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62 SUPERSTITIONS qu’on l’appelait quelquefois le mattre du diable.
Or, ce sorcier était un vaurien, sans xeligion, sans mœurs, sans réputation ; ‘et l’on sait que le diable ne donne point ces qualités-là. Apparemment qu'il ne donne pas non plus la santé ni les richesses ; car le sorcier était gueux de profession, laid de figure, mal fait de :éorps, et d’une pauvre santé.
Avec toutes ces petites:exceptions , il obtenait du diable tout ce qu’il pouvait souhaiter. Par exemple , 1 savait où se trouvaient les trésors; ce qui se passait dans les pays éloignés; ce qu'il y avait -d'écrit dans les livres du destin : mais -s’il indiquait les trésors, il n’en découvrait point.
C'était encore d’après les lecons du diable, que le susdit sorcier tirait les caries ou tournait le sas, pour la bagatelle de deux sous.
En disant de la sorte les bonnes et mauvaises aventures , il fit devenir folles
:SUPERSTITIONS + +63 -deux ou trois filles du: village >; 1lmitle trouble dans deux ou trois ménages , auparavant paisibles ; et deux ‘où, trois -paysans , courroucés , jetérent le sor- -cier dansun étang ,-oùle: diable lui:laissa le loisir de -se noyer à son aise. Après sa mort , il alla: où vont tant d’autres,»
S. III. Jugemens sur la magie.
— Les anecdotes de ce.genre,ne.sont pas aussi rares qu’elles devraient, l'être dans notre siècle ; et:on en citerait un grand nombre , sielles pouvaient amuser le lecteur. — Mais les bonnes gens, qui
veulent aujourd’hui faire des miracles et des tours de magie, né sont pas assez adroits pour tromper long-temps les yeux qui les suivent, et les sorcelleries ne réussissent pas plus à présent que les tours d’escrocs.
— Le célèbre dom Calmet, quoique bénédictin de SaintMaur et passablement supersütieux , dit dans un livre fait.
pour défendre les appariuions ,; les mar