HONDURAS — HONFLEUR
L'Etat. de ‘Guatemala; au sud, par l'État de San-Salvador et l'État de Nicaragua ; à l’est, par la côte des Mosquitos, tribu indépendante. Ce pays comprend une superficie d’environ 2,600 myriamètres carrés, avec une population de près de 250,000 âmes; ce qui donne de 70 à 75 habitants par myriamètre carré. En général, l'État de Honduras forme un plateau offrant une succession de chaînes et de groupes de montagnes, et s’abaissant en terrasses vers la mer des Antilles. Bien que du côté de la mer le sol se transforme insensiblement en luxuriantes savannes s’avançant jusqu’à l'endroit où la côte est le plus plate, quelques montagnes assez considérables ne laissent pas que de se trouver même tout près de ce rivage hérissé de récifs et d’ilots, par exemple le mont Omoa (2,180 m.), le pic Congrehoy (2,333 m.), le Cerro-Guiaimareto (1,600 m.). La côte présente aussi plusieurs promontoires extrêmement saillants, tels que le cap Tres-Puntas ou Manabique à l’ouest, et le cap Honduras ou Punta-Castilla à l’est. Le pays est parfaitement arrosé, par un grand nombre de cours d’eau, dont aucun n’a un développement considérable, mais qui tous sont plus ou moins navigables. A l’époque des pluies les rivières sortent de leur lit et inondent les contrées basses. Le cours d’eau le plus important se trouve à à l’ouest : on l'appelle le Rio Grande ou Motagua ; ila pour affluent le Hiqueras. A l'est, c’est le Guangues ; à l'interieur, le Sirano, qui coule au sud à travers la plaine de Comayagua. Le climat est d’une chaleur et d’une humidité extrêmes, surtout au voisinage de la côte. Il est plus tempéré dans les montagnes de Pintérieur, quoique, en raison des nombreuses et épaisses forêts qui y couvrent le sol, l'air y soit tonjours étouffant, La nature, d’une luxuriante richesse. y donne en immenses quantités tous les produits commerciaux particuliers à l'Amérique centrale; il faut mentionner notamment la cochenille, l’indigo, le tabac, les bois d’acajou et autres essences précieuses provenant des inépuisables forêts de l’intérieur, ainsi que des mines d’or, d'argent et de plomb.
L'État de Honduras est divisé en sept départements : Comayagua, Santa-Barbara, Gracias, Yoro ou Lloro, Choluteca, Tegucigalpa et Jutipalpa. I a pour chef-lieu
ComayaGua, appelée autrefois Nostra-Senora de Concepcion, dans une plaine fertile, sur le Sirano, siége des aulorités supérieures et d’un évéché, avec une cathédrale, un collége et 25,000 habitants. Elle a été prise le 27 mai 1872 par les troupes de San-Salvador. Parmi les ports, les plus importants sont Omoa à l’ouest, et Truæillo à l’est.
Honduras, ainsi appelé à cause des nombreux bas-fonds (en espagnol, kondura ) de sa mer, faisait autrefois partie du royaume indien de Quicha, et formait le centre de sa civilisation, qui florissait vraisemblablement avant l’arrivée des Aztèques au Mexique. Honduras fut découvert par Christophe Colomb, en 1502 ; mais ce ne fut qu’en 1523 que les Espagnols en prirent possession. Colonisé peu à peu, au milieu d’attaques fréquentes des Indiens, ce territoire fut érigé en audiencia relevant de la capitainerie générale de Guatemala ; en 1790, on le transforma en simple intendance, et il en fut ainsi jusqu’en 1824, époque où il se constitua en république. Après des réunions alternativement conclues et dissoutes avec les antres États de l'Amérique centrale ( le 25 juillet 1851, il se réunissait encore à Nicaragua et à San- Salvador, pour constituer un État fédératif), ce pays forme aujourd’hui une république indépendante. Aux termes de sa plus récente constitution, en date de novembre 1865, le pouvoir exécutif y est aux mains d’un président, lequel est élu par les deux chambres, à savoir : la chambre législative, composée de 14 députés, etle sénat, quicompte
17 membres. Le président est assisté d’un conseil d'État composé de 2 ministres et de 2 autres membres. L'évêque de Comayagua administre le pays sous le rapport spirituel.
