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je veux dire l'expérience, les a forcés de croire, BOSS. Heine d'Anglet. [Roi] Qui sous la loi du riche impérieux No souffre point que le peuple gémisse, BAC. Esth. ni, 3. Dans l'éducation façonnière des riches, on ne manque jamais de les rendre [les enfants] poliment impérieux, en leur prescrivant les termes dont ils doivent se servir pour que personne n'ose leur résister, j. j. jtovss.Ém. ii. || Se dit aussi du caractère, du ton, des manières. Arrêtez, a-t-il dit d'un ton impérieux, rotbou, Antigone, i, 2. Arrêtez, a-t-il dit, arrêtez, inhumains.... Ces mots impérieux n'ont point trouvé d'obstacle, rac. Théb. III, 3. J'appris.... X supporter l'exil et le sort des proscrits, L'accueil impérieux d'une cour arrogante, VOLT. Tancr. i, 4. Son caractère est impérieux; elle n'aime véritablement que ceux qu'elle gouverne, GENLis, ifi/e d« io Fayette, p. -143, dans pougens. Il 2° Il se dit quelquefois poétiquement des animaux et même des choses. Tel qu'à vagues épandues Marche un fleuve impérieux, malh. ii, 2. Ne sais-tu pas encore, homme faible et superbe. Que l'insecte insensible enseveli sous l'herbe Et l'aigle imiiérieux qui plane au haut du ciel, Rentrent dans le néant aux yeux de l'Éternel? volt. Afa/iomcf, i, 4. || 3°Fig. X quoi on ne peut résister. Des ciriviTi.atances impérieuses. Quoi ! la nécessité des vertus et des vices D'un astre impérieux doit suivre les caprices ! corn. Œdipe, iii, 5. Cherche la vérité dans la sainte Ecriture, Et lis du même esprit Le texte impérieux de sa doctrine pure Que tu le vois écrit, ID. Imitât, i, 5.
— HIST. XV' s. La rigueur de nécessité ne souffre pas de répugnance, tant est son effort impérieux, A. CHARTiEB, dans le Dict. de dochez. || xvi' s. Et prindrent tous ceste réprimande de très bonne part, comme d'un seigneur illustré de ceste impérieuse dignité de mareschal de France, carloix, ix, bo.
— ÉTYM. Lat. imperiosus, de imperium (voy. empire).
t IMPÉRIOSITÉ (in-pé-rî-ô-zi-té), s.f. Qualit^de qui est impérieux.
— HIST. xvi° s. La femme a pris telle imperiositô sur luy, s'appuyant et se fortifiant sur sa pudicité, qu'il faut que le mary passe par sa sentence, brant. Dames gai. t. i, p. 223, dansLACURNE.
— ÉTYM. Impérieux.
t IMPÉRISSABILITÉ (in-pé-ri-sa-bi-li-té), s. f. Qualité (le ce qui est impérissable.
I.MPÉRISSABLE (in-pé-ri-sa-bl), adj. Qui ne saurait périr; et, par extension, qu'on suppose devoir durer très-longtemps. Monument impérissable. Souvenir impérissable. || Il s'est dit des personnes. Le ciel laissa tomber un atome de sable Sur le géant que tous croyaient impérissable. Et l'aigle alors, perdant son foudre acccoutumé. S'abîma dans la nue, et tout fut consommé, Barthélémy, Waterloo.
— HIST. XVI* s. Imperissible, cotgrave.
— ÉTYM. 7m... négatif, el périssable.
f IMPÉRISSABLEMENT (in-pé-ri-sa-ble-man) , adv. D'une manière impérissable.
IMPÉRITIE (in-pé-ri-sie),i./". Manque d'habileté.
— HIST. XV' S. Le quel vendeur de triade [ihériaque] n'estoit qu'un broulleur, et ne se congnoissnitau fait de cirurgie....pour l'impence et non saichance du dit Castille, du cangk, imperia. || xvi' s. Tel accident vient de l'impeiitie ou inadvertance du chirurgien, paré, viii, 23.
