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mémoires du ministre, et revu par Lamotle, d'a- LF.iCB.irt. du tard. Dubois, (Eut), t. x, n. *, p. «s»,

LF.

dans poroEKs.

Il se dit aussi des déclaratiuns publiques d'un parti. L'an .815, ^lean «riniem imprim» à Francfort un livre contenant deux opuscules intitulés : Manifeste et confes- «ion de foi de» frères de la rosecroii, naudé, Kottcroix, IV, s. Vous savez que je crains les apologies, mais vous allez voir que je ne crains pas les manifestes, BETZ, Mim. t. i, liv. ii, p. tso, dan» POUOENS. || Par extension, écrit, publication qui annonce de nouvelles maniires de voir dans la littérature, dans les arts. VUlustration de la langue française par Joachim du Bellay est comme le manifeste de cette insurrection soudaine, sainte- BFivg, Poisieau xvi' tiède, éd. charpentier, p. 45. Il S» Dans les échelles du Levant, déclaration des marchandises renfermées à bord d'un vaisseau.

— ÊTYM. Manifeste ).

MANIFESTÉ, fiK (ma-ni-fè-sté, siée), part, passé de manifester. Rendu manifeste. Les bons sentiments manifestés par ce jeune homme.

MAMFi:STE.ME.'VT (ma-ni-fè-ste-man ) , adr. D'une maniire manifeste. La vertu de Dieu s'étant fait connaître manifestement, saci, Bible, Uachab. II, m, ï8. Cette présence immuable de l'éternité, toujours fixe, toujours permanente, enfermant en l'infinilé de son étendue toutes les différences des temps, il s'ensuit manifestement que le temps peut être en quelque sorte dans l'éternilé, BOSS. Yolande de Uonlerby. Qui ne sait que la loi si quis canis, Dipeste De ii para^rapho, messieurs, capnnibus, Est manifestement contraire à cet alius? hac. Plaid, m, 3.

— illST. XIV* s. Se nature ne les a dessevrés [des fragments d'os], ne ne les faitaparoir manifestement, H. DE MONDEviLLE, f° 9». Operacions qui ne sont pas manifestement voluntaires, par ce qu'il y a meslée ignorance, oresmf, Eth. 73. ||xvi« s. Si maintenant tout péché est manifestement puni, on penseroit que rien ne seroit réservé au dernier jugement, CALV. Inst. 21.

— ÊTYM. Manifeste, et le suffixe ment ; provenç. manifesiament; espagn. wiani/cidamenfe; ital. manifestamente.

MANIFESTER (ma-ni-fè-sté), v. a. || 1" Rendre manifeste. Nous portons la dissimulation jusqu'au pied même du tribunal terrible, où nous allons manifester les secrets de nos consciences, uass. Car. Confess. Condé manifeste son Ame tout entière ; il ouvre à ce jeune prince les trésors de sagesse.... iD. Or. fun. Conty. J'ai nourri mes chagrins sans les manifester, volt. Sémiram. i, b. Notre ami, notre frfcre en nos cœurs adopté, Jamais de son destin n'a rien manifesté, ID. Sq/lhes, i, ).||2"Se manifester, v. réfl. Rendre sa présence manifeste. Vous êtes assis sur les chérubins, manifestez-vous devant Ëphralm, Benjamin et Manassé, SAci, Bible, Psaume Lxxix, 2. Je me manifesterai moi-même à lui [à l'homme pieux] ; n'espérez pas pouvoir me voir, ni voir mon l'ère, de vous-même, boss. Médit, sur l'Evartgile, »f jour. Il Fig. Devenir visible à la raison. Sitôt que l>>s hommes sont ra.ssemtilés. Dieu se manifeste à leur raison, volt. Philos. Questions de Zapata. 113* Se faire voir. Démocrite allait loger dans des cavernes ; il se manifesta cependant à la cour du roi Darius, frn. Démocrite. \\ Faire connaître ce qu'on est. Les ministres étrangers qui résident à l'aris savent tous la langue du pays; ils ont à faire à une nation qui se manifeste aisément, volt. Mél. lut. à M. ••'.

