‹ Dictionnaire de la conversation et de la leture. Seconde edition. v.11Chapitre 97 sur 522 · HOPITAL — HOQUETON · texte numérisé non relu

HOPITAL — HOQUETON

interrompu par le relâchement de fous les muscles inspirateurs, mais qui se reproduit aussitôt par de nouvelles contractions.

Cette affection, le plus souvent essentielle et ne constituant pas un état pathologique, a quelquefois pour cause déterminante la réplétion brusque et immodérée de l'estomae, l'usage d’aliments indigestes, pris avec voracité et sans être humectés de boissons ; la déglutition précipitéé ou trop promptement arrêtée, comme il arrive souvent chez les enfants; l’'ingestion de boissons froides, de liqueurs alcooliques ; la sensation de froid aux pieds, à la circonférence de la poitrine, surtout à l’épigastre; enfin, les émotions vives de l’âme, telles que la colère, la surprise, la joie ou la terreur, Quelquefois le hoquet est symptomatique de certaines maladies, dont il est, ainsi que dans le choïéra, un des signes prognostiques du plus fächeux augure. Le hoquet, qui, dans quelques cas, persiste longtemps après la guérison des affections dont il a été un des symptômes, peut, dans certaines circonstances, déterminer des effets fächeux, non-seulement en troublant, par sa durée et sa violence, la circulation pulmonaire et la nutrition, mais encore il occasionne un dépérissement général en provoquant le vomissement dés aliments introduits dans l'estomac. Énfin, dans quelques cas , à la vérité fort rares, il est si grave et si opiniâtre qu’il constitue une véritable maladie, qui n’a été observée que chez les personnes nerveuses et {rès“irritables. Les secousses spasmodiques du hoquet peuvent aussi être entretenues par une sorte d'habitude de l'organisme , qui tend à répéter les actes qu’il a exécutés un certain nombre de fois. Le célèbre Boiïssier de Sauvage, l'illustre Boerhaave prouvent que cette affection peut aussi être communiquée par imitation, et qu’elle accompagne quelquefois l’hystérie et l’hypochondrie. Une circonstance qui tend à ne laïsser aucun doute sur le caractère névralgique ou nerveux du hoquet, c’est que, parmi les causes qui le produisent, on trouve des

oyens propres à le combattre : ces moyens agissent évidemment en produisant une perturbation brusque et instantanée de l’action nerveuse : telles sont la surprise, la peur, l’ingestion d’un liquide froid, ou l'aspersion brusque avec de l'eau à la glace, etc.

Le traitement du hoquet doit donc varier selon les causes qui sont supposées l'avoir déterminé : celui qui est léger uen exige aucun, parce qu'il cesse promptement de luimême, ou du moins en employant les moyens très-simples que nous venons d'indiquer. Dans les cas où il est plus intense, lorsqu'il revient à des époques plus ou moins rapprochées, périodiques ou non, il est souvent difficile de le faire cesser : on doit principalement avoir recours à tous les moyens thérapeutiques indiqués dans le traitement des affections nerveuses. Enfin, le traitement par excellence de cette affection sera celui qu’on aura prescrit après avoir remonté à sa cause, lorsque les secousses singultueuses seront déterminées par une digestion pénible. Sans l'existence d’une maladie de l'estomac, on emploiera avec avantage des infusions de thé rendues un peu plus stimulantes par l'addition de quelques gouttes de rhum ou d'une autre liqueur alcoolique. Si ce phénomène nerveux se présentait sous la forme intermittente, on le combattrait au moyen du quinquina ou de toute autre préparation antipériodique, de même que dans un grand nombre de cas il suffit, pour l'arrêter, d'une volonté ferme, de quelques distractions et de mouvements capables de modifier l’innervation,

D' CoLomgar (de l'Isère ).

HOQUETON, mot qui a servi de dénomination à ur genre d'arme défensive, et au guerrier ou à l’archer porteur de cette arme qui servait sous le grand prévôt. On est mal éclairé sur l'étymologie de ce terme, que les uns croient de source flamande , les autres d'origine anglaise, Il est sûr qu'au temps du prince Noir ce que les Anglais, combattant en France, appelaient aAton n'était autre que le vêlement qué nous avons plus tard appelé auguelon ou hoguetom C'était une tunique d'archer, en usage surtout depuis Char=

SSSR

Page 1