‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 39 sur 522 · HESSE-DARMSTADT — HESSE-HOMBOURG · texte numérisé non relu

HESSE-DARMSTADT — HESSE-HOMBOURG

| à l’intérieur, ce fut en exploitant les questions extérieures que l'agitation démocratique continua à se produire. L’adoption de la constitution de l’Empire, votée par le parlement national de Francfort comme préliminaire et base de la grande unité allemande, provoqua des démonstrations dites | patriotiques, à la suite desquelles surgirent des conflits re- | grettables; et bientôt le mouvement franchement révolutionnaire, qui avait son centre d’action dans le grand-duché ! de Bade, se propagea aussi dans le grand-duché de Hesse- Darmstadt, tout en y rencontrant plus d'obstacles et de résistance que dans le reste des petits États de l’Allemagne centrale. C’est ainsi que dès le 26 mai 1849 les assemblées populaires en plein air furent prohibées par le gouverne- \ ment, qui n’hésita point à mettre une partie du pays en état de siége. Puis, la réaction contre les excès de la démagogie gagnant chaque jour plus de terrain, un ministère ouvertement contre-révolutionnaire se constitua, et les troupes de Hesse-Darmstadt aidèrent les troupes prussiennes à rétablir l’ordre dans le grand-duché de Bade.

Les élections ayant donné au parti démocratique la majorité dans la diète, le grand-duc eut nou-seulement recours à une dissolution, mais encore abolit la loi électorale de1849, etde son autorité privée en octroya une qui avait le cens pour base. Cependant il revint à des sentiments différents, et consentit, en 1856, à modifier la constitution dans un sens libéral. Dans le conflit austro-prussitn de 1866 la Hesse-Darmstadt se déclara pour l'Autriche : les troupes de ce pays combattirent dans le corps fédéral placé sous les ordres du prince Alexandre de Hesse, frère du grand-due, et se retirèrent ensuite en Bavière. Grâce aux bons offices de la France et de l'Angleterre, le grand- | duché échappa au sort de la Hesse électorale : conformément au traité du 3 septembre 1866, il consentit à payer une forte indemnité de guerre et c‘da à la Prusse le landgraviat de Hesse-Hombourg, dont il venait d’être mis en possession, ainsi qu'un certain nombre d’enclaves et de petits territoires; en outre toule la partie située au nord du Main fut oblgé: d'entrer dans la Confédération de l'Allemagne du Nord, Lors de la guerre franco-prussienne la Hesse-Darmstadt se soumitdocilement aux ordres de la Prusse , et après la constilution de empire d’Allemagne (janvier 1871) elle devint une des vassales du nouveau César. ,

HESSE-ÉLECTORALE, Voyez HEsse-CASsEL.

HESSE-HOMBOURG , ancien État de la Confédération germanique avec le titre de landgraviat, réuni depuis 1866 à la Prusse, et formant un cercle de la province de Hesse-Nassau. Elle se compose des seigneuries de H ombourg-ès-Monts et de Meisenheim, entre la Hesse- Darmstadt et la Bavière, offrant une superficie de 55 kil. carrés, et une population (1867) de 28.000 habitants. Le pays de Hombourg est une jolie contrée, bien fertile, tandis que celui de Meisenheim, traversé par le Hundsruck, est un pays montagneux, mais en revanche riche en fer eten houille.

Les landgraves de Hesse-Hombourg étaient une branche collatérale de la maison de Hesse-Darmsfadt datant de 1596. L'acte constitutif de la Confédération du Rhin les plaça sous la souveraineté de la branche ainés; mais le congrès de Vienne les restaura dans la jouissance de leurs droits. Après la mort du dernier landgrave , Gustave (24 mars 1866), ce petit État fit retour au grand-duc de Hesse- Darmstadt, qui, en vertu du traité du 8 septembre suivant, se vit obligé de le céder à la Prusse.

HESSE-NASSAU , province de Prusse, située entre e Weser el le Rhin, et formée à la fin de 1868 avec les territoires annexés, à l'issue de la guerre de 1866, de la Hesse électorale, du duché de Nassau, du landgraviat de Hesse-Hombourg, de la ville libre de Francfort et de quelques enclaves de la Hesse-Darmstadt. Elle est arrosée par le Rhin, le Main, la Kinzig, la Labn et le Wistr. Sa population s'élevait, à la fin de 1871, à 1,400,111 hab.tants,

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parmi lesquels il y avait plus de 35,000 juifs. Depuis cette époque elle est divisée en 2 régences, Casse! et Wiesbaden, subdivisée en 11 cercles, et a pour chef-lieu Cassel. On y compte une université, situé à Marbourg, 9 gymnases, 2 écoles classiques, 18 écoles professionnelles et 5 séminaires. :

HESSE-PHILIPPSTHAL, ligne cadette et collatérale de la maison électorale de Hesse-Cassel, sans souveraineté. Elle descend de Philippe , né en 1655, troisième fils du landgrave Guillaume VI et d'Hedwige-Sophie, sœur du grand-électeur de Brandebourg, et se subdivise elle-même en deux branches : Hesse-Philippsthalet Hesse-Philippsthal- Barchfeld.

