‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 45 sur 522 · HILDEBERT — HILL · texte numérisé non relu

HILDEBERT — HILL

fois. Comme philosophe, Hildebert, qualifié tantôt de saint, tantôt seulement de vénérable, unissait l'originalité de la pensée à un coup d'œil clair et rapide, à un jugement remarquablement sain. Il n’y a rien dans les productious de son siècle à comparer à ses poésies latines, la plupart rimées suivant le goût de l’époque. Ses œuvres, qui se composent de ces poésies, de lettres et de sermons, ont été publiées par Beaugendre (in-folio, Paris, 1708). Le latin d’'Hildebert est laconique mais clair, et ne manque pas d’une certaine élégance.

HILDEBRAND. Voyez GRÉGOIRE VII.

HILDEBRANDT (Ferpwanp-Taéonore), l’un des artistes les plus célèbres de l’école de Dusseldorf, né le 2 juillet 1804, à Stettin, se consacra à l’art depuis 1810, à Berlin, sous la direction de W. Schadow, qu'il suivit à Dusseldorf en 1826. Dans la suite, il devint lui-même professeur à l’académie de Dusseldorf, où il a formé un assez grand nombre d'élèves. Ses ouvrages les plus importants, qui ont contribué à donner à l’école de Dusseldorf le type qui lui est propre, sont Faust (1825), et un Roi Lear pleurant la mort de Cordélia (1826), dont la figure principale, pénétrée de la plus profonde douleur, est le portrait de l’acteur Ludwig Devrient ; Le Guerrier et son fils enfant (1832); Les Enfants d'Edouard, toile dont la popularité est devenue tout aussitôt si grande en Allemagne, et dont la gravure a multiplié la reproduction ; Othello racontant ses aventures (1848); Le Roi Lear recouvrant la raison (1851), Cordelia et Kent (1859). La manière de cet artiste se rapproche jusqu’à un certain point de celle de Rembrandt et de ses élèves; son coloris brille par la chaleur, la finesse et la fraicheur.

Un peintre de même nom, Édouard HipeBraNDT, né en 1817 à Dantzig, élève d’Isabey, a produit de nombreux tableaux de genre et de paysage , remarquables par de beaux effets de lumière. Il est mort, en 1868, à Berlin.

HILDEGARDE. Ce nom a été porté par une impératrice et par une sainte. L’une, fille du comte de Souabe Hildebrand, épousa, en 772, Charlemagne, qui venait de répudier Désidérate, fille de Didier, le dernier roi des Lombards. Ce mariage fut longtemps considéré comme illégitime : il scandalisa tant Adelard, petit-fils de Charles Martel et cousin de Charlemagne, qu’il abandonna la cour et alla se faire moine à Corbie. Hildegarde, qui mourut à Thionville, en 785, le 30 avril, laissa, entre autres enfants, Charles, qui fut roi d’Austrasie; Pepin, qui fut roi d'Italie; Louis le Débonnaire, qui succéda à son père comme empereur; Bothrude, Berthe et Hildegarde.

Sainte Hildegarde, abbesse du monastère de Saint-Rupert, près de Bingen, sur les rives du Rhin, née vers l’an 1100, morte en 1178, a laissé quelques ouvrages mystiques, dont la vogue fut très-grande, et qui ont été imprimés à Cologne en 1566.

HILDESHEIM , principauté qui appartenait autrefois au cercle de la basse Saxe, et qui fut jusqu’en 1802 un évéché relevant immédiatement de l'Empire. Elle confine aux territoires de Calenberg, de Lunebourg, de Brunswick et de Halberstadt, comprend à peu près 200 kilomètres carrés, avec

175,000 hab., et forme une partie du cercle provincial de l'ex- royaume de Hanovre, auquel elle donne son nom, et dont dépendent encore les principautés de Gættingue et de Grubenhagen, ainsi que le comté de Hohenstein ; de sorte que ce cercle a en totalité une superficie de 560 kilomètres sarrés, avec 375,000 sabitants. La principauté de Hildesheiïm est la province la plus fertile du Hanovre, et se distingue particulièrement des autres parties de ce royaume par l’uniforme bonté de son sol. La Leine, l’Innerste, la Fuse et VOker, la parcourent en tous sens; on ne trouve de montagnes que dans sa partie méridionale, nommément des ramifications du Hartz et dela Deister, avec ses appendices. La majorité des habitants est catholique; mais l'Église évangélique domine dans les villes ; beaucoup de juifs habitent aussi cetle principauté, Outre l'extraction de la pierre et de ia chaux et le travail des mines, l’agriculture et l'élève des

