CARNAVALS
cure et même en Diane. Auguste parut en Apollon dans un festin qu'il donna à ses amis, tous déguisés en divinités (1). FA
Dans les fêtes triomphales , on avait accordé aux soldats la liberté de chansonner le triomphateur. Ceux qui s’ac— quittaient de ce rôle avaient soin de se masquer , ou en Momus, ou en Cyclope , ou en Satyre.
Les peuples les plus graves ont aimé les masques. Les Chinois se déguisent aux enterremens même ; les chanteurs, les danseurs , et les joueurs d'instrumens qui font partie du convoi, sont bizarrement vêtus, et souvent masqués de la manière la plus ridicule; et quand le corps est dans le cercueil , on enterre auprès du mort de petits masques horribles, pour faire sentinelle et efirayer les démons (2). |
(1) Suetone, liv. XII.
(2) L’abbé Muret, des Cérémonies funébres.