HESYCHIASTES, les calmes, les silencieux (du grec novyix, tranquillité, repos). Ainsi se nommaient autrefois les moines contemplateurs du monastère du mont Athos. Leur doctrine, que l'Église vit surgir dans le onzième siècle, fut approuvée par un concile de Constantinople, l’an 1341, puis condamnée par un autre, tenu aussi dans cette capitale, en 1351. Un des actes essentiels de cette doctrine consistait à se tenir immobile, les yeux baisés et les regards attachés à son nombril, en attendant que, ravi en extase, on en aperçut sortir les flammes impalpables de la lumière incréée, ce qui valut à ces visionnaires le singulier surnom d'ombilicaires (du mot latin ombilicus, nombril). Ils prenaient cette partie-milieu de leur corps pour un autre Thabor, sur la cime duquel ils espéraient voir s’épandre la divine et lumineuse essence, qui s’offrit aux Apôtres durant la transfiguration. DENNE-BARON.

HESYCHIUS, grammairien grec d'Alexandrie, qui vécut vers la fin du quatrième siècle après J.-C., selon d’autres dans le sixième siècle, et qui a composé un lexique grec, dont il empunta en partie les matériaux à des ouvrages analogues plus anciens. Il ne nous en reste qu'un abrégé, plein de mots nouveaux et d'exemples tirés des poëles, des orateurs, des historiens et des médecins (voyez Dicrion- NAIRE, fome VII, p. 558). La première édition de ce dictionnaire est due à Muserus (Venise, 1514, in-folio); elle laisse beaucoup à désirer. La meilleure est celle que donnèrent Alberti et Ruhnken (2 volumes, Leyde, 1746-1766, infolio); Schow y ajouta des compléments (Leipzig, 1792).

HÉSYCHIUS, de Milet, historien à qui l’on donne le surnom d’Illustre, vivait au sixième siècle de notre ère. Il avait écrit une chronique depuis les temps les plus anciens jusqu’à la mort d’Anastase, dont il nous reste des fragments, et une table alphabétique des principaux savants grecs , notamment des philosophes, tirée en majeure partie de l'ouvrage de Diogène de Laerte. Ces deux ouvrages ont été publiés par Meursius (Leyde, 1613), et par Orelli (Leipzig, 1820). |

HETAIRES (d’éraioz, amie, maîtresse). Chez les Grecs on appelait ainsiles courtisanes, sans y attacher toutefois une acception déshonorante, grâce au sentiment du beau qui animaïit la nation grecque. Dès les temps les plus aneiens , nous trouvons de ces héfaires se rattachant au culte religieux, à Corinthe,et particulièrement à Athènes, depuis l’époque de Solon. En tolérant des filles et des femmes publiques pour les étrangers et les célibataires, il avait cherché à garantir l’inviolabilité de la foi conjugale, C’étaient habituellement des esclaves, ou même des femmes libres, qui aux degrés les plus divers, et sous l'enseigne d’un art agréable, qu’elles exerçaient en effet comme danseuses et joueuses de cithare ou de flûte, venaient étaler leurs charmes dans les banquets et les fûtes. A partir de Périclès, l’état ne se fit pas scrupule de lever un impôt sur cette industrie. Quelques hétaires , distinguées par leur esprit et par l’élégance de leur conversation, surent même réunir autour d’elles les hommes d’État les plus brillants, les orateurs, les philosophes , les poëtes, Périclès, Alcibiade, Hypéride, Platon, Socrate ; d’autres obtinrent même une importance politique, et des statues furent érigées en leur honneur : telles furent Aspasle; Thaïs, maîtresse d’Alexandreet, plus tard, épouse

DICT. DE LA CONVERS, — T. XI

de Ptolémée Lagus ; Myrrhina, qui exerça un empire absoh sur le roi Démétrius ; Thargélie, Lamie, Léœna, etc. D’autres encore étaient connues par leur talent pour la séduction, comme Laïs de Sicile, Théodote, et, par-dessus toutes, Phryné de Thespies, qui servit à Praxitèle de modèle pour ses statues de Vénus. Aussi on!-elles été pour les anciens un sujet particulier d'observation, dans des écrits spéciaux , tels que les Dialogues des Hélaires, par Lucien, et les Lettres des Hélaires, par Alciphron, et forment-elles le nœud de ce qu’on appelle la nouvelle comédie grecque. Dans les temps modernes, le tableau le plus exact de leur manière de vivre nous a été donné par Wieland, dans son Ménandre el Glycérion, ainsi que dans son Aristippe; F. Jacobs en fait une peinture aussi agréable qu’instructive, dans ses deux excellentes dissertationsintitulées : Des Femmes grecques, et Des Hélaires, insérées dans ses Œuvres mélées ( Leipzig, 1830). Consultez aussi Chaussard, Fétes et Courtisanes de la Grèce.

