REM. FAIRE MERVEILLE, FAIRB DES MERVEILLES
Faire merveille se dit des choses, et signifie que ces choses font très-bien : Cette figure fait merveille dans ce tableau. Faire des merveilles ou faire merveilles se dit des personnes, et signifie que ces personnes ont fait des choses merveilleuses : Cet orateur a fait aujourd'hui des merveilles. Telle est la décision de Laveaux. Mais cette distinction n'est pas observée. Ainsi voici des exemples de Mme de Sévigné, où, suivant cette décision, il faudrait faire merveille : Il [le roi] courut un cerf au clair de la lune; les lanternes firent des merveilles; le feu d'artifice fut un peu effacé par la clarté de notre amie, sév. 46. Une grande allée où le couchant fait des merveilles, id. 30 nov. i68i). En voici d'autres de Corneille et de Molière où il faudrait, suivant la même décision, faire dos merveilles ou faire merveilles : Déguisant son nom et cachant sa famille. Il avait fait merveille aux guerres de Castille, CORN. D. Sanche, v, 8. Au reste, il fait merveille en vers ainsi qu'en prose, Et pourrait, s'il voulait, vous montrer quelque chose, mol. Fem. sav. III, 5.
— HIST. xr s. Dist li païens : merveilles en ai grant, Ch. de Roi. XL. Ce est merveille que Dons le soufre tant [Roland], ib. cxxxii. Non est merveille se Charles ad irur [colère], ib. ccii. |{ xii' s. N'est pas merveilles se m'aïr [je m'irrite] Vers amor qui m'a tant grevé, Couci, m. || xiii's. Quant li rois Felippes le sot, si en fu merveilles liés [joyeux], Chr. de Rains, 4B. Moult grans merveille estoil leur biauté à regarder, vii.leh. lxi. Ce n'estoit pas merveille se li cuers lui douloit, Rcrte, xxviii. X tant [ils] saillent hors du batel. Et vinrent à Jehan isnel, Cui il voient faire mervelles, Bl. et Jeh. 4358. El disoient que il avoient trouvé merveilles de diverses bestes sauvages et de diverses façons, joiNv.220. Il XV* s. Or furent ces trois chevaliers qui merveilles cuidoient faire, plus esbahisque devant, froiss. il, m, 78. Batailles mortelles, désolations de plusieurs églises, citez, villes et forteresses, dépopulation de moult de pays, et autres merveilles piteuses à recorder, monstrelet. Prologue. Etn'e.stoit point de merveilles se le roy en avoit crainte; car son frcro eust esté bien grant, se le mariage cust cslé fuit, COMM. III, 8. Avez-vous merveille [êtes-vous surprise], si je le demande? LOUIS XI, A'OHtl.XlX. il XVI' ». Jouer à honnestosjeux, comme aux merveilles, aux estais, aux ventes, aux vertus, aux rencontres et autres, yver, !.21. Ils veulent persuader que leur hiérarchie est tant bien ordonnée que merveilles, CALV. Inst. 880. Homme grand, fort et beau à merveilles, amyot, Arist. 34. Chascun luy rapporlaqu'il faisoit merveille de le louer partout, id. t'omm. refréner la colère, 4 7.
— f.TYM. Bressan, moraville ; bourguig, morvaille; Berry, marrrille; provenç. mcrarelha, nWravilla; etpagn. maravilla ; porlug. maravilha; ilal. maraviglia ;i\u lat. mirabilia, choses merveil» leuscs, pluriel neutre de mirabilis, admirable.
MKRVEILLEL'SICMENT (mi'r-vè-llcûze-man, U mouillées, et non mèr-vè-yeft-ze man). adv. D'une façon merveilleuse. Celte vallée.... ceinte de coteaux merveilleusement agréables, la font. Psyché,
II, p. 4»l. Il y a merveilleusement à profiter de tout ce que vous ailes, MOL. Comtesse, se. 11. La beauiA est partagée en mille différente» manières; le sujet le plus propre pour la soutenir c'est une femme ; quand elle a de l'esprit, elle l'anime et la relève merveilleusement, vKdC. Passions de l'amour. ICuripid» sait merveilleusement exciter la passion, rac. Iphig.
MER
Préface, ù amour I tous tourmenter merveilleusement, rtN. t. XVIII, p. <3S.
— HIST. ïi' s. E li paien merveillusement fièrent [frappent], Cft. de Bol. ccxlvi. || xii* s. Joab, ki kuneslables ert (('tait] David, e la maisnée returnerent de là où eurent laruns priseocis, erepairerent od [avec] merveillusement grant preie, Rois,i3t. Il xiu* 8. Dou duel [deuil] qui y fu fais ne convient il mie parler, car trop fu merveillement grant, villeh. xxiu. Il XV' s. Messire Barnabe, que jadis le duc de Hillan svoit fait mourir merveilleusemenl, fhoiss. Ut. IV, p. «03, dans lacubne. Us esloient bien six mil hommes de cheval qui faisoient merveilleusement do mauli, comm. i, 8. Lequel fut merveilleu- «ement effroyé de ces nouvelles, id. iu, 6. || xvi' s. Herreilleusement subjecl à la goutte, mont, i, 20.