— ÉTYM. Lat. imperitia, de impcrilus, inhabile, de in négatif, et perltus, habile. D'après certains étymologistes peritus est pour peri-itus, de la préposition per ou péri, et itus, de ire, qui est allé par, qui a de l'expérience; formé comme ambîtus, do ambi-ttus. Au contraire Curtius et Corssen le rapportent comme participe passé à un verbe perior, dont on a le composé dans ex-perior, et qui tiendrait à periculum et au grec niipda, essayer.
t IMPEKMANENCE (in-pèr-ma-nan-s') , *. f. Qualité de ce qui n'est pas permanent. L'impermanence d'un état de choses, d'un équilibre.
t IMPERMANENT, ENTE (in-pèr-ma-nan,nan-t'), adj. Qui n'est pas permanent.
— ÉTYM. Im... négatif, et permanent.
t IMPERMÉABILISAriON (in-pèr-mé-a-bi-li-zasion), s. f. Action d'imperméabiliser.
t IMPERMÉABILISER (in-pèr-mé-a-bi-li-zé), v. a. Terme didactique. Rendre imperméaijle. La commission s'est réunie pour imperméaliiliser deux cents kilogrammes de fil de caret. — On a imperméabilisé trois mètres de drap bleu. — La toile a été imperméiJjilisée en la faisant passer à deux reprises successives dans une dissolution savonneuse, Rapport d'une commission maritime, cité par legoarant.
— ÉTYM. Imperméable.
IMPEBMËÂlilLITË (in-pèr-mé-a-bi-li-té), S. f.
IMP
Terme de physique. Qualité de ce qui est imperméable.
— ÉTYM. Im...., et perméabilité.
IMPKRMÉAFILE (inp(>r-m6-a-t)r), adj. Terme de
physique. Qui ne se laisse point traverser par des fluides. Le verre est perméable à la lumière, et imperméable à l'eau. L'on trouve aussi dans les glaises de petites masses de charbon de terre et de jayet, et de plus il me paraît qu'elles contiennent une matière grasse qui les rend imperméables à l'eau, BtiFP. Min. t. I, p. 2B0. Il Absolument. Apprêté de manière que l'eau ne saurait passer à travers. Drap, cuir imperméable. Chaussure imperméable.
— HIST. XVI* s. Icelle [une herbe, le pantagruelionj moyennant, sont les nations, que nature sembloit tenir absconses, imperméables et incongneues, à nous venues, nous à elles, rab. Panl. m, 49.
— KTYM. Lat. impermeabilis (quicheràt, Addenda), de in négatif, et prrmeabilis, perméable.
t IMPERMÉABLEMENT (in-pèr-mé-a-ble-man), adv. D'une manière imperméable.
— P.TYM. Imperméable, et le suffixe ment.
+ IMPERMUTABILITÉ (in-pèr-mu-ta-bi-li-té) , t. f. Qualité de ce qui est impermutabie.
— ÉTYM. Impermutable.
t IMPERMUTABLE (in-pêr-mu-ta-bl'), adj. Qui ne peut être échangé contre autre chose ; qui ne peut être permuté.
— ÉTYM. Im..., et permuter.
flMPEUSCUCTABLE (in-pèr-sl:ru-ta-br),arf;. Qui
ne peut être jcruté. Les fins [des choses] sont toutes également cachées' dans l'abîme imperscrutable de sa sagesse [de Dieu], nESC. Itép. aux cinquièmes abject. 46. Il On dit aujourd'hui inscrutable.
— HIST. XVI* s. Secrets imperscrutables, le Prince de Machiavel, p. 6, dans lacurne.
— f.TYM. Lat. imperscrutahilis (quicheràt, Addenda),dein négatif,per,àtravers, elscrutari, scruter.
t IMPERSÉCUTÉ, ÉE (in-pèr-sé-ku-té, tée), adj. Qui n'éprouve pas de persécution, qui n'a pas été persécuté.
— ÉTYM. Im..., et persécuté.
t IMPERSÉVÉRANCE (in-pèr-sé-vé-ran-s'), s. f. Défaut de persévérance.
— ÉTYM. Im..., et persévérance.
t IMPERSOiNNALlTÉ (in-pèr-so-na-li-té) , s. f. Il 1* Terme de philosophie. Qualité de ce qui est impersonnel, absence de personnalité. L'iinpersounalité de la raison. L'impersonnalité de la loi. || 2" Terme de grammaire. Condition du verbe impersonnel.
