I.OG
stituant ou occupant l'intérieur des anthères ou des fruits, et renfermant le pollen ou les graines. |{ Demi-loge, intervalle existant entre les cloi.sons incomplètes de la capsule du pavot. ||13° Réduit pratiqué dans un port pour loger un vaisseau. Il fit construire dans l'enceinte du grand port cent soixante loges, qui pouvaient la plupart contenir chacune deux vaisseaux, et en fit réparer cent cinquante anciennes, rollin, Hist. anc. Œuv. t. v, p. (88, dans pouGENS. || 14° Nom donné, à Marseille, à Lyon, etc. à différents endroits de la bourse où les hommes de même profession se rassemblent pour parler des affaires de leur état. Loge du change. Loge des marchands. Les faillis et banqueroutiers ne pourront entrer en la loge du change, Itègl. des 2 e( 7 juill. 4 667, Bourse de Lyon. \\ 15° Terme de féodalité. Logement que le seigneur accordait aux vassaux en temps de guerre. Droit de loge, redevance que les vassaux payaient au seigneur, afin de pouvoir se réfugier dans le château.
— lilST. xii* s. Ardent [brûlent] ces loges, ci fondent li planchier, Raoul de C. 80. Israël Ici out ested od Absalon s'en fud fuid as loges e à ses tabernacles. Rois, p. 4 94 . Il XIII' s Lors convint que l'en esgardast Aucun qui les loges gardast Et qui maufaiteors preïst, la Rose, 0646. Lequel mestre Guillaume jura à Paris es loges du paies par devant dit, que il le mestier desus dit garderoit bien, l.iv. des met. 4 08. Il XV" s. Fut ordonné que chacun se traîst à sa loge pour souper et boire ce qu'il pourroit avoir, FFOiss. I, I, 37. Celluy jour firent les deuxroys loges dresser emmy les prez, où il y avoit fenestres et appuyaulx aux dames et aux damoiselles ; car la coustume estoit que les roynes et les haultos dames alloient veoir les tournoyemens pour veoir les meilleurs chevaliers, Lancelot du Lac, t. li, f° 82, dans LACURBE. Il XVI' S. Il n'e.st pas mercier qui ne sçait faire sa loge, cotgrave. Vous verrez là-dessous les plus petites herbes... La ruche de l'abeille et la loge au berger Avoir eu part à l'ombre, avoir part au danger, d'aub. Tragigues, Princes.
— ÉTYM. Provenç. lotja; catal. llotja; espign. lonja; portug. loja; ital. loggia; Coïre, laupia; lombard, lobia; angl. lodge; bas-latin, laubia, lobia, lo')ium; de l'anc. h. allem. lauba, laubja; allem. mod. Laube, fouillée, parce que de telles cabanes étaient faites en feuillage. /.o;/e, vu les formes congénères, ne peut être rattaché à locare, voy. cependant LOGER.
LOGÉ, ÉE (lo-jé, Jée) , part, passé de loger. || 1° Qui occupe une habitation, un appartement. Logé au rez-de-chaussée, au premier étage. || Par extension. Dieu était logé trop haut pour nous, Boss. Hist. il, 4 2. Il Être logé, avoir un logement. Il est commodément logé. Il est logé fort à l'élroit. || Etre logé aux quatre vents, habiter une maison mal fermée. Il Fig. et familièrement. U en est logé là, c'est-àdire, voilà les idées bornées qui l'occupent, ou bien voilà l'état fâcheux où un changement de fortune l'a jeté. Je veux.... vous assurer que j'en suis toujours logée là : c'est de croire qu'il n'y a point de mérite comme le vôtre, sév. à Mme de Guitaut, 4" janv. 4894. Il Nous en sommes logés là, et, ironiquement, nous voilà bien logés, se dit pour exprimer qu'on est arrêté par des obstacles imprévus dans quelque affaire. Si, parce qu'il a déjà vu, il a de la peine k se douter de ce qu'il verra, peut-être que j'en suis logé là aussi bien que lui, scarr. Rom. com. I, 4 2. Un campagnard fort riche et de bonne famille Est si sot que d'Anselme il épouse la fille; Le voilà bien logé! th. corn. Comtesse d'Orgueil, IV, 8. Je souhaite, mon cher ange, que vous n'en soyez jamais logé là, volt. Lett. d'Argental, s nov. 4 773. Il Fig. Être logé à la même enseigne, voy. enseigne, n° 4. Il 2° Placé en quelque lieu. Le volant logé dans un arbro. || Fig. De folles idées logées dans sa tête. || 3° Se dit aussi d'une troupe militaire qui occupe un poste. Et l'armée ennemie & noB portes logée, mairet, Sophon. I, 4.
LOGEA BLR (lo-ja-bl'), adj. Où l'on peut loger commodément. Un château très-logeable que je viens de faire bâtir, volt. Utt. Mlle Corneille, 22 nov. 4 780. La maison était très - logeable : au devant un jardin en terrasse...... j.kouss. Conf. v.
— HIST. XVI' s. L'ingratitude est un horrible vice. Vice cruel, meschant et malheureux, Et non logeable en un cœur généreux, rons. 768.
— ÊTYM. loger.