— ETVn. Uerreillcuse, et le sufflie ment; pro- ▼enç. mrravilkoiamen.
UEBVEILLEl'X, El'SE (mèr-vè-lleft, lleû-i', U mouillées, et non mcr-vè-yeù), ad;'. || 1* Oui tient ie la merveille. Et loin de te blSmer, tant que j'aurai de voix, Je pourrai publier tes merveilleux exploits, MAiRET, Uort d'Asdr. ii, 3. Seigneur, cette surprise est pour moi merveilleuse, coiiN. Pomp. i, t. Je ne sais qui fut ta nourrice ; Mais ton corps me paraît en merveilleux état, la font. Fabl. II, (•. C'était le temps où elle devait être livrée à elle-même, pour mieux sentir dans la suite la merveilleuse victoire de la grâce, boss. Anne de Gcni. De ses traits et des miens le merveilleux rapport Ne saurait envers vous justifier sa mort, QuiNAOLT, Àgrip. ii, 4. Ce cousin des quatre fils Aimon Dont tu lis quelquefois la merveilleuse histoire, BOiL. Êp. XI. Et en effet, grand Dieu ! vos serviteurs pourraient-ils mener sur cette terre de malédiction la vie sainte et merveilleuse qu'ils mènent, si vous n'étiez sans cesse avec eux? mass. Paraph. jrs. xv, v. 2. || U se dit aussi des personnes. Vous savez comme le roi adonné deux mille livres de pension à Mlle de Scudéry.... elle fut remercier Sa Majesté.... c'élaitune affaire que de recevoir cette merveilleuse Muse, siv. 5 mars )683. La Mousse [un cartésien] est fort glorieux d'avoir fait en vous une si merveilleuse ccolière, id. d Urne de Grignan, ■io sept. 4671. Et les villes, et les montagnes, et les pierres m£mes y parlaient de ces hommes merveilleux, BOSS. Hit;. II, 3. Il n'est plus question, à l'heure qu'il est, de savoir si Homère, Platon, Cicéron, Virgile, sont des hommes merveilleux; c'est une chose sans contestation , puisque vingt siècles en sont convenus : il s'agit de savoir en quoi consiste ce merveilleux, boil. longin, Subi. réfl. 7. Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux? rac. Àthal. II, 9. Parut-il jamais un homme plusmervcilleui [que Jésus-Christ], plus divin dans ses œuvres et dans toutes les circonstances de sa vie? MASS. Àvent, Divinité de J. C. || Par plaisanterie. Embrasse-moi, car tu es trop merveilleux, BAMiLT. Gramm. S. || Par ironie. Toi qui crois tout savoir, merveilleux Furetière, la font. Épigr. contre Furetière. Le monde est merveilleux dans ses idées, et prend bien plaisir à se tromper, bourt>kL. Pentict, i. I, p. 4(8. Il Familièrement et par ironie. Vous êtes un merveilleux homme, c'est-àdire TOUS êtes un homme étrange, extraordinaire par vos sentiments, par vos manières. || i" Excellent en son espice. Voilà du vin merveilleux. Du Metz avait remarqué dès hier un endroit qu'il prétend merveilleux pour battre la citadelle à revers, pel- Lisso.N, Lett. hist.X. III, p. 212, dans pouokns. Ces poulets sont d'un merveilleux goût, boil. Sat. m. Voilà donc le fruit de cette éducation merveilleuse dont ton père était si vain ! dider. Père de famille, ii, 8. || 8' S. m. Ce qu'il y a d'excellent. Il a du bon et du louable, qu'il gâte par l'affectation du grand et du merveilleux, la bkuy. xi. X l'égard de son éducation si vantée, je n'en vois pas le merveilleux, oenlis, Adèle et Théod. t. m, p. <•«, dans ?ouoENs. || 4* Ce qui, dans un éTénemenl, dans un récit, s'éloigne du cours ordinaire des chofCi. [Corneille] inspiré d'un génie extraordinaire et aidé de la lecture des anciens •ccorda heureusement la vraisemblance et le merteilleux, et laissa bien loin derrière lui tout ce qu'il avait de rivaux, rac. Dite. pron. à la ricepl. de Th. Corn. Le comte, qui n'avait poiut par é juviu6-là, tant il était frappé du merveilleux de celle «Tenture.... u saoe. Diable boit. cb. 6, dans JotioEK». le merveilleux, qui n'est que le faux qui ftit pUiBir à croire, augmente et croît à mesure qu II paiM par un pins grand nombre de tètes turr.Qtuidrup. t. n, p.e.i|b'Ce qui est produit par 1 inlervenUoD des tirn surnaturels. Tite-Livo i
