JANISSAIRES
| voyage, comme le Voyage en Italie (1839, gr. in-8), et Voyage de l'aris à La mer (1847); ou des ouvrages illustrés, tels que /a Normandie (1843) el Lu Bretagne (1844). Citons à part des productions liltraires d'un genre différent : Barnave (1831, 4 vol.), ouvrage au sujet duquel s’est élevée entre l’auteur et Félix Pyat une queslion de paternité littéraire; Béranger et son temps (186€), /Amour des livres (1867), etc. M. Janin a réimprimé ses feuilletons du lundi, ou du moins un choix de ses artisous le titre d’/isloire de la littérature dramatique; il a aussi publié une traduction élégante d'Horage et un tableau de {a Poésie à Rome (1863 in 8). Son dernier ouvrage est un recueil d’esquisses vives el légères intitulé Paris et Virsailles il y a cent ans (1874, in-8), avec son portrait,
JANINA , JANNINA ou IOANNINA , aujourd au eya. let particulier, comprenant toute la partie méridionale de l'Albanie, ou l’ancienne Épire, et aussi depuis peu la Thessalie. C'était autrefois un pays où l’on ne connaissait d'au. tre droit que celui du plus fort. On s’y faisait la guerre de ville à ville, de village à village; on n’y reconnaissait guère le sultan qu’en sa qualité de chef spirituel des croyants; et on n’y obéissait à un petit nombre de pachas, qui pour la plupart avaient su rendre leurs charges héréditaires dans leurs familles, qu'autant que, par les forces dont ils disposaient ou encore par l'énergie de leur caractère, ils étaient en état de faire respecter leur autorité, A li-P ac hta de Janina, ayant recours tantôt à la ruse, tantôt à la force, réussit à faire un tout compacte de tous les grands et petits territoires composant celte contrée ; aussi peut-on dire que le premier il la soumit réellement à la Porte, et qu’en brisant la puissance d’une foule de chefs helliqueux , il la prépara à l'introduction de l’organisation nouvelle qui y est aujourd'hui en vigueur.
La capitale du pays, son centre politique et commercial , Janina, est située aux environs de l’emplacement qu’occu pait jadis l’oracle de Dodone, dans une longue vallée tout entourée de montagnes, dites le plateau de Janina, haut de 500 mètres au-dessus du niveau de Ja mer, à l’extrémité méridionale du lac de Janina, qui a 20 kilomètres de long, mais dont il n’est pas fait mention dans les auteurs anciens, qui peut-être n’avait pas alors la même étendue qu’aujourd’hui, et qui, indépendamment d’uni grand nombre d’affluents venant de la montagne de Mitzékéli (le Tomarus des anciens), qui le borne à l’est, et du mont Saint-Georges à l’ouest, reçoit encore les eaux de quelques affluents souterrains, eaux qui s’écoulent de même par des voies souterraines (katabolhra). Janina, que protège une citadelle, est le siége du gouverneur général, et compte 36,000 habitante, grecs pour la plupart, placés sous l'autorité spirituelle d’un archevêque, et qui font encore un important commerce. On compte dans cette ville seize mosquées et huit églises grecques. Elle possède deux écoles grecques, jadis en grande réputation et auxquelles sont attachées des bibliothèques. C’est au neuvième siècle seulement qu'il est mention dans l’histoire de Janina comme dépendant de l’em. pire de Byzance. A partir du onzième siècle elle appartint successivement aux Normands, aux Byzantins, aux Catalans et aux Triballes ou Serbes. Plus tard elle fut gouvernée par ses propres despotats, qui dépendaient tantôt de Constantinople, tantôt des comtes de Céphalonie, et qui en 1431 se placèrent sous la suzeraineté des Tures, Au siècle dernier et dans les premières années de celui-ci, Janina fut le principal centre de la nouvelle civilisation grecque. Lors du bombardement de cette ville, en 1820, par Ali-Pacha, elle souffrit considérablement.
JANISSAIRES. Cette milice turque, instituée en 1334 par le sultan Orkhan, qui la composa de jeunes prisonniers chrétiens contraints d'embrasser l’islamisme, ne fut complétement organisée que vers 1360 par le sultan Amwrath F°", qui lui accorda divers priviléges, et en ports l'effectif à 12,000 hommes. 11 ordonna qu’elle se recruerait parmi les