VAGUE
HKSSALIIVE (mc-ssa-li-n'), ». f.\\l' Nom delà femme de l'empereur Claude, connue pour ses incroyables déportement?. Ou que, poussant à bout la luxure latine. Aux portefaix de Itome il [Juvénal| vendeMessaline,i)OiL./lr<p. ii. 112° Kig. Femme extrêmement dissolue. Cette reine abeille qu'il nous représentait comme une Messaline au milieu d'un sérail de mâles, bonnet, Conlempl.nat. OEuv. U viii, p. tJ7.
MIvSSE (mc-s'), s. f. Il 1° Dans le langage de l'Église, le sacrifice du corps et du sang de Jésus- Christ, suivant le rit prescrit. Le sacrifice de la messe. Célébrer la messe. Dire des messes pour qu<'lqu'un , pour le lepo» de l'àme de quelqu'un. En prenant de l'eau bénile, en faisant dire des messe», pascal. Pensées, x, t. Je fais tous les jours dire une messe pour vous; c'est une dévotion qui n'est pas chimérique, SËV. 4 S. Je senti» un plaisir sensible d'aller à la messe, il y avait longtemps que je n'avais senti tant de joie d'ëlre cailiolii|uc, ID. 24ii. L'ne goullo d'eau n'est pa» plus semblable i une antre que la messe romaine est semblable, quant au fond et à la substance, i la messe que le» Grec» et les autre» cbrélien» ont reçue de leur» père», boss. Var. xiv, *|CJ3. En (fi23, lorsque Luther réforma la messe et en dresia la formule, il ne changea presque rien de ce qui frappait le» yeux du peuple, lo. iO. m, ^ «.Une courte messe ou ils assistent, et où ils n'assistent qu'aux jours ordonnés, voilit souvent tout le fonds de leur piété et toute leur religion, houriial. Exhort. Dign. div. des pritret, t. i, p. :i6«. Il faudra éviter certaines messes qui sont comme des rendez-vous
d'un certain monde, et où l'on cheuhait auparavant à se faire voir et à se distinguer, id. Instrurt. pour l'ocl. du St Sacrem. Exhort. t. ii, p. 298. Je vous recommande de faire dire treize messes à l'autel de la Vierge de Notre-Dame, tieize à Sainte-Geneviève, treize au Saint-Esprit, et treize au roi Jacques, MAiNTF.NON,Ifie. d Jfmede Cai/Ju,ç, t. vi, p. 9, dans POUGENS. Lundi I" janv. (685, à Versailles.... le roi et Monseigneur, avec tous les chevaliers de l'ordre qui se trouvèrent ici, entendirent la messe des chevaliers, et il ne se trouva point de prélat do l'ordre pour la dire, dangeau, i, ioi. Ce malin donc, séduit par sa vaine promesse. J'y cours [au dîner) midi sonnant, au sortir de la messe, poil. Sat. m. Il va tous les jours fort régulièrement à la belle messe, aux Feuillants ou aux Minimes, la bmut. VII. Je trouvai le lendemain la messe du roi si belle, que je consentis à me faire catholique, à condition que je l'entendrais tous les jours, et qu'on me garantirait du fouet, M°" DE caylus. Souvenirs, p. 33, dans POUGENS. Le bon chevalier Bayard faisait toujours dire une messe, lorsqu'il allait se battie en duel, VOLT. Mœurs, tai. Quel fut le fruit de toutes ces vastes entreprises [de Philippe II] qui tinrent si longtemps l'Europe en alarmes? Henri IV, en allant à la messe , lui fit perdre la France en un quart d'heure, id. j6. 166. || 2° Messe basse, ou petite messe, celle qui se dit sans chant, et où les prières sont seulement récitées. || Messe de paroisse, ou messe haute, ou grand'messe, celle qui est chantée par des choristes, que l'on célèbre quelquefois avec diacre et sous-diacre, et qui se dit à dix ou onze heures, par opposition à toutes les messes basses qui se disent le même jour. Est-ce la grand'messe qu'on sonne? || Mais on dit : grande messe par opposition à messe basse. Est-ce une grande messe? Aurons-nous une grande messe? Il La première messe, celle qui se dit au point du jour. Il Par opposition à celte première messe, on dit seconde messe, troisième messe, etc. A la seconde messe, qui ne faisait que commencer, on a apporté la nouvelle que les ennemis battaient la ciiamade, pellisson, l.elt. hist. t. m, p. 260, dans POUGENS. li La première messe d'un prêtre, la première qu'il dit après son ordination. Il Messe ambrosienne, messe suivant le rite de l'Église de Milan. Il Messe grecque, messe suivant le rit grec et en langue grecque. || Messe votive, messe pour quelque di'votion pailiculièie, et qui n'est point de l'office du jour. || Messe rouge, messe que les parlements faisaient célébrer après les vacances, pour recommencer leurs fonctions, et â la^juelle ils assistaient en robes rouges. || Messe conventuelle, celle qu'on est obligé de dire tous les jours dans certaines églises. || Messe du Saint-Esprit, celle qu'on célèbre au commencement de queliiue solennité, de quelque assemblée, à la rentrée des vacances universitaires. Il Messe d'ange, messe d'action de grâces que l'on dit au lieu de la messe funèbre pour les enfants mort^ au-dessous de sept ans. |{ Messe de minuit, messe de la nuit de NoSI, qui se célèbre & minuit. Anciennement il n'y avait ni bancs ni chaises dans les églises ; on les jonchait de paille fraîche et