HILL — HIMALAYA
Shwresbury. Son neveu, sir Rowland Hizr, né en 1800, recueillit sa pairie. Il remplit aujourd’hui les fonctions de lord lieutenant du Shropshire.
HILL (Sir Rorano), né le 8 décembre 1795, est fils d’un maître de pension à Kidderminster. Après avoir secondé son père, il devint secrétaire d’une commission qui s’occupait de coloniser l'Australie méridionale. En 1837 il développa ses vues sur la réforme postale dans une brochure, et après plusieurs années d'efforts il parvint, en 1841, à faire adopter le prix uniforme d’un penny (10 c.) pour point de départ de la taxe à percevoir sur le port de chaque lettre pesant un certain poids. Pour prix de l'amélioration qui résulta de cette réforme, on ouvrit une souscription particulière dont le produit, s’élevant à 375,000 fr., lui fut offert comme témoignage de la gratitude nalionale. Parmi les mémoires de R. Hill, on doit citer: Sate and prospects of penny postage (Londres, 1844). Après avoiressuyé maintes persécutions de la part de l'administration des postes, et perdu l'emploi qu'il y occupail, il fut nommé en 1854 secrétaire général du Post-office, place qu’il conserva jusqu’en 1866.
HILLEL , savant rabbin juif, contemporain de Jésus- Cbrist, était originaire de la Babylonie , et contribua puis-
samment à la prospérité ultérieure des hautes écoles juives de Tibériade, de Lydda, de Césarée, etc., en faisant le premier, dans ses leçons à Jérusalem, des observations critiques, exégétiques et paléographiques sur l’Ancien Testament, qui se transmirent verbalement et furent successivement rassemblées sous le titre de Hasor a. Du reste, il appartenait à la secte des pharisiens, et comme tel éfait à la tête d’une école particulière opposée à celle de Schammaiï.
L'histoire de la littérature hébraïque mentionne encore deux savants de ce nom, qui brillèrent en Italie aux douzième et quinzième siècles,
HUIMALAY À, c'est-à-dire, en sanscrit, pays de la neige. On appelle ainsi la grande chaîne de montagnes de l’Asie centrale, qui s'étend, sur une longueur d’environ 25 myriamètres et sur une largeur moyenne de près de 30 myr., depuis l'Hindou-kouh ou les frontières de l'Afghanistan jusqu’à celles de la Chine : elle forme le contrefort méridional du grand plateau central de l’Asie, etsépare l’Hindostan du Thibet. L'Himalaya se compose de trois chaînes principales, qui des plaines de l’'Hindostan s'élèvent les unes audessus des autres comme autant de degrés. La première:de ces chaînes n'atteint qu’une hauteur de 1066 mètres audessus du niveau de la mer, et est principalement formée de grès. Une suite de longues vallées, appelées duns, sépare en général cette chaîne de grès de la seconde, composée surtout de diverses sortes de schistes, rarement entremêlés de granit; sa hauteur varie de 1,066 à 2,800 mètres, et ses points les plus élevés se trouvent sur les versants du nord-ouest et du sud-est. La troisième chaîne centrale est PHimalaya proprement dit. Sa base est de gneiss entremélé de granit, qui forme les sommets les plus élevés. La crête centrale de cette chaîne, la plus élevée de l'Himalaya, comporte dans toute sa longueur 4,933 mètres. Au-dessus s’élèvent de nombreux pics, dont beaucoup ont plus de 6,600 mètres de hauteur, et tous couverts de glaciers et de neiges éternelles.
Parmi ces pics on distingue surtout trois groupes : 1° celui de la contrée où sont situées les sources du Gange, le Djoumna et le Sutledge, dont le point culminant, le Nanda Dewi, à 8,053 mètres d’élévation ; 2° celui des sources de Ghandak, auquel appartient le Dhawalagiri, cest-àdire, en sanscrit, la montagne Blanche, regardé comme le point le plus élevé de la terre, et qui a selon Blake 8,780, et selon Webb 8,760 mètres au-dessus du niveau de la mer: 3° celui dont le point culminant est le Tsckhamalari, qui a, dit-on, une élévation de 8,755 mètres.