bestiaux, les salines, la culture du tabac, le commerce du bois et de la houille sont les principaux moyens d’existence de la population; Hildesheim et Goslar sont les plus grandes villes du pays. L’évêché d’Hildesheim doit son origine à Charlemagne, qui le fonda en 796, à l'effet de contribuer à la conversion des Saxons, et qui lui assigna pour diocèse les douze cantons méridionaux des Ostfaliens. Aux termes de la paix de Lunéville et du récez de l'Empire en date du 25 février 1803, qui en fut la conséquence, la principauté et l'évêché de Hildesheim furent adjugés à la Prusse. En 1807, un décret impérial, rendu conformément aux conventions de la paix de Tilsitt, les comprit dans le nouveau royaume de Westphalie. Les forces alliées en prirent possession en novembre 1813, au nom du Hanovre, à qui le congrès de Vienne les adjugea définitivement.

HILDESHEIM, ville ancienne, bâtie sur l’Innerste et sur le chemin de fer de Hanovre à Gœtltingue, dont les rues sont presque toutes irrégulières et étroites, se divise en vieille et nouvelle. Elle est le siège d’un évêché et des autorités du cercle. On y compte 20,804 habitants (1871), dont 6,397 catholiques et 394 juifs, qui depuis 1849 ont une synagogue. De ses nombreuses églises, quatre sont affectées aux protestants, et six aux catholiques. Parmi celles-ci on doit citer surtout la vénérable cathédrale, reconstruite en 1046, peu de temps après un grand incendie ; on remarque sa coupole dorée, ses portes de bronze, ornées de reliefs magnifiques, ses beaux vitraux, la prétendue statue d’Irmen (voyez Irmixsuz), placée en avant du chœur, et le rosier, âgé de plus de mille ans, qui se trouve en dehors de l’apside du chœur. Cette ville possède en outre un château, un gymnase protestant, avec une bibliothèque assez importante, un gymnase catholique avec un séminaire, une école desourdsrauets, une prison, une maison de correction, quinze hôpitaux, deux maisons d’orphelins, un couvent des sœurs de la Miséricorde et un musée, Il s’y fait un commerce fort actif en blés, fils, toiles, etc.

HILE (du latin hilum). Voyez CicATRICULE.

HILL (Rowzanp, lord et vicomte), général anglais, qui acquit de la célébrité dans les guerres contre Napoléon, né en 1772, dans le Shropshire, entra au service comme enseigne, et était déjà capitaine en 1793. Au siége de Toulon, il remplissait les fonctions d’aide de camp de lord Mulgrave. Il était colonel lorsqu'il fut blessé en Égypte, en 1801; en 1808 il passa en Espagne avec le grade de général major, et s’y distingua plus particulièrement lors de la retraite sur la Corogne et aux affaires de Talavera et de Busaco. Forcé en 1810, par l’état de sa santé, d’aller passer quelque temps en Angleterre, il revint en Espagne dès l’année suivante, et en qualité de lieutenant général reçut le commandement d’un corps d'armée particulier, à la tête duquel il battit, le 28 octobre 1811, le général Gérard à Arroyo de Molinos et prit d'assaut, le 16 mai 1812, la forteresse d’Almaraz. A la bataille de Vittoria, c’est lui qui commandait l’aile droite, et il se distingua d’une manière particulière aux affaires de Nivelle , d’Orthez et de Toulouse, Dès 1812 il avait été nommé chevalier de l’ordre du Bain et élu membre du parlement par la ville de Shywresbury. En 1814 il fut créé pair sous le titre de baron d’Almaraz el d Hawkstone, et reçut du parlement, à titre de récompense nationale, une pension de 2,000 liv. st, En 1815, avant l’arrivée de Wellington, ii commandait le deuxième corps de l’armée britannique en Belgique; et pendant la bataille de Waterloo il fut chargé de garder la position de Hal pour convrir les communications de l’armée anglaise avec Mons et Bruxelles. En 1825 il fut nommé général, en 1827 gouverneur de Plymouth, et l’année suivante, quand Wellington devint premier ministre, il fut appelé au commandement supérieur de l'armée, poste qu'il conserva sous les diverses administrations qui se succédèrent jusqu’en 1842. L’affaiblissement de sa santé le contraignit alors à prendre sa retraite, et en récompense de

ses longs et bons services, il fut créé vicomte, 11 mourut le 10 décembre 1842, au château de Hardwick-Grange, près

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