d'herbes odoriférantes, surtout à la messe de minuit et autres grandes fêtes, saint-poix, Ess. Paris, Œuv. t. m, p. (27, dan» pougens. || Messe en musique, celle où le Kyrie, le Gloria, le Credo, le Sanctus et VAgnus dei, ou au moins quelquesuns de ces cinq morceaux sont chantés en musique et non pas en plain-chant. |{ Messe de la pie, messe qu'on disait en souvenir «le la condamnation portée contre la servante innocente du vol commis par une pic, & Palaiseau. Tous le» matin» avant le jour, la me»»e de la pie que j'entends sonnw à Saint-Eustache me semble un avertissement bien solennel aux juges et à tous les hommes d'avoir une confiance mom» téméraire en leurs lumières, l. t. ROUSS. t" dial. Il Me.Hse sèche, dite aussi messe navale, messe des chasseurs, la récitation des prièrei de la messe i|ui n'est point accompagnée de la consécration, elle était usitée dan» le moyen âge. Saint Louis, dans «es voyages d'nutre-mer, faisait tous le» jour» dire une messe f tche. de peur que la mouvement du navire ne fit répandre le sang consacré, Hist. iitt. d» la Fr. t. xxiv, p. 3I7. || Messe privée, messe sans communiants. || Messes d'une heure, messes nocturnes célébrée», d'après la superstition populaire en quelques partie» de la Normandie, par de» prêtres qui sont mort» sans le» avoir acquittées. || 3* Famillèreineiit. Voilà une messe qui sort de la sacristie, voilà un prêtre qui sort de la sacristie pour aller dire la messe. |{ Voilà une messe qui sonne, voilà qu'on sonne une messe
MES
Il n » chanté mes'e trt jour, il a dit, ce jour-là, sa première messe. Il Ce p.'étre Til de ses messps, il n'a que ses messes pour uvre, il vit des rétributions qu'il reçoit pour célébrer la messe. || 4° La musique Mmposée pour une grand'messe. Il fallut, pour tout renseignement, me contenter d'une messe à luatre parties de sa composition et de sa main, ^u'il m'avait laissée, J. J. Rouss. Confcss. v. |1 Proverbes. 11 a fait courte messe, il fera long dîner, et, inversement, il a fait longue messe, il fera court dîner. Il Eofant de la messe de minuit, débauché qui va au cabaret au lieu d'aller à la messe de minuit. Il 11 ne faut pas se fier à un homme qui entend deux messes, il faut se défier des hypocrites. || Il ne va ni à messe ni à prêche, se dit d'un homme sans religion.
— lllST. XI* 8. Messe et matines a li reis esculted, Ch. de Bol. XI. Il XII* s. Mise et maitines, Roncisv. ». L'apostole s'apreste pour la messe chanter, Sax. xiu. Là espousa Bernier sa moullier; Après la mese sont venu del mostier, Raoul de C. 237. || xiii- s. Quant la messe fu dite, villeii. xvi. Ne purent une messe entièrement oïr, Berte, lxiii. || xiv s. Si vouloilJehan la promesse lenir vroye comme la messe; Mais la response fut trop dure, Livre du bon /fhan, «189. ||xv* s. Nulz ne voit [va] olr haulte messe;Carle dimanche,pour la presse. Tous ensemble etchascun se passe [se contente] Moult legieiement d'une basse, E. deicu. Poésies mss. f" *oh. || xvi* s. Le tenoit on huguenot, quoy qu'il allast à la messe ; mais on disoit à la cour : Dieu nous garde de la messe de M. de l'Hospital, brant. Cap. franc, t. n, p. 90, dans lacdrne. Le roy de Navarre demanda à d'Aubigné... s'il avoitfaict sesPasques? Luy surpris respondit : « Hé, quoy donc, sire ? » Mais quand on redoubla , « et à quel jour? > la response fut : « Vendredy [le vendredi saint], » pour avoir ignoré qu'il n'y avoit que ce pauvre jour en toute l'année sans messe, o'aubign£, Mémoires, édit. lalanne, p. 32.
— ÊTYM. Provenç. messa; catal. mùso; espagn. mita; porlug. missa; ital. messa; du lat. missa, sur l'origine duquel on a quelijue doute. Les uns le font venir de l'hébreu missah, offrande ; mais l'opinion la plus probable est qu'il vient de missus, envoyé, renvoyé, soit qu'il s'agisse du renvoi des catéchumènes qu'on faisait sortir avant de commencer la célébration de la messe, soit qu'il s'agisse du renvoi de l'assistance quand la messe était hnie : Ue, niisjo est.
t MESSE, ÉE (mè-sé, sée), adj. Terme familier qui se dit quelquefois dans cette locution : être messe, avoir entendu la messe.
MESSÉANCE (mè-sé-an-s'), *. f. Qu.ilité de ce qui est messéant. Vous me représentez la messéance qu'il y a d'être vieux et amoureux, voit. Lett. (87. La fille d'un roi aller ainsi seule I car, pour être femme d'un dieu, ce n'était pas une qualité qui dût faire trouver de la messéance en la chose ; les déesses vont et viennent comme il leur plaît, la ïONT. Psyché, II, p. 441. Il lui échappa [à M. de Brienne] beaucoup de messéances à son état passé et à celui qu'il avait embrassé depuis, st-sih. 6&, 480. C'est ce qui m'a obligé à traiier de la messéance de ses longs entretiens [du duc de Bourgogne] avec son confesseur, ID. 206, 84. Ce fut l'Angleterre qui nous rendit sourds à ses invitations [de Pierre I*'J jusqu'à la messéance, lo. 4G7, 4 5(.