LOGEMENT (lo-je-man), i. m. || 1* Le lieu où on loge. Un logement composé de six pièces. Chercher un logement pour la nuit. Le logement du concierge, du jardinier. Mon logement que je prendrai dans l'abbaye, Boss. Lett. abb. t. Le duc d'Orléans,
LOG
instruit de son innocence [de Voltaire eniermé a a Bastille], lui rendit sa liberté, et lui accorda une gratification : Monseigneur, lui dit Voltaire, je remercie Votre Altesse royale de vouloir bien continuer à se charger de ma nourriture, mais je h prie de ne plus se charger de mon logement, con- DORCET, Vie de Voltaire. Un beau logement au Louvre, que lui fit donner le comte d'Angiviller, son ami et le mien, marmontel, Mém. vn. || Logement garni, celui qui se loue meublé. || Il y a beaucoup de logement dans cette maison, il y a place pour loger beaucoup de personnes. || 8" Appartetements désignés pour un roi et pour les personne» de sa suite dans un voyage. Autrefois les maréchaux des logis marquaient à la craie les logements. Il Faire les logements, dresser la liste des personnes de la cour que les maréchaux des logis doivent faire loger. || Envoyer aux logements, envoyer un domestique avec les maréchaux des logis, pour reconnaître le logement destiné à son maître. || 3° Action d'assigner à des soldats en marche les maisons des particuliers où lisseront reçus et logés. Exemption de logement des gens de guerre. || Billet de logement, billet avec lequel un soldat se fait recevoir dans une maison. Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement, BEAUMARcn. Barb. de Sév. i, 4. || 4° Terme de marine. Se dit de la chambre de bord, des appartements, salles, carrés, chambres, portes, cabanes, couchettes d'un navire. || 5° Terme de guerre. Endroit dont on s'est saisi pendant un siège, et dans lequel on se couvre, contre le feu des assiégés, par des gabions, des palissades, des fascines, etc. pour conserver le terrain et pousser librement le travail. Les assiégeants ont fait un logement sur la contrescarpe, sur la demi-lune, etc. La prise d'un ouvragn à corne [àPhilisbourg]..., on ne croit pas que la place dure longtemps après ce logement, sRv. 25 oct. 4 688.
— f.TYM. LOGEMENT, APPARTEMENT. Logement se dit de toute espèce de logis dans une maison, grand ou petit; appartement ne se dit que d'un logis composé de plusieurs pièces.
— HIST. xV s. On fit un ban de par Philippe d'Artevelle.... que nul ne se logeast au logement d'autrui, froiss. h, ii, 4 68.
— F.TYM. Loger.
LOGER (lo-jé. Le g prend un e devant a et 0 ; logeant, logeons), v. n. \\ 1° Habiter en une maison. Quand il vient à Paris, il loge chez son frère. Je vous avoue que je comprends le plaisir de loger avec les gens qu'on aime, sév. 24 juill. 188O. Le roi vient vers l'endroit où loge la princesse, quinault. Agrippa, m, 4 . || Loger à la belle étoile, coucher dehors, et aussi n'avoir point de lieu pour se retirer. Il Loger chez soi, habiter dans une maison à soi appartenant. Il 2" Fig. Être placé, en parlant des choses. Et si tous ses appas sont encore en sa face, C'est que l'amour y loge, malr. vi, 2B. Eh bien, aurait-on cru que sous tant de beauté Logent tant de malice et de déloyauté? maibet, Sophon. i, 3. Son miroir lui disait : prenez vite un mari ; Je ne sais quel désir le lui disait aussi : Le désir peut loger chez une précieuse, la font. Fabl. vu, i>. || Loger se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand il marque l'action : 11 a logé longtemps dans cette rue; avec l'auxiliaire être, quand il marque l'état : Il est logé depuis deux ans dans cette rue. || 3° V. a. Donner à loger. Où loperez-vous toutes les personnes qui vous arrivent? Quand le roi lui-même vous logeant dans son palais et vous approchant de sa personne sacrée.... TH. COBN. Disc, de réc. à l'Acad. franc. Toute ma maison est renversée ; et, malgré tous mes eiïurts, je n'aurai pas de quoi loger tous mes amis comme je voudrais, volt. Leit. Thiriot, 24 mars 4755. Depuis mon voyage à Madrid, je suis exempt de loger des gens de guerre, beaumarch. Barb. de Sév. 11, 4 4. En moins d'un mois, pour loger ma sagesse. J'ai mis à sec un tonneau de vin vieux, BÉnANO. le Nouveau Diogène. \\ Absolument. Qui voudra dire ces choses [que les organes ne sont pas faits en vue de leur usage], fera mieux de dire encore qu'un bâtiment n'est pas fait pour loger, eoss. Cnnnaiss. iv, a. || Fig. Loger quelqu'un aux Petites- Maisons, dire qu'il est fou, et qu'il est bon à mettre dan» les Petites-Maisons. || Fig. et familièrement. Loger le diable dans .sa bourse , n'avoir pas le sou. Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource. Et "logeant le diable en sa bourse. C'est-à-dire n'y logeant rien, la font. l'nb. ix, tfl. Il 4» Fig. Recevoireu soi. Toutes les folies qu'un cerveau humain peut loger. Une de ces feuimos Put en son cœur loger d'honnêtes flammes, la font. Court. Ce qui m'importe, c'est la santé du corps aima-