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tellites de Jupiter et de Saturne, qui font l'office d'autant de petites lunes. {| 2° Terme de géométrie. Fii-Tire qui a la forme d'un croissant, espace compris entre deux arcs de cercle qui ont la convexité du même côté et qui se confient. Lunules d'Hippocrate (Hippocrate est un géomètre grec), croissants formés par le demi-cercle construit sur l'hypoténuse d'un triangle rectangle, coupant les deux demi-cercles constiuits sur les deux côtés de l'angle droit; la surface de ces lunules est précisément égale à celle du triangle. Possidonius me dit qu'il peut carrer des lunules du cercle, volt. Memmius , a* lettre. || S" Tache blanche semi-lunaire, plus ou moins grande, qui se remarque en aiTière de l'ongle vers le point où sa racine s'enfonce sous le repli de la peau appelé matrice unguéale. Il 4° Espèce de bombyx. || Dépression qu'on observe sous les crochets de certaines coquilles bivalves. Il 6* Espèce de boîte ronde, d'or ou de vermeil, qui renferme l'hostie et qu'on place au centre de l'ostensoir.
— ÉTYM. Diminutif de lune.
t LUNULE, ÉE (lu-nu-lé. lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Êchancré en forme de croissant. || Qui porte une tache en demi-lune. Ongles lunules.
t LUON (lu-on), t. m. Une des pièces du moulin à vent.
t LUPANAR (lu-pa-nar), s. m. Mot latin qui signifie maison de prostitution et qui a été quelquefois employé en français avec le même sens.
— ÊTYM. Lat. lupa, qui signifiait louve et femme prostituée.
LII'KUCALES (lu-pèr-ka-l'), s. f. pi. Fête anuttoUe de l'ancienne Rome, qui se célébrait en l'honneur de Pan, le <6 des calendes de mars.
— f.TYM. Lat. lupercalia, de Lupercus, un des noms du dieu Pan, de lupus, loup, et arcere, écarter : celui qui écarte les loups.
LUPIN (lu-pin), f. m. || 1" Plante légumineuse à feuilles digitces, lupinus albus, L. \\ 2" Se dit aussi de la graine de cette plante. La farine de lupin constitue une des quatre farines résolutives des anciens. Charon : Montre ce que tu as dans ta besace. — Ménippe : Il n'y a que des lupins, d'ablancouRT, Lucien, Dial. de Charon, Hénippe et ilereure. || 8* Faux lupin, espèce de trèfle.
— HIST. XIV* S. La fistule du lacrimel [fistule lacrymale] vient des humeurs qui.... font une bo- Cïtte comme ung lupin, pour quoy aucuns l'appellent lupin, LANFKANC, f' Lvu, verso.
— ËTYH. Ital. lupino; du lat. lupinus, de lupus loup, parce que cette plante dévore, épuise la terre, ou bien parce que cette graine à peine mangeable n'était bonne que pour les loups : ail. Wolfsbohne, fève des loups.
t LUPLNASTRE (lu-pi-na-str'),». m. Espèce de trèf1e,dit aussi faux lupin, trifolium lupinaster, Hœnch.
— ÉTYM. Lupin, el la finale péjorative astre.
\ LUPINLLLE (lu-pi nè-l'), s. f. Nom donné à deux plante > très différentes, le trèfle incarnat et le sainfoin.
t LUPINl.VE (lu-pi-ni-n*), i. f. Terme de chimie. Matière amcre, trouvée dans la farine des semences do lupin.
— ETYM. Lupin, et la finale chimique ine.
t LUPON (lu-pon), s. m. Nom donné par Adansoii à tme coquille que l'on croit être celle de la cyprùe loto, de Linné.
t LUPULIN (lu-pu-lin), (. m. Poussière jaunâtre, résiniforme, aromatique et amère, que l'on trouve, à réi<oque delà maturité, à la base des bractées dont tout formés les cènes du houblon.