— HIST. XVI* s. Liberté trop franche et hardie leur est messéance et gauchit à l'impudence, chab- BOM, Sagesse, p. 408, dans lacubne.
— ÉTYM. Messéant.
H£SSÉANT, ANTE (mè-sé-an, an-f), adj. Qui messied, qui ne convient pas. Il n'est pas messéant de craindre la perte d'une chose précieuse, bau. fc* dite, sur la cour. Bion disait que quelquefois la témérité n'était pas messéante à un jeune homme, riH. Bion.
— HisT. XIV* 8. Ce seroit messéant chose, h. de ■oudkville, f «». Il XV* i. Ne à nulle heure soit en privé 80U en public, on n'oit saillir de sa bouche pwoie vaine ne messéante, Boucia. iv 7
— tTYM. Metteoir. ' ' t"«SSÉMENNES (mc-sé-nii-n*), ,. f. pi. Titre
M poésies nationales composées par C. Delavigne •tque, à son imitation, quelques poètes ont donné t des poésies où ils chantaient les malheurs de la pMrle. Il Au ting. Une m-ssénienne.
— RTYM. Les Uesséniens ayant eu, au vii« siicle «vanl notre ère, des succès continus contre les SpMUalw, ceux-ci, d'après la réponse de l'oracle damandèrent un général aux Athéniens, qui, pour M moguer d eux. leur adressèrent un maître déVole
boiteux, nommé Tyrtée. Mais Tyrtée par ses chants guerriers excita si bien le courage des Spartiates, qu'ils vainquirent les Messéniens et exercèrent sur la Mcssénie les plus grandes cruautés. C. Delavigne, par une allusion éloignée aux malheurs de la Messénie et peut-être aux chants de Tyrtée, a nommé Mcsséniennes les poésies lyriques où il rappelait les malheurs de la France en I8(4 et (8iB. Le nom s'est ensuileétendu à d'autres poésies qui n'yavaient plus rapport.
MESSEOIR (mè-soir),]e messieds,tu messieds, il messied, nous niesseyons, vous messeyez, ils messeyent; je messeyais, et autres personnes; je messiérai, etc. ; je messiérais ; que je messeye, que nous messeyions, que vous messeyiez, qu'ils messeyent; messeoir, messéant, v. n. inusité aux autres temps. N'être pas séant, convenable. Certes, quand blanche elle serait, Sans doute elle vous messiérait, scarh. Yirg. m. Le laquais ne laissait pas de laisser échapper des traits de vieil ami qui ne messeyaient pas et qui étaient toujours bien reçus, ST-siM. 198, 4 43. Il est bon d'être modeste; mais, à votre âge et fait comme vous êtes, il ne messied pas d'avoir un peu de confiance, le sage, Eslev. Gonx. ch. 23. Un peu de jalousie, même injuste, ne messied pas à un amant, Marivaux, Fausses eonfid. II, ».
— HIST. xn* s. Fors qu'un seul pou [peu] lui mesiet, ce m'est vis : Ce que trop [elle] tientsesieus de moi eschis [écartés]. Coud, ix. || xvi's. Il est messéant de s'esbranler pour la menace du ooup, mont. I, 49. Pour n'engendrer une messéante privante, m. I, 207.
— ÉTYM. Mes.... préfixe, et seoir.
HESSEB (mè-sêr), t. m. Vieux mot qui signifie messire, et qui n'a guère été d'usage que dans le style marotique- Notre messer, n'en déplaise à '**, n'est pas de ceux-là, balz. liv. vi, lett. 6. L'âne à messer Lion fit office de cor, la font. Fabl. ii, 49. Je devais par la royauté Avoir commencé mon ouvrage : X la voir d'un certain côté, Messer Gaster en est l'image, id. ib. iii, 2. Messer loup attendait chape-chute à la porte, lo. ib. iv, 46.
— HIST. XVI* s. Faisant le messer à tout le reste, encore que sa gibecière fust fort mal en point, YVEB, p. 630. Quoy qu'il contreface de l'ingénieux ou du magnifi ;ue messer de Venise, Dial. de Tahureau, p. 98, dans lacurnb. La case monstre le messer, cotgrave. Le gouverneur d'icelle [ilej estoit messer gaster, premier maislre es arts de ce monde, RAB. IV, «7.
— ETYM. Ital. messere; le même que le français mesiire.
f MESSIADE (mè-ssi-a-d'), s. f. Titre d'un poëme allemand de Klopstock, qui a pour sujet la rédemption.
t MESSIANIQUE (mè-ssi-a-ni-k') , od;. Qui appartient au Messie.
t MESSIANISME (mè-ssi-a-ni-sm'), s. m. Nouvel enseignement promettant le développement de la parole du Messie.
+ HESSIANITË (me-ssi-a-ni-té), s. f. Caractère du Messie.
MESSIDOR (mè-ssi-dor), s. m. Le dixième mois du calendrier républicain, qui commençait le 4 9 ou le 20 juin, ô Corse à cheveux plats, que ta France était belle Au grand soleil de messidor I a. barbier, ïambes, l'Idole. || Kig. C'est du messidor, c'est du messidor tout pur, s'est dit, dans le temps, d'une imitation lourde de l'antique, qui prévalut sous le Directoire.