Au masculin, les Aélaires (éruipou) ou amis, étaient une espèce de gardes du corps, connus surtout dans l’histoire d'Alexandre le Grand.

HETAIRIE, nom d’une société secrète dont l’origine est restée énigmatique , mais qui n’a pas laissé que d’exercer une influence directe sur le sort de la Grèce. Il paraît qu’elle fut fondée par le Thessalien Constantin Rhigas, qui vivait à la fin du siècle dernier, à l'effet de donner de l'unité et de la force au sentiment de la nationalité qui à cette époque se réveillait, après un long sommeil, parmi les diverses populations grecques de la Turquie. Ce fut parmi les Klephtes grecs que Rhigas crut devoir chercher les premiers éléments de cette patriotique association; et c’est pour eux qu’il composa ses chants nationaux et guerriers, calqués en partie sur les chants patriotiques de la révolution française, et devenus tout aussitôt populaires en Grèce. Telle qu’il Pavait conçue, l’association ne devait obéir qu'à une même pensée directrice. La religion lui en avait semblé l’expres sion la plus heureuse et la plus complète; et on recommandait aux initiés de coufondre dans leur esprit amour de la religion et celui de la patrie, la haine implacable pour les Turcs et l'aspiration incessante à l'indépendance et à la liberté. La société était d’ailleurs divisée en classes, où les initiés étaient admis en raison de l'étendue plus ou moins grande de leur intelligence et de leurs connaissances. La mort violente de Rhigas (mai 1798) l'empêcha de mettre à exécution les grands projets qu’il avait conçus; mais l’hétairie, fondée par lui, n’en eut pas moins d'importants résultats pour la Grèce. Les aspirations à l'indépendance qu'elle avait suscitées parmi les populations grecques survécurent à Rhigas ; ou du moins, quand on s’occupa plus tard de reconstiluer une hétairie, on en trouva tous les éléments déjà préparés et réunis. On ne sait pas au juste si ce fut en 1814 ou 1815, ou encore en 1817, que cette idéese produisit; ce qu'il y a de certain, c'est que cette fois ce fut en Russie que l’hétairie eut son principal centre d'action. De même que dans l’hétairie fondée par Rhigas , l'indépendance de la Grèce fut le but que se proposa la nouvelle association. Mais comme la première hétairie n'avait eu en vue que de préparer jes voies à la révolution, on s’occupa avant tout dans la seconde de l’éducation et dé l'instruction des masses. Les Grecs seuls étaient admis à en faire partie; et un hétairiste ne pouvait point appartenir à une autre société secrète. Les formalités à suivre pour y être admis étaient des plus simples , chaque membre ayant ie droit de présenter tout individu qui lui semblait réunir les conditions requises. Le pe né connaissait que celui qui l'avait reçu : mais avant son admission ses précédents, son état de fortune avaient été sévèrement scrutés ; et au moment où il était admis, il devait prêter un serment garant de ses sentiments de piété et de son amour pour la liberté de son pays. Des contributions volontaires étaient acquittées par chacun des membres, et centralisées à la caisse nationale, située en Russie. La société était dirigée par un conseil supérieur ou archie (äpyñ) disposant des fonds déposés à la caisse nationale, Ils étaient

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employés à envoyer sur les principaux points du territoire ture, notamment à Constantinople, et même dans un grand nombre de villes des pays voisins, des émissaires chargés de recruter de nouveaux membres à l'association. Ces émissaires, qualifiés d’éphores, surveillaient les actes du gouvernement turc et de ses fonctionnaires, en rendaient compte à leurs mandants, et faisaient passer à la caisse centrale les sommes provenant des dons et contributions volontaires des hétairistes de leurs circonscriptions respectives. Vers 1818 cette organisation était complète et en pleine activité. Les Turcs commençaient à avoir des soupçons ; sur bien des points on avait eté trop loin pour qu’il fût possible de s’arrèter et de reculer ; aussi la direction suprême de l’hétairie semblait-elle appeler de ses vœux le moment où éclaterait la révolution. D’une part, pour échapper à la responsabilité qui pesait sur elle , et de l’autre pour prévenir les trahisons possibles, on se hâta donc de chercher un chef pour l'entreprise; et sur le refus du comte Capo d’Istria, alors ministre de l’empereur de Russie, d'accepter un tel rôle, on jeta les yeux sur Alexandre Y psilanti, fils de l'ancien hospodar de Valachie, qui consentit à ce qu’on lui demandait, trompé qu’il fut, à ce qu'il paraît, par les chefs de l’hétaire, qui lui affirmaient que tout se faisait du consentement de l’empereur de Russie, dans l’armée duquel il avait servi en 1813. Diverses circonstances firent éclater prématurément en 1821 l'insurrection, tant en Moldavie qu’en Valachie et en Grèce. L'insurrection ayant une fois commencé, l’hétairie se trouva naturellement dissoute. Mais plus tard, quand l'indépendance de la Grèce eut été proclamée, elle futremplacée par le parti des héfairistes, dont un patriotisme pur et désintéressé ainsi que l’amour de la patrie ne furent pas toujours les RE rest