De l’autre côté de cette chaîne principale de l'Himalaya, au nord-est, s'étend, entrecoupé de nombreuses éminences, vallées et pentes, le plateau du Thibet, dont l'élévation
moyenne est de 3,300 mètres, Innombrables sont les vallées qui sillonnent l'Himalaya. Presque tous les flenves auxquels il donne naissance jaillissent derrière la chaîne centrale, coulent d’abord dans des vallées droites, puis les rompent en les traversant à une hauteur moyenne de 2,800 mètres. La nature déploie dans ces hautes régions de l’Himalaya les phénomènes des montagnes des Alpes avec une majesté qui ne se rencontre nulle part ailleurs sur la terre. La limite des neiges éternelles, sur le versant méridional de l'Himalaya, est à 3,900 mètres ; sur le versant septentrional, elle est en moyenne de 1,300 mètres plus élevée, c’est-à-dire à 5,120, 5,360, et même en certains endroits à 6,256 mètres au-dessus du niveau de la mer. La raison de ce phénomène se trouve dans la nature brûlante et rayonnante des plateaux du versant septentrional de l'Himalaya, si secs et par conséquent si chauds en été.
Par rapport au climat et à la végétation, on peut diviser l'Himalaya en cinq régions. La première est formée d'une large zône ou djongle, couverte de roseaux et de broussailles, s'étendant tout le long de la base de ces montagnes, allant toujours en se rétrécissant vers l’ouest, et beaucoup moins sensible au delà du Djoumna. La majeure partie en est basse, inondée pendant la saison des pluies, ef par conséquent, par son humidité et sa chaleur, favorable aux plantes tropicales. Dans la partie occidentale, où le pied de l'Himalaya est situé plus haut et plus au nord, et par conséquent plus froid, les plantes analogues à celles des tropiques et qui ont frappé le voyageur, disparaissent pour faire place à celles de l’Europe. Après cette première zône s'élève la seconde, qui atteint une hauteur de 13 à 1,600 mètres, et s'étend aussi loin que vont les plantes tropicales. Elle embrasse toute la première chaîne de grès et les parties plus basses de la chaîne de schiste. Le climat des vallées, dans ces montagnes, est alternativement tempéré et tropical; et la neige n’y tombe que fort rarement sur les points les plus élevés. Par conséquent, à côté des plantes tropicales croissent aussi déjà les céréales; pourtant la culture du riz continue à être dominante. La troisième région s'élève jusqu’à 2,866 mètres, et comprend principalement la seconde chaîne ou celle du schiste. La neige disparait encore ici avant la saison des pluies, et ce n’est que sous l'influence de la chaleur et de l'humidité de cette saison qu'y croissent aussi des plantes tropicales, mais seulement des herbacées. Le genre d’arbres est déjà tout à fait celui de la zone tempérée, et une foule d'arbres fruitiers d'Europe y viennent à l’état sauvage. Comme dans cette région les pluies tropicales sont encore sensibles, on voit cultiver tout à la fois sur les plateaux le froment, le maïs et le millet, et dans les vallées le riz. La quatrième région, ou région supérieure, comprend la chaîne centrale de l'Himalaya à partir de 2,866 mètres jusqu’à la limite des neiges éternelles. Elle répond aux régions froides de la terre et aux contrées alpestres ; la neige n’y fond qu’en mai ou en juin ; pourtant la chaleur croît ensuite rapidement. La végétation est hâtive en proportion, et le cycle en est aussi court qu’au pôle. Dans les parties basses croissent encore quelques arbres “uitiers ; mais sur les hauteurs on ne voit que les essences fructifères. Sur le versant méridional l’agriculture se maintient jusqu’à 3,133 mètres, et sur le côté septentrional jusqu'à 3,700; l’on rencontre même encore l'orge à une élévation de 5,000 mètres. Au delà se trouve enfin la'cinquième région, celles des glaces et des neiges éternelles dont sont couverts les pics les plus élevés de ces montagnes, et qui présente absolument le même caractère que les points culminants des Alpes.
Innombrables sont les pays compris dans l’Himalaya , et qui forment tantôt de grands, tantôt de petits États ; ici des monarchies, là des républiques. En partant de l’est, nous rencontrons d’abord le Bhotan, puis l'important État de Nepaul ; viennent ensuite le Kumaon, le Gurhwal, le Sirmour et le Bissahir, qui appartiennent plus ou moins à l'empire indo-britannique, ainsi qu’une foule de petits États situés dans les montagnes, la plupart dans la dépendance vurement
nominale du royaume des Sikhs, et se terminant à l'ouest ! à la vallée dun Kaschmir. Tous ces territoires sont situés sur le versant méridional de la chaîne des neïges, et ne dépassent le versant septentrional que sur quelques points, comme le Bissahir, dans la vallée du Sutledge.