— ËTYM. Lat. messit, moisson, et îûpov, don. MESSIE (mè-sie), t. ni. || l* Le Christ promis de
Dieu dans l'Ancien Testament. La venue du Messie. Noé a vu la malice des hommes au plus haut degré; et il a mérité de sauver le monde en sa personne, par l'espérance du Messie, dont il a été la figure, PAsc. Pen». XI, b bis, éd. uavet. Le Messie a toujours été cru, m. ib. 7. Les Juifs charnels n'entendaient ni la grandeur ni l'abaissement du Messie prédit dans leurs prophéties, id. ib. xv, 4. Les Juifs, en le tuant pour ne pas le recevoir pour Messie, lui ont donné la dernière marque de Messie, et, en continuant à le méconnaître, ils se sont rendus témoins irréprochables, ID. i6. xviii, 4 3. Cette relij^ion, qui consi'-te à croire que l'homme est déchu d'un état de gloire et de communication avec Dieu en un état de tristesse, de pénitence et d'éloignement de Dieu, mais qu'après celte vie nous serons rétablis par un Messie qui devait venir, a toujours été sur la terre, id. ib. t. i, p. .108 , éd. lahube. Là nous voyons le Messie précédé par son précurseur, boss. Hitt. n. 4. Nous voilà enfin arrivés à ces temps tant
MES
désirés par nos pères, de la venue du Messie ; ce nom veut dire le Christ ou l'Oint du Seigneur; et Jésus-Christ le mérite comme pontife, comme roi et comme prophète, m. ib. i, 40. Être attendu, venir, être reconnu par une postérité qui dure autant que le monde, c'est le caractère du Messie en qui nous croyons, id. ib. n, 43. || Fig. et familièrement. Il est attendu comme le Messie, on l'attend avec une grande impatience. || 2" Seconde venue du Messie, la seconde venue du Christ à la consommation des siècles. Les imaginations effrayées crurent que cette étoile [une nouvelle étoile au ciel] était celle qui jadis conduisit les mages, et que sa nouvelle apparition annonçait la fin du monde et la seconde .venue du Messie, bailly, Hisl. aslroa. mod. Disc, astrol. t. i, p. 417, dans polgens Il 3° Faux Messies, Hébreux qui, vers la fin de l'Etat juif, se donnèrent pour le Messie promis. Tous les faux Messies, et surtout Barcochébas, prenaient le titre d'envoyé de Dieu ; mais Barcochébas lui-même n'exigea point d'adoration, volt. Dict. phil. Adorer. \\ On met une grande M à Messie.
— ÊTYM. Lat. messias, du syriaque meshiha, oint, de l'hébreu mesba, oindre; en grec xpKrtô;.
4. MESSIER (iiiè-sié: l'r ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des mè-sié-z actifs), s. m. Il 1° Garde champêtre temporaire, particulièrement pour l'époque où les fruits de la terre commencent à mûrir.
— HIST. XV' s. Icellui Jacob estant pour l'exercice de son office de messier es mettes de sa messerie, du cangk, messarius. || xvi" s. Les sergens messicrs et forestiers sont crus de leurs prises et rapports jusqu'à cinq sols, loysel, 777. Messiers ou sergents messihers sont les gardes des vignes ou de bled et moisson, Coust. gén. t. i, p. 4 17.
— ETYM. Bas-lal. messarius, du lat. messis, moisson (voy. ce mot) ; génev. messelier, messalier.
f 2. MESSIEK (mè-sié), t. m. Le Messier, constellation boréale.
— ETYM. L'astronome Messier dont le nom est le même que messier 4 .
MESSIEURS (mè-sieû; 1'* se lie : mè-sieû-z et mesdames), pluriel de monsieur (voy. ce mot).
MESSIRE (mè-si-r'), *. m. || 1° Titre qui, dans le moyen âge, était réservé aux seigneurs de la plus haute noblesse. || 2° Plus tard, titre d'honneur qu'on ajoutait, dans les actes, aux titres particuliers des personnes de qualité et qui avait lini par n'Xtie plus donné qu'au chancelier de France. Veut-on d'ailleurs qu'il fasse de son père un noble homme, et peut-être un honorable homme! lui qui est messire, LA BRUY. VI. Il 3° Titre que prenaient par abus les prêtres, les médecins, les avocats, et d'autres professions. CoelTé d'un froc bien raffiné Et revêtu d'un doyenné Qui lui rapporte de quoi frire, Frère René devient messire. Et vit comme un déterminé, malleville, Rondeau contre l'abbé Boisrobert. Un heurt survint; adieu le char; Voilà messira Jean Chouart Qui du choc de son mort a la tête cassée, la fontaine, Fabl. vu, il. J'ai dit à notre abbé : niessire. Priez bien pour tous nos soldats, v. HUGO, Ballades, la Fiancée du timbalier. \\ S'est dit quelquefois dans la poésie badine pour messer ou monsieur. Messire rat promit soudain, la font. Fabl. IV, 11. Il 4* Poire de Messire Jean, poire cassante et fort sucrée. || Un Messire Jean, une poire de Messire Jean. Des Messires Jeans.
— REM. 1. L'Académie n'est pas conséquente avec elle-même pour les grandes lettres dans ces sortes de noms : elle écrit Messire Jean avec une grande M, et reine-Claude avec une petite r. Elle ne l'est pas non plus pour le tiret : Messire Jean, sans tiret ; reine-Claude, avec un tiret. Il est peut-être, en effet, difficile d'être rigoureusement conséquent dans ces petites choses; et il en résulte qu'à volonté on mettra ou omettra la majuscule; ou, si l'on veut une décision, il sera plus logique de mettre des minuscules et le tiret. |{ 2. On disait autrefois poires de misser Jean ; on le dit encore à Genève.