qui le merveilleux fait tant de plaisir à raconter, BDFP. Ilist. min. Introd. OKwiT. t. vu, p. 2to. C'est surtout sur le siècle de Thésée que les Grecs se sont plu à répandre un merveilleux qui fait connaître leur esprit et leur caractère, condil. Ilist. anc. I, <3. L'homme aime le merveilleux; moimême je me surprends à tout moment sur le point de m'y livrer, dider. Opin. des anc. philos, {pythagorisme] . Le merveilleux naturel est pris, si je l'ose dire, sur la dernière limite des possibles.... le merveilleux surnaturel est l'entremise des êtres qui, n'étant pas soumis aux lois de la nature, y produisent des accidents au-dessus de ses forces, ou indépendants de ses lois, marmontel, ÉUm. litt. Œuir. t. viii, p. 363, dans poi'gens. L'histoire, assujettie aux lois de la critique, rejetait le merveilleux, har- TiiÉL. Anaeh. Introd. part, ii.sect. 3. || 6' L'intervention d'êtres surnaturels comme dieux, anges, démons, génies, fées, dans les poèmes et autres ouvrages d'imagination. Les poëmos ont plus du merveilleux, quoique toujours invraisemblables; les romans ont plus du vraisemblable, quoiqu'ils aient quelquefois du merveilleux, huet. Origine des romans, p. 6. Le merveilleux même doit être sage; il faut qu'il conserve un air de vraisemblance, et qu'il soit traité avec goût, volt. Esi. poésie ép. ch. 9. Les poêles n'ont pas su tirer du merveilleux chrétien tout ce qu'il peut fournir aux muses, CIIATEAUB. Génie, ii, v, 7. || Merveilleux allégorique, celui où, au lieu de personnages surnaturels, on personnifie les facultés ou les sentiments et on leur suppose une action physique sur ceux qui les possèdent. Le merveilleux allégorique est toujours froid. Notre religion est très - susceptible d'une espèce de merveilleux que Voltaire a jugé praticable puisqu'il a essayé de le mettre en œuvre, et il n'a su qu'une fois en tirer parti, la- HABPE, Lycée, m, i, 2. || 7° Dans le langage familier, un merveilleux, une merveilleuse, celui, celle qui affecte de belles manièros, et qui a beaucoup de prétentions. Un jeune merveilleux. Non, tous nos merveilleux près d'elle ont échoué, lanoue, Coquette corr. i, i. Ils aiment beaucoup mieux Dans les sociétés faire les merveilleux, alex. duval. Tyran domest. l, 6. || Adjectivement. Mon cher marquis, M. le vicomte de Melville est beaucoup trop merveilleux pour moi, genlis, Thédt. d'éduc. le Yoyor jc«r, II, 6. Il Merveilleuse pour femme à la mode s'est dit particulièrement sous le Directoire.
— HIST. XI' s. Dist Blancandrins : merveillus hom est Charles, Ch. de Bol. xxvii. La bataille est merveilluse et pesant, t'b. ccxlv. || xii* s. U lui dona un mervellos destrier, Roncisv. 30. La bataille est moût merveillose et dure, l'b. 64. || xiii' s. Par foi, fit ele alors, merveille ai egardée [d'une épée fée qui avait tranché une enclume] ; Pour clie vueil que sciez merveilleuse apelée, Doon de jtfaïence, v. 6924. Celle bcrrie [plaine] commençoit à unes très grans roches merveilleuses qui sont en la fin du monde devers Orient, joinv. 262. || xV s. Les fortunes de mer sont périlleuses et pernicieuses, et l'air de Portingal chaud et merveilleux, froiss. u, m, m. Les Homains, qui sont merveilleux et traîtres, seront maistres et seigneurs, lo. ii, ii. 20. Et conceut une très merveilleuse haine contre luy, comm. 111, 2. Il XVI' s. Il advint, pendant qu'on les bastissoit, un accident merveilleux, amyot, Pér. 30. Les Athéniens firent une merveilleuse responce aux Lacedemoniens, de laquelle Aristide fut auteur, id. Arist. 25.
— ÊTYM. Merveille; Berry, marveilleux; bourg. m.^rvouillou ; provenç. meravillos , meravillios ; catal. maravellos ; espagn. maraviiloso; ital. viarariylioso.
t MÉBYCIQUE (mé-ri-si-k'), adj. Terme de physiologie. Mastication mérycique, mastication des aliments ramenés dans la bouche.
— ÉTYM. Adjectif formé sur l'analogie de mérycisme.
t MÉRYCISME (mé-ri-si-sm*), s. m. Terme de médecine. Affection dans laquelle les aliments, après un séjour plus ou moins long dans l'estomac, sont rapportés dans la bouche pour y être remâchés et être ensuite avalés de nouveau, à peu près comme chez les animaux ruminants.
— F.TVM. MTip-jv.i(jij.è;, de |j.iiipuy.(Ca>, ruminer.
t Mf;UVCOI.OGlE (mé-ri-co-lo-jie), ». f. Traité sur la rumination ou sur les ruminants.
— ETYM. M/,(,uÇ, iiiôpuxo;, celui qui rumine, et ).0Yo;, traité.
