‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 108 sur 389 · LOM · texte numérisé non relu

LOM

verbe latin lieere, être permis, est un temps d« liberté, où l'on a permission d'agir ou de ne paa agir. L'oisiveté est un temps d'inaction.

— HIST. XI* s. Sa coustume est qu'il parole à leisir, Ch. de Roi. x, {| xui' s. Diex I est-ce jà que [jej la tienne à celée Entre mes bras, nu à nu, à loisir? viDAME DE CH. Romanc. p. ((4. La tra'ison [ils] de visent entre eux trois à loisir, Berte, xiii. De vous afestoier [je] n'ai ores pas loisir, ib. lxxxvii. || xiy" s. Ce que aucun eslit et fait selon longue preparacion et qu'il délivre par grant loisir et par cogilacion ou pensée, il semble moins estre fait selon habit, oresme, Eth. 88. Il XV* s. Là put-on voir dames noblement parées et richement atournées, qui eu.,t loisir, FROiss. i, i, 31. Sans leur donner loysir de tirer ung coup de flesche, comm. i, 3. Il advertisi bien les amys secrets de ce qu'ils avoient à faire, et semist en la mer à son beau loysir, id. m, 4. Hxvrs. Heureuse la mort qui oste le loisir aux apprests de tel équipage! mont, i, 90. Hommes de loisir et curieux de nouveautez, j. pelletier, dans hvet, la Gramm. franc, p. (44. Vous qui les ruisseaux d'Helicon fréquentez. Vous qui les jardins solitaires hantez Et le fond des bois , curieux de choisir L'ombre et le loisir, rapin, Vers métr. sur Ronsard.

— ÉTYM. Picard, laisi; wallon, légi ; bourguig. Mai, lesy. Loisir est un infinitif, anciennement usité , qui signifiait être permis , du lalin lieere (voy. licet) . Le loisir est donc proprement licence, permission, d'où le sens de temps accordé, temps laissé libre.

LOK. (lok), I. m. Voy. LOocH.

t LOLIACÉES (lo-li-a-sée), s. f. pi. Terme de botanique. Nom d'une tribu de la famille des graminées, qui a pour type le genre ivraie.

— ÊTYM. Lat. lolium, ivraie.

t LOLIGO (lo-li-go) , s. m. Mot latin devenu le nom scientifique du genre calmar (céphalopodes).

t LOLLAUD (lol-lar), s. m. Nom donné à des hérétiques du commeucemont du xiv* siècle en Belgique et en Allemagne, et qu'on dit provenir d'un certain Gautier Lolhard, allemand; cette doctrine abolissait la messe, les sacrements, l'ordination des prêtres, niait l'intercession des saints et piccliait la pauvreté. || Sectateur de "Wikieff, en Angleterre, au XIV* siècle, ainsi dit parce que ces sectateurs prirent le costume pauvre des loUards.

LOMBAIRE (lon-bê-r'), adj. Terme d'anatomie Oui appartient aux lombes. || Plexus lombaire, plexus formé par la réunion des branches antérieures des cinq nerfs lombaires.

— HIST. xvi's. La septième [paire de nerfs], sortant du tronc par autant de rameaux qu'il y a de vertèbres aux lumbes, s'en va à iceux et parties à eux appartenantes, et pourtant est appelée lombaire, paré, i, u2.

— KTYM. Lombes.

I . LOMBARD, ARDE (Ion-bar, bar-d'), s. m. et f I' 1° Nom d'un peuple germanique qui, envahissant l'Italie, mit fin à la domination des Ostrogoths, et donna son nom à une province septentrionale de l'Italie. Il ^lij. Oui appartient aux Lombards. Écriture lombarde, caractères lombards, se dit de l'écriture romaine altérée par les Lombards. On dit aussi écriture lombardique. || Architecture lombarde. C'est la même [l'architecture romane] qui s'appelle aussi , selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine; ce sont quatre architectures sœurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre, v. -hugo, Notre-Dame de Paris , m, (. 1| 2° Aujourd'hui, habitant, habitante de la Lombardie. Un Lombard. Des Lombards. || Adj. L'école lombarde , école de peinture caractérisée par le Corrége et les Carraches. || 3° Nom que l'on donnait aux banquiers, usuriers et prêteurs sur gage dans le moyen âge, attendu que los Lombards faisaient particulièrement le commerce d'argent. Ces financiers connus sous le nom de lombards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions frauduleuses, raynal, Uist. phil. IV, 17. Saint- Jacques de la Boucherie était la paroisse des bouchers et des lombards, de l'argent et de la viande, michelet, Uist. de France, t. IV, p. IS2. Il <" Nom qu'on donne, en Flandre, en Hollande et ailleurs, à un établissement autorisé pour prêter de l'argent sur gage. Je pourrai donc enfin retirer les bijoux que j'ai laissés en gage au lombard de Montargis, picard, Coméd. ambxU. u, i. Il B* Nom des titres d'actions ou obligations des chemin» de fer de Lombardie. Acheter des lombards.

— HIST. xif 8. Li reisert léuit] riches huem, sages e de grant art ; Sout [il sut] bien que cliardcnal [cardinaux] sont pernant [prenants, avides] s lumbart; Coveitus [oonvoiteuxl sont d'avoir p''--

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que vilain de essart, 77i. k mart. 66. \\ xni' s. Mettre en gages à juif et à lombart, Liv. des met. (oo. Il XV' s. Bon orfèvre et soutil lombart, Prestant or à autrui prière, b. desch. Poésies mss. [° "66.

— Etym. Allem. Lang-bart, à cause des longues barbes que ces Germains portaient.

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