FROISS. II, II
— ÉTYM. Mes... préfixe, et offrir.
t MfiSOGASTRE (mé-zo-ga-str'), s. m.Terme d'anatomie. Région moyenne de l'abdomen, celle qui est intermédiaire aux régions épigastrique et hypogastrique. Il Ad/, m. Terme de zoologie. Poisson mésogastre, poisson qui a les nageoires pectorales au milieu du ventre.
— ÉTYM. Méso .., et YaoTfip, ventre.
-j-MÉSOLABE (mé-zo-la-b'),<. m. Ancien terme de
géométrie. Instrument destiné à trouver mécaniquement deux moyennes proportionnelles, qui r.e pouvaient être trouvées géométriquement. Le mésolabe fut inventé pour le fameux problème de la duplication du cube.
— ÉTYM. Méso..., et>aeirv, prendre.
tMÉ-SOLOBAIRECmé-zo-lo-bê-r") adj. Qui appartient au mésolobe.
t MÉSOLOBE. (œé-zo-lo-b'), t. m. Terme d'anatomie. Nom donné pir quelques-uns au corps calleux, parce qu'il est situé entre les lobes du cerveau.
— ÉTYM. Mi*o..., et lobe.
t MËSOLOGARITBHE (mé-zo-lo-ga-ri-tm'), t.m. Terme de mathématique. Expression qu'on employait autrefois pour désigner les logarillimes des cosinus et des cotangentes.
— fiXYM. Misa..., et logarithwu fHËSOMACRB (mé-zo-ma-kr"), adj. m. Terme de
milnque ancienne. Se dit d'un pied composé de (MMX brèves, d'une longue et do deux brèves, comiM avidiisimui.
— «TTM. Hét^.., etitax'y*;. long.
tMÉSOMÊRlB(mé-zo-mé-iie),(. m. Terme d'anatomie. Partie du corps qui se trouve entre les cuisses.
— ÉTYM. Uéto.., et Hr,p4;, cuisse.
tMÉSOHÉTRK Imé -zo-ini-tr'),*. m.Terme d'ana-
MES
tomie. Repli péritonéal qui, chez les mammifères, unit l'utérus aux parois abdominales.
— ÉTYM. Jf^.«o .., et (jiifiTpa, matrice. tMÉSOMPUALE (mé-zon-fa-l'), s. m. Terme d'anatomie. Synonyme d'ombilic.
— ÉTYM. Uéw..., et èu.çaXô;, nombril.
t MÉSOPIIRAGME (mé-zo-fra-gm'), s. m. Cloison intérieure du thorax des insectes.
— ÉTYM. Méso..., et <ppâf|j.a, cloison.
t MÉSOPURYON (raé-zo-fri-on), s. m. Terme d'anatomie. Partie de la face qui est placée entre les deux sourcils.
— ÉTYM. Méso..., et èçoùç, sourcil.
fMÉSOPHYLLE (mé-zo-fi-l'), s. m.Terme de botanique, 'l'issu compris entre les deux lames d'une feuille.
— ÉTYM. Méso..., et jpOXXov, feuille.
fMÉSOI'IIYTE (mé-7.o-fi-t'), s. m. Terme de botanique. Ligne de démarcation entre la tige et la racine d'une plante, autrement dite collet.
— ÉTYM. Méso..., et ç'jTov, végétal.
•fMÉSOPITUÈQUE (mé-zo-pi-tè-k'),s.m.Terme de
zoologie. Sorte de singe fossile. Le mésopithèque de Grèce.
— ÉTYM. Uéso..., etii(OT)xo;, singe.
t MÉSOPOTAMIEN , E.NNE ( me-zo-po-ta-miin , miè-n'), adj. Qui appartient, qui a rapport à la Mésopotamie, ou, généralement, à une contrée située entre deux fleuves, liégion mésopotamienne.
— ÉTYM. Uéso..., et TtÔTaiio; : situé entre deux fleuves, et, particulièrement le Tigre et l'Euphrate.
f MÉSORECTCM (mé-zo-rè-ktom'), s. m. Terme d'anatomie. Expansion du péritoine qui maintient le rectum dans sa position naturelle.