HIMERE, ville de la côte septentrionale de la Sicile, à l'est de Panormus ( Palerme), fut fondée vers l'an 649 avant J.-C. par des Grecs ioniens ( Chalcidiens ) de Zancle, passa vers l’an 560 sous la domination du cruel tyran d’Agrigente Phalaris, à qui les Himériens se soumirent sans écouter les avis de leur concitoyen le poëte Stésichore, qui chercha vainement à les en dissuader en leur racontant la fable de la soumission volontaire du cheval sous la puissance de l’homme. Plus tard, elle dépendit &e Théron d’Agrigente, l'allié de Gélon de Syracuse, quand celui-ci remporta sous ses murs, l’an 480, une victoire importante sur les Carthaginois commandés par Amilcar. En 472 Hiéron la delivra de la tyrannie de Thrasidée; mais vers l’an 409 le Carthaginois Annibal, petit-fils d’Amilcar, la détruisit complétement. Les Carthaginois fondèrent plus tard, à quelque distance de là , la ville de Thermæ.
HIMERIUS, sophiste grec du quatrième siècle, né à Prusias en Bithynie, enseigna avec succès l’art de l’éloquence à Athènes, où il avait reçu son éducation. L'empereur Julien, qui l’avait en estime particulière, l’appela à Antioche; mais après la mort de ce prince il revint à Athènes, en 363, et y mourut, vers l’an 386, dans un âge fort avancé. De ses nombreuses harangues de circonstance et d’apparat, que déparaient toute l’enflure et affectation particulières à cette époque, il s’en est conservé vingt-quatre, dont Wernsdorf a donné une édition (Gættingue, 1790 ).
HIMILCON. Trois Carthaginois célèbres ont porté ce nom. L'un, général illustre, après avoir soumis la majeure partie de la Sicile, échoua dans la tentative qu’il dirigea contre Syracuse, vaillamment défendue par Denys le Tyran, et se tua de désespoir, l’an 398 avant J.-C. L'autre, navigateur iliustre et qu’on suppose avoir été comtemporain d’'Hannon, s’aventura le premier au nord de l'Océan, et découvrit les Cassitérides (îles Sorlingues) et la Bretagne. Le troisième, général de la cavalerie carthaginoïse, appartenant à la faction Barcine, trahit, à la suite d’une conférence secrète avec Scipion, ses concitoyens, qu’il avait d’abord vaillamment défendus, et, passant à l'ennemi avec 2,000 chevaux, ne contribua pas peu à la perte de Carthage, l'an 147 avant J.-C.
HINCMAR , archevêque de Reims, un des prélats et des hommes d'État les plus actifs et les plus éclairés de son temps, né en 806, fut redevalie au savant Hilduin, abbé de Saint-Denis, d’une excellente éducation, et suivit volontairement en exil son maître bien aimé que des querelles politiques avaient fait, en 830, reléguer en Saxe par Louis le Débonnaire. Hincmar parvint cependant à faire rentrer en grâce son protecteur et à le ramener dans son abbaye. Lorsque Charles le Chauve monta sur le trône, Hinemar devint pour le fils ce qu’il avait été pour le père, un conseiller favori, passa à la cour les quatre premières années de son règne , et fut le principal moteur des grandes affaires du temps. Enfin, l’an 845, à l’âge de trente-neuf ans, il fut élevé au siége archiépiscopal de Reims. En cette qualité et
comme primat du clergé de la France occidentale, il fit beau- |
coup pour la discipline et l'ordre de l'Église, pour le maintien des droits des conciles et des évêques du royaume contre les prétentions des papes; il sut aussi défendre l'autorité spirituelle contre le pouvoir temporel, et exerça une influence décisive sur les relations politiques de l’époque. C’est ainsi qu’il opposa la résistance la plus opiniâtre aux décrétales du faux Isidore, ce levier principal de la puissance des papes, tandis que le fils de sa sœur, le séditieux
évêque de Laon, nommé Hinemar comme lui, déposé en 871 et privé de la vue par ordre du roi, se posait en défenseur de ces décrétales, Ce fut lui aussi qui força le roi Lothaire II à reprendre Theutberge, sa femme, qu'il avait répudiée. Il