HONTE — HOOFT
opérationsultérieures, Grâce à l'énergie du jeune Napoléon Bonaparte, improvisé général de l’armée de siége, Hood fut contraint d'abandonner la rade de Toulon, le 18 décembre, Avant de partir il incendia larsenal avec le matériel qu’il contenait, onze vaisseaux de ligne, neuf frégates et corvettes ; emmenant avec lui les trois vaisseaux qui restaient, six frégates et six bâtiments moindres. Une tempête força Hood à jeter l'ancre près des fles d'Hyères, avec sa flotte encombrée de royalistes fugitifs. De là il fit voile pour les mers d’Italie, et s'empara de la Corse le 21 mai 1794; mais ilne la garda pas longtemps. Ce fut là son dernier exploit. De retour en Angleterre, il fut créé vicomte de Whitley, et en 1796 gouverneur de Greenwich. Il raourut à Bath, en 1816.
HOOD (Taowas), un des kumoristes anglais les plus originaux, naqait en 1798, à Londres, où son père, Écossais d’origine, faisait le commerce de la librairie, Destiné à embrasser cette profession, il la prit tellement en dégoût, que sa santé s’altéra. Pour la rétablir, son père l’envoya passer quelque temps auprès d’un parent, à Dundee, où il donna les premières preuves de ses dispositions pour la littérature, en prenant part à la rédaction du Dundee Magazine. De retour à Londres, on le mit en apprentisage chez un graveur; mais il ne demeura dans son atelier que le temps nécessaire pour acquérir des notions pratiques qui plus tard devaient lui être utiles pour l'illustration de ses ouvrages (par exemple, pour celle du Comic Annual). A partir de 1821 il s’'adonna exclusivement à la littérature, et fut chargé de la direction du London Magazine. Par la suite il publia un journal à lui, sous le titre de Hood's Magazine. Son premier recueil de vers, intitulé Whims and Oddities, obtint un grandi retentissement. Ce qui distinguait surtout cet ouvrage, c’est le parti que l’auteur y tirait des jeux de mots, genre d'esprit devenu sous sa plume une source d'humour vraie et souvent même d'émotions douces. Quelques contes en prose, National Tales, qu’il fit paraître en 1827, eurent moins de succès; et un roman, Tylney Hall, qui parut ensuite, prouva que dans cette direction son talent faisait fausse route. En revanche, ses nouveaux essais poétiques réussirent encore plus que les premiers; dans le nombre on remarque surtout lepoëmeintitulé: Dreamof Eugene Aram, publié en 1829 dans l’almanach The Gem, et The Plea of the midsummer Fairies, création fantastique pleine de charme. 11 maintint sa réputation d’humoriste par la publication du Comic Annual et par son Up the Rhine (1842), satire contre les touristes anglais. Les Whimsicalilies, a periodical gathering (2 vol., 1843), avaient déjà paru en grande partie dans le New Monthly-Magazine. Le dernier de ses poëmes qui mérite d’être mentionné est le Song of tke Shirt, qui parut d’abord dans le Punch, et où il dépeignait avec tant de vérité la misère des ouvrières de Londres employées à des travaux de couture, que ce pénible tableau produisit une profonde sensation et ne contribua pas peu aux mesures prises alors pour alléger tant de poignantes souflirances. Dans la plupart des productions de Thomas Hood, dans ses quolibets et ses parodies même, on sent l'inspiration d’un amour vrai de l'humanité. Ils ont parfois quelque chose de sérieux et de triste, dont l'effet est encore augmen {é par des rapprochements bizarres, Il rit d’un œil sur les folies des homn es et pleure de l’autre, sur leurs faiblesses et leurs vices, Thomas Ilood mourut, le 3 mai 1845. (Voyez Memorials of Th. Hood, edited by his daughter ; Lond., 1860, 2 vol. )
HOOFT (Pigrer ), né à Amsterdam, en 1584, fils du bourgmestre Cornélis Hooft, l'un des nobles qui, en 1587, bravèrent au péril de leur vie la tyrannie de Leicester, se forma par l'étude des classiques anciens et par ses voyages en Jialie, A son retour, il remplit depuis 1609 jusqu'à sa mort, arrivée à La Haye le 21 mai 1647, les functions de bailli de Muiden, sans prétendre à de plus hautes dignités, comme semblaient l'y convier sa naissance , ses connaissances et ses richesses, Tacite, qu’il
traduisit en hollandais et en style classique, fut son modèle
manière la plus naturelle et la plus agréable l'effet du soleil | | |