— ÉTYM. Uéso..., et rectum.
t MÉSOROPTRE (mé-zo-ro-ptr') , s. m. Terme de physiologie. L'étendue de la distance, variable suivant les individus et suivant le volume des objets, à laquelle on place ceux-ci pour les voir distinctement et sans fatigue.
— ÉTYM. Méiopoç, qui est au milieu de deux limites (de (niffo;, milieu, et Spoç, limite), et éirtpov, venu de Jittojj.îi, voir, inusité comme simple, employé en composition dans Sioit-pov.
i MÉSORRlIINION(mé-zo-rri-ni-on),«. m.Terme de zoologie. Partie du bec des oiseaux comprise entre les narines.
— ÉTYM. Uéso..., et fiv, narine.
f MÉSOSPERME (mé-zo-spfcr-m'), s. m. Terme de botanique. Partie comprise entre les deux enveloppes d'une graine.
— ÉTYM. Uéso...., et aniçnm, graine.
t MÉSOTIIÉNAR (mé-zo-té-nar) , s. m. Terme d'anatomie. Muscle qui approche le pouce de la paume de la main.
— ÉTYM. Uéso..., et thénar.
t MÉSOTUÉRIUM (mé-zo-té-ri-om'), *. m. Animal fossile, recueilli dans le limon des pampas, aux environs de Buenos-Ayres, un peu plus grand que le cabiai.
— ÉTYM. Méso..., et e^^ptov, animal.
t MÉSOTHORAX (mé-zo-to-raks'), s. m. Terme d'entomologie. Deuxième partie du corselet, qui supporte les ailes supérieures et la paire de pattes intermédiaires.
— ÉTYM. Méso..., et thorax.
t MÉSOXALIQUE (mé-zo-ksa-Ii-k') , adj. Terme de chimie. Acide mésoxalique, acide obtenu avec de l'urée et à l'état de combinaison avec la baryte, lorsqu'on fait bouillir la dissolution d'alloxanate de baryte.
— ÉTYM. Méso..., et oxalique.
t MÉSOZEUGME (mé-zo-zeu-gm'), s. m. Nom particulier d'une des espèces de la figure de construction ou de grammaire appelée généralement zeugme. Le zeugme consiste à sous-enlendre dans un membre de phrase un mot exprimé dans un autre; si le mot sous-entendu est au milieu de la phrase, c'est un mésozeugme; c'est un protozeugme s'il est au commencement, et un hypozeugme s'il est à la fin.
— ÉTYM. Méso..., et t.t'Jtv-n, zeugme.
t MÊSOZOÏQUË (mc-zo-zo-i-k'), adj. Terme de géologie. Terrains méso/oiques, terrains les plus récents parmi les terrains secondaires, contenant les animaux moyennement récents.
— ÉTYM. Méso..., et C'ùov, animal.
MESQUIN, INE (mè-skin, ski-n'), adj. \\ 1° Qui est
de pauvre et chélive apparence. Mine mesquine. Air mesquin. On montrait, il n'y a pas encore longtemps, dans un petit collège de Paris, la chambre très-mesquine que le futur cardinal (DuboisJ y habitait ; cette chambre n'était pas aussi révérée que
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l'a été celle d'Érasme au collège de Montaigu, d'alemb. Art. du card. Dubois. || Fig. en parlant des arts du dessin, pauvre, maigre, de mauvais goût. Dessin mesquin. La manière de ce peintre est mesquine. Celui [le temple à Jérusalem] de Zorobabel était petit, bas, mesquin, sans proportions, sans architecture ; il ne méritait pas la curiosité de Pompée, volt. Philos. Uérode et sa vie privée. il 2° En parlant des choses, qui n'a point les quaités de grandeur, de largeur. Politique mesquine. Irlée mesquine. ||3° Qui fait des mesquineries, des épargnes sordides. On accuse quelquefois les gens raisonnables et économes d'être mesquins, Dict. ((c ('.4 Cad. Il En parlant des choses, qui porte la marque de la mesquinerie. Le présent qu'il vous fait ne le ruinera pas, il est bien mesquin, mabivaux, Jeux de Vam. et du has. m, 6. La vie triste et mesquine des pères est prescjue toujours la source du désordre des enfants, j. i. rolss. Hél. v, 2.
