‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 373 sur 522 · JAMAÏQUE — JAMBLIQUE · texte numérisé non relu

JAMAÏQUE — JAMBLIQUE

règles du beau admises par l’art, Chez les personnes habiluécs à monter souvent à cheval elle finit au contraire par s’arquer et le mollet fond et disparaît peu à peu.

Il n'est pas rare de voir des jambes où le mollet cst placé beaucoup trop haut, ce qui produit à l'œil l'effet le plus disgracieux. Les individus placés dans ces conditions sont généralement robustes et capables de soutenir les plus grandes fatigues : tandis que d’autres individus, chez lesquels le mollet se trouve placé à mi-jambe, sont faibles et ont la poitrine étroite. Il est assez fréquent aussi de voir des hommes de petite stature avec des mollets extréèmement forts. Ce défaut de proportion produit un effet désagréable à l’œil, et témoigne plutôt d’une déviation des sucs nutritifs que de la force physique de l'individu. Le contraste opposé se remarque non moins souvent chez des individus d'une haute stature, à larges épaules, à muscles vigoureux, et dont les jambes sont tellement fluettes, qu’il semble qu'elles soient insuffisantes pour soulenir le poids de leur corps. Les mollets flasques indiquent une constitution mauvaise ou énervée; quand ils sont durs et fermes, ils prouvent au contraire la force et la santé. C’est un bon signe chez les vieillards quand la partie inférieure de la jambe est sèche et ténue, car lorsqu’elle enfle, la gangrène est à redouter.

JAMBES DE FORCE, grosses pièces de bois au nombre de deux, qui, posées sur les extrémités de la poutre du dernier étage d’un bâtiment, vont se joindre dans le poinçon pour former le comble.

JAMBIÈRE, Voyez Grève.

On donne aussi ce nom à une sorte de tige de bottes en cuir qui emboîle le mollet et soutient la jambe. Les

. Zouaves portentla jambière entre la guêtre et le pantalon.

JAMBLIQUE, philosophe néo-platonicien, né à Chalcis, en Célésyrie, vécut à la fin du troisième siècle, et an commencement du quatrième, sous Constantin. Il eut pour maître en philosophie d’abord Anatolius, puis Porpbhyre: c'en est assez pour comprendre son attachement aux néoplatoniciens ; il y joignit des idées de la secte de Pythagore, des Égyptiens et des Chaldéens. Le débit de Jamblique et le charme de ses leçons allaient si loin, que l’empereur Julien a dit de lui qu’il ne devait être rangé après Platon que par rapport au temps, et non par rapport à la science. Ces avantages et la clarté de son exposition philosophique lui attirèrent un grand nombre d'élèves, qui mangeaient à sa table. Jamblique était fort sobre et fort pieux; on le , énérait beaucoup, et l’on allait jusqu’à le croire auteur de plusieurs miracles. Il souffrait qu’on dit de lui qu’un jour la force de sa vrière l'avait enlevé à dix coudées de terre; que son corps et ses vêtements avaient changé de couleur ; qu’il commandait à des esprits ; que, sous la forme de jeunes garçons, il évoquait les démons, en les faisant sortir de deux sources.

Il habitait probablement Chalcis, sa patrie; mais où et quand est-il mort? C’est ce qui n’est dit nulle part : on suppose néanmoins que ce pourrait étre à Alexandrie. Toutefois, si l’on ne veut pas assigner à sa vie une trop longue durée, il faut admettre qu’il cessa de philosopher dès le commencement du règne de Constantin, et que par conséquent il y eut deux Jamblique.

La plupart des écrits de ce philosophe ont péri par l’injure du temps ; mais nous possédons encore, 1° une vie Pythagore pleine de confusion, et sans critique ni chronologie. Ce sont des lambeaux d’Apollonius de Tyane, de Nicomaque, de Dicéarque, d’Héraclide, de Diogène, etc. Cette biographie a été publiée du vivant de Jamblique. 2° Explications pythagoriciennes, 2€ livre : ce sont des mémoires sur Pythagore, qui font suite au premier ouvrage, 3° Quelques ouvrages relatifs aux mathématiques, dont l’un a le mérite de nous avoir conservé des fragments de Philo-

: laüs, de Brontinus et d’Architas. On lui attribue aussi an

livre qui a pour sujet les mystères d'Égypte, où ilest aussi parlé des Chaldéens et des Assyriens ; mais on a des raisons

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