‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 427 sur 522 · JOINVILLE — JOMINI · texte numérisé non relu

JOINVILLE — JOMINI

à laquelle il éfait attaché depuis 1899. ‘A lui seul, M. Jomard a rédigé six volumes de la grande Description de l'Egypte, et parmi les dissertations dont il a enrichi cet ouvrage, il faut surtout mentionner la description des hy pogées de Thèbes et son explication du système métrique des Égyptiens. Ses autres ouvrages les plus importants sont : Notices sur les signes numériques des anciens Égyptiens (Paris, 1816-1819), Parallèle entre les antiquilés de l'Inde et de l'Égypte (1819); Sur les rapports de l’Éthiopie avec l'Égypte (1822); Aperçu des nouvelles découvertes dans l'Afrique centrale (1894); Sur La communication du Niger avez le Nil (1825); Remarque: sur les découvertes faites dans l'Afrique (1827). Philanthrope actif et éclairé, M. Jomard a pris une part imporfanie à l'introduction de l’enseignement mutuel en France et à la création d’un grand nombre d’associations utiles cu savantes. II a aussi été le directeur de l’école des jeunes Egyptiens, que Méhémet-Ali entretint pendant longtemps à Paris. Il est mort, le 23 septembre 1862, à Paris.

JOMELLI (Ncoro), célèbre compositeur italien, né ex 1714, à Atelli, dans le royaume de Naples, composa d’abord la musique de quelques ballets, et aborda ensuite avec bien autrement de succès l’opera buffa. Sa première partition en ce genre, l’£rrore amoroso (1737), fut accueilli avec une grande faveur, et son opera seria Odoardo (1740) eut encore plus de succès. La même année il vint se fixer à Rome, où il déploya dès lors comme compositeur une fécondité peu commune, Parmi les opéras qu'il y fit représenter, nous citerons Astianatte, Ifigenia, et Cajo-Mario. Vers ce temps vivait à Rome un jeune Portugais, Terradellas, qui menaçait de devenir l’heureux rival de Jomelli. Des partis se formèrent pour l’un et pour l’autre; et au carnaval de 1747, Jomelli fut réellement vaincu par son adversaire, dont l'opéra fit fureur, tandis que le sien tomba à plat. Le parti du Portugais triomphant fit frapper une médaille commémorative ; mais on trouva un jour dans le Tibre le corps du malheureux compositeur percé de coups de poignard.

Jomelli, accusé tout au moins de complicité dans la perpétration de ce meurtre, se rendit en 1748, avec le titre de maitre de chapelle du duc de Wurtemberg, à Stuttgart. Il était revenu habiter l'Italie, en 1765, quand le roi de Portugal, Jean V, l’invita inutilement à venir à sa cour. Son opéra Achille in Sciro n'ayant eu aucun succès, parce que son séjour en Allemagne ayait eu pour résultat de par trop germaniser sa manière, il se rendit à Naples, où son style ne fut pas mieux goûté, et où il mourut, le 28 août 1774. Peu de temps avant sa mort, il composa encore un admirable Miserere. Parmi ses autres morceaux de musique d'église on vante particulièrement un Benedictus, un Requiem et une Passion. La musique Jomelli à du mérite sous plusieurs rapports; ce compositeur est supérieur à tous ses contemporains pour ce qui est delinstrumentalion, de même que par l’art de nuancer plus vivement l'expression.

JOMINTI (Hewn, baron), lieutenant général au service de Russie, précédemment général français, né le 6 mars 1779, à Payerne, dans le pays de Yaud, servit d’abord dans un des régiments suisses au service de France, et après la catastrophe du 10 août 1792 embrassa la carrière commerciale. La révolution dont la Suisse fut le théâtre le rappela dans sa patrie, où il fut nommé lieutenant-colonel de la milice et secrétaire général des affaires de la guerre. Ayant perdu cette place, il entra, en 1803, sur la reconimandation de Ney, dont il avait fait connaissance à Poccasion de ses fonctions, dans une maison de commerce de Paris, sans négliger pour cela les études théoriques qu'il avait commencées sur la tactique. C’est ainsi que dès 1804 il commençait la publication de son Traité des grandes Opérations militaires (2° édition ; Paris, 1809). La même année, il obtenait dans l’armée française le grade de chef de bataillon , et devenait aide de camp de Ney; en 1505 il passa colonel; et il fit en qualité de chef de l'état-major de Ney les campagnes de 1806 et 1807 en Prusse et en

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