— HIST. xii' s. Et li viel homme et li jeune mes- (]uin, Jionc. <66. ||xiii' s. Com celé qui ne fine [cesse] De servir plus à gré qu'une povre nieschine, Berte, lvi. || xiv* s. Or me veilliez oir, chevalier et meschin; Bourjoises et bourjois , prestres, clers, jacobin, Et je vous chanterai commencement et fin De la vie vaillant Bertran du Guesclin, Giiescl. 6. || xv s. Elle estoit meschine, faisant le ménage commun, comme les lits, le pain, et autres telles affaireSiLouis xi, Kouv. xvii. {| xvi* s. Dont quant ce vice entre en dame ou meschine, Tant plus vieillit et tant plus s'enracine, j. marot,v, <98
— ÉTYM. Wallon, mesAène, servante; Hainaut méquéne, servante; provenç. mesquin, chétif, mi sérable, faible, délicat; cat. mesqui; esp. mezquino; port, mesquinho; ital. meschino; anc. franc, meskin. meskine, meschin, meschine, jeune garçon, jeune fille, serviteur, servante; de l'arabe maskin, pauvre, par l'intermédiaire de l'espagnol. La série des sens est : pauvre, chétif, puis jeune garçon, jeune fille, considérés comme faibles par l'âge, et, pir suite, serviteur, servante. Le sens actuel de mesquin se déduit facilement du sens étymologique; mais il est singulier qu'il n'y en ait aucune trace dans les anciens te.xtes.
MESQUINEMENT (mè-ski-ne-man), adv. D'une façon mesquine. Elle est vêtue un peu mesquinement; Mais qu'elle est belle, et comme elle a l'air sagel VOLT. Nanine, m, 8. Il y avait à Orléans un vieux chanoine janséniste qui se mourait, et à qui ses confrères refusaient la communion ...les chanoines firent tant que leur confrère mourut sans sacrements, et ils l'enterrèrent le plus mesquinement qu'ils purent, id. Louis XV, se. Pour moi, j'aime mieux les jardins anglais. — Et moi, je trouve qu'ils n'imitent jamais la nature que mesquinement, GENLis, Théâtre d'éduc. la Curieuse, i, ♦.
— ÉTYM. Mesquine, et le suffixe ment.
MESQUINERIE (mè-ski-ne-rie), s. f. || 1° Qualité
chétive, en parlant des choses. Son pinceau n'était pas large, et son petit colorisexcitait toujours l'idée de mesquinerie et de bassesse, grimm, Correspond, t. i, p. 74, dans POUGENS. I.a mesquinerie de notre censure politique n'a eu d'exemple chez aucun peuple et dans aucun temps, laharpe, Cours de liltér. t. vu, Introd. p. 3, danspouGEN.<;. || 2° Économie poussée trop loin. Cet homme est d'une mesquinerie ridicule. Il 11 se dit aussi des choses faites avec trop d'économie. La mesquinerie de ce spectacle, de celle fête. Cette dernière offre me toucha fort, et me fît oublier la mesquinerie de l'autre, j. j. rouss. Confess. XII.
— HIST. xvi's. Mesquinerie, indigence,MONET,Z)icJ.
— ÉTYM. Mesquin; provenç. mesquinera ; lat. mesqtiinaria; port, mesquinharia.
t MESQUIS (mè-ski), s. m. Terme de commerce. Basane passée en mesquis, sorte de basane qui est apprêtée avec du redoul au lieu de tan. Mesquis le cent pesant payera a sous. Tarif, <« sept. 1664. Peaux blanches de mouton et brebis, passées en mesquis, le toc en nombre payera 30 sous, ib. || On trouve aussi mesquin. Mesquin, le cent pesant estimé 60 livres, Déclar. du roi, nov. <04u, Tarif.
— ÉTYM. C'est sans doute une forme pour metjù (vov. MÉGIR et mégis).
I'meSS (mès'),'«. m. Mot anglais dont on se sert quelquefois aujourd'hui chez nous pour désigner une table d'officiers qui dînent ensemble. Le mess dos officiers do tel régiment.