4. MES, plur. de l'adj. possessif mon, ma,Toy. mon. t 2. MES.... préfixe, voy. ut.... préfixe. MËSAIB ou u£ZAia (mé-zèrj, (. tn. Terme de |
MES
manège. Allure d'un cheval qui tient le milieu entre le terre à terre et les courbettes.
— HIST. xvi* s. A mesair, oddin, Dict.
— ÊTYM. Ital. meMarto; de meiio, mi, demi, et arid, air. Le mot français paraît fait sur l'italien.
MËSAISE (mé-zé-z'), t. m. || 1° Diminution de l'aisance. La raison est que tout ce qu'on en tire [des sujets] au-delà [ de ce qui est nécessaire à l'Ëtat] les jette dans un mésaise qui les appauvrit d'autant, VAiJBAN, Dime, p. 228. Parce qu'on vit dans le mésaise et la nécessité, le p. simon mars, Myst. du roy. de Dieu, p. 94, dans pougens. || 2° Diminution de l'aise. Ce dissolvant qui picote l'estomac lui prépare par ce mésaise un plaisir très-vif, fénel. Exist. 35. Mme la duchesse, la reine des plaisirs, chez qui Monseigneur s'était réfugié, chassé par le mésaise [de chez Mme la princesse de Conti], ST-siM. (77, (05. Le désir est une espèce de mésaise que le goût du bien met en nous, vaIjVEN. Esprit humain, 40. || 3° Cachot étroit et bas où l'on ne peut se tenir debout ou couché qu'à grande peine. Au-dessous il y a des cachots noirs, étroits et incommodes, comme ceux que les geôliers des prisons ordinaires appellent mésaises, pubetiébe, factums, t. II , p. 309.
— SYN. mésaise, malaise. Ces deux mots ne diffèrent que par les préfixes, qui, bien que d'origine distincte, ont pris le même sens. Seulement mésaise est de plus ancienne formation et beaucoup moins usité.
— HIST. xin* s. A-il mésaise au monde qu'à la moie [à la mienne] compère [soit égale] ? Berte, iviu. Car ma mésaise avez en grant joie muée, xb. cxxvi. Quant li rois Guis le sot, si fu à mésaise de cuer et fist escrire les lettres.... Chr. de Rains, 24. Vous savez que le sage dit que mésaise que l'homme ait ou cuer, ne li doit parer [paraître] ou visage, JoiNV. 28(. |[ xvi* s. Celuy qui pour sa fin establiroit nostie peine et mésaise, mont, i, 69. Retraicte fameuse des difficultez et mesayses qu'ils [les dix mille] eurent à surmonter, m. i, 26(.
— ÉTYM. Mes.... préfixe, et aise.
MÉSALLIANCE (mé-za-li-an-s'), s. f. Alliance
par mariage avec une personne de condition inférieure. Il a fait une mésalliance. La famille manque d'illustration ; mais elle est très-ancienne, et l'on ne peut lui reprocher de mésalliances, mérite dont bien peu de maisons peuvent se vanter, gkhlis, Adèle et Théod. t. i, p. 262, dans pougkns.
— ÉTYM. Mes.... préfixe, et alliance.
MÉSALLIÉ, ÉE (mé-za-li-é, ée) , part, pasti de
mésallier. Une femme mésaUiée.
MÉSALLIER (mé-za-li-é), je mésalliais, nous mésalliions, vous mésalliiez; que je mésallie que nous mésalliions, que vous mésalliiez, i'. o. || 1° Faire faire une mésalliance. Par avarice son père la mésallia. Il Fig. Abaisser, dégrader. J'aime mieux être seule et dans l'inaction Que de mésallier ma conversation, BoutiSAVLT, Fables d'Ésope, i, 6. ||2"Se mésallier V. réfl. Faire une mésalliance. Je ne suis point née avec si peu de noblesse et de bien, que don Carlos, m'ayant épousée, n'eût pu être à couvert des reproches que l'on fait à ceux qui se mésallient, scarron, Rom. com. u, (4. Il y a quatre cents ans que, dans ma famille, nous sommes gueux de père en fils, pour n'avoir pas voulu nous mésallier, dfstouches. Fausse Agnès, 1, (. Tous ceux qui tirent vanité de leur naissance ne sont pas toujours dignes de se mésallier, duclos, Consid. mœurs, ch. (0. |{ Fig. et familièrement. S'abaisser, déroger. Cet homme craindrait de se mésallier, s'il fréquentait ses égaux, quand ils sont moins riches que lui, Dict. de l'Acad.
— ÉTYM. Mes... préfixe, et allier.
MÉSANGE (mé-zan-j'), s.f. Petit oiseau deTordre des passereaux, qui est remarquable par sa forme élégante et son plumage varié (genre parus de Linné). Mésange huppée. Une autre circonstance qui a pu contribuer à faire connaître la mésange bleue, mais en mauvaise part, c'est le dommage qu'elle cause dans nos jardins en pinçant les boulons des arbres fruitiers, buff. Ois. t. x, p. (29. Il Mésange brûlée, mésange-pinson, mésange à têlo noire, mésange charbonnière, ou mazingue, parus major, L. Mésange des marais, petite mésange à tête noire ou nonnette cendrée, parus pa» lustris, L. Mésange noire, ou petite charbonnière, parus ater, L.