Indépendamment de l’hétairie politique, il s'était aussi formé, au commencement de ce siècle, en Russie, en Valachie et en Grèce, des associations du même nom, mais poursuivant uniquement un but scientifique et littéraire. C’est ainsi que dès 1813 il s'était constitué à Athènes, sous la présidence de l’archevèque de cette ville, une hétairie qui s’occupait de réunir les fonds nécessaires pour créer une bibliothèque publique et un musée, pour faire imprimer et publier des éditions et des traductions des auteurs de l'antiquité classique. Une hétairie du même genre, dite hélairie philomuse (gw\épousosétaspeix) se forma également à Vienne à l’époque du congrès, à l'effet de propager en Grèce les moyens d'instruction, d’y fonder des écoles et d'aider de jeunes Grecs à aller se former aux universités étrangères. La cotisalion de chaque membre était fixée à deux piastres fortes par an. On assure que cette société fut fondée en 1814 ou 1815 par le comte Capo d’Istria lui-même, devenu plus tard président de la Grèce. Entravée dans son action par la révolution de 1821, l’hétairie philomuse se reconstitua en 1824; et ses efforts n’ont pas peu contribué à relever les études en Grèce.

HÉTAIRISTES. Voyez HÉTAIRIE.

HÉTÉROBRANCHES (de Exrepos, différent, Boéyyuæ, branchies). Ce nôm, qui signifie branchies variables , a été donné par Blainville à "l'ordre quatrième de la classe des mollusques acéphalés, La caractéristique de cet ordre est la suivante : Branchies de forme assez variable, mais toujours contenues dans le tube, qui de la partie postérieure du corps conduit à la bouche; corps de forme anormale, ordinairement cylindroide, enveloppé dans un manteau ferm toutes parts, percé de deux orifices, et ne contenant aucune trace de coquille ou de partie calcaire interne ou externe; bouche profondément cachée, sans appendices labiaux ; anus également antérieur. L. LAURENT.

Geoffroy Saint-Hilaire a A nom d’hétérobranches à un genre de poissonsde la famille des malacoptérygiens, adopté depuis par Cuvier et par M. Valenciennes.

HÉTÉRODOXE (du grec Erepos, autre, et ô6ka, opinion). Ce mot, qui dit moins que hérétique, désigne les partisans d'une opinion contraire à celle de l’ Église ro

maine. On ne peut pas être hérétique sans être kétérodoxe; mais on peut fort bien être Aéférodozxe sans être Aérétique. L'hérésie emporte une scission , soit violente et ouverte, soit secrète et cachée; l’Adférodoæie ne repose que sur une discordance ayant pour objet un point moins important. Un sentiment, pour être hérétique, doit être opposé à une règle de foi; une opinion est hétérodoxe quand elle est contraire à une règle de discipline, L’hérésie détruit l'union, l’hétérodoxie n’anéantit que la conformité de pensées sur un point qui n’intéresse pas la foi. Ainsi, l’hérésie rattache à un parti, soit comme chef, soit comme membre ; l'hétérodoxie laisse isolé, avec ses vues propres et ses sentiments particuliers. Or£ h odoæxeest l'opposé de hétérodoxe.

HÉTÉROGÉNIE (de Exepos, autre, différent, etyévos, genre, espèce, nature). Ce nomaété proposé par Burdach pour le faire contraster avec homogénie. Voici comment il formule lui-même sa pensée dans son Traité de Physiologie, « On appelle Aé£érogénie toute production d’être vivant qui, ne se rattachant ni pour la substance, ni pour l’occasion, à des individus de la même espèce, a pour point de départ des corps d’une autre espèce, et dépend d’un concours d’antres circonstances; c’est la manifestation d’un être nouveau dénué de parents, par conséquent une génération primordiale ou une création. Nous le reconnaissons partout ounous voyons paraître un corps organisé, sans apercevoir un autre corps de même espèce dont il puisse procéder, ou découvrir dans celui-ci aucune partie apte à opérer la propagation. » Dugès emploie comme synonyme d'hétérogénie le terme spontéparité (voyez GÉNÉRATION SPONTANÉE ).

HÉ TÉROMÈRES. Voyez CoLÉOPTÈRES.

HÉTÉROMORPHES (Animaux), de Eepos, autre, et poppñ, forme. Voyez ÉPonce.