— HIST. XII* s. Mex [mieux] en sera mes sires sainz Marzaus, Roncisv. 149. || xiii* s. Chevaliers es armes hardis, Hreus en fais et cortois en dis. Si com fu mi sire Cauvains, la Rose, 18899. || xv* s. Si dit [la puccUe d'Orléans] ausdits seigneurs : j'ay accompli ce que messire [Dieu] m'a commandé, qui estoit de lever le siège d'Orléans, et do faire sacrer le gentil roy, Ilist. de la pucelle d'Orliant, p. 525, dans lacubnÉ. || xvr s. Messire Jean la crut, le pauvre homme, despeb. Contes, lxii.
— ÉTYM. Ane. franc, mes. ou mis, ou mi, nominatif de l'adjectif possessif dont mon était le régime (Toy. mon), et tir»; prnvenc. metser.
MES
MES
MES
t MESTÈQUE (mè-stè-k'), adj. f. Se dit d'une des deux sortes de cochenille qu'on trouve dans le commerce.
tMESTRANCE(mè-stran-s'),j./'.Voy.MAisTHANCE.
MESTRE (mè-str'), *. tn. Terme de marine. Voy.
MEISTRE.
MESTRE DE CAMP (raè-stre-do-kan), s. m.
Il 1° Colonel d'un régimenl de cavalerie ou d'infanterie. Je commençai ces mémoires en juillet <694, étant mestre de camp d'un régiment de cavalerie de mon nom, ST-siM.(,2i.Grammont, mestre de camp des ganles françaises sous le duc d'Épernon, volt. Louis JIV, 29. Il 2° Mestre de camp général de la cavalerie, officier qui était après le colonel général de la cavalerie. Ce qui rend... considérable la charge de mesire de camp général, c'est qu'elle est unique, bossy-rabutin, ifem. éd. charpentier, 1. 1, p. 343. Il 3' La mestre de camp, la première compagnie d'un régiment d'infanterie ou de cavalerie.
— HIST. XVI* s. Il y en a aucuns qui ont eu cette opinion, qu'il faljoit qu'aucuns mestres de camp fussent à cheval le jour de la bataille comme le sergent major, et j'ay veu aucuns eapitaines vieux tenir qu'il estoit ainsi nécessaire, bbant. Cap. fr. t. IV, p. 215, dans laçiirne.
— KTY.M. Maitre, de, camp.
MESCR.ABLE (me-iu-ra-b!'), adj. Qui peut être mesuré. Des quantités mesurables l'une par l'autre. 0 Dieu, dit le roi prophète, vous avez fait mes jours mesurables, et ma substance n'est rien devant vous, Boss. Duch. d!Orl. La quantité totale de cette chaleur qui se dissipe dans un temps donné, comme une année ou un siècle, est mesurable, et nous l'avons déterminée, fouhier, Inst. Mém. sciences, t. VII, p. 393. <
— HiST. XII* s. Mesurables [tu] posas les miens jurz, Liber psalm. p. 61. || xiv*s. Les péchiez ne sont pas mesurables ensemble, ORESUE, îTièse de meunier.
— ÉTYM. Provenç. mesurable; ital. misurabile ; du lat. mensurabilis, de mensurare, mesurer.
MESORAGE (me-zu-ra-j'), «. m. || 1° Action de mesurer. Le mesurage d'une pièce de drap. || 2° Action de mesurer l'aire des surfaces ou le volume des corps. Par un mesurage fait sur les meilleures cartes de ce royaume, je trouve que (a France, de l'étendue qu'elle est aujourd'hui, coniient trente mille lieues carrées ou environ, de 25 au degré, la lieue de 2282 toises trois pieds, vauban, Dime, p. 18. Il 3° Le procès verbal de l'arpenteur, auquel le plan figuré de l'arpentage est ordinairement annexé. Il 4° Droit seigneurial qu'on prenait sur chaque mesure.
— HIST. xui* s. Ouiconq a enpetré le congié de mesurer, il convient qu'il jure seur sains, avant que il puisse mesurer, que il le mesurage fera bien et loiaument, Liv. des met. 2i.
— ÊTYM. Mesurer; provenç. mesuratge.