— IlIST. XII* » Cil conourent l'ovraigne [l'œuvre] •perte, Manifestée e dcacoverle, benoît, v. ji270. jll] Ne fist issi [ainsi] faitement à tute gent, e ses (ugemenz ne manifestad à els, Liber psalm. p. 229. •I XIV* g. Il fait teles choses non pas pour grâce de lien ne pour bonne fin, mes pour monstrer et malilestcr ou magnifier ses richesses, ori-sme, Eth. in. Il XV* ». Jà s'esloit tant esprouvé messire Bou-

iquaut, que sa vaillance cstoit congneue et

MnifMté* k tous ceux qui se trouvoient en armes «0 pUo* Ob U fust, Bouciq. i, (2. || xvi* s. Le con- Kilde Dieti, qui auparavant esloil caché, nous est manifesU, calv. Imt. 77». Doux fut le vent, la mer paisible et coye, le ciel partout cler se manifestoit, iiA»OT, IV, 137. Mais la remède hela» trop Urd se treuvt A U douleur que ta mort manifeste, du bel-

LAT, II, u, rfCtO.

— ETYM. Prov. et esp. manifestar; iu\.manifeslare: du Ut. manifestare, de luanifeslus, manifeste

t MAMFORMB (mi-nifor-m'), adj. Terme de «oologio. Oui a U forme d'une main.

— f.TYM. Ut. manui, main, et forme.

UANICANCK (m»-nl-gan-5'),«,/'. Terme familier.

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Manœuvre secrète et artificieuse. Le mari ne se doutera point de la manigance, mol. G. Dandin, i, î. J'ai crainte ici dessous de quelijue manigance, ID. l'Ét. I, 4. 11 y a de la manigance en cette affaire, le sage, Crisp. rit', de son maître, se. 21. Laissez donc, je sais toute la manigance : il ne vous écrit pas, vous ne lui écrivez pas, et pourtant vous êtes en correspondance, picard, Manie de briller, n,3.

— SYN. MANIGANCE, MACHINATION. Dans la manigance, il y a la main ; dans la machination, il y a la machine. La machination est donc quelque chose de plus compliqué, de plus grand que la manigance. D'ailleurs manigance est du langage familier, et machination de tous les styles.

— IlIST. XVI* s. L'evesque leur baille en main le calice et la patène ; l'archidiacre, la burette avec l'eau, et telles manigances de leur fripperie, calv. Inst. USB.

— ÉTYM. Bourg, mainigance. Diez le tire de manus, par l'intermédiaire de manica, manche, les faiseurs de tours se servant surtout de la manche. Mais il faut y voir simplement une dérivation de mo/ius, main ; c'est le même suffixe que dansmane'je, manéger, manigance ou manégeance; manigance est très-voisin du verbe moniffofter, jouer des mains, qui est dans les dictionnaires de Cotgrave et d'Oudin.

BIANIGANCÉ, ÉE ( ma-ni-gan-sé , sée), part, passé de manigancer. Une intrigue manigancée de longue main.

MANIGANCER (ma-ni-gan-sé. Le c prend une cédille devant o et 0 .- manigançant, manigançons), 1). o. Terme familier. Faire une manigance. C'est pourtant un jeune gars de Paris qui a manigancé la chose, dancourt, Opéra de village, se. 2.

— ÉTYM. Manigance.

t MANIGAUX (ma-nigô), s. m. pi. Terme de métallurgie. Bascule d'un soufflet.

t MANIGRAPIIIE (ma-ni-gra-fie), s. [. Traité sur l'aliénation mentale.

