‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 94 sur 522 · HOOFT — HOOKER · texte numérisé non relu

HOOFT — HOOKER

comme historien, et il fit tous ses efforts pour limiter. Comme historien, il publia : He{ leven van Koning KHen- | drik IV (Amsterdam, 1626) et une Histoire de la Maison de Médicis , 1649) ; mais sa Nederlansche Historien | (2 vol., 1642) est celui de ses ouvrages qu’on estime le | plus; elle s'étend de 1256 à 1587, au moment où finit le gouvernement de Leicester, Comme poëte, Hooft naturalisa en Hollande la tragédie aussi bien que le genre érotique. Ses Lettres, qu’on regarde également comme des modèles , ont été imprimées par Huydecooper (1738) ,etsa Traduction de Tacile par Brandt ( 1684).

HOOGHE (Purer DE), un des meilleurs peintres de genre flamands, né vers 1643, et selon d’autres en 1659, fut, dit-on, élève de Bergen. Ii peignit avec un rare bonheur des scènes d’intérieurs flamands , où il a su reproduire de la

à travers les fenêtres. Presque tous ses tableaux représentent des intérieurs d'appartement avec de ces effets de soleil ; et les personnages tranquilles , silencieux , qu’il y place , rendent de la manière la plus complète le calme qui est le propre d’un jour de fête. Son pinceau est moins délicat, mais non moins spirituel que celui de Dow ou de Miéris; et comme coloriste, il est un des maîtres dans son genre. Ses tableaux sont assez rares et d’un prix très-élevé. Il mourut en

Il ne faut pas le confondre avec Romain de HooGuE , ingénieux graveur flamand sur cuivre, né vers 163$, et qui a travaillé jusque vers 1704.

BOOGSTRATEN (Jacques DE), grand-Juge des hérétiques à Cologne, et l’un des adversaires les plus acharnés de Reuchlin, naquit en 1454, au bourg de Hoogstraten, en Brabant, fit ses études à Cologne, entra bientôt après dans l’ordre des dominicains, et y obtint un prieuré. Nommé par la suite professeur de théologie à Cologne, il fut établi grand-juge des hérétiques (hereticæ pravitatis inquisilor) lorsque Pinquisition fut introduite en Allemagne sur les instances du pape Léon X et de l’empereur Charies- Quint. Hoogstraten choisit tout d’abord pour victimes de

son zèle Érasme de Rotterdam et Reuchlin, et fit publi-.

quement brûler les ouvrages de ce dernier. Reuchlin s’en vengea en le livrant aux risées du monde lettré; Hoogstraten fut aussi fort maltraité dans les Æpistolæ obscurorum virorum, et mourut à Cologne, le 21 janvier 1527. On a de lui quelaues mauvais pampblets en latin, contre Luther et la réformation.

HOOGSTRATEN (Durk van), peintre flamand, né en 1595, était apprenti orfévre quand il s’appliqua à la grayure sur cuivre, et plus tard à la peinture, où il se fit la réputation d’un excellent artiste, notamment dans le genre historique, Ilmourut à Dordrecht, en 1670.

Son fils, Samuel vAN HooGSTRATEN , surnommé le Batave, né à Dodrecht, en 1627, fut initié à l’art par son père et par Rembrandt. Il peignit beaucoup de portraits, de tableaux d'histoire, des fleurs et des fruits; mais les tranquilles scènes d'intérieur lui réussissaient de préférence. De Vienne , oùil alla fort jeune encore, il se rendit à Rome, et plus tard à Londres : il mourut dans sa patrie!, en 1678. Son Trailé de la Peinture, avec des planches gravées par lui-même , est un des meilleurs ouvrages qui aient été publiés dans ce siècle sur ce sujet.

Son frère, Jean AN HooCsTRATEX , qui l’accompagna dans ses voyages, peignit ésalement des tableaux d'histoire, et mourut à Vrenne, en 1654.