ME.SCRE (me-zu-r'), s. f. || 1- Nom donné à l'unité conventionnelle que l'on compare avec les objets pour en connaître le rai^'port. Mesures de longueur, de capacité, de solidité. Etalonner des mesures. Le système des poids et mesures. Vendre à faux poids et à fausse mesure. Pour mesurer plusieurs corps, il faul avoir une mesure fixe, fén. Tél. xiiv. Sans regarder comme l'un des plus grands services que les gouvernements puissent rendre à la société l'adoption d'un système de mesures dont les divisions uniformes se prêtent le plus facilement au calcul et qui dérivent de la manière la moins arbitraire d'une mesure fondamentale indiquée par la nature elle-même.... laplace. Exposé, I, M. Iji longueur du pendule et celle du méridien sont les deux moyens principaux qu'offre la nature pour fixer l'unité des mesures linéaires, iD.tb. I, 12. ||Me.sure du sanctuaire, sorte do mesure qui, chez les Juifs, était la mesure légale. Sept cent trente sicles, selon la mesure du sanctuaire, SACi, Bible, Exode, xxviu, ï4. || De mesure, conforme à la mesure fixée légalement. Plaindre son bois saisi pour n'être de mesure, rEcnier, Sal. xv. il Kig. et familièrement. Cet homme n'est pas de mesure, il n'est pas capable de faire la besogne qu'il a entreprise, de lutter contre son advcrsaire,etc. Il Pig. Avoir deux poids et deux mesures, juger des mêmes choses par des règles dilTcrenlcs et avec partialité. Il y a toujours deux poid.s et deux mesures pour tjusies droit» des rois, volt. Ijouvi'XIV , 9. Il On dit dans le même sens : changer i!e poids et ie mesure. J'approchai par degrés de l'oreille >les rois.... Près de leurs passions rien ne me fut sacré; De mesure et de poids je changeais i leur gré, kAC. Alh. III, 3. Il Kig. et familièrement. Faire tout avec poids et mesure, agir avec une extrême cir-
conspection. Hs [les lamas] sont doux et flegmatiques; ils font tout avec poids et mesure, buff. IdoTc. choisis, p. 186. Il 2" Mesure du temps, mesure fondée sur l'accomplissement de certains phénomènes réguliers dont la durée est connue, comme le retour du soleil à son midi, les oscillations d'un pendule, les mouvements d'un ressort, la sortie du sable d'un sablier, etc. Je <ie comprends plus la mesure du temps depuis le jour de notre séparation, sÉv. 13 décembre <C84. Si le temps comparé au temps, la mesure à la mesure, le terme au terme se réduit à rien, que sera-ce si l'on compare le temps à l'éternité, où il n'y a m mesure ni terme? boss. le Tellier. Celui qui met dans ma poche la mesure du temps en cuivre et en or, VOLT. Dict. phil. Xénophane. La mesure et la connaissance du temps ont été le premier but des travaux astronomiques et le premier fruit que les hommes en ont recueilli, bailly, llist. de l'astron. mod. II, 8. 113* En géométrie et en arithmétique, une certaine quantité qu'on prend pour unité, et dont on exprime les rapports avec d'autres quantités homogènes. Vingt et quarante ont des mesures communes, qui sont cinq, quatre, deux. Il n'y a pas de commune mesure entre la diagonale d'un carré et un des côtés. || Par extension. Lorsque l'argent eut été pris pour mesure commune des valeurs, il fut également naturel de juger qu'on donnait, dans les échanges, valeur égale pour valeur égale, toutes les fois que les choses qu'on échangeait étaient estimées égales en valeur chacune à une même quantité d'argent, condil. Comm. gouv. I, 4 5. Il 4° Particulièrement, vaisseau de grandeur déterminée qui sert à mesurer les grains et autres objets que l'on peut faire déborder un peu le bord de la mesure. Mesure comble. Grande mesure. Petite mesure. Le pain s'y vendait un prix excessif, et ne s'y donnait que par mesure, flécu. Iliit. de Théodose, m, 28. Le bon goût qu'il faut toujours croire Me recommande chaque jour La grande mesure pour boire Et la petite pour l'amour, PANNARD, Chans. el vaudev. Œuvr. t. ni, p. 395, dans poiJGENS. || Faire bonne mfisure, templir loyalement la mesuie. ||La quantité contenue dans la mesure. One mesure d'avoine, de sel. On assure que nous y trouverons [à Huy] en réserve 60 ooo mesures de blé, PELL1SS0N, Lett. hist. t. ii, p. 278, dans POUGENS. Il Demi-mesure, la moitié d'une mesure quelconque. Il Fig. Combler la mesure, remplir la mesure; la mesure est comble, se dit eu parlant de celui qui, par ses crimes ou par ses fautes réitérées, s'est rendu coupable au point de ne devoir plus espérer de pardon. La mesure des iniquités des Amorrhéens n'est pas encore remplie présentement, SACi, Bible, Genèse, iv, («. Vous avez combléla mesure de vos calomnies, pasc. Prou. xvi. Mes crimes désormais ont comblé la mesure, rac. Phèd. IV, 6. De toutes les horreurs, va, comble la mesuie, iD. Athal. m, 5. Nous devons craindre de combler la mesure et d'aller jusqu'au terme où la bonté finit, MONTESQ. Esp. XXIV, 13. ||ll Se dit aussi en bonne part. J'ai ces agréables nouvelles un peu plus tôt que vous; et celle de l'assemblée de la noblesse, qui a été aussi confirmée, a comblé la mesure, sEv. 245. Il II se dit encore pour signifier : donner le dernier coup, porter la dernière atteinte. Cela me fait souvenir de l'autre [courrier] qui a comblé la mesure des mauvais offices qu'on rendait à notre lion ami, id. 39I.