— ÉTYM. Angl. mcK, réunion d'individus qui mangent ensemble , proprement plat, mets (voy. mets).
message (mè-sa-j'), *. m. || 1* Commission dont est chargé un messager. Et j'allais lui porter ce funeste message, cobn. Médée, v, 4. Cer libres entre-
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tiens, ces messages infâmes, rotr. Tencesl. ii, (. S'ils ne font pas tous les messages où on les emploie, PASc. Prov. VI. Je lisais en allant faire mes messages, J. I. BOL'SS. Conf. I. Il [le pigeon messager] est tombé, las d'un trop long voyage: Rendons-lui vite et force et liberté; D'un trafiquant remplit-il le messaïe? Va-t-il d'amour parler à la beauté? bérang. Pigeon mensag. \\ i° La chose que le messager est chargé de dire ou déporter. C'est lui qui portait les messages. || 3°Communicaiion officielle entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif ou entre les deux chambres. Le message annuel du président des Etats-Unis.
— HlST. XI* s. E filzl dist-il, cum dolerus message! St Alexis, Lxxviii. Qu'à Marsillon [il] me portas! mon message, Ch. de Roi. xx. \\ xii's. Chançon, va-t-en pour faire mon message Là où je n'ose.... Coud, XIX. Il XIII' s. Â cel message furent esleus li quens Hues de Saint-Pol et Joffroisli mareschaus de Cliampaigne, villeh xxxii. || xv* s. Quand as.sez ffestés furent, ils firent leurs messages sagement et à point, FROiss. i, I, 46. Il XVI' s. Le roy de Navarre me dit n'en avoir nul messaige ; et de moy, je n'en ay nulle lettre de vous no de nul des vostres, MARG. Lett. (37.
— ÊTYM. Provenç. messatçie; cat. mitsatge; esp. meTisage; port, mensagem; ital. messaggio; du baslatin missaticum, de viissus, part, passif de mittere, envoyer (voy. mettre). Dans l'ancienne langue, m««o9e signifiait aussi messager; alors il vient de missaticus ; elle avait en outre le simple mes, envoyé, messager, du latin viissus.
MESSAGER, ËRE (mê-sa-jé, jh-r'), s. m. et f. Il 1° Celui, celle qui vient annoncer quelque chose, soit de soi-même, soit de la part d'un autre. Je lui ai envoyé un messager. Vous verrez que je ne fais point tant de cas de mon ancienne maltresse que de votre nouvelle messagère, balz. liv. vu, lett. al. Alors triste messager d'un événement si funeste [la mort d'un fils de Louis XIV], boss. Mar.-Thér. 0 mort.... Tu n'anéantis pas, tu délivres : la main , Céleste messager, porte un flambeau divin, Lamartine, Méditations, l, ^. || Fig. Messager de malheur, celui qui apporte ou qui est dans l'habitude d'apporter de mauvaises nouvelles. || Proverbe. On ne trouva jamais meilleur messager que soi-même. || 2° Messager d'État, fonctionnaire chargé de porter les messages d'un des grands pouvoirs de l'État, d'une assemblée politique. Il 3" Poétiquement. Le messager des dieux, Mercure. Moi qui suis comme on sait, en terre et dans les cieux. Le fameux messager du souverain des dieux, mol. Àmph. Prologue. |{ La messagère de Junon, la déesse Iris. Regardez de Junon briller la messagère. Iris nous vient du ciel dire ses volontés, CORN. lois, d'or, i, 5.||Dans le même style, messagère se dit aussi de la renommée. Et messagère indifférente Des vérités et de l'erreur. Sa voix en merveilles féconde Va chez tous les peuples du monde, Semer le bruit et la terreur, j. b. bouss. Odes, 111, î. Du vrai comme du faux la prompte messagère. Oui s'accroît dans sa course.... volt. i/enr. vui. Il Par extension. C'est avec raison que l'histoire a été appelée le témoin <les temps, le llambeau de la vérité, l'école de la vertu, la dépositaire des événements, et, s'il était permis de parler ainsi, la fidèle messagère de l'anliqullé, roli.in, Uist. aiic. XXV, 3. 114° Kig. Dans le style élevé, anmnce, avantcoureur. Les hirondelles sont les messagère» du printemps. L'horrible cri d'une troupe d'orfraies, D'infaillibles malheur» messagères l-op vraie», botr. Antig. v, B. Desilésaslrcs fameux ce messager fidèle [un hibou) Sait toujours de» malheurs la première nouvelle.BoiL. /,u(r. m. 115" Celui qui est établi |iour |ortcr ordinairement le» paquets et leshardes d'une Ville à une autre. Le messager de Genève n'étant point encore de retour, je n'ai pas reçu par conséquent les deux paquet» que vous lui avez remi», ). j. rouss. Lelt.àM. d'lvemnis,Corretp. t. vi, p. »»3, dan» poucens. Il Sentir le pied du messager, se dit d'un homme qui exhale une mauvai»e odeur, d'un fromage avancé. || G' Se disait autrefois pour la voiture ou le coche d'eau qui faisait le service Je» messageries. Je partis par le messager. M, de Sotencour, pour nous faire enrager, De Kalalse à Caris vient par le messager, BRCNARn, le Bal, se. 4 || 7* Kig. et dan» l« style familier. Projectile qu'on lance contre quelqu'un. Tout beau; si, pour heurter tu fais la moindre instance, Je t'enverrai d'ici des messagers fâcheux, MOL. Amphitr. m, i. ||8' Messager, oisMU, voy. secntTAiRi. Il >* Adjectivement. L« pigeoo messager, titre d'une chanson de Déranger.