— HIST. xui* s. Et li conta un cxample d'une mesanghe qui fu prise par un masenghier, au gardin d'un paysant, Chr. de Pains, 236. || xvi' s. Mezengues, Nouv. Fabr. des excell. traits de vérité,p. ( i«.
— ÉTYH. Liégeois, matinge; picard, masinyue.
MES
MES
masaingue; ronthleu.tmbettngrue; wallon, masenge; Hainaut, nwsingue; bas-lat. metensa; du germanique : ang!o-3axon,in(lse; anc. flam. meese; allem Ueise, à l'aide d'un suffixe en k ou en g.
•f MÉSANGÈBE (mé-zan-jè-r'), s. f. Grosse espèce de mésange.
t MÉSANGETTE (mé-zan-jé-f), î. f. Sorte de cage à trebuchet pour prendre les mésanges.
f SIÊSARAÏQUE (mé-za-ra-i-k'),odj. Terme d'anatomie. Oui a rapport au mésentère. Les vaisseaux mesaraïques.
— HiST. XIV* s. Il [l'intestin] a enracinées pluseursmesaraûques veines qui sont actractives, H. de
IIONDKVILLE, 1° 26.
— ETYM. Mscjopotxi;, de |xe<ictpoiov , mésentère, de (isio;, moyen, et ipaià yacrn^p, intestins grêles.
MËSARRIVER {mé-za-ri-vé], i\ n. mpcri. Tourner mal, avoir une mauvaise issue. Si vous ne changez de conduite, il vous en mésarrivera. Ne faites pas cela, il peut vous en mésarriver. 11 [un danseur de corde] est trop fier de son art, et présume trop de son adresse; je crains qu'il ne lui en mésarrive à la fin, marchangt, Tristan le voyageur, Lxvm. li S'il mésarrive de moi, si je viens à mourir. Monseigneur montra une lettre cachetée pour elle [.Mlle Choin] , pour lui être rendue s'il mésarrivait de lui, st-simon, 294, u. || 11 se conjugue avec le verbe auiiliaire être. 11 m'en est mésarrive.
— ETYM. Jr«... préfiie, et arrPoer.
fMÉSATICÉPHALE (mé-za-ti-sé-fa-l') adj. Terme
d'anthropologie. Crâne mésaticéphale, crâne interméiiiaire entre le crâne dolichocéphale et le crâne brachycéphale.
— ÊTYM. MEsdiio; OU (jiiffaToç, moyen, dérivé de \d>joi (voy. méso...), et xecpaX-»), tête.
jMÉSAULE {mé-zô-r),î. f. Nom donné, chez les anciens, à de petites cours ménagées entre plusieurs corps de bâtiments pour procurer des jours et des dégagements aux intérieura.
— ÊTVM. MeV;!;, moyen, etaOX»), cour.
t MÉSAVENANCE (mé-za-ve-nan-s') s. f. Terme vieilli, mais bon à remettre en usage. Qualité de ce qui est mésavenant.
— HIST. xvi* s. Nous appelons laideur aussi, une mesadvenance au premier regard, mo.st. iv, 222.
— ÊTYM. tièsarenant.
t MÉSAVENANT, ANTE (mé-za-vc-nan, nan-t'), adj. Qui n'est point avenant. Le talent de s'immortaliser par les lexires n'est une qualité mésavenante i quelque rang que ce soit, dider. Sur Térence.
— HIST. xvr s. Toute affectation, nomméement en la gayeté et liberté françoise, est mesadvenante au courtisan, mont, i, )92.
MÉSA VENIR (mé-za-ve-nir), t;. n. impers. Il se conjugue comme venir. Tourner à mal. Agissez toujours; il ne peut vous en mésavenir. 11 vous en mésaviendra. || Il se conjugue avec lauxiliaire élre.
— HIST. xui's. Ains commençai à coaider, Quant de Narcissus me sovint, Cui malemont en mesavint, la Rose, (526. El quiconques le fet à escient, s'il l'en mesavient, c'est à bon droit, beaum. xxxvii, 8. |{ XV* s. S'il m'eust voulu croire, il ne luy fust point ainsi mesadvenu, comm. vu, 8. |{ ivi* s. Bref il ne luy mcsadvint jamais par sa paresse, amyot, Anton, et Démétr. *.
— ETVM. Mes.... préfixe, ei avenir; provenç. metavenir ; ital. misavrenire.
MÉSAVENTURE (mé-za-van-tu-r'), t. f. Mauvaise aventure, chance funeste. Car, étant [un dogue] de nature X piller ses pareils, mainte mésaventure L'aurait fait retourner chez lui, Avec cette partie [l'oreillej en cent lieux altérée, la font. Fabl. x, ». Je trouvai dans son salon Mme de Marchais, à qui de point en point je contai ma mésaventure, marmontei., Uém.v. Il vous en adviendra quelque mésaventure, ô grand Pcrrin Oandinde la littérature, H. ). ciiEn. les Nouveaux saints.