|| Terme féo<ial. Droit démesure publique, droit que les seigneurs s'étaient attribué, et qui consistait à donner, par leurs officiers, les poids et mesures. || 6* Nom d'une mesure vinaire adoptée en Lorraine, et qui vaut da 42 à 46 litres. Il Terme de marine. Petit vase, quart, tasse qui Sert à distribuer à chacun sa ration. Il 6° Terme de tailleur. Morceau de parchemin ou do papier long et étroit sur lequel le tailleur marque les longueurs du vêlement qu'il veut faire. Il Au jeu de mail, espèce de compas rond qui sert à marijuur les différents poids que doivent avoir les bonnes boules de dlITcreiites grosseurs. || Chez les tireurs d'or, anneaux plus ou moins ouverts dans lesquels on passe le HI d'or pour en voir l.i grosseur. || 7* Action de com(iarer un objet avec la quantité admise coiiventiunnullcmcnt comme unité, afin d'en connaître les rapports. Songez, milord, que, sans le voyage et les expériences de ceux qu'il [Louis XlVj envoya à la (^yenne en IU72, et sans les mesures de M. Picard, jamais Newton n'eût fait ses découvertes sur l'attraction, TOLT. Lett. Ilarvey, 1740. Un de ces grands objets, 1« plus digne peut-être de l'admiration de la [njstérilé, est la mesure de la terre; tl est important de
connaître la figure et les dimensions du globe ; c'est à la nation française et à l'Académie des sciences qu'est due cette connaissance, bailly, Histoire de l'astronomie mod. Discours l", t. m, p. 4, dans POUGENS. La première mesure précise de la terre, dont nous ayons une connaissance certaine, est celle que Picard exécuta en France vers la fin du dernier siècle [le xvii'], la place, Esposé, I, 1 2. La justesse des mesures prises à l'aide du baromètre, ramond, Instit. Uém. sciences, 1806, 2* sém. p. 6. Je me suis convaincu par près de huit cents observations faites en divers lieux, que l'heure de midi était, comme Saussure l'avait soupçonné, celle qui convient le mieux à la mesure des hauteurs, ID. Instit. Mém. sciences, t. vi, p.44 2. || 8* Dimension. Prendre les mesures d'un biitimeiit. Se faire prendre mesure d'un paletot. Le cordonnier lui a pris mesure. 11 connaît les mesures des colonnes de cet édifice. Qu'il ne sorte pas ; le tailleur doit venir prendre sa mesure pour une casaque de livrée, DANCOURT, les Agiot. lu, 2. Vieillard, va-t'en donner mesure au fossoyeur, v. iiuco, Hernani, i, 2. Il Fig. Ils veulent vous rabaisser à leur petite mesure, j. J. Rouss. Ém. IV. Il Fig. Donner sa mesure, se dit d'un homme qui a montré qu'il était capable de quelque grande chose, ou, en sens inverse, qu'il était peu capable. Quand on attend quelque chose du hasard, on ne doit pas donner sa mesure. Tu. LECLERCQ, PtOV. t. IV, p. 81, dans POUGENS. Il Fig. Prendre des mesures, prendre les dispositions nécessaires pour effectuer quelque chose. Sylla, par politique, a pris cette mesure De montrer aux soldats l'impunité fort sûre, corn. Sert, iv, 3. Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures, On pense en être quitte en accusant son sort, ^a font. Fabl. V, 1 1 . Nous perdons des moments en bagatelles pures. Qu'il faudrait employer à prendre des mesures, MOL. Tart. V, 3. On espère que le prince d'Orange aura pris de fausses mesures, et que le roi d'Angleterre le recevra et le battra fort bien, SÉV. 467. Ce pont d'Avignon où l'on aurait tort de passer en prenant de loin toutes ses mesures, id. 25. Son oncle, qui de son côté prendra des mesures pour être dans la même armée, m. 627. J'ai pris mon temps et mes mesures là-dessus, id. 688. On ne parle que de voyages ; et nous-mêmes, à l'imitation des puissances, nous prenons des mesures pour Provence et Bretagne, id. 20 avr. 1683. Que l'amour, qui semble aussi le vouloir troubler (le projet de mariage entre Louis XIV et Marie-Thérèse], cède lui-même.... il y a des mesures prises dans le ciel qu'il ne peut rompre, boss. Mar.-Thér.
11 De la locution prendre ses mesures, le mot mesure en est venu à signifier tout seul précautions, moyens pour arriver à un but. Une sage mesure. Donner une amnistie fut une mesure habile. Vous abusez de votre petite santé.... votre délicatesse demande que vous observiez plus de mesures, sÉv.
12 mai <6«o. Le ministère des finances fut jeté hors de toutes ses mesures pour cette guerre.... VOLT. Fragm. sur l'hist.xx. \\ Demi-mesure, mesure insuffisante, faute de force, d'énergie. Le décret qui vient de paraître est une demi-mesure. Ne prendre que des demi-mesures. || Fig. Rompre les mesures de quelqu'un, traverser les desseins de quelqu'un, et empêcher qu'ils ne réussissent. Uompez-lui toutes ses mesures, la font. Fiancée. Le dérangement que vous fait cette guerre m'affiige véritablement... cette trahison rompt toute mesure, sÉv. juill. 1690. Pour romiire les mesures de Télémaque, fén. Tél. VII. Il On dit de même : traverser les mesuies. Le grand malheur de Colbert est d'avoir vu ses mesures toujours traversées par les entreprises de Louis XIV, volt. Lett. Damilavilie, 12 mai 176». Il 9* Terme de musique. La succession réguliers des variations de durée des sons. Battre, marquer la mesuie. Chanter, jouer en mesure Manquer à la mesure. Certain fat, ivre do sa parure. Eu se mirant, chevrouit, fredonnât. Et, de l'index battant (aux la mesuie. Criait bravo lorsque l'on détonnait, VOLT. Temple dit goût. La mesure mani)ue à notre musique par plusieurs raisons : par l'incapacité de la plupart de n^s acteurs, par la nature do notre chant, par celle des prétendus agréments dont nous la chargeons, et qui ne servent qu'à en troublai la marcha; enfin par le peu de soin que nous avons de donner aux mouvements lents une mesure mar- ({uéo, d'aleub. Lib. de la mus. Œuv. t. lit, p. 399, dans POUGENS. Toute musique dont on ne sent point la mesure ressemble, si la faule vient de celui qui l'exécute, i une écriture en chiffres dont il faut nécessairement trouver la clef pour en démêler le sens. ;, j.rouss. Lett. sur la W"« franc. Il Chacune
