JUIVE — JUJUBIER
Aron-ben-Samuel et Jacob Zahalon, Spinoza de Barrios, le bibliographe Schabthaï-ben-Joseph, les lexicographes Ben-
| jamin Mussaphia et de Lara, le traducteur espagnol Jacob | Cansino, l’apologiste Isaac Cardoso , Thomas de Pinédo, éditeur d’Étienne de Byzance, Josel Witzenhausen, traduc-teur de l'Ancien Testament en judaïco-allemand, le traducteur espagnol Jacob Abendana, le philosophe Moïse Chefez . Gerson Chefez, auteur d’un dictionnaire de rimes allemand, | etle caraïte Mordecliaï-ben-Nisan, auteur d’une histoire littéraire ; 5° de 1710 à 1755, les docteurs de la loi Jéhuda Rosanis, Élia Cohen, David Frænkel et Jonathan Eybeschütz, l’apologiste et philosophe David Nieto, le bibliothécaire David Oppenheimer, les médecins Abraham Cohen, Schabtaï Marini. et Tobia Cohen, le grammairien Salomon Hanau, Jacob Emden, le grammairien et apologiste Jéhuda Briel, Moïse Chajim Luzzato, rénovateur de la poésie, Jechiel-IHeïlprin-ben-Salomon, Isaac Lampronte, auteur d’un dictionnaire des choses contenues dans le Talmud, Pereyra et le caraïte Simcha Isaac. La neuvieme période va de 1755 jusqu’à nos jours. Secondé par l'esprit du dix-huitième siècle, Moïse Mendels0 hin ouvrit à ses coreligionnaires une ère nouvelle, où l’on. vit se manifester quelque chose d’assez semblable à ce qui s'était déjà manifesté au onzième et au seizième siècle , et où. une énergie juvénile fraya des voies nouvelles à la littérature. nationale. Son caractère, son contenu, son expression et son style se modifièrent profondément. On se mit à cultiver la poésie, les langues et la linguistique, la critique, la pédagogie, l’histoire et la littérature juives. Ou traduisit les livres sacrés dans les langues européennes et les ouvrages étrangers en langue hébraïque, en même temps qu’un grand nombre de juifs prenaient une part active à la vie scientifique. et politique de l’Europe Des ouvrages dans tousles domaines de la science et une continuelle polémique, généralement en hébreu, en allemand ou en français, furent les résultats des progrès civils et intellectuels des juifs d'Europe, quoique dans le même temps on ait vu se développer dans la Pologne russe un nouveau mysticisme. Une foule d'anciens ouvrages juifs ont été imprimés en Italie et en Pologne. En témoignage de ce que nous venons de dire de l’activité littéraire déployée partout dans ces derniers temps par les juifs, nous rappellerons ici les noms de Michel Berr, de Léon Halévy, de Loëve-Weimar, de Léon Gozlan, d'Alex, Weill, de M. Frank, | de l’Institut, de Salvador, auteur d’une histoire de la domi- | nation romaine en Judée, de Salvator Rosa, auteur d’une Vie de Jésus, de S. Cahen, de Meyer d'Amsterdam, célèbre jurisconsulte qui pour ses ouvrages s’est servi de notre. langue, de Valantin, de Ben-David, de Mendez, de Munk, de
| Stominski, de Luzzato de Reggio, etc. Les aperçus sur la littérature juive qu’on trouve dans les ouvrages de Bartolocci, de Wolfet de Rossi, ont surtout trait à la sixième et à la huitième période «ont nous avons indiqué les limites ci-dessus.
JUJUBE, fruit du jujubier.
JUJUBIER, genre de plantes dicotylédonées, appartenant à la pentandrie digynie de Linné et à la famille des
rhamnées,
Les jujubiers sont des arbrisseaux épineux, à feuilles al. ternes et simples, accompagnées, à leur base, de deux. stipules persistants, qui se changent plus tard en épines ; dans l’aisselle des feuilles se cachent de petites fleurs complètes , polypétalés, régulières, dont le calice offre cinq. divisions étalées en étoile, et la corolle cinq pétales, plus courts que les sépales du calice, et alternant avec eux ; cinq élamines, opposées aux pétales, sont insérées autour d'un disque charnu ; qui environne le pistil; l'ovaire, surmonté de deux styles, devient un drupe charnu renfer: mant un noyau à deux loges monospermes.
Des vingt espèces que renferme le genre jujubier, nous ne citerons que deux : le jujubier commun et le jujubier lotos.
Le jujubier commun (sizyphus vulgaris, Lam. ), vulgairement épine du Christ, épine aux cerises, grand arbrisseau de 5 à 6 mètres d'élévation , offrant sur ses bran-