‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 511 sur 522 · KELLERMANN — KEMPELEN · texte numérisé non relu

KELLERMANN — KEMPELEN

avec le plus grand succès en 1829, dans Roméo ef Julielte, et réussit encore davantage en Amérique, où elle accompagna son père. En 1833, elle épousa un nommé Butler, d'avec lequel elle divorça plus tard , pour reparaître sur le théâtre en 1847. Depuis ellea faitavecsuccès à Londres et dans les provinces des cours publics sur Shakspeare. On a aussi d’elle deux tragédies qui ne sont pas sans mérite : Francis the First (1862) et The Star of Seville (1832), ainsi qu'un Journal of a Residence in the United-States (Londres, 1834). Sa sœur Adélaïde (Me Sartoris) est premier sujet au Grand-Opéra de Londres, et ne cède en rien comme actrice et cantatrice aux célébrités de l'Allemagne et de PItalie.

KEMBLE (Joun-MireuezL), fils de Charles Kemble, né à Londres, en 1807, se consacra d’abord à l'étude de la jurisprudence, et s’est fait ensuite un nom honorable comme philologue et archéologue. Le premier fruit de ses travaux dans celte direction fut son édition l’Anglo-Saxon poem of Beauwulf (Londres, 1832; 2° édit., 1837). En 1834 il fità Cambridge son premier cours sur la littérature anglo-saxonne, qui aété imprimé dans sa First History ofthe English Language, or Anglo-Saxon period (Cambridge, 1834). Dans une brochure eur les Tables généalogiques des Saxons occidentaux (1836), écrile en allemand, il a démontré que la véritable histoire d'Angleterre ne commence à avoir quelque certitude qu’à partir de l'introduction du christianisme, et que jusque alors tons les noms prétendus historiques de la Bretagne appartiennent à la tradition mythologique, Son Codex diplomaticus ævi Saxonici, où il a réuni toutes les sources historiques encore existantes aujourd’hui, a été imprimé aux frais de l’Historical Society, dont il a été le fondateur. Mais son plus important est celui des Saxons in England (1849, 2 vol.), que malheureusement il a las é inachevé. Il a aussi dirigé la British and foreign review. Kemble est mort à Dublin, le 26 mars 1857.

KEMBLE (Joux-Prrirp), l’un des plus célèbres comédiens dont s’honore la scène anglaise, frère de mistress Siddons, etl'ainéde Charles Kemble, naquit à Preston, en 1757. Destiné à l’état ecclésiastique, il fit ses études à Douai, et ne les eut pas plus tôt achevées que, contre la volonté de ses parents, il débuta sur la scène. Après avoir d’abord paru avec succès à Wolverhampton, il joua successivement à Manchester, à Liverpool et à York. En 1781, il alla à Dublin, puis, en 1783, vint à Londres, où il obtint un engagement au théâtre de Drury-Lane, dont il fut nommé régisseur dix ans après. Ayant éprouvé de vives contrariétés dans ces fonctions, il abandonna le théâtre de Drury-Lane en 1801, et fit pendant les années 1802 et 1803 une tournée artistique en France et en Espagne. A son retour, il acheta une part dans la direction du théâtre de Covent-Garden. Dans les rôles héroïques, tels que Hamlet, Macbeth, Coriolan, Bewerley et Othello, il est resté sans rival. Il s’est également fait un nom comme écrivain par quelques farces, comme The Projects, The Pannel, The Farm House, etc. Il eut l'héroïque bon sens de mettre tout entière au pilon une édition de ses poésies de jeunesse. En 1817 il quitta l'Angleterre, et mourut à Lausanne, le 26 février 1823. En 1833 sa statue a été placée dans l’abbaye de Westminster,

KEMPELEN ( Wozrcanc nE), rival de Vaucanson et constructeur d’un automate joueur d'échecs, naquit le 23 janvier 1734, à Presbourg, d’une famille noble de Hongrie, et annonça de bonne heure les plus remarquables dispositions pour la mécanique. Ses parents ne lui en firent pas moins embrasser la carrière administrative, et il mourut en 1804, avec le titre de conseiller aulique et de référendaire à la chancellerie hongroise.

Son automate joueur d'échecs, qu'il présenta pour la première fois, en 1769, à l’impératrice Marie-Thérèse, représentait un homme de grandeur naturelle, assis à nne table de 1 mètre 16 de long sur 84 centimètres de large, et sur laquelle se trouvait un échiquier, Cet automate jouait contre les plus forts joueurs, et le plus souvent gagnait la

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