HONNEURS — HONORIUS
honoraires pour désigner les traitements des fonctionnaires d’un ordre élevé.
Honoraire est aussi adjectif; 1l se dit des personnes qui portent un titre honorifique sans en exercer les fonctions. Il s’accorde aux magistrats dont la carrière judiciaire est terminée et qui ont entièrement cessé de siéger. Les corps savants ét généralement la plupart des sociétés particulières ont aussi des membres honoraires qui ne sont pointastreints aux mêmes obligations que les membre ordinaires. Enfin, on.connaît les {uteurs honoraires.
HONORES (An). Voyez AD nonores.
HONORIFIQUES (Droits). Voyez DROITS FÉODAUX.
HONORIUS (FLavius), empereur d'Occident, second fils de Théodose, était âgé de neuf ans seulement, en 395, quand la mort de son père lui donna la moitié de l'empire. Son frère Arcadius reçut l’Orient en partage. Tout le règne d’'Honorius est dans la vie de Stilicon, son ministre; et, quand ce fantôme d'empereur eut fait mettre à mort ce général, Rome fut prise par Alaric, et Honorius, réfugié à Ravenne, ne dut son salut qu’à la mort du roi des Visigoths. Les plus belles provinces de l'empire furent perdues sous son règne, la Grande-Bretagne, la Gaule, l'Espagne. 1} mourut en 423, à trente-huit ans.
HONORIUS. Quatre papes et un antipape ont porté ce nom.
HONORIUS 1°", fils de Pétrone, consul, naquit dans le Campanie. Il fut élevé sur la chaire apostolique vers l’année 626, et mourut après un pontificat d'environ douze ans. Il se fit remarquer par les mœurs les plus douces, la piéte la plus tendre et par sa magnificence, qu’attestent encore un grand nombre d’édifices religieux qu’il ft construire ow réparer. Sergius, patriarche de Constantinople, répandait dans tout l’Orient l'erreur du monothélisme, dans l’espoir de ramener les Eutychiens à l’Église. L'empereur Héraclius pros tégea cette doctrine, et Sergius écrivit à l’évêque de Rome pour tâcher de le rendre favorable à ses projets. La réponse du pape à Sergius fut conçue dans des vues de conciliation , sans tomber toutefois dans l’hérésie des monothélistes, dont la doctrine fut anathématisée au sixième concile général tenu à Constantinople en 680, sous le pape Agathon. La mémoire de tous ceux qui avaient favorisé cette erreur fut, en outre, proscrite, et Honorius nommément condamné. Léon II, successeur d’Agathon, dans une lettre adressée à Constantin Pogonat pour confirmer les actes du concile, n’épargne
| pas plus Honorius.
[HONORIUS (CADALOUS), antipape. En l’an 1061 éclata. un nouveau schisme qui dura trois ans. A la mort de Nicolas II, deux factions puissantes se disputèrent l'élection de son successeur. Celle du fameux Hildebrand fit nommer Alexandre II, avec la pensée secrète d’affranchir le saintsiége de la dépendance où le maintenaient les empereurs. d'Allemagne et de le délivrer en même temps de la tyran-
| nie des comtes de Toscanelle et de Segny. Ces seigneurs,
qui dominaient dans Rome depuis plus d’un siècle, s’unirent cette fois au représentant de l'empire, à Guibert de Parme , que l’impératrice Agnès, tutrice du jeune Henri, roi de Germanie, avait créé chancelier d'Italie, pour renverser l’ouvrage d'Hildebrand. Guibert devint l'âme de cette ligue : ik s’adressa d’abord aux évêques de Lombardie ; il y joignit. une multitude de cleres et les conduisit vers l'impératrice, qui saisit avec empressement l’occasion de reprendre les droits
. de l’empire, Une diète fut convoquée à Bâle, où se rendirent.
un grand nombre de cleres et de prélats. Le jeune empe
reur y parut le 28 octobre 1061, et Cadaloüs Calavicini
évêque de Parme, fut élu souverain pontife sous le nom d'Honorius II : c’était le digne représentant de tous les vis ces qui dégradaient le clergé romain , et Pierre Damien se rendit l’interprète de la chrétienté en les lui jetant à la face dans une lettre célèbre. Cadaloüs ne s’émut point des ela= . meurs que soulevait son exaltation : il leva de l'argent et des troupes, séduisit quelques partisans d'Alexandre IT,.et parut aux portes de Rome le 14 avril 1062. Le pape se hâta