— ÉTYM. Impersonnel.
IMPERSONNEL, ELLE (in-pèr-so-nèl, nti-1'), adj. [1 1° Terme de phiîosopiiie. Qui n'appartient pas à une personne en particulier. Les décisions de la raisou, se fondant sur des vérités générales, sont impersonnelles. La loi est impersonnelle. || 2° Terme de grammaire. Verbe impersonnel, dit aussi unipersonnel, sorte de verbe défectif qui n'est usité qu'à l'infinitif et à la troisième personne du singulier des différents temps, comme : il faut, il pleut, il neige, il neigeait, il neigera, il a neigé, etc.; verbes ainsi dits, parce que le pronom il ne se rapporte à aucun sujet déterminé dans le discours. Il semble qu'on ne les ait appelés impersonnels que parce que, renfermant dans leur signification un sujet qui ne convient qu'à la troisième personne, il n'a pas été nécessaire d'exprimer ce sujet, parce qu'il est assez marqué par le verbe même, Gramm. de Port- Royal, II, 19. Il Certains verbes deviennent quelquefois impersonnels, comme être, avoir, convenir, etc. dans ces phrases : il est juste, il y a des hommes qui, etc. Il Les verbes réfléchis le deviennent aussi quelquefois : il s'est dit des paroles offensantes. || Substantivement. Un impersonnel. Les impersonnels. Il Modes impersonnels, modes du verbe qui ne reçoivent pas d'inflexions ind iquant les personnes. L'infinitif et le participe sont des modes imiieisonnels.
— HI.ST. XII* s. Alquant [quelques-uns] diseient bien, pluisur diseient mal, Li alquant en lalin, tel ben, tel anomal, Tel qui fist personul del verbe impersonal, Th. le mart. 65.
— ÉTYM. Provenç. et cspagn.»mperjonaZ; portug. impessoal; ital. impersonale; du lat. impersonalis, de in négatif, et pcrsona, personne.
IMPERSONNELLEMICNT (in-pèr-so-nè-le-man) , adv. Il 1° Terme de philosophie. Avec le caractère impersonnel. La raison décide impersonnellement. Il 2° Terme de grammaire. D'une manière impersonnelle; il se dit en parlant des verbes personnels qui deviennent accidentellement impersonnels. Le verbe oiotr est employé impersonnellementdans cette phrase : il y a bien loin d'ici là.
— ÉTYM. Impersonnelle, el le suffixe ment.
t IMPERSPIRABLE (in-p^r-spi-ra-bl'), adj.
Terme didactique. Qui n'est pas perspirable.
— HIST. XVI* s. Imperspirable, cotgbave.
— ÉTYM. 7m..., el perspirable.
t IMPERSUADÉ, ÉE (in-pèr-su-a-dé, dée), adj. Qui n'est point persuadé.
— ÉTV'SI. Im..., et persuadé.
t IMPERSUASIBLE (in-pèr-su-a-zi-bl"), adj. Qui ne peut pas être persuadé.
— HIST. xvi* s. 0 gens tostus de dur cervel obstinez et impersuasibles, Ilist. de la Toison d'or,
t. II, p. U5, dans LACURNE.
— ÉTYM. Im..., et persuasion. IMPERTINEMMENT (in-pèr-ti-na-man), adv.
Il 1° Val à propos, d'une manière sotte, extravagante. Je ne m'arrête pas à réfuter les lieux où vous me faites parler impertinemment, parce qu'il me suffit d'avoir une fois averti le lecteur que vous ne gardez pas toute la fidélité qui est due au rapport des paroles d'autrui, DEsc. hép. aux cinquièmes object. )5. Une machine [de théâtre] impertinemment faite et impertinemment conduite, l'abbé d'aubionac, dans Myst. du siège d'Orléans, append. p. 798. || 2° Avec impertinence. Il a répondu impertinemment. Le sanglier mal morigéné s'est impertinemment détourné contre nous, mol. Am. magn. v, 2. Vous donnez sottement vos qualités aux autres. — Fort impertinemment vous me jetez les vôtres, id. F. sav.