HÉTÉRONOMIE (de Erepoç, autre, diffèrent, et véwos, loi). C’est le contraire d'autonomie. Les Grecs employaïent cette expression pour désigner le gouvernement des peuples ou des villes soumis à l'empire romain, qui avaient perdu leurs lois et leurs institutions particulières pour obéir à celles du vainqueur.

HÉTÉROSCIENS (de Exepos, autre, différent, et oxté, ombre), terme de géographie par lequel on désigne ceux des habitants de la terre dont l'ombre ne se projette que d’un seul côté. Les peuples qui habitent, par exemple, entre les tropiques et les cercles polaires, et dont on voit l'ombre, par les latitudes septentrionales , toujours tournée vers le nord , ou bien par les latitudes méridionales, vers le sud . sont dits Aétérosciens, par opposition auxamphisciens, qui habitent la zone torride, et qui ont leur ombre tantôt du côté du nord et tantôt du côté du midi.

HÉTÉROUSIENS (du grec êtepos, autre, différent, et oùotæ, substance), hérétiques qui soutenaient que le Fils de Dieu est d’une autre substance que lui, à la différence de quelques ariens, qu’on nommait komoiousiens parce qu'ils enseignaient que le Fils est d’une substance semblable à celle du Père.

HÉTÉROZOAIRES (de Eepos, autre, et {&ov, animal). Voyez ÉPoNGE.

HETMAN. Voyez ATTAMAN,

HÈTRE ou FAYARD ( Fagus sylvatica , Lin.), arbre de haute futaie de la monœcie polyandrie de "Linné, de la famille des cupulifères, dont il forme à lui seul un genre. Il est grand, gros, branchu, et s'élève jusqu'à une hauteur de trente mètres. Son bois est blanc et dur, son écorce unie, de couleur cendrée ou grisâfre, et médiocrement grosse ; ses rameaux sont divisés, peu pendants ; ses feuilles, ovales, alternes, sont soutenues par de courts pétioles : elles ont à peu près la grandeur de celles du charme, sont d’un vert glacé , accompagnées de stipules, et dentelées à leurs bords. Les fleurs du hêtre sont unisexuelles : le même arbre en porte de mâles et de femelles ; les mâles ont un calice en cloche dentelée, de huit à douze étamines , et des anthères droites et aiguës ; les femelles sont composées de trois pistils, placés dans un calice monophylle, velu, divisé en quatre parties

HÊTRE — HEURISTIQUE 75

droites et aiguës. L’ovaire est supérieur : après sa fécondation, il se change en capsule ovale, coriace, hérissée de pointes molles, à une seule loge, et s’ouvrant en quatre valves. Cette capsule contient le fruit du hêtre, nommé faine. La croissance du hêtre est rapide ; mais la durée de cet arbre ne dépasse pas un siècle. Les feuilles de la variété du hêtre nonmnée hétré pourpre sont d’un rouge cerise au mois de mai, d’un brun pourpre quand elles ont pris une certaine croissance, et presque noires quand elles ont toute leur consistance; l'écorce en est unie et d'un rouge brun.

On peut semer le hêtre en pépinière ou en plant; mais cette dernière manière est préférable, car il supporte difficilement la transplantation. On a conseillé de tremper sa graine dans les eaux du fumier : le goût désagréable qu’elle en contracte empêche les animaux etles insectes quien sont friands de la détruire dans sa jeunesse. Le hêtre aime l’ombrage, et redoute le voisinage des mauvaises herbes, dont il faut le préserver. Parvenu à une certaine croissance, il forme un grand et bel arbre, d’un aspect très-agréable et régulier.

Le hêtre croît naturellement dans les forêts de l’Europe et de l'Amérique septentrionale : assez commun dans les pays de plaine, où le climat est tempéré, il affectionne davantage le penchant méridional des montagnes, Dans certaines contrées , on l’emploie à la formation de haies majestueuses, qui croissent vite, et parviennent à une assez grande hauteur. Le bois du hêtre sert à faire un assez grand nombre d'ouvrages de menuiserie, d’ébénisterie, et une infinité de petites choses : cê bois est sec : il pétille fort au feu, et quoiqu'il dure peu, il est le plus agréable à brûler et le plus estimé.

