LES
LANGUE VA Et voici le féminin. — C’est la chansorz de madame Deshouliéres sur le vieil abbé
T'estu :
L'aventure est trop ridicule,
Pour ne la pas faire savoir ;
FT offrait à dame incrédule
Sa chandelle , ‘et la faisait voir.
Sans s’émouvoir ; :
Sans s’émourvoir ,
La folette tira sa mule,
Et la fit servir d’éteignoir,
Au lieu de venger cette injure; Les amours , à malice enclins, Riaient entr’eux de l’aventure, Du doyen des abbés blondins.
Ces dieux badins,
Ces dieux badins .
Se disaient : vois-tu la cofffure , Qu’on a mise au dieu des Jardins?
Les regles des genres ont beaucoup
d’exceptions. On dit: un homme , une femme; un vicomle, une vicomtesse ; un
bouc, une chévre ; un chat , une chatte; un coq, une poule; etc. Mais plusieurs
noms , quoique de choses animées , n’ont
qu'un genre dans le langage ; par exemple : éléphant, perdrix , souris, requin , baleïne , etc. Il faut dire: un éléphant mnûle, nn éléphant femelle ; une baleize mâle, une baleine femelle ; une souris mâle, une souris femelle; et en appliquant le nom d’éeigzoirs aux ennemis de la philosophie, il faut dire : wz éteignoir mâle, un éteignoir femelle; ou plus décemment : une dame éteignoir; comme on dit une femme auteur, une femme témoin, une femme traducteur , elc.
L'amour, pris pour le petit dieu qui a tant d’autels dans Paris, est masculin constamment, Mais l'amour, pris pour la passion qui fait aimer, est ordinairement masculin au singulier, et toujours féminin au pluriel — Les dernières amours de Faublas ; les. premières amours de Bonaparte.
Une foule d’irrégularités comme celleslà, sont très-hien placées dans un diction-
tionnaire ; dans une grammaire , elles en-
nuieraient, ou bien elles ne seraient pas lues.