‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 459 sur 522 · JUGEMENT DERNIER — JUGULAIRES · texte numérisé non relu

JUGEMENT DERNIER — JUGULAIRES

menaces de Dieu. Il se divise en deux parties principales : la première, contenant les chapitres 1 à 16, raconte l’histoire des Juges depuis Atamel jusqu’à Samson, mais surtout celles de Barak, de Débora, de Gédéon, de Jephté et de Samson; la deuxième, contenant les chapitres 17 à 21, montre comment l’idolâtrie s'établit parmi les gens de la tribu de Dan, et raconte l’extermination presque complète de la tribu de Benjamin, La simplicité de l’exposition et la pureté de la langue sont les qualités qui distinguent le Livre des Juges ; mais les différences essentielles de style et d'exposition existant entre la première et la seconde partie prouvent qu’elles ne peuvent avoir eu le même auteur. Sauf les derniers chapitres, on pourrait par induction dire que ce livre dut être composé peu de temps avant l’époque de David. L'Église primitive ne considérait le livre deRuth que comme une annexe du Livre des Juges.

JUGES DES ENFERS. On donne ce nom, dans la mythologie des Grecs et des Romains, aux trois personnages, Minos, Éaque et Rhadamante, quiétaient chargés de juger les âmes des hommes à leur arrivée anx enfers.

JUGES ECCLÉSIASTIQUES. Voyez EccLésias TIQUE (Juridiction).

JUGES GARDES ou GARDES DES MONNAIES.

Voyez Gare.

JUGGURNAUT. Voyez DJIAGARNAT.

JUGULAIRES ( Veines), gros vaisseaux sanguins du cou, qui s'étendent depuis la tête jusqu’à la poitrine, et qui rapportent de la tête au cœur, à l’état veineux, à peu près tout le sang artériel qu'y répand le cœur au moyen des carotides. Elles sont comme veines, et pour le retour du sang, ce que sont les artères carotides pour son départ et son arrivée. Il existe une veine jugulaire de chaque côté du cou. Elles ont à la tête deux origines distinctes, deux embranchements ayant des noms différents. L’un provient de l’intérieur du crâne: c’est la jugulaire interne, qui rapporte le sang du cerveau et de ses membranes, et qui a son unique source dans les sinus de la dur-mère aboutissant à ce qu’on nomme le trou déchiré postérieur. L'autre, la jugulaire externe ou faciale, se charge et s’emplit du sang veineux de la face et de l’extérieur du crâne , de la gorge et du larynx. Les deux embranchements s'unissent ensuite pour ne former qu’un tronc. Puis de chaque côté du cou, à peu de distance du larynx et de la trachée-artère, chacune des veines jugulaires avoïisine, à droite et à gauche, l'artère carotide, qui bat, et le nert pneumo-gastrique, qui porte au cœur, aux poumons et à l'estomac, leur principe essentiel d’animation. L'une et l’autre versent le sang-brun qui les remplit dans une grosse veine qui le transmet au cœur, qui lui-même l’enverra aux poumons, ayant mission de le rougir et de le régénérer.

Comme ces veines sont fort évidentes, principalement chez les personnes maigres et les vieillards, elles sont aussi utiles que le battement des artères, et quelquefois davantage, pour apprécier l’état du cœur et des poumons, Dès que la circulation du sang et la respiration s’embarrassent, les jugulaires présentent une sorte de hattement qui a reçu le nom de pouls veineux, et qui, à l'inverse du pouls artériel, est beaucoup plus visible que tangible. Ce pouls veineux provient du battement de l'oreillette droite du cœur, apparemment surchargée de sang par quelque er pêchement respiratoire. C’est un symptôme fort remarqua ble chez les asthmatiques, ainsi que quelques épanchement: de poitrine, dans certaines affections du cœur et des gros vaisseaux, de même qu'aux approches de la mort. Une quinte de toux prolongée produit un effet pareil.

Sans les veines jugulaires, une certain nombre d'effeis significatifs resteraient ignorés; au moins ces effets + raient-ils sans certitude, réduit qu'on serait à en conjecturer l'existence. C'est ainsi qu'on les voit se gonfler dans les afforts de toutes espèces, pendant la toux et le vomissement, dans les accès de rire et quand on crie. Dans l’action même de ramasser un objet à terre ou de pousser un Corps résis-

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