HIMALAYA — HIND
ne déploya pas moins d’activité pour étouffer les erreurs dangereuses de quelques hérétiques, tels que Gottschalk, qu'il
. traita fort durement. Durant les trente-sept années de son
épiscopat, on trouve sa signature au bas des actes de 39 conciles. Lorsque, en 882, les Normands firentirruption dans la France occidentale, il s'enfuit dans les forêts de l’autre côté de la Marne, et termina bientôt à Épernay une vie si pleine de travaux. Ses ouvrages, qui se composent de son livre contre Gottschalk, De prœdestinatione Dei, d'un traité De regis persona et regio ministerio, d'un autre De cavendis viliis et exercendis virtutibus, d’une Vie de saint Remy, de curieux mandements, et de 493 lettres adressées à des rois, des papes, des archevêques, des princes, des abbés, se trouvent dans l'édition la plus complète, œuvre du jésnite Jacques Sirmond (2 volumes, in-folio, Paris, 1645 ); leur valeur théologique est bien au-dessous de l'importance qu’ils ont comme documents précieux pour l'histoire de la période Carlovingienne.
HIND (Jonv-RusseLL), célèbre astronome anglais, est né le 12 mai 1823, à Nottingham ; son père, fabricant de dentelles, avait un goût tout particulier pour la mécanique, et rendit un important service aux manufactures de son pays en y introduisant le métier à la Jacquart. En ce qui est de l'astronomie, le jeune Hind n’eut point d'autre maître que lui-même, et dès l’âge de six ans sa plus grande récréation était la lecture des ouvrages relatifs à cette science. En 1840 il vint à Londres, et y entra dans le bureau d’un ingénieur civil; mais c'était là une occupation qui n'avait pour lui aucune espèce d’attraits, et bientôt, grâce à la protection * du professeur Wheatstone, il réussit à obtenir une place d’aide dans la division de l'Observatoire de Greenwich placée sous la direction du professeur Airy. Il la garda depuis novembre 1840 jusqu'à juin 1844, mettant largement à profit la précieuse bibliothèque de l'Observatoire pour accroître ses connaissances astronomiques. Après avoir pris part aux travaux de la commission envoyée par le gouvernement à Kingstown près Dublin, pour mesurer la longitude de Valentia, il fut, sur la recommandation d’Airy, attaché comme observateur à l'Observatoire particulier de Bishop, dans Regenls Parck. C'est là qu’il commença, pour la recherche de nouveaux corps planétaires, une série d'observations qui furent couronnées des plus brillants succès. Le 13 août 1847 il découvrait Zris ; le 18octobre 1847, Flore; le 13septembre 1850, Victoria ; le 19 mai 1851, Iréne; le 24 juin 1852, Melpomène; le 22 août 1852, Fortuna; le 15 décembre 1852, Thalie; le 8 novembre 1853, £Zulerpe ; le 22 juillet 1854, Uranie. En outre, le 29 juillet 1846, il découvrait une comète observée deux heures plus Lôt à Rome, par de Vico; le 18 octobre suivant, une seconde comète, que Pétat brumeux de l'atmosphère ne lui permit plus de revoir, et le 6 février 1847, une troisième, devenue visible en plein jour le 13 mars suivant. Enfin, il découvrit seize nouvelles étoiles mobiles, et trois nébuleuses échappées aux observateurs précédents. Dans ces dix dernières années, il a calculé les orbites de plus de soixante-dix planètes et comètes; et les résultats de ses travaux ont été publiés, soit dans les Nouvelles astronomiques d’Altona, soit dans les Comptes-rendus de lAcadémnie des Sciences de Paris, ou encore dans les Zransactions de la Société royale Astronomique de Londres. Les services rendus par Hind à la science ont été unanimement appréciés. Dès le mois de décembre 1844 la Société royale Astronomique de Londres l’admettait dans son sein; en 1846 il était nommé secrétaire étranger et en 1847 membre correspondant de la Société Philomatique de Paris ; enfin, en 1851 il succédait à Schumacher comme correspondant de l’Institut de France, En 1852 le gouvernement anglais lui accorda un traitement de 200 liv. st. La plupart de ses ou-
| vrages se trouvent épars dans les Mémoires des diverses
sociétés savantes que nous venons de nommer, Ïl est aussi auteur d’un traité : {he Solar syslem (1846), d’un Vocobulaire astronomique (1852), d'une As/ronomie illustrée (1853), d'Éléments d'a'gèbre (1855), ete.