‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 431 sur 522 · JONES — JORAM · texte numérisé non relu

JONES — JORAM

ries devinrent un métier qui #’exerce énéoré abjotitd'hüt avec la dernière perfection en Chiñe, sür les côtes de Co: romandel et dans les deux presqu'iles des détix côtés dû Gange. Dans les temps modernës, notre Europe a eu $ouvent occasion de se convaincre de l’extrémie habileté de tés Hindous à la vue des jongleurs venus d'Añgletëtré , de VAI gérie et de l'Afrique. à

JONQUE. En Chine, ce pays de l'immobilité, la cofis truction navale ; qui a fait de si grands progrès er Europe, est encore telle que l’a vue äü treizième siècle Marco Paolo, à peu près telle qu’elle a dû être aux siècles liomériques. Pour se faire une idée des grands navires chinois, appellés fon. ques, il suflit presque de ressusciter par l’inägitiätion le vaisseau que montait Ulysse dans ses traversées: Léub carène plate et lourde ne peut s'accommoder que d’une rer douce, d’un vent maniable; le moindre graifi leur est dangereux ; il y a péril dès que la vague vient briser contre leurs flancs. Recourbée à l'avant et à l'arrière; informe ét sans grâce, carrée à la poupe êt à la prouë, la jonque tiéfit presque autant du coffre que du vaisseau ; elle à trois mât; mais trois mâts rudes, mal polis, portant à péiné détix voiles rectangulaires entées l’une sur l’autre : ces voiles 8ütit pour la plupart des nattes réunies par bandes, et se ramas: sant en plis alternatifs, comme ceux d’un évantail ; quelques-unes seulement, les plus hautes et les plus légères , sont en coton; la vergue où antenne est un bambou; toutes les manœuvres ; d’ailleurs , Sont maladroïtement disposées. Vraiment la jonque semble n'être qu’une grossiète raillerie de l’art des constructions navales. Ses ancres même provo: quent le sourire ; trois morceatx d’un bois dur les compo: sent : Pun sert de verge où tige : c’est le plus grand; Îés deux autres, adaptés à entaille à l’üne de ses extrémités, et faisant avec lui un arigle de 30 degrès environ, sont les becs de l'ancre : une forte cheville les réunit. La johque dë guerre n’a que quelques mauväis canons; mais ef revanclié ses mâts et ses flèches font flotter dans l’air mille pavillons, baïnières, bandetoles, girouettes, les uns bariolés, lës attres éclatants et pourpres, tous bizarrement taillés. El n’est pas nécessaire lle faire observer qu'il périt beducoup de jonques dans les mers de la Chine : les typhons ; cotps de vent violents qui souvent bouleversent les côtes de Japon et du Céleste Empire, les engloutissent en gratid nuisbte.

Th:ogène PAGE, vice-amiral .

JONQUILLE, Voyez NARGISSE.

JONSON (Ben). Voyez Jonnson (Benjamin).

JONZAC. Voyez CHARENTE-INFÉRIEURE:

JOPPÉ. Voyez JAFFA,

JORAM ; roi d’Israel, était fils d'Achab et frère d’Ochosias, auquel il succéda. Il enleva les statues que soh père avait élevées à Baal et aux rois de Juda et d’Edomi, pout porter la guerre chez les Moabites, qui, grâce aux miracles obtenus par l'intervention d’Élisée ; furent entièrement défaits et dispersés par les Israélites. Joram eut aussi à soutenir une guerre contre les Syriens, qui assiégèrent Samärie et la réduisirent à la dernière extréthité. Des femmes y mangèrent leurs enfants. Samarie fut cepeti- ‘ dant sauvée, grâce à Élisée : les Syriens , saisis d’une térreur panique, abandonnèrent leur camp avec tout ce qü’il contenait; et s’enfuirent en désordre dans leur pays. Blessé par les Syriens, quelque temps après, au siége de Ramoth de Galaad, Joram, que les miracles dont il avait été témoin n'avaient pu ramener au vrai culte, se retira à Jezrahiel pour y faire soigner sa blessure. Mais une conjuration, à la tête de laquelle se trouvait Jéhu, éclata contre lui ; il prénait la fuite, quand le chef de la révolte lui lança une flèche qui lui traversa le cœur, Il avait régné onze äns.

JORAM, roi de Juda, fils de Josaphat, lui succéda; à l’âge de trente-deux ans, et régna huit ans sur Jérusalèm: Il épousa Athalie, et ses eruautés lui aliénèrent tous les esprits; ses frères et la plupart des seigneurs du royaume furent mis à mort par ses ordres. Lassés de sa tyrannie, les Iduméens et les peuples de Lobna se révoltèrent, et s’affränchirent

Page 1