bombay, le 7 décembre 1832, au moment même où il se disposait à revenir en France, demanda aux quelques amis réunis autour du lit où il agonisait qu’on inscrivit sur son tombeau pour épitaphe, après la désignation de son nom, du lieu de sa naissance et des dates que nous venons de rapporter, ces mots, si «imples : après avoir voyagé trois ans et demi dans l'Inde. C’est en effet à ce voyage, à la manière dont il le cençut et l’exécuta, que Victor Jacquemont est redevable de la juste célébrité qui s’attache à son nom. Le gouvernement lui avait confié la mission d’aller dans les montagnes de lInde recueillir des collections pour le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, et il s’en acquitta avec un zèle et une intelligence au-dessus de tout éloge. Le gouvernement ne fut que juste envers sa mémoire en ordonnant la publication , aux frais de l'État, de la relation scientifique de ce voyage, qui forme 4 vol. in-8° avec 300 planches.” Mais ce qui a surtout popularisé le nom de cet écrivain , enlevé aux lettres et aux sciences par une mort prématurée , c’est la publication de sa correspondance avec sa famille pendant le cours de son expédition. Cet ouvrage est intitulé : Correspondance de V. Jacquemont avec sa famille et plusieürs de ses amis pendant son voyage dans l'Inde ( Paris, 1833 ).
Victor Jacquemont, qui avait pénétré au delà de l'Himalaya et jusqu'aux frontières de la Chine, rencontra dans le royaume de Sinde, gouverné alors par Runjet-Singh, un de nos compatriotes, le général Allard, devenu ministre de ce sultan après lui avoir créé une armée régulière à lenropéenne. Les lettres de Jacquemont, utiles à consulter quand on veut apprécier la situation morale des conirées qu'il lui fut donné de visiter, d’ailleurs pleines d'intérêt, de coloris et de mouvement, inspirent au lecteur ie plus vif intérêt pour l’homme et pour le savant. k
JACQUERIE. De tous les temps de notre histoire , le milieu du quatorzième siècle est peut-être l’époque où le peuple des campagnes eut le plus à souffrir des violences