HEURE (en grec Gps, en latin kora), vingt-quatrième partie du jour astronomique , se subdivisant en 60 minutes, chaque minute renfermant à son tour 60 secondes, etc. Aux trois sortes detemps que distinguent les astronomes correspondent nécessairement trois sortes d'heures : l'heure Sidérale, que les vieux auteurs nomment heure du premier mobile, est la vingt-quatrième partie du jour sidéral ; l'heure solaire moyenne, plus grande de près de 10”, est la vingt-quatrième partie du jour moyen; l’Aeure solaire vraie est la durée variable que met la terre pour accomplir 15° de son mouvement diurne. On passe de l'heure vraie à l'heure moyenne, et vice versa, à l’aide de l'équation du temps. Dans les usages civils on ne se sert que du temps moyen; mais la manière de compter des heures en temps moyen civil diffère un peu de celle qu’on emploie en temps moyen astronomique; le commencement du jour est dans le premier cas à minuit, dans le second à midi; de plus, la division du jour en deux parties n’est pas usitée par les astronomes : ces derniers comptent d’un midi à l’autre, depuis 0 heure jusqu’à 24 heures; par exemple, astronomiquement, 15 juillet 21 heures équivaut à 16juillet 9 heures du soir.

La mesure du temps état loin d'avoir atteint chez les anciens la perfection à laquelle elle est arrivée de nos jours. Le mot eure se trouve donc employé par eux pour désigner des durées de temps bien différentes. Ainsi les Juifs, ainsi les Romains, jusqu’à la première guerre punique, donnaient le nom d’heure à la deuxième partie du jour artificiel, comme Vattestent encore ces vieux mots prime, tierce, sexle et none, conservés par la liturgie catholique. Ces heures, dont la longueur variait chaque jour plus ou moins suivant le cli ma t, sont quelquefois nommées hewres antiques, heures judaiques, ou encore heures planétaires, parce que l’astrologie avait placé chacune d’elles sous l'influence d’une planète. E. MERLIEUX.

On donne le nom d’Aeures à un instrument de gnomonique, espèce de cadran propre à indiquer les heures du Jour et la hauteur du soleil;

L'Église a aussi adopté cette dénomination pour certaines Prières qui se font dans des temps réglés; ces heures sont dites eures canoniales. Enfin, certains livres de prières ont reçu par extension le noxa d'heures, les Aeures

chrétiennes, les heures royales, etc. Quelques-uns de ces livres, chefs-d’œuvre de calligraphie, richement ornés, ayant appartenu à de hauts personnages, ont aujourd’hui un grand prix.

Chercher midi à quatorze heures, c’est chercher une chose où elle n’est pas. La bonne heure est le moment favorable pour faire quelque chose. À La bonne heure signifiehé bien! soit! ou heureusement. Toucher à sa dernière

heure, c'est mourir.

HEURES (Mythologie) , Opot en grec, Horæ en latin. Les anciens avaient placé les Heures dans POlympe, avec le titre de déesses. Les Grecs donnaient le nom d'heures aux saisons de l’année; ils n’en admirent d’abord que trois, Dicé (la Justice), Irène ( la Paix) et Eunomie (la Loi ), qui figuraient le Printemps, l’Été et l’Hiver. L’Automne y ayant été ajouté plus tard, deux nouvelles Heures furent chargées de veiller aux fruits et aux fleurs : on les nomma Carpo et Thalatie. Ovide nous montre les Heures dans le palais du So!eil-Apollon , tantôt séparées par d’égales distances ,

corse Positæ spatiis æqualibus Horæ ;

tantôt attelant et dételant les coursiers du char du dieu,

Jungere equos Titan velocibus imperat Horie, Jussa deæ celeres peragunt.

Avant le poëte latin, Homère avait appelé les Heures les ministres du Soleil, les portières du ciel. Selon Hésiode et Apollodore, elles étaient filles de Jupiter et de Thémis, et avaient vu le jour au printemps. Théocrite dit qu’elles étaient les plus lentes des divinités, mais qu’elles apportaient toujours quelque chose de nouveau. Quand le jour eut été divisé en dix parties égales , on compta bientôt un pareil nombre d’Heures, qu’on appela les dix sœurs, et quise nommaient Augé ou Afghi, l'aube; Anatolé, le lever du soleil ; Musia, l'heure des Muses, ou de l'étude; Gymnasia, l'heure du gymnase et des exercices; Nympha, l'heure des Naïades, ou du bain; Mesembria, le milieu du jour ; Spondé, l'heure des libations; Élété, l'heure de la prière; Aéfé, ou Cypris, l'heure du repos et des plaisirs; Dysis, l'heure du coucher du soleil. Elles étaient toutes au service de Jupiter. On les voyait, dit Pausanias, sur la tête d’une statue de ce dieu, avec les Parques, pour exprimer que les Heures, les saisons et le temps lui obéissent. Les Heures avaient un temple à Athènes : on y célébrait en leur honneur les Horées, épatæ Obeuv, au renouvellement des saisons, avec des offrandes de fleurs et de fruits. Les peintres et les sculpteurs les représentent tenant des horloges et des cadrans. Dans la Bible des Septante, comme dans les anciens poëtes grecs, elles indiquent les saisons. CHAMPAGNAC.

HEURES (Prières des Quarante). Voyez QUARANTE HEURES.