— IIIST. im* s. Et puis leur en avint grant mésaventure, V1L1.EU. XXXI. Si comme li cas qui aviennent par mesqueance ou par mésaventure, beaiiu. VII, 12. Il XVI' s. Celuy qui reprend ceulx qui faillent semble proprement leur reprocher leurs mesad- Tentures, AMïfT, Fhocion, 2.
— ETYM. Met.... prcfiie, et atenturt.
i HESCO LANCE (mù-sko-lan-s'), t. ^Terme vieilli et aujourd'hui inusité. Confusion contradictoire. Mme d'Klbeuf et sa fille allèrent s'embarquer à Toulon sur deux galères du roi, par une mescolance rare d'avoir défendu à Mme d'Klbcur de penser à ce mariage et do prêter après deux do ses galères Dour l'aller (aire ou achever, «t-S'H. I3b, 2'i.
- HIST. zvi* «. Il faudra malgré nous »""■ de
mCT. DE U LAKOUS rRA.NCAI3S.
mesmo mescoiance aux choses qui se présentent, d'al'b. Hist. II, 77.
— ETYM. Ital. mescolanxa, de mescolare (voy. mêler).
t MÉSÊDIFICATION (mé-zé-di-fi-ka-sion), s. f. Action de mésédilirr. Le désaveu de tous les sujets de mésédification qu'il a cru enti'evoir par le passé dans votre façon de penser et d'agir, Lett. de l'Étéque d'Annecy, dans volt. LeM. à TÉvêque d'Annecy, (5avr. <768.
t MÉSËDIFIER (mé-zé-di-fi-é) , V. a. Il se conjugue comme édifier. Ne pas édifier, scandaliser. Le poète fut si mésédifié de cette aventure, qu'il crut devoir en informer la postérité, comte de cay- LDs (ghosley), Mém. de i'Acad. de Troyes, ŒutT. t. XII, p. 60, dans pouggns.
— ETYM. Mes.... préfixii, et édifier.
t MÉSELLERIE (mé-zè-le-rie), *. f. Nom delà lèpre au moyen âge.
— ETYM Ane. franc. me.<!el, lépreux, du lat. misellus, petit misérable, diminutif de miser (voy. misère),
t MÉSE.MBRYANTIIËME (mi-zan-bri-an-tè-ra'j, s. m. Terme de botanique. Genre de la famille des mésembryanthémées.
— ETYM. Meimii6f{a, midi (de (iÉ(Toç, voy. mi, et Viliipa, jour), et ov6Ti(jti fleur : fleur du midi, parce qu'elle s'ouvre à midi.
t MÉSEMBRYANTUÉMÉES (mé-zan-bri-an-témée), s. f. Famille de plantes qui a pour type le genre mésembryanthème.
t MÉSENTENDRE (mé-zan-tan-dr"), v. a. Il se conjugue comme entendre. Entendre de travers; refuser d'écouter. On a niésentendu les philosophes, on ne s'est pas placé dans leur point de vue, on n'a pris d'eux que des résultats, au lieudesuivrelachaine qui les y avait conduits, villers, Kant, p. ici.
— HIST. xii* s. Vait s'en Bernier, de sa gent departi; Vint jusqu'as treiz [aux tentes), mais pas ne descend! ; Au saluer pas ne mesentendi, R. de Cambrai, 88.
— ÉTYM. Jlfeî.... préfixe, et entendre.
t MÉSENTENDU (mé-zan-tan-du), s. m. Synonyme de malentendu. Par un mésentendu survenu dans ce voyage, le prince royal eut le malheur de tomber dans la disgrâce du roi son père, correvon. Mémoires sur Frédéric, le Grand, 1. 1, p. <2, dans HUMBERT, Gloss. gi!n. Le général nous engagea à suspendre notre démission, en disant qu'il y avait quoique mésentendu. Papiers saisis à Bareuth, p. 66.
— ETYM. Mésentendu, participe de mésentendre. t MÉSENTENTE (mé-ran-tan-f), s. f. Absence
d'entente. La proposition de M. \'** est adoptée ; discussions, bïuit, mouvements et mésentente prolongée, Journal de Genève de 1848, n* 84.
— ETYM. Mes.... préfixe, et entenle.
MÉSENTÈRE (mé-zan-tè-r'), s. m. Terme d'ana-
tomie. Membrane qui est un repli du péritoine, à laquelle les intestins sont suspendus, et qui leur donne leur mobilité. Veines qu'Asellius a découvertes depuis peu dans le mésentère, Disc. Pcetus,*.
— HIST. XVI' S. Le mésentère est seul et unique, situé au milieu des intestins, au moyen de quoi est ainsi appelle, pabB, i, lo.
— ÉTYM. MeosvTÉptov, de |ié<io5, moyen, et Ivtepov, intestin (voy. entérite).
t MÉSENTÉRIE (mé-zan-té-rie), t. f. Terme de médecine. Nom donné par quelques médecins au carreau, parce que, dans le carreau, le mésentère présente des ganglions engorgés et tuberculisés.