—ÊTYM. Lat. lupulut, nom iHJlanique du houblon, et qui signifie petit loup,le houolon ayant été ainsi nommé probablement parce qu'il étrangle les arbrisseaux sur les(|uelsil grimpe.
t (. LUPULLVE (lu-pu-li-n'), t. f. Nom spécifique d'une luzerne, la luzerne houblon, de certains auteurs, appelée vulgairement minette dorée, migiionnette, trèfle jaune, et tn'lle ooir, legoarant.
fî. LUPULLNE (lu-pu-li-n'), ». f. Terme de chimie. Principe balsamique amer et actif du lupulin. Il On dit aussi lupulite.
f LUPUS (lu-pus'), t. m. Terme de médecine. Tout ulcère rongeur. || Nom donné à des tubercules plusou moins volumineux, suivis soit d'ulcères ichoteux et rongeants, soit d'une altération profonde de a peau sans ulcération préliminaire ni consécutive
— ËTYM. Lat. lupus, loup, à cause que ces ulcères sont rongeants.
1 LUBiUITÊ (lu-ri-di-té) , s. f. Terme de médecine. Etat d'un jaune pile de la peau, coloration qui, sans être celle de la jaunisse due àU bileiiur-
DtCT. os LA LAKOL'R fHAMCAUlK.
vient dans certaines cachexies, ou sur les membres paralysés en voie d'atrophie.
— ÊTYM. Lat. luridus, pâle, blême (voy. lourd). LURON, ONNE (lu-ron, ro-n'), s. m. et f. || 1" S.
m. Bon vivant , ou bien homme vigoureux et déterminé. Sans fréquenter les Percherons, Le rendez-vous des bons lurons, vadé. Pipe cassée, n. Auprès de ta femme, sans crainte, Se glisse un chasseur franc luron, bérano. D. Chasse. En scène, d'abord admirons La grâce de ces df ux lurons, id. Boxeurs, Il y a un Dieu pour les bons lurons comme nous, CH. DE BERNARD, le Gentilhomme Campagnard, II, 20. Il 2* S. f. Une luronne, une femme réjouie, décidée, qui nes'efîarouchepasaisément. Quelle luronne !
— HIST. xvi* s. Le filz en chantant. Avant lure, lurete. Avant lure, luron. Mon Dieu, que je suys vrai luron I dans fr. michel , Argot.
— ÊTYM. Bourg, luron, homme fait. Origine inconnue. Génin, remarquant qu'on écrivait jadis if uron (u pour v ; un levron est un jeune lévrier ; Plusieurs jeunes leurons amoureux, Aresta amoriim, p. 413, dans lacurne; Pour le jeune Sanche, c'est un jeune levron qui est bien alïamé, oui patin, Lett. t. Il, p. 244), pense que luron en est l'équivalent. Charles Nisard, Curiosités de l'étym. franc, p. 79, trouvant dans Pierre Faifeu, ch. ta : Tant seullement des bribes et lorreaux Pour le souper des compaignons lureaux, admet que Zureau est le même que luron, et tire lureau de leurre, celui qui a été fait au leurre, qui est habile. L'assimilation de lureau et luron n'est pas sans vraisemblance, mais il n'est guère possible d'aller au delà de la vraisemblance. Le mot luron n'a point d'historique ; cependant on trouve dans le Charoi de liymes (xii* siècle) : Par le conseil que U lurons lor done, Li cuens Guillaumes fait retorner ses homes, v. 966 ; mais peut-être lurorts est-il une faute, et faut-il lire hurons, mot si souvent employé pour mineur dans les descriptions de siège. Fr. Michel voit dans luton un dérivé du mol loure {Dict. d'argot. Luron).
f LUSCINIE (lu-ssi-nie), s. f. Terme de zoologie. Genre d'insectivores, dans lequel on distingue la luscinie philomèle, qui est le rossignol ordinaire, ou petit rossignol ; la luscinie majeure, dite grand rossignol, legoisrant.
