HOEFER — HOFER
i -5°), on trouve de lui dans ce recueil un grand nombre d'articles. En 1855 il a soumis à l’Académie des sciences une nouvelle théorie des tremblements de terre qu’il attribue à de vérilab'es orages souterrains. Décoré en 1846, il a élé naturalisé français en 1848. D’ Isidore BourDon.
Retiré dans le village de Brunoy, où il vit en vrai philosophe, M. Hæfer a publié de nouveaux ouvrages , tels que: la Chimie enseignée par la biographie de ses fondateurs (1865, in-18); le Monde des bois (1867, in-8°, fig.); les Saisons (1867-1870, 4 vol.); Histoire de la physique et de la chimie (1872, 2 vol.), et sous le pseudonyme de Jean l'Hermite Homme devant $es œuvres (1879).
HOELT Y (Louis-Hevar-CariStToPne), poële lyrique, né en 1748, mort en septembre 1776, à Hanovre, alla étudier la théologie à Gœttingue; mais ses travaux excessifs ruinèrent bientôt sa santé, déjà minée par un amour malheurenx. Dans le pressentiment d’une mort prochaine, il composa encore plusieurs élégies pleines de mélancolie, et il s’occupait de la publication de ses poésies lorsque la mort vint le frapper. Un amour profond et secret, les inspirations de l'amitié, une satisfaction douce et mélancolique causée par la contemplation de la nature et du monde , telles sont les données fondamentales de ses idylles et de ses élégies. Ses Œuvres poétiques ont été publiées par Voss et Stolberg(1783).
HOEMUS ou HÆMUS. Voyez BALkAN.
HOENE WRONSRKI. Voyez WRonskl.
HOFER (Axpré), chef de l'insurrection du Tyrol, en 1809, pendant la guerre entre l’Autriche et la France, était né le 22 novembre 1767 à Saint-Léonard, vailée de Paseyr, où son père tenait une auberge. Ilen hérita à sa mort, et à cette industrie il ajoutait encore un commerce de vins et de chevaux avec l'Italie. En 1796 il avait déjà marché contre les Français sur le lac Garda, à la tète d’une compagnie d’arquebusiers tyroliens; et lors de la création d’une milice nationale en Tyrol, à l’époque de la paix de Lunéville , il avait fait preuve d’un grand zèle pour la défense du pays. En 1808, quand tout annonçait la reprise prochaine des hostilités entre l’Autriche et la France et lorsque déjà la désaffection des populations tyroliennes pour le gouvernement bavaroïis en était venue à son comble, il arriva secrètement à Vienne des députés du Tyrol, parmi lesquels se trouvait André Hofer, et qui étaient chargés de faire connaître à l’archiduc Jean les souffrances, les vœux et les espérances du pays. Par ordre de l’archiduc on dressa alors le plan d’une insurrection en Tyrol ; et Hofer et ses amis eurent mission d'y préparer la contrée. Les mesures adoptées réussirent complétement. En trois jours, du {1 au 13 avril, le pays tout entier fut gagné à la cause de l'insurrection; et huit mille hommes de troupes francaises et bavaroiïses furent surpris et désarmés à Inspruck, à Hall et dans la lande de Sterzing, où commandait Hofer. Le nord du Tyrol une fois libre, Hofer marcha vers le sud, et en chassa également les Français, après leur avoir fait essuyer des pertes considérables. Mais pendant ce temps-là, les Français, vainqueurs à Eckmühlet à Ratisbonne, ayant marché sur Vienne, les Bavaroïs, à leur tour, envahirent le Tyrol, où ils portèrent en tous lieux le fer et le feu. Le jour même de la prise de Vienne, le général autrichien Chasteler essuya une déroute complète à Weærlg, et dut se replier sur la position centenale du Brenner, d’où il parvint ensuite à se frayer un passage les armes à la main, en laissant un petit corps aux ordres du général Buol pour défendre le Tyrol. Quand le général Ruska avait chassé du Tyrol le comte de Linanges, fort aimé dans ce pays, Hofer, à la tête de sa compagnie franche, avait déjà contribué à combattre l'ennemi, Il parutalors sur le Brenner, et dans les journées du 25 et du 29 mai 1809 illivra aux Bavarois deux combats, à la suite desquels ceux-ci se virent contraints d'évacuer de nouveau le Tyrol. A peu de temps de là le comte de Linanges, assiégé dans la ville de Trente, était délivré par les troupes autrichiennes et par les bandes de Tyroliens aux ordres de Hofer, Déjà celui-ci était au moment de rejoindre avec son corps