HIPPOPOTAME — HIRONDELLE
gueur, 3m de circonférence. Cet anima a l'aspect d’une masse de graisse suant l'huile par une infinité de pores, et. semble plutôt fait pour rouler que pour marcher. Il se tient habituellement dans un bassin de 2m, creusé dans le sol de la Rotonde du Muséum. Famaïs il ne reste plus d’une demiheure au fond de l’eau sans venir respirer l’air à la surface par ses larges naseaux. L'hiver on fait chauffer l’eau de son bassin, que l’on maintient à une température de - 12° centigrades. Chose singulière, à la moindre excitation de son gardien, cette lourde masse exécute une foule de cabrioles dans l’eau, puis, comme pour réclamer le prix de ses gentillesses, l'animal ouvre sa monstrueuse bouche déjà garnie de quelques mâchelières et où les morceaux de pain disparaissent comme dans un gouffre. Un autre hippopotame femelle de onze mois est arrivé à Paris en mai 1855. Tous viennent d'Égypte. L. LouvET.
HIRAM ou KHIRAM, roi de Tyr et fils d’Abibal, qui régna de l’an 1025 à l’an 985 avant J.-C., fournit à Salomon, avec qui il avait contracté alliance, des matériaux et des ouvriers pour son fameux temple. La Bible fait encore mention d’un orfèvre, ou ciseleur, du même nom, également de Tyr, contemporain aussi de Salomon, qui confectionna la plus grande partie des vases précieux servant à l’ornementation du mème temple, Un troisième Hiram, origipaire encore de Tyr, fut recommandé à Salomon pour diriger comme architecte les travaux de construction du temple, et périt assassiné par une partie des ouvriers placés sous ses ordres. Ce meurtre joue un grand rôle dans la mythographie des francs-maçons et du compagnonage.
HIRCAN. Voyez HyrcaAN.
HIRE (La). Voyez La Hire.
HIRONDE (Queue d’). Voyez QUEUE D'HIRONDE.
HIRONDELLE,, genre de la famille des fissirostres et de l’ordre des passereaux, ayant pour caractères : Bec court, triangulaire, large, aplati horizontalement, profondément fendu ; mandibule supérieure faiblement recourbée vers sa pointe ; pieds courts, à quatre doigts grêles, trois antérieurs, un postérieur ; queue formée de douze rectrices ; ailes allongées, la première rémige la plus longue.
Les hirondelles apparaissent en France vers l’équinoxe du printemps, pour disparaître de nouveau vers l’équinoxe d'automne : oiseaux cosmopolites, leur domaine s’étend partout où le soleil acquiert assez de puissance pour réchauffer la terre glacée, partout où l’air nourrit assez d’insectes pour leur fournir une abondante proie. Mais si l’hirondelle n’a pas de patrie, elle a une famille, une demeure, un chezelle, et dans ces longs voyages qu’elle exécute deux fois lan, des terres équatoriales aux lignes polaires, et des cercles arctiques à l'équateur, elle se choisit toujours deux points de repos, entre lesquels elle partage sa vie : presque toujours l’hirondelle, qui nous quitte en septembre, revient vers la mi-ayril au nid qu’elle s’est bâti, et, ce qui est plus étrange encore, les jeunes hirondelles établissent presque toujours leur demeuredans le voisinage du nid qui les a vues naître (Spallanzani). Ce fait de l’émigration des hirondelles vers l'approche de la saison rigoureuse, l’une des traditions les plus populaires de l’histoire naturelle, a souvent été révoqué en doute; et deux opinions émises par les anciens écrivains pour expliquer ces disparitions périodiques trouvent encore des partisans parmi les naturalistes modernes : Olaüs Magnus pensa avoir constaté, par l’obse. vation directe, que les hirondelles passaient l'hiver dans un état d’asphyxie au fond de l’eau des marais. Klein, dans sa dissertation De hibernaculis hirondinum, et Linné ont donné l'autorité de leur nom à l’hypothèse du savant évêque d'Upsal; et Cuvier lui-même (Règne animal, 1817, vol. 1, p. 374) dit, en parlant de l’hirondelle de rivage : « Il paraît certain qu’elle s’engourdit en hiver, et même qu’elle passe cet état au fond de l’eau des marais. » D’autres naturalistes ont préféré admettre que les hirondelles, comme les animaux hivernants, passaient la froide saison engourdies dans les creux des ro= chers ; mais Mauduyt, Spallanzani, Nattères (cité par Tem-
M minck, Manuel d'Ornithologie) ont tenté une multitude
( d'expériences , dans le but de démontrer combien cette hy-
4 relle, compte le plus de partisans.