Les finances du Honduras sont dans le plus grand désordre à cause des vicissitudes politiques auxquelles il est en buite depuis sa constitution. Un rapport semi-officiel
DICT. DE LA CONVERS, == T, Xls
portait le revenu public pour l’année 1871 à 2,500,000 fr. produit par les recettes des douanes et par le monopole de la vente de l’efu-de-vie. Les dépenses ont toujours dépassé les recettes. La dette publique s'élevait (lin 1872) à 150 millions de fr.
HONDURAS, colonie anglaise, appelée aussi quelquefois Balize ou Belize, du nom de son chef-lieu, située dans la partie sud-est du Yucatan, sur la côte occidentale de la baie de Honduras, bornée au nord par le Rio Hondo, et au sud par le Rio Sarstun, qui la sépare du Guatemala, comprend une superficie de 2,153 myr, carrés, et comptait en 1871 une population de 24,710 habitants. Derrière la côte qui est basse et garnie d’une foule d’ilots, de récifs et de bancs de sable, le sol s'élève à une bauteur assez considérable. Ce pays participe au climat et à la végétation de la zone torride. Mais la véritable richesse de la colonie et ce qui constitue sa principale valeur, ce sont les immenses forêts, dans lesquelles, plusieurs milliers de travailleurs, nègres pour la plupart, abattent d'énormes quantités de bois d’acajou et de bois campêche, qui s'expédient en Angleterre. Dans la population de cette colonie se trouvent des blancs d’origine anglaise, des nègres et des indiens indigènes, avec lesquels les colons ont plus de relations et de points de contact que partout ailleurs.
Le gouvernement de la colonie a pour base une autorité législative et un pouvoir exécutif désignés sous le nom de magistrats de Honduras. Le gouverneur porte le titre de directeur. Un régiment des Indes occidentales y tient garnison , et la milice locale est toujours prête à prendre les armes. La colonie possède aussi une flottille à elle. Dès 1670 les Anglais obfinrent de l'Espagne l'autorisation de faire du bois sur les bords du Balize, et fondèrent des établissements sur ce fleuve. Après des attaques maintes fois répétées, puis suivies de traités nouveaux, ils finirent, en 1786, par obtenir formellement la cession du territoire situé entre le Balize et le Hondo, ou sur la côte de la baie de Hanovre.
Tout récemment les Anglais ont étendu les limites de leur district forestier, au sud, jusqu'aux Sarstun.
Le chef-lieu est le port de Balize, à l'embouchure du fleuve du même nom. On exporte de la salsepareille, dt bois de campêche, du sucre, du boïs d’acajou. En 1871 ls valeur déclarée des importations venant d'Angleterre s’éleva au chiffre de 3,134,500 fr. L’exportalion dépasse de beaucoup l'importation, et le mouvement général du commerce présentait alors un total de 8,908,150 fr.
Les îles de la côte : Turneffe ou Terranof, avec des habitants indiens; George’s Cay, avec un fort, résidence d'été des Anglais; Ambergris-Cay ou Ubero, cic., dépendent également du gouvernement de Balize, de même que les îles d'Utilla, de Ruatan, de Bonacca, etc., situées au nord de l'Etat d'Honduras et formant la station intermédiaire avant d'atteindre la côte des Mosquitos.
HONFLEUR, ville de France, chef-lieu de canton du département du Calvados, à 11 kilom. du Havre, avec 9,061 habitants (1872), un collège, un port trèsfréquenté par des navires anglais, suédois, danois et norvégiens, un entrepôt réel et fictif, un entrepôt de sel , une école d’hydrographie. On y arme pour la pêche de la morue, et il s’y fait un commerce de bois du Nord, de fers, vins et eaux-de-vie. Cette ville possède des raffineries de sucre, des brasseries renommées, un établissement de bains de mer, des corderies; on y construit des navires et on y fait un commerce important de volailles, d'œufs et de fruits avec l’Angleterre. Le port, où l’on a fait de. puis 1860 d'importants travaux, se compose d’un avantport, d'un petit port d’échouage , de trois bassins à flot et d’une retenue qui sert à repousser les énormes bancs de vase que la mer y apporte. Les rues sont étroites et tortueuses, bordées de vieilles maisons en bois: on \ voit cependant quelques édifices gothiques qui sont dignes d'intérêt, En 1440 Honfleur fut enlevée par Dunois au