JARDINIÈRE — JARNAC
n'existent plus. De nouveaux ont été créés, le pare de Monceaux et le parc des buttes Chaumont, au nord de Paris, sans parler des nombreux squares disséminés dans tousles quartiers, et des bois de Vincennes et de Boulogne.
JARDINS SUSPENDUS. Les jardins suspendus de Babylone ou de Sémiramis furent mis par les anciens au rang des sept merveilles du monde. On ne saurait au juste en donner la description ; voici cependant comment de Jaucourt les imagine d’après les auteurs anciens : « Ils étaient soutenus en l'air, dit-il, par un nombre prodigieux de colonnes de pierre, sur lesquelles posait un assemblage immense de poutres de bois de palmier; le tout supportait un grand poids d’excellente terre rapportée, dans laquelle on avait planté plusieurs sortes d'arbres, de fruits et de légumes. Les arrosements se faisaient par des pompes ou canaux dont l’eau venait d’endroits plus élevés. »
JARGON, mot d’une étymologie incertaine, qu’on écrivait anciennement gergon, que Ménage fait venir de barbaricus, que d’autres tirent de græcum, que d’autres enfin dérivent dejars , mâle de l’oie. Quoi qu'il en soit, ce nom s'applique à tout langage inintelligible, corrompu, fac tice, particulier à certaines personnes, ce qui le différencie du patois, lequel a des règles et est propre à tous les gens du même pays. Le jargon diffère aussi de l’argot, en ce que celui-ci est toujours une langue de convention, tandis que le jargon peut varier d'homme à homme et emprunter à chacun un certain caractère d'originalité. On emploie encore le nom de jargon pour désigner une langue qu’on ne comprend pas, pour qualifier un langage obscur, au-dessus de la portée des intelligences ordinaires. Condillac a dit avec raison que « la langue de la philosophie n'a été qu'un jargon pendant des siècles ». On peut aussi traiter de jargon ces nomenclatures scientifiques qui, sans égard pour les noms communs et vulgaires, multiplient à l'infini leurs ‘ermes barbares à force d'être savants. Le Père Boulhours et Molière se sont servis de ce mot pour caractériser la recherche, la prétention, la singularité dans le langage, le vide des pensées dans le style. Le langage des précieuses était un véritable jargon , comme le dit Martine dans Les Femmes savanles. Poétiquement, on nomme jargon le ramage de oiseaux, le langage des animaux, qui échappe à notre intelligence si superbe. L. Louver,
JARNAC, chef-lieu de canton du département de la Charente, sur la rive droite de la Charente, que l’on y passe sur un pont suspendu, avec 4,691 habitants et une église consistoriale calviniste. On y fai une abondante récolte de vins rouges, un grand commerce d’eaux-de-vie dites de Cognac. C’est entre cette ville et les villages de Bassac et de Triac que fut livrée la célèbre bataille gagnée par le duc d’Anjou (voyez l’article suivant). Une pyramide quadrangulaire avait été élevée sur le territoire de Bassac, à l'endroit où le prince de Condé avait reçu le coup mortel; ce monument, détruit en 1793, a été rétabli, Cette villeest fermée par une enceinte flanquée de tourelles. C’est une station du chemin de fer de Rochefort à Angoulème.
JARNAC (Batalle de). Le 12 mars 1569, l’armée ca- {holique, sous les ordres du duc d’Anjou, s’empara de Châteauneuf-sur-Charente, et passa cette rivière après avoir rétabli le pont pendant la nuit. Coligny, qui commandait les protestants, ne pouvait opposer que des forces bien inférieures, plusieurs de ses capitaines ne l'ayant pas rallié à temps.
Cependant l'aile qu'il commandait enfonça les lignes ennemies; mais il ne fut pas soutenu par son avant-garde et sa cavalerie, Lanoue fut fait prisonnier, et Condé ayant chargé avec trop d'impétuosité, fut accablé sous le nombre, renversé de cheval, et tué d'un coup de pistolet par Montesquiou, capitaine de gardes suisses, Sa mort décida de la journée. Quelques mois après les protestants étaient encore battus à Montcontour.
JARNAC (Gui ne CHABOT, sire pe), gentilhomme de le | chainbre du roi sous François 1°" etsous Henri IH, n’est connu