HEURES CANONIALES. C'est le nom donné dans l'Église catholique à certains offices ou certaines prières diurnes ou nocturnes, dont les anciens canons, vraisemblablement en conformité avec le verset 164 du psaume cxix, Seplies in die laudem dixi tibi (Sept fois le jour, Seigneur, \j’ai chanté vos louanges), ont réglé et prescrit la célébration à certaines heures fixes. En effet, on en compte sept : matines et laudes, prime, tierce, sexle, none, vépres, complies. Jadis office de nuit, les matines sont encore distribuées en trois noc{urnes, répondant aux trois premières veilles, et composées de neuf psaumes, avec trois ou neuf antiennes, selon la sole ité plus ou moins grande. Les Zaudes se disent immédiatement après les matines, et font la deuxième partie de l'office ordinaire du bréviaire. Prime, tierce, sexle et none sont appelées peliles heures, parce qu’elles doivent être récitées à certaines heures, en l'honneur des mystères qui ont été accomplis à ces heures-là, et aussi pour les distinguer des matines, des laudes, des vépres et des complies qui contiennent plus de prières.

HEURISTIQUE (du grec Evpéo, je trouve). Les Allemands appellent ainsi l’art d'inventer, ou la manière de faire

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des invertions par une voie méthodique. S’il ne s’agit point d’inven/ions, mais seulement de découvertes, par conséquent d’une connaissance empirique de ce qui existe bien, mais n’est pas encore Connu, Cé qui arrive, par exemple, dans l’histoire naturelle, dans la géographie, dans lhistoire, on ne donne point à l’ensemble des règles d’après lesquelles les observations doivent être faites, réunies et contrôlées, le nom d’Aeuristique. On ne s’en sert que lorsqu'il s’agit de trouver des connaissances non empiriques.

HEVELAUS (Jean), dont le véritable nom était HeweL, ou, comme le croient quelques-uns , HEWELKE, astronome pratique distingué, né à Dantzig, en 1611, étudia à Leyde, et fit, de 1630 à 1634, un voyage en Hollande, en Angleterre, en France et en Allemagne. De retour dans sa ville natale, il se consacra à la mécanique et au dessin, dans le but de se construire des instruments plus parfaits ; il établit aussi dans sa maison une imprimerie, qui lui appartenait et d’où sortirent la plupart de ses ouvrages. En 1641 il fut élu échevin, et en 1651 membre du sénat de Dantzig. Pour faciliter ses observations astronomiques, il construisit, en 1641, dans sa maison un observatoire, qu’il nomma Séellæburgqum, et qu’il garnit d’une telle quantité d'instruments construits par lui-même, que sous le rapport de la richesse du matériel il n’était surpassé que par l’Uranienbourg de son devancier Tycho-Brahe. Il s’occupa avec beaucoup de soin des montres à roue, dont l'usage s’introduisit alors, sans pourtant arriver à un résultat satisfaisant. Lui-même mesurait habituellement le temps au moyen de grands cadrans solaires horizontaux, divisés de trois en trois minutes; et ses horloges à pendule , qu'il cherchait souvent à régler par des observations de la hauteur des étoiles, lui donnaient les subdivisions de ces trois minutes. Beaucoup de ses manuscrits, sa bibliothèque et son observatoire, devinrent la proie d’un incendie, le 26 septembre 1679. Un si grand désastre ne l’abattit point; il chercha à rétablir son observatoire, et continua ses observations jusqu’à sa mort, arrivée le 28 janvier 1688.

Parmi ses ouvrages, il en est un qui a maintenant encore une grande valeur; il est intitulé : Selenographia , seu lescriplio Lunæ ( Dantzig, 1647, in-fol.). Hévélius y donne ane description détaillée de la surface de la lune. Il entreprit une description de tout le ciel astronomique dans son Prodromus Astronomiæ, et dans son Firmamentum sobiescianum, sive uranographia; ces deux ouvrages ne parurent qu'après sa mort (Dantzig, 1690, in-fol.).:.Nous devons encore citer son livre De natura Saturni (Dantzig, 1656, in-fol.), sa Cometographia (Dantzig, 1668, in-fol.), qui contient des détails et des observations sur des comètes qu’il avait vues, et la Machina cœlestis (2 vol., Dantzig, 1673-79, in-fol.), dont le second volume est une des plus grandes raretés bibliographiques qui existent, parce qu’à l’exception du petit nombre d'exemplaires qu'il avait envoyés à ses amis, l'édition presque tout entière fut brûlée. Hévélius fut un mauvais théoricien, mais un praticien distingué, qui par son zèle infatigable, par sa rare patience , et l'emploi de toutes ses facultés, a rendu des services essentiels à la science. IL était en correspondance suivie avec Ja plupart des savants illustres et beaucoup de princes de son temps, ainsi que le prouvent ses lettres, recueillies et publiées par Ochof (Dantzig, 1683). Rois et princes se trouvaient honorés de s’entretenir avec lui, ce que prouvent les visites qu'ils lui rendirent. Halle y fit le voyagëde Londres à Dantzig, dans l’unique but de faire sa connaissance, et Louis XIV lui accorda d’abord une gratification et plus tard une pension.