— ETYM. Ui'sentère.
t MÉSENTÉRIN, INE (mé-zanté-rin, ri-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Se dit de certains curps dont la surface offre des ondulations irrégulières simulant celles du racsentèro.
JIÉSENTÉRIQUE ( mé-zaii-té-ri-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au mésentère. Glandes mésentériguei, les ganglions lymphatiques du mésentère.
t MÉSENTÉRITE (mé-zan-té-ri-f), *. f. Terme de médecine. Inflammation du mésentère.
t MÉSESTI.MABLE (mé-zè-sti-ma-W), adj. Néologisme. Qui n'est pas digne d'estime.
t MÉSESTIME (mé-zè-sti-m') , ». f. Défaut d'estime; mépris. Un sentiment de mésestime attiédissait ceux qu'elle m'avait inspirés, J, J. rovss. Conf. v. Ils ont la mésestime, je dis plus, l'animadveisiun do tous, BABŒUK, Pi^Cf», II, 4u». La qualité d'artiste étiit presque devenue un titre i la mésestime, à la déconsidération, FnouDiioN,/;u principe de l'art, p. 3<n.
— ETYM. Voy. MÉSESTIMKII.
MÉSESTIMÉ f.Z (aié-zè-sti-mé, méc), part, passé do mésesiiiuer. Je me hais de te voir ainsi niéseslimis BïcMica, ÉUif. u. Mallraiii et mésestimé dans
la vie, il [Jésus] commence à régner après qu'il est mort, Boss. Sermons, Yertu de la croix, i.
MÉSESTI.MER (mè-zè-sti-mé), 1). a. || l" N'avoii point d'estime pour. Ce n'est point à Camille à t'en mésestimer, corn. Ifor. i, 4. Et, pour ne risquer rien en pratiquant les femmes, Les adorer en gros toutes confusément, Et les mésestimer toutes séparément, TH. CORN. l'Amour à ta mode, iv, <. Les Allemands ne peuvent nier la dette [avoir été battus] cette fois, et ce n'est pas sans raison qu'on les mésestime chez vous, baïle, Lett. à Minutoli, 17 mars 1675. Seigneur, il est bien dur, pour un cœur magnanime. D'attendre des secours de ceux qu'on mésestime, volt. Zaïre, 11, i-Wl" Apprécier une chose au-dessous de sa valeur. Vous mésestimez ce diamant. || 3' Se mésestimer, v. réfl. Avoir de la mésestime pour soi-même. C'est donc avec raison que l'âme s'humilie. Se mésestime, se déplaît, CORN. Imit. i, 22.
— SYN. 1. MÉSESTIMER, MAL ESTIMER. Mésestimer, en parlant des choses, se prend toujours en mauvaise part, et signifie apprécier les choses au-dessous de leur juste valeur. Mal estimer se dit soit en bien, soit en mal, et c'est estimer ou au-dessus ou au-dessous de la juste valeur, laveaix. |1 2. mésestimer, MÉPRISER. Mésestimer, c'est accorder une estime moindre qu'il ne faut; mépriser, c'est accorder un prix moindre qu'il ne faut. Ces deux mots sont donc très-voisins; ils ne se distinguent que par la nuance entre estime et prix.
— HIST. XVI' 3. Je ne la mésestime pas [l'étymologie], et ne veux point dire qu'elle ne serve beaucoup à l'intelligence des mots, j. pelletier, dans livet, la Gramm. franc, p. i82.
— ETYM. Iles... préfixe, et estimer.
MÉSINTELLIGENCE (mé-zin-tèl-li-jan-s'), t. f.
Mauvaise intelligence, désaccord entre les personnes. Cette petite négligence Vient de leur
mésintelligence, corn. Agésil.i, (. U est constant qu'il y a beaucoup de division et de mésintelligence parmi leurs chefs principaux, pellisson, Lett. hist. t. II, p. 160, dans POUGENS. Quelle mésintelligence entre l'esprit et le cœur! le philosophe vit mal avec tous ses préceptes ; et le politique, rempli do vues et de réflexions, ne sait se gouverner, la bhuy. XI. Quelle est cette mésintelligence entre le cœur et la raison, qui fait que l'on chérit encore ce que l'on cesse d'estimer? marmontel, Cont, mor. Bon. mère.
— ÊTYM. Jffî... préfixe, et intelligence. ■fMÉSINTERPRÉTATION(mé-zin-tèr-pré-ta-sion),
s. f. Mauvaise interprétation. Les préceptes des autres lois [autres que celles de la nature] sont écrits dans des livres sujets à tous les événements des choses humaines, à l'abolition, à la mésinterprétation, à l'obscurité, DIDEROT, Sk/'/Sî. de la nat. n' 20.
— ÊTYM. Mésinterpréter.
t MÉSINTERPRÉTER (mé-zin-tèr-pré-lé. La syllabe pré prend un accent grave quand la s; llabe qui suit est muette :je mésinlerprèle, excepté au futur et au conditionnel: je mésinterpréterai),t).o. Interpréter mal, à faux, d'une manière défavorable. Je ne suis pas si prompt que vous à mésinterpréter les motifs de mes amis, 1. 1. rouss. Lelt. à d'ivernois, 26 avr. <7C8. On mésinterpréta la familiarité dont il usait avec ses jeunes élèves, diderot, Opin. des anc. philos, (secte cyrénaique).
