JUJUBIER
ches de petits rameaux filiformes qu’il renouvelle tous les ans, est originaire de la Syrie, et fut introduit en Italie pour la première fois par Sextus Papirius (Pline, 1. xv, €. 14). Aujourd’hui, c’est un arbre indigène des contrées méridionales de lEurope.Ses fruits, nommés jujubes, lorsqu’ils sont frais, offrent un parenchyme ferme et sucré, mais d’une | saveur fade; séchés au soleil et unis aux dattes, aux figues et aux raisins secs, ils forment les fruits béchiques, dont les médecins conseillent l’usage dans lès affections pulmonaires.
Le jujubier lotos (zizyphus lotus, Desf.) arbrisseau buissonneux, atteint rarement deux mètres d’élévation, et croit à l’état sauvage sur les côtes de la Barbarie et surtout de la Cyrénaïque. Delécluse et J. Bauhin avaient déjà soupconné que le véritable Zotos des anciens lotophages . était une plante du genre zisyphrus ; mais c’est Desfontaines qui, par ses savantes recherches , consignées dans les Mémoires de l’Académie des Sciences (1788), a le premier mis ce fait hors de toute contestation. BELFIELD-LEFÈVRE. |
JULE, pièce de vers ou hymne que les anciens Grecs et, à leur imitation, les Romains chantaient pendant la | moisson en l'honneur de Cérès et de Proserpine pour se les | rendre favorables. Ce mot est dérivé du grec oùAos ou tovoc, qui signifie gerbe, On appelait aussi ces hymnes démé- | trules ou démétrioles, c’est-à-dire ioles de Cérès. On les nommait enfin calliules, selon Dydime et Athénée.
JULE ou IULE (Æntomologie), genre d'insectes, de la classe des myriapodeset de l’ordre des chilognathes. Leur corps est composé d’au moins quarante segments cylindriques, auxquels se rattachent des pieds très-nombreux. Leurs yeux sont distincts. Les iules, qui sont très-communs dans toutes les parties du onde, vivent dans les lieux obscurs et humides.
JULEP. La dénomination de julep était autrefois réservée à un sirop préparé avec trois parties d’eau distillée aromatique, et deux parties de sucre; mais aujourd'hui on a appliqué ce nom à toute potion claire, transparente et agréable, composée de même d’eau distillée et de sirop. On y fait entrer quelquefois des mucilages, des acides, des teintures, mais jamais de poudres ou de substances huileuses qui puissent troubler sa transparence. Les propriétés médicinales des juleps dépendent des vertus des substances qui les composent : ainsi, comme il peut entrer dans ces médicaments des sirops composés, ainsi que des eaux distillées douées de propriétés très-diverses, il s'ensuit que le julep lui-même tiendra des substances qui le constituent : par exemple, un julep dans lequel entrera du sirop diacode sera calmant; un autre dans lequel entrera du sirop d’éther sera antispasmodique, etc. On ne peut donc, comme on le voit, assigner aux juleps des propriétés médicinales constantes. C. FAYROT.
JULES. Rome n’a compté que trois papes de ce nom.
JULES 1°", que l’Église à mis au nombre de ses saints, était fils d’unRomain, nommé Rustique. Simple diacre quand le peuple et le clergé l’élevèrent sur le saint siége, le 18 janvier 337, peu de mois avant la mort de Constantin, il succédait au pape Marc. L'hérésie d’Arius était alors dans toute sa force. Le nouvel empereur d'Orient, Constance, protégeait ouvertement cette secte. Saint A thanas e, chassé de son siége et déposé, s'était réfugié à Rome, ainsi que les évêques de Constantinople, d’Andrinople, de Gaza et d’Ancyre, dépossédés par les ariens. Jules L‘" eut recours à l’empereur Constant, qui était resté dans la communion de Nicée. Constant écrivit à son frère Constance, et un concile général fut convoqué à Sardique, ville d’Illyrie, pour mettre un terme aux désordres de la chrétienté. Cent soixante-dix évèques s’y rendirent de trente-cinq provinces. Le pape n’osa y paraître. [1 se borna à y envoyer trois légats; mais les ariens ayant bientôt reconnu l’infériorité de leur nombre, se retirèrent à Philippolis en Thrace, ce qui ne les empêcha pas de donner à leur assemblée le titre de concile de Sardique. Les deux partis se chargèrent réciproquement d'anathèmes et d’injures. Jules, qu’animait le désir de soumettre