— ÉTYM. Mavîa, manie, et Ypâçeiv, décrire.

t MANIGUETTE (ma-ni-ghè-f), s. f. Nom donné aux graines de paradis ou semence de Vamomum granum paradisi, L., dites aussi poivre de Guinée, malaguette, malaquette. On s'est servi de la maniguette pour falsifier le poivre. Graine de paradis ou maniquette, le cent pesant estimé 20 livres, Déclar. du roi, nov. t640, Tarif. \\ Lo nom de maniguetle est souvent donné abusivement aux graines de Vanone clliiopique ainsi qu'à celles de l'anonearomatipue, qui était l'uvaire aromatique de Lamarck, legoarant.

— IlIST. XVI* s. Poivre, gingembre, maniguet, et autres espiceries, pour mettre en nos paticeries, paré, t. m, p. 70B.

— ÊTYM. Altération de malaguette ; espagn. malagueta, qui est le nom d'une ville d'Afrique où l'on faisait le commerce de cette graine.

t MANIGUIÈRE ( ma-ni-ghiè-r'), s. /'.Pêcherie formée de filets tendus sur des pieux aboutissant à des manches, dcms lesquelles entrent les anguilles.

— ÉTYM. Sans doute im dérivé du latin monica, manche.

t MANlUOT (ma-ni-o), s. m. Voy. manioc.

t MANILLAGE (ma-ni-lla-j' , Il mouillées), s. m. Opération qui consiste à établir une ou plusieurs manilles sur un objet.

— ÉTYM. Maniller.

t. MANILLE (ma-ni-ir, U mouillées, et non mani-ye), s. f. Terme du jeu d'hombre, du quadrille et du tri. C'est en noir, le deux, et en rouge, le sept de la couleur dans laquelle on joue. || Autre jeu de cartes dans lequel le neuf de carreau qu'on nomme manille reçoit la valeur qui convient à celui qui le possède. Il Au jeu de hoc, manille est le valet de carreau.

— ÉTYM. Espagn. malilla qui signifie la manille du jeu et la manille, bracelet; Scheler conjecture que la malilla du jeu est un diminutif de malo, mal, et que, signifiant la malicieuse, elle n'a rien de commun avec la malilla ou manilla, bracelet.

t 2. MANILLE (ma-ni-ir. Il mouillées), s. f. Il 1° Grand anneau de cuivre que les Européens vendent aux nègres, et que ceux-ci portent, en guise d'ornement, autour des chevilles ou en bracelet. Il 2° Ancien terme de marine. Anneau en fer qui liait le forçat rameur de galère à une chaîne dont l'extrémité était fixée à la banquette. || Aujourd'hui, division dans un cable-chaîne. || 3° Terme de métier. Cheville de bois dur avec laquelle on perce la tête des gros pains de sucre, pour faciliter l'écoulement du sirop.

— iiiST. XVI* t. Manille, cotoravi.

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— ÊTYM. Espagn. manilla et malilla; ital. maniglia, bracelet. Diez le tire du latin monilia, pluriel de monile, bracelet ; mais le changement de 0 en a paraît difficile, du moins en espagnol. On peut y voir un diminutif manicula, de manus, une petite main, ce qui enserre, un bracelet, une manille.

t 3. MANILLE (raa-ni-H', Il mouillées), s. m. Cigare de Manille, l'une des îles Philippines. Fumer un manille. La régie des contributions indirecte» est autorisée à vendre deux nouvelles espèces de cigares, dont l'une.... et l'autre, fabriquée à Manille, est connue sous le nom de terceras, Ordonn. 28 juin 4 846, art. i".

t MANILLER (ma-ni-Ué, H mouillées),».». Terme de marine. Réunir par des manilles; se dit en parlant do câbles-chaînes.

— F.TYM. Manille 2.