— ETYM. Mes... préfiie, et interpréter . fMÉSlTE (mé-zi-t'),s.m. Terme de chimie. Cor| s
qui se trouve dans l'esprit de bois impur.
fMÉSITÈNE (mé-zi-tè-n') *. m. Terme de chimie. Produit de distillation de la lylile et de l'acide sulfurique à parties égales.
•t MÉSITIQUE (mô-zi-ti-k'), odf.Teime de chimie. Alcool mési tique, nom donné aigourd'hui à l'esprit pyro-acétique.
— ETYM. Métite.
tMESMÉRlEN,IENNE(mè-smé-riin,riè-n'),ad;',
Qui est relatif au liiesmérisiue.H Substantivement. Un mesmérion, un partisan du mesmérisme.
MESMÉRISME (mc-smé-ri-sm') ,f. m. Doctrine de Mesmer (prononcé Mé-smèr) sur le magnétisme animal. || Synonyme de magnétisme animal.
— ÉTYM. Mesmer, né en 1733 à Wiel, près des bords du Rhin, et mort en <H<5.
t MÉSO... préfixe qui vient du grec [Uao^, ei lignifie : qui e3t mitoyen, situé au milieu. Méao; Cal de mi'me radical que le latin niediut (voy. Ml).
iMÉSOURAQUE (mé-zo-bra-k'), adj. Terme d'ancienne métrique. Pied mésobraque, pied do cinq ..yllabts, deux longues, une brève et encore deus longues : comme putcherrtmarum.
— STYH- Méso..,, et ppaxù<, bref.
MES
tMfiSOCSCDH (mé-ïo-sé-kom') ,t.m. Terme d'anatomie. Ropli analogue aux mésocfllons, que le péritoine forme, chez quelques individus, à la partie postérieure du uecum.
— ÊTYM. Késo..., eleêeeum.
f WfiSOCARPK (œé-zo4.ar-p'),t. m. Terme de botanique. Substance cliarmio ou filandreuse contenue entre l'épiderme et la pellicule interne de certains fruits.
— ÊTYM. JfAo..., et xapni(, fruit.
tMÉSOCÊPHALE (mé-zo-sé-fa 1') , t. m. Terme
d'anatomie. Nom donné par quelques-uns à une partie de l'encéphale (pont do Varole).
— F.TYM. Uéso..., et xtçoXVl, tête.
tMÉSOCÉPIIALIQOE (mé-so-sé-fa-li-k'), adj. Qui
1 rapport au mésocéphale.
HËSOCHILIUM (mé-io-ki-li-on) ». m. Terme de botanique. Partie moyenne du tablier dans la fleur des orchidées.
— ÉTYM, Mésn..., etxeî'ioî, lèvre.
t MÉSOCLASTF, (mé-zo-kla-sf), adj. Terme de métrique gréco-latine. Vers mésoclaste, vers hexamètre dans l'intérieur duquel il y a une faute de quantité.
— ÉTYJI. Uéso.... et xXa», rompre.
tMÉSOCÔLON (mé-zo-kô-ion), s. m. Terme d'anatomie. Expansions du péritoine dans la duplicature desquelles sont comprises les diverses portions de l'intestin cAlon.
— HIST. XVI' s. Le mesocolon est l'autre partie du me'^entcre contenue entre les intestins gros, PAHÉ, I, «6.
— ÊTYM. Héso..., et c^lon.
t MÉSOCR A>K (mé-zokrâ-n'), s. m. Terme d'anatomie. Le milieu de la tête, le vertei.
— ÉTYM. Méso..., et crdne.
fMftSODK (mé-zo-d') , î. f. Terme de poésie antique. Morceau de chant placé entre la strophe et l'antistrophe.
— *TYM. Késo..., et ode.
t MÉSODERME (mé-zo-dêr-m'),». m.Terme de botanique. Partie de l'écorce comprise entre la couche subéreuse proprement dite et l'enveloppe herbacée.
— ÉTYM. Uéso..., et derme.
+ MÉSODISCAL, ALE (mé-zo-di-skal, ska-l'), of^. Terme de botanique. Qui est en rapport avec le milieu du disque. Insertion mésodiscale.
— ÉTYM. Uéso..., et disque.
MÉSOFFRIR (mé-zo-frir), v. n. Il se conjugue comme offrir. Offrird'unomnrchantiise moins qu'elle ne vaut. On lui avait mésotTert, il ne voulut pas vendre.
— HIST. XIV* 8. Là n'i ot crestien dont fuit de riens servis, Car cascunssi fuioit corn s'il fuitkiens rahis (chien enragé] ; Chellui cui il mesquiet on mesolfre toudis, Baud. de Seb. xii, U7. || xv* s. X celui il qui il meschiet, chacun lui mesoffre,