— ÊTYM. Lat. luscinia, rossignol (voy. ce mot).
f LUSET (lu-zè) , s. m. Nom de la truite en Bretagne.
f LDSIADE (lu-zi-a-d') , s. f. PoSme portugais du Camoëns, sur le voyage de Vasco de Gama. || On dit aussi les Litsiades,
— ÉTYM. Lusus, nom du fondateur de la race lusitanienne; d'où Lustfatit'a, nom ancien et latin du Portugal.
f LUSIN ou LUZIN (lu-zin) , s. m. Terme de marine et de pêche. Ligne d'amarrage faite avec deux fils de caret très-fins, commis ou entrelacés ensemble.
t LUSTRAGE (lu-stra-j') , *. m. Action de lustrer et résultat de cette action. Le lustrage d'une étoffe, d'un ouvrage d'ébénislerie, d'une fourrure. || Manière de lustrer. Entendre le lustrage.
— ÊTYM. Lustrer.
LUSTRAL, ALE (lu-stral, stra-l'), adj. \\ !• Terme d'antiquité. Eau lustrale, eau dont on arrosait le peuple pour le purifier. Le feu sacré, l'encens. L'eau lustrale, les dons offerts aux dieux puissants. Tout sera présenté par vos mains respectables, VOLT. Olymp. n, 2. || Par extension. L'eau lustrale, le baptême. Le solitaire du rocher verse l'eau lustrale sur la tête du néophyte, cuateaubr. Génie, i, 1, fl. Il Jour lustral, jour oïl, chez les païens, un enfant nouveau-né recevait son nom, et où se faisait la cérémonie de sa lustration. || 2' Qui concerne l'époque du lustre. Jeux lustraux. |{ Or lustral ou contribution lustrale, impût sur les artisans qui se payait à l'époque du lustre. On lui impute [à Constantin].... d'avoir mis le premier l'impôt du cnrysargyre ou de l'or lustral, qu'on cxigeaittouslescinq ans, lamotiie LE vaïer, ¥ertu des païens, ii, Julien.
— HIST. XVI» s. Hz jettent sur les testes des auditeurs une eau lustraile muslée de sang, laict et fumier, d'aub. JU^t. i, 43.
— ÊTYM. Lat. luilraiis, de luslrare, purifier (voy. lustre).
LUSTRATION (lu-stra-sion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. || 1° Terme d'antiquité. Céréiuonics établies pour la purification des personnes, des maisons, des champs, des armées, etc. Après que Circé les expia tous deux avec les lu.strations usitées chez elle ; peut-être même cette ancienne fable n'est pas si fable qu'on le croit, volt, h'ragm. sur l'hist. art. •. La bonne vieille Chireilrata tenant M* ÙU
par la main, allait dans les maisons faire des iustrations, chasser les spectres, lever les incantations, DiDER. Opin. des anc. phil. [épicurisme.) U est des baumes doux, des lustrations pures Qui peuvent do notre âme assoupir les blessures, a. chén. Idylles, la Liberté. || 2* Particulièrement. Cérémonie qui, chez les Romains, consistait à asperger d'eau lustrale un enfant nouveau-né.
— ÊTYM. Lat. lustrationem, de lustrare (voy. lustre).