” HOOK (TuéonorE-ÉpouarD), romancier et poête dramatique anglais , né à Londres , en 1788 , est auteur d’une foule de pièces de théâtre , comme le Refour du Soldat; le Siége de Saint-Quentin; Tekli, mélodrame, etc. Présenté au prince-régent, il capta si bien sa faveur par ses saillies et sa gaieté, qu’en 1812 il fut nommé receveur général et trésorier à l’île Maurice , avec un traitement de 2,000 livr. sterl, Il remplit ces fonctions jusqu’en 1818, époque où un abus de confiance, cornmis par l'un de ses subordonnés, mit à sa

charge un déficit considérable reconnu dans sa caisse. Quand il revint en Angleterre, on lui intenta un procès , qui dura jusqu’en 1823, et se termina par un jugement qui le condamnait à réintégrer dans les caisses du gouvernement une somme de {2,000 liv. sterl. Pendant ce temps-:à il était devenu l’un des rédacteurs du Jokn- Bull, journal dans lequel il défendait les principes du parti tory et combettait ses adversaires avec une verve de causticité voisine souvent du cynisme, Au moment du procès intenté à la reine Caroline, il accabla souvent cette malheureuse princesse des plus grossières insultes. Malgré cela, il lui fallut subir la détention à laquelle il avait était condamné; et ce fut dans la prison pour dettes qu’il composa ses premiers Contes, publiés sous le titre de Sayings and Doings (Londres , 1824), et dont le succès fut tel , qu’ils lui valurent plus de 2,000 livr. sterl. Il parut une continuation en 1825 , et bientôt après le détention de Hook cessa. Il se consacra dès lors exclusivement à la nouvelle et au roman. En 1828, il publia une troisième série de ses Sayings and Doings; en 1830, Maxwell; La Fille du Curé et Amour, et Vanilé. En 1836, il prit la rédaction en chef du Vew-Monthly-Magazine , recueil pour lequel il composa Gilbert Gurney , puis unesuite assez médiocre à ce roman, intitulée : Gurney Marié, Vinrent ensuite , en 1837 Jack Bray ; en 1839, Naissances , Morts et Mariages; en 1840, Pères et Fils. On a aussi de lui des Memoirs of general sir David Baird et une Vie de Kelly. Son dernier roman, Peregrine Bunce, ne parut qu'après sa mort (3 vol., 1842), et fut achevé par une main

| étrangère. Sa connaissance du monde, ses relations avec la

haute société, son esprit, son talent pour la narration , lui eussent permis de faire beaucoup mieux qu’il n’a fait, si sa vie désordonnée ne l’avait constamment jeté dans des embarras d’argent , et si la nécessité de soutenir cinq enfants, nés d’une union illégitime , n'avait entravé l’essor de son génie. Il mourut le 24 août 1841.

HOORE (Roserr), géomètre et astronome anglais, né dans ile de Wight, en 1638, mort le 3 mars 1703, est célèbre par un grand nombre d’inventions. Même en lui contestant celle du ressort spiral des montres (voyez BALANcer), il lui reste assez d’autres titres de gloire. Mais ce qui lui mérite surtout une place distinguée dans la science, c’est d’avoir , douze ans avant Newton, entrevu les lois de la gravitation universelle. On lit en effet dans un de ses ouvrages, publié en 1674 , et intitulé: An attempt to prove the motion of the earth (Londres, in-4°), le passage remarquable dont voici la traduction : « J’expliquerai un système du monde différent à bien des égards de tous les autres, et qui est fondé sur les trois propositions suivantes : 1° que tous les corps célestes ont, non-seulement une attraction ou une gravitation sur leur propre centre, mais qu’ils s’attirent mutuellement les uns les autres dans leur sphère d'activité; 2° que tous les corps qui ont un mouvement simple et direct continueraient à se mouvoir en ligne droite, si quelque force ne les en détournait sans cesse, et ne les contraignait à décrire un cercle, une ellipse ou quelque autre courbe plus composée; 3° que l'attraction est d’autant plus puissante , que le corps attirant est plus voisin. » Hooke fit paraître plusieurs autres ouvrages , également en anglais ; le principal est sa Micrographie , 1665, in-folio. C’est sir ses plans que Londres fut en partie rebâtie après le fameux incendie de 1666.

HOOKRER (Sm WiLLiAm-JAcKsoN) , né à Exeler, en 1785, manifesta de bonne heure un goût des plus vifs pour l'étude de l’histoire naturelle , eten 1809 entreprit en Islande un voyagescientifique qui lui fournit le sujet d’un livreintitulé . A Tour in Iceland (2° édit, 1813), En 1815, il épousa lafille de Dawson Turner, savant botaniste et archéologue , et hérita de la fortune , assez considérable, de son cousin William Jackson , de Canterbury ; ce qui ne l’empêcha pas d'accepter la chaire de botanique que lui offrit à ce moment l’université de Glasgow et de déployer en même temps ung infaligable activité littéraire. C’est ainsi qu’il continua {e Zo/unica?

