A. GUY D'AGDE
Napoléon une fois de retour à Paris, Joseph se hâta d’y revenir, et son frère le créa alors prince français, en même temps qu’il le nommait pair de France et connétable de l'empire. Après le désastre de Waterloo, Joseph accompagna son frère à Rochefort, où tous deux projetaient de s’embarquer sur des navires différents pour les États-Unis. A lle d'Aix, où il vit Napoléon pour la dernière fois, il lui offrit le bâtiment qui avait été nolisé pour son compte ; et ce ne fut que lorsque le général Bertrand lui eut affirmé itérativement quel’intention de l’empereur était de se confier à la loyauté et à l'honneur de la nation anglaise, qu’il se décida à faire voile pour l'Amérique. Il arriva au mois de septembre à New-York avec une suite nombreuse, et acheta aussitôt un domaine près de Trenton dansle New-Jersey. Possesseur d’une fortune s’élevant encore à plus de 500,000 francs de rente, Joseph Bonaparte habita ensuite, sous le nom de Comte de Survilliers, la terre de Point-Breeze, près de Bordentown, sur les bords de la Delaware, dans l'État de New-Jersey, précédemment occupée par le général Moreau. Il s’y occupa surtout d'agriculture et de sciences, devint le bienfaiteur actif et zélé de tous les indigents de la contrée. Dans une adresse en date du 18 septembre 1830, envoyée de New-York à la chambre des députés de France, il protesta contre l’6lévation au trône d’un prince de la maison de Bourbon en faveur de son neveu le due de Reichstadt, dont, en 1815,