t. LUSTRE (lu-str'), ». m. Il !• Le brillant et le poli que l'on donne à un objet ou qu'un objet a naturellement. Une perle.... D'assez de lustre, [ our être La marque d'un si beau jour , malh. ii, 5. Sublimé et esprit de vin, pour donner le bel œil et le lustre, Réglem. sur les manuf. août 4669, Teinl en laine, art. 14. Un poil court [chez le zèbre] dont le lustre augmente encore la beauté des couleurs, BUFF. Morceaux choisis , p. 4 84. Un trait de noir tombe de la gorge sur la poitrine, qui est ainsi que l'estomac d'un noir relevé d'un beau lustre violet, iD. Ois. t. zv, p. 4 55. Il Kn ce sens, il ne se dit pas au pluriel. || 2° Composition dont les pelletiers et les chapeliers se servent pour rendre luisants les manchons et les chapeaux. Un bon lustre. Les lustres ne sont pas les mêmes dans les difTérents ateliers. || 3° Fig. Éclat que l'on compare au brillant des choses lustrées. Ne me reprochez plus que par mes cruautés Je tâche à conserver mes tristes dignités ; Je dépose à vos pieds l'éclat de leur faux lustre, CORN. Poly. v, 6. La prison de M. le Prince avait ajouté un nouveau lustre à sa gloire, la ro- CHEF. kém. 4 48. On peut donner du lustre à leurs inventions [des anciens]; On le peut, je l'essaie; un plus savant le fasse, la font. Fabl. ii, 4. Pâleur.... dont la cause était telle. Qu'elle donnait du lustre à notre belle, id. Court. Je veux vous faire voir cette méthode dans tout son lustre, pasc. Prov. VII. Le cabinet de M. de Cuulanges est trois fois plus beau qu'il n'était ; vos petits tableaux sont ei leur lustre et placés dignement, sÉv. 40 nov. 4673 Parlerai-je de sa prudence si avisée dans la conduite de sa maison [un couvent]? chacun sait que sa sagesse et son écononde en a beaucoup relevé le lustre, aoss. T/ol. de Monterby. Aimez donc la raison; que toujours vos écrits Empruntent d'elle seule et leur lustre et leur prix, boil. Art p. i. C'est un homme qui est de mise un quart d'heure de suite, qui, le moment d'après, baisse, dégénère, perd le peu de lustre qu'un peu de mémoire lui donnait , et montre la corde, la bruy. u. Le malheur ajoute un nouveau lustre à la gloire des grands hommes, fén. Tél. xxi. || Servir de lustre. se dit de ce qui, par le contraste de son iiiiperfection, fait valoir davantage l'agrément, le mérite d'une personne ou d'une chose. || En ce sens, lustre ne se dit pas au pluriel. ||4° Chandelier de cristal, de cuivre ou d'autre substance , à plusieurs branches qu'on suspend au plalond. Puis cet homme et son fils le portent [l'âne] comme un lustre, LA FONT. Fabl. m, 4. U entre à l'apparte» ment et passe sous un lustre où sa perruque s'accroche et demeure suspendue, la hhuy. xi. || Particulièrement. Grand lustre garni do lumières qu'on suspend au miUeu d'une salle de spectacle. Se placer sous le lustre au parterre. || Chevalier du lustre , claqueur qui se tient ordiiiaiiement au parterre sous le lustre dans un théâtre. || 5' Lustre d'eau, nom vulgaire de l'hottone dos marais (primulacée.s). Il Un des noms de la cliaragiie vulgaire (characées), dite aussi girandole d'eau, charagiie, et herbu à écurer, leguarant.
— HIST. xvi* s. Elle apparoist lousjours sur toutes les plus belles, Et leurs peifectioiis font lustre à sa beauté, despohtes, Diverses amours, XL, stances. Ainsi comme les escus faulx, et qui ne sont pas de bon aluy représentent seulement le lustre de la splendeur de l'or.... amyot, Comin. discerner le flatteur de l'ami, 6. Chasque chose a plusieurs biais et plusieurs lustres [aspects], mont, i, 272. S'aire»tor à l'escorce, ou regarder la chose pai ^ueliiue faulx lustre, ID. Il, 404. Un roi use bien d«la perfidie de SCS ennemis, quand il la fait servir de lustre à sa fi, d'aub. //i>(. m, 467.81 tost que [vous ligueurs! veistes qu'un parluit à vous à coups de canon, el que le roy de Navarre estuit venu assister et secourir son frère [llvnii III), la frayeur vous saisit tellement au lustre des escharpis lilanches [celle lies protestants], que ce fut à vous de Tous retirer en diligence par des chemins esgarcz, Sat. Uin. Itaranaue d'Aubrai.
— ETY.M. L.it. ius(rare, purifier, nettoyer, d'où dérivenî luu* les sens actuels de lustre : brillant,