MANIOC (ma-ni-ok; d'après Legoarant, au mot janiphe, il serait mieux de dire ma-gni-oc), s. m. Arbrisseau d'Amérique {jatropha manihot, t.), dont la racine sert ,i faire une sorte de pain qu'on nomme cassave (famille des euphorbiacées). Le suc, reçu dans un vase, laisse déposer trois sortes de fécule : le tapioka ou sagou blan' . le cicipa ou moussache, et la couaque. |] On dit aussi manihot et manioque.

f MANIOLLE (ma-ni-o-l'), s. f. Espèce de filet en forme de poche, fixé à un cercle, servant à la pêche des éperlans bâtards ou prêtrots, à Brest et à Bayonne.

MANIPCLAIRE (ma-ni-pu-lê-r'), s. m. \\ 1° Terme d'antiquité romaine. Chef d'une des compagnies de la cohorte romaine. || 2° 4dj. Qui appartient au manipule. Enseigne manipulaire.

— lllST. XIV* s. Manipulaire estoient ceux qui portoient les banieres, bercheure, f* 2, terso.

— ÉTYM. Lat. manipularis, de manipulus, manipule.

MANIPULATEUR ( ma -ni;- pu- la- leur ) , ». m. Il 1° Terme de chimie et de pharmacie. Celui qui manipule. Un manipulateur habile. || 2° Nom donné à l'instrument qui, dans une ligne de télégraphie électrique, sert à envoyer les signaux, et qui, comme le nom l'indique, est mû à la main.

— ÉTYM. Manipuler.

MANIPULATION (ma-ni-pu-Ia-sion), s. f. Exécution de diverses opérations manuelles, en chimie, en pharmacie et dans les arts. M. Jars, qui s'est donné la peine de suivre toutes les métnipulations et préparations de ces mines, jusqu'à leur conversion en métal raffiné, buff. Min. t. v, p. I04.

— ÉTYM. Manipuler.

MANIPULE (ma-ni-pu-r), *. m. || 1* Terme de pharmacie. Ce que la main peut tenir d'herbes, de heurs, de graines. Les médecins, dans leurs ordonnances , désignent cette mesure par la lettre M. Il Manipule pyrotechniiiue, faisceau de^pétards liés ensemble qu'on jetait à la main dans les rangs ennemis. Il 2" Terme de pharmacie. Ustensile qui sert à retirer un vase du feu sans se brûler. || 3° Petite bande d'étofl"e que le prêtre catholique porte au bras gauche en célébrant la messe. !| 4° Terme d'antiquité romaine. Compagnie d'infanterie, composée, k l'origine, de cent hommes, et commandée par deux centurions; ainsi dite figurément parce que c'est un faisceau, une poignée d'hommes.

— HIST. xvi* s. L'apothicaire commença à lui montrer comment s'esciivoit une once, une drachme, un scrupule, une pongnée, un manipule, despeo. Contes, lxi.

— ÉTYM. Lat. maniplus, manipulus, de manus, main, et plro, remplir.

MANIPULlS, ÉE (ma-ni-pu-Ié, lée), port, pasti de manipuler. Les gaz manipulés sur la cuve hydropneumatique.

MANIPULER (ma-ni-pu-lé), v. a. || 1° Terme dfl chimie et de pharmacie. Opérer avec la main sur les substances. |{ Absolument. Ce chimiste manipule fort bien. || 2° Par extension, opérer quelque chose avec la main. L'homme manipule avec la seule farine de froment une multitude de pâtisseries, B. DE ST-PiERRE, llarm. liv. I. Il 2° Se manipuler, V. réjl. Être manipulé. Ces substances se manipulent facilement.

— ÉTYM. Manipule , dans le sens de poignée.

t MANIPULEUR (ma-ni-pu-leur), s. m. Se dit, avec une idée de mépris, de celui qui fait quelque opération avec la main. Il vous sied bien, manipu' leur ignorant, de ravaler ainsi le premier, le plus grand et le plus utile des arts? beaimarch. Barb. de Sév. II, (3.

MANIQUE (ma-ni-k') ou HAMCLE (ma-ni-kl) , s. f.\\ 1° Espèce de gants dont se servent certains ouvriers pour protéger leurs doigts. || Morceau de

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