HE VÈS, comitat de Hongrie, dans le cercle de la Theiss, au nord de Neograd et de Gœmeær, à l’est dé Borsod et de Szaboles , au sud de Békès et de Csongrad, à l’ouest de Pesth, présente une superficie de 86 myriamètres carrés, avec une population de 267,284 habiants, répartis en 116 pouss{en, 126 villages, 16 bourgs (dont un, Gyœngyæs, ne compte pas moins de 16,200 habitants), et une ville, Zrlau, chef-lieu

du comitat. Sauf environ 3,000 Slaves, Allemands ou Grecs, toute cette population appartient à la race magyare. Le comitat d’Hévès, généralement plat, à l'exception de son extrémité septentrionale, où se trouve la chaîne des monts Matra, qui produisent entre autres d'excellents vins, est l’un des’plus riches de la Hongrie. Le tabac de Debræ et celui de Verpelét sont au nombre des produits naturels les plusrecherchés de ce royaume. Le bourg de Tilsafured (5,000 habitants), sur la Theiss, a une grande importance stratégique en raison de sa situation ; et pendant la guerre de l'Indépendance (1848-1849) il fut à diverses reprises le théâtre et le but d'engagements sanglants entre l’armée hongroise et l’armée autrichienne.

HEXAËEDRE (de Ë£, six, etéôod, siége, face), volume'ou solide à six faces. Quand l’hexaèdre est régulier, les six faces sont des carrés tous égaux entre eux, et alors le solide prend le nom de cube. Un dé à jouer ordinaire offre 1a forme d’un exaèdre de cette espèce. Le côté de J’hexaèdre régulier est au diamètre de la sphère circonscrite comme { est à la racine carrée de 3. TEYSSÈDRE.

HEXAGONE (de €, six, et ywviæ, angle), figure ou polygone de six angles et de six côtés. L’hexagone régulier jouit de cette propriété que chacun de ses cotés est exactement égal au rayon du cercle circonscrit, propriété qui fournit un moyen bien simple de diviser le cercle en six parties égales et de tracer en même temps le polygone. Pour cela, il suffit de porter le rayon sur la circonférence; on déterminera de cette manière six divisions de cette circonférence, lesquelles jointes par des cordes donneront la figure de l'hexagone régulier.

La somme de trois des angles de ce polygone valant quatre angles droits, on donne très-souvent la figure d’un hexagonerégulier aux carreaux de brique donton pave les diverses pièces d’une maison ordinaire. Il est digne de remarque que de toutes les figures qu’on peut tracer sans laisser de vides entre elles, sur une surface donnée, celle de l’hexagone régulier est la plus satisfaisante, quand on veut que ces figures, toutes égales entre elles, renferment le plus d’espace avec un contour donné. Voilà pourquoi les abeilles donnent six pans aux alvéoles qu'elles destinent à recevoir le miel. Les géomètres ont démontré que de toutes les formes qu’elles pouvaient choisir, c’est la plus avantageuse. TEYSSÈDRE.

HEXAGYNIE (de £E, six, et yuvf, femme, pris ici pour pistil) s'applique, dans le système de Linné, aux ordres de plantes comprenant celles qui ont six pistils (voyez BOTANIQUE). ,

HEXAMETRE , vers grec ou latin rhythmé par six pieds, ou mesures. On en attribue l'invention à Olenus, antérieur à Orphée, et l'introduction dans la poésie latine à Ennius. Son nom, composé des mots grecs, £E, six, et uétpov, mesure, l’explique tout d’abord. Ces pieds sont ou dactyles, ou spondées. Le goût, le caprice, l'oreille du poëte, les emploient, les entremélent, les placent indifféremment dans les quatre premiers pieds, mais le pied pénultième doit être un dactyle, et le dernier un spondée, ou un trochée. Nous citerons, pour exemple , en grec, ce vers si imitatif d’'Homère :

Aelvn à #Axyyn yévet’ &pyvpéoto fBloo, dont le sens est :

Et l’arc d'argent du dieu rendit un son terrible,

Et en latin, ce vers plein de magnificence :

Panditur interea domus omnipotentis Olympi.

Du tout-puissant Olympe alors les portes s'ouvrent,

Le dactyle, rapide, vif et léger, se multiplie dans le vers hexamètre quand il faut peindre la célérité et la joie même. Exemple tiré de Virgile :

Quadrupedante putrem sonitu quatit ungula campum. Sous les pieds des chevaux les champs poudreux résonnent,

Au contraire , le poëte fait succéder l’un à l’autre les spondées, quand il s’agit d’un rhythme lent, grave et triste

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