Magazine fondé, en 1787, par Curtis, dont il commença une troisième série en 1845, après la publication du 70° vosume ; qu'il fit paraître, à partir de 1834, le London Journal of Botany, et qu'il publia en outre Bofanical Miscellany. Nous citerons encore de lui British Jungermanniæ (1816); Muscologia Britannica (2° 6d., 1833); Musci exotici (1818); Flora Scotica (1821); Exotic Flora (3vol., 1823-1827 ); Flora Borealis-Americana (2 vol., 1833-1840); les parties botaniques des voyages scientifiques de Beechey et autres ; {he British Flora (5 vol., 1830 ; 8° édit., 1864): Icones plantarum ( 1837-1860, 10 vol.), choix de plantes rares ou récen ment découvertes , décrites à l'aide de brèves notices d’après l’herbier de lauteur; Species filicum (1846-1853); À Century oforchidaceous plants (1846); Victoria regia (1851), ouvrage de luxe; British ferns (1862).

En 1836, Hooker fut créé Laronet , en considération des services rendus par lui à la science. En 1841, il fut nommé directeur du Jardin botanique de Kew, devenu depuis lors le premier établissement de ce genre qu'il y ait au monde, Il a rendu compte des améliorations qui y ont été effectuées par lui, dans : Kew gardens, or a popular guide to the royal botanic gardens at Kew (1847). Ce savant est mort le 12 août 1865 , à Kew. ‘

HOOKER (Joseru-DaLron), fiis du précédent, né en 1816, docteur en médecine, accompagna de 1839 à 1843 le capitaine Ross dans son expédition au pôle antarctique, en qualité de médecin et de naturaliste ; et il en a publié les résultats botaniques dans sa Flora Antarclica (2 vol., 1845-1848) et dans sa Flora Novæ-Zelandiæ (1852). En 1847, muni d'instructions spéciales de M. de Humboldt, ilentreprit un voyage botanique dans l’Inde. Arrivé à Calcutta en janvier 1848, il franchit l'Himalaya, et pénétra jusque dans le Thibet, où il découvrit un grand nombre de plantes nouselles, entre autres 37 espèces de rhododendrons jusqu’alors complétement inconnues. À la mort de son père (1865), il lui succéda dans la direction du jardin botanique de Kew. On a encore de lui: The Rhododendrons of the Himalaya (1849 - 1851); Himalayan journal (1854, 2 vol.}, et Flora lasmanica ( 1855 ).

HOORN ou HORN, chef-lieu d'arrondissement de la Hollande, située dans une belle contrée, sur une baie du Zuyderzée, possède un bon port, un collége, un bel hôtel de ville, dix églises et compte 9,503 habitants, qui font un commerce considérable en beurre et en fromages. Ils font aussi la pêche et construisent beaucoup de vaisseaux.

Hoorn était jadis l’une des villes les plus riches et les plus florissantes de la Hollande, grâcs à l’activité de ses né-

gociants, de ses marins et de ses pêcheurs de baleines. C'est

là que furent inventés les grands filets employés encore au- Jourd’hui pour la pêche du hareng, et que naquit entre autres hommes célèbres, Wilhelm Schouten, qui le premier doubla le cap Horn. Cette époque de prospérité est depuis songtemps passée. Comme presque toutes les autres villes de la Hollande septentrionale situées sur le Zuyderzée, Hoorn décline chaque jour davantage. Après une terrible inondation, causée, en 1557, par la rupture des digues, elle eut encore beaucoup à souffrir pendant les guerres contre l'Espagne. En 1799 elle fut prise par les Anglais ; mais ils l'évacuèrent après la bataille d'Alkmaar.

HOPITAL et HOSPICE (mots dérivés du latin Lospes, hôte, et hospitalitas, hospitalité). Un hôpital ou hospice n’a été d’abord, en effet, qu'un lieu où l'on donnait

l'hospitalité. 11 paraît que chez les anciens Grecs et Romains

il n'existait pas d'établissements analogues à nos hôpitaux modernes. Pour expliquer ce fait, il faut se rappeler que la population était alors formellement divisée en hommeslibres et en esclaves : parmi ceux-ci, les malades et les infirmes devaient être soignés par leurs maîtres, ou si quelques-uns étaient abandonnés, qui s'inquiétait du sort de quelques esclaves? Quant aux hommes libres, ceux qui devenment pauvres tombaient souvent dans l'esclavage, ou ils trouvaient

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