Suivant Spallanzani, les hirondelles sont monogames : } elles défendent en commun leurs foyers envahis par l'ennemi; elles reconstruisent en commun leurs demeures renversées ou détruites (Linné, Dupont de Nemours). Essentiellement & insectivores, elles font leur nourriture ordinaire de cousins, de mouches , de charançons , de tipules surtout, dont elles sont très-friandes (Tessier). Et c’est parce qu’elles poursuivent ces insectes dans les plaines les plus élevées de l'air, quand le ciel est pur, et qu’elles les chassent encore en rasant le sol quand le ciel est chargé de nuages, que le vol de l'hirondelle est devenu un baromètre à l’aide duquel le | peuple prédit les changements de temps.
Le genre hirondelle (hirundo, Linné) renferme de nombreuses espèces, parmi lesquelles il faut distinguer surtout : À l'hirondelle domestique, l'hirondelle des fenétres, \hirondelle des rivages et l’hirondelle salangane : c’est cette dernière espèce, qui habite l'archipel des Indes, qui construit ces nids gélatineux que les Chinois apprêtent comme des champignons, et dont ils font si grand cas. Le * mystère qui s'attache à l’origine de ces nids n’est pas encore complétement éclairei : quant à sa forme , ce nid ressemble à l’une des valves de la coquille nommée par Linné mytilus , hirundo, par Lamarck aronde oiseau : la salangane le construit selon les uns avec du frai de poisson, selon d’au- L tres avec des fucus du genre gelidium. Ces nids, demi- ) transparents, à cassure vitreuse, d’une consistance ferme et tenace, adhèrent fortement aux rochers : on les récolte L trois fois l’an. BELFIELD-LEFÈVRE, | On assure qu’un essai de poste aux hirondelles, fait , en août 1854, a été couronné d’un succès qui dépasse toutes les espérances. Six hirondelles, prises dans leurs nids à Paris, ont été transportées à Vienne (Autriche) par le chemin de fer; là on leur a placé sous le ventre un petit pli contenant une série de nouvelles de 1,510 mots ; puis à sept heures an quart du matin on a mis en liberté les six captives. Sur ce nombre, deux sont arrivées à Paris un peu avant une neure de l'après-midi, une à deux heures vingt minutes, une a quatre heures; les deux autres se sont perdues en route.
HIRONDELLE À QUEUE CARRÉE. Voyez En- GOULEVENT.
HIRONDELLE DE MER. Voyez DACTYLOPTÈRES.
HIRTIUS (Auzus), Romain de naissance plébéienne, partisan et confident de César, dont il fut lieutenant dans les guerres des Gaules, et auquel il dut la préture l'an 46 avant J.-C. et le consulat pour l’an 43 avant notre ère.
et, ayant pris possession du consulat, il se mit en campagne contre lui avec son collègue C. Vibius Pansa et avec Octave. | Antoine, d'abord défait par lui à Bologne, fut encore une | fois battu et mis en fuite, le 27 avril de l'an 43 avant J.-C., | dans la bataille décisive livrée près de Modène, d’où cette | guerre a élé appelée guerre de Modène. Mais Hirtius lui-
même périt dans cette dernière action; Pansa mourut le jour suivant des blessures qu’il avait reçues à Bologne. On | ne saurait décider si Hirtius est réellement l’auteur de | Vhistoire de la guerre d'Alexandrie et de la guerre d’Afrique ; mais il paraît certain que la continuation (le 8° livre) des Commentaires de César sur la guerre des Gaules, est de lui.
HIRUDINEES, famille d’annélides, dont lessan gsues forment le principal genre.
HISKIAS. Voyez ÉzécHias.
HISPE (de ispidus, couvert d’épines), genre de coléoptères subpentamères, ainsi nommé parce qu’il renferme plusieurs espèces dont le dessus et les côtes du £orps sont couverts d’épines branchues, ainsi que les antennes. Telles sont l'hispa testacea, qui se trouve sur le
Après le meurtre de César, il se brouilla avec Antoine, |