— UIST. xu< s. Joiauz fu Ouiteclini quant ot [cuit]
le messagier. Sas. vi.X l'arcevesqueout um aincels [auparavant] tut co[ce] mustré; Car si messagier cront àcel capitle esté,Eorent leconseiloleesculté, Th. le mart. 97. || xiii* s. Si prisent [prirent] un coulon [pigeon] messagier qui avoit esté nouris en Babilone, Chr. de Rajns, 84. En lui avon l)on messagier Por querre la mort et cerchior, Rm. B89B. Car li œl [les yeux], cum droit messagier, 'fout maintenant au cuer envoient Noveles de ce que il voient, la Rose, 27B0. Le chahuant o sa grant hure. Prophètes de maie aventure, Hideus messagier de dolor, En son cri, en fo'me et color, ib. cooi. || xiv s. Que les sergens et messaij-'iersdes disconssous [consuls] pourront lever les tailles et communs imposez et à imposer aux habitans desdis chastelet ville, ruCANOR, messagernts. || xV s. Messagier ne doit mal ouir ne mal avoir, leboux de linct, Prov. t. ii, p. 345. Il XVI' s. Ne fais pas d'un fol ton messagier, cot-
GRAVE
— ÉTYM. Message; provenç-. messatgier; anc. cat. missalger; esp. mensagero; port, mensageiro; ital. messaggiero, messagiere.
MESSAGERIE (mé-sa-je-rie), t. f. || 1° Établissement d'où partent des voitures pour une ou plusieurs localités, et qui loue à des voyageursles places de ces voitures. Je vais à la messat-'erie retenir ma place. Passer aux messageries. L'université, pour lier cette correspondance, établit des postes et des messageries, dont elle ne tirait qu'un léger profit, saint-foix, Ess. Paris, dCiiv. t. m, p. 343, dans poi'Oi-NS. L'Rtat est redevable à l'université de l'aris de l'établissement des messageries et du port des lettres.... c'est ce revenu des messageries qui a fait dans tous les temps le fonds et le patrimoine de l'université, rollin, Hist. anc. OEuv. t. il, p. 379, dans pouGENS. Un des principaux objets que se proposait le ministère de France en I77f dans l'établissement des messageries royales, était de oui Inuer ces profits énormes des banquiers, et de les tenir toujours audessous du prix du transport de l'argent, volt. Dict. phil. Banque. || 2° Les voitures mêmes établirs pour ce service. Aller par la messagerie. Prendre les messageries. || S" Emploi de messager. {| 4° En termes de chemins de fer, messagerie désigne les articles ou colis que transporte le chemin de fer, par opposition aux bagages de» voyageurs.
— HIST. xin' s. Vous gens de messagerie, Et charbonniers et buthiers, Courez tost comme gaillart Prendre vo part de renart. Queue de Renart. || xv s Furent ordonnés pour aller en messagerie devers le comte aucuns notables hommes de la ville de Gand, froiss. ii, ii, bi. Quant de la part de nostre dict frère et tousin, ses alliez et adiierans, vous seront envoyez gens ou messageries par lectres ou autrement.... Lett. de Charles VllI, dans Bulletin du comité de la langue, L m, p. 6H7.
— ETYM. Messager; provenç. messalgaria, messatjaria.
t HESSALIEN (mè-ssa-Iiin), t. m. Voy. ovro-