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dbs parties égales d'un air, proprement dites mesures, qui sont indiquées ordinairement dans la musique écrile par des lignes veriicalcs. Chaque mesure se divise en deux, trois ou quatre temps. Les mesures sont ou binaires (la mesure à deux temps, k qualre temps, etc.), ou ternaires (la mesure à trois lomps, à trois-quatre, etc.). Mesure à deux temps, à trois temps, à quatre temps. Uesitre à six-huit, mesure à deux temps où cliacun est divisé en trois parties égales. || Mesures paires, celles qui se divisent en deux ou en quatre parties. Mesures .impaires, celles qui se divisent en trois parties. || Demi-mesure, durée de la moitié d'une mesi;re. || 10' Mesure, se dit de la danse et de la justesse des mouvements qui doivent se conformer à la musique. Aller en mesure. Danser eu mesure. Être hors de mesure. Ô quels ignorants [musiciens] I il n'y a pas moyen de danser avec eux ; le diable vous emporte! ne sauriez-ious jouer en mesure? mol. Précieuses, se. <ï. Il 11° En versification, longueur des vers déterminée dans la poésie grecque ou latine par le nombre et la nature des pieds, dans la poésie moderne par le nombre des syllabes. Pour enfermer son sens dans la borne prescrite, La mesure est toujours trop longue ou trop petite, boil. Art p. u. La rime, la césure, La riche expression, la nombreuse mesure, id. Ép. xi. Et malheur à tout nom qui, propre à la censure. Put entrer dans un vers sans rompre la mesure, iD. Art p. II. Elle [la rime] flatte l'oreille, et souvent la césure Plaît, je ne sais comment, en rompant la mesure, volt. Épiire à Horace. Les vers de mesure iijégale, bien assortis dans les poésies familièi-es, en font l'harmonie et le charme, makmontel, ^(^m. Jiit. CEuv. t. x,p. 469, daiisFOUGENs. || 12" Terme de manège. La mesure, la cadence d'un cheval, se dit en parlant des allures d'un cheval. La mesure ïvec laquelle un cheval fournit son air. || 13° Terme d'escrime. Distance juste pour porter ou parer. || Mesure dure, jeu d'un tireur qui emploie h force, ne répond aux coups qu'on lui riposte que par des mouvements convuisifs, et offre avantage sur lui par sa pesanteur. || Être à la mesure, être à la juste distance. Il Fig. Mon âme ne pourrait plus se remeltie en mesure, u"* ije l'espinassk, Lett. t. ii, p. tes, dans pouGENS. || Entrer en mesure, approcher de kon adversaire en faisant un petit pas en avant. Il Fig. Être en mesure de faire une chose, avoir les facilités, les moyens de la faire. 11 se mit eu mesure de fournir son cautionnement. || Être hors de mesure, n'être pas à la juste distance. || Kig. Être hors de me.sure, n'être plus à portée de faire une chose. Il Fig. Mettre quelqu'un hors de mesure, le déconcerter, déranger ses projets. Ce propos, prononcé avec cette majesté effrayante si naturelle au roi, à un prince timide et dépourvu de réponse, le mit hors de mesure, st-sim.2, 44. || Fig. Mettre hors de toute mesure, irriter à l'exc&s, pousser à bout. Et je vais égayer mon sérieux loisir À mettre Amphitryon hors de toute mesure, uoL.ylnip/i. m, 2. || Fig. Être jeté hors de ses mesures, perdre toute direction de sa conduite. L'on est né quelquefois avec des mœurs faciles, de la complaisance et tout le désir de plaire ; mais, par les traitements de ceux avec qui l'on vitoudequi l'on dépend, or. est jeté hors de ses mesures et même de son naturel, la bbuï. XI. Il Rompre la mesure, se mettre hors de portée de recevoir un coup de lleuret ou d'épée. || Serrer la mesure, avancer sur son adversaire. || Fig. et familièrement. Serrer la mesure, presser l'adversaire dans la discu.ssion et aussi serrer les choses de près. Les Italiens [cardinaux] se trouvent tout portés [au conclave] et à portée de serrer la mesure avant l'arrivée des étrangers, st-sim. 79, ïï. Après quelque» propos que je laissai aller pour laisser mâcher i M. le duc ce que je venais de dire de fort, je crus lui devoir serrer la me.sure, lu. 6lo, 27». i| Lâcher b mesure, reculer devant l'adversaire, jj Gagner la mesure, porter le pied. droit en avant et le faire •uiyre de U jamba gauche, en observant, d'un pied i l'autre, la même disunce que dans la garde. Il 14' Fig. Ce qui sert à apprécier les choses mo raie», intellectuelles. Cela est d'une personne.... qui ma tout à bit oubliée, qui ne sait plus U mesure de mon tiuchement ni la tendresse de mon cœur
»«»,»fcmaii680.0ndi»aitraulrfjourque la vraie mesure du mérite du cœur, c'éUit ia capacité d'aimer, id. » mars i»7J. La mesure de l'appiobation que i'oii donne à celte pièce [Either], c'est ceUe du cuûi et de .attention, iD. »l févr. tes*. ||i&> Higie, lonue limite. U mesure du poMlble. Cette idée passe il mtMirfl de ion eipril. On ne peut procéder avec troi> de DMura, MAiin, Soii'm. m, 7. Vous poussez la
tristesse au delà de toutes les mesuift», sév. 4 mars 1672. J'ai fait tous ces Tcmèdes ave» une règle et une mesure dont j'eusse été incapalile sans Mme de Chaulnes, in. 9 oct. I687. Le luxe des Perses n'eut plus do mesure, Boss. Uist. m, 6. Ce qu'il [Dieu] a sans mesure, il le répand avec mesure, afin que notre faiblesse le puisse porter, id. ib. il, 6. Soit que la conversion de ces âmes autrefois si favorisées surpasse toute la mesure des dons ordinaires, et demande, pour ainsi parler, le dernier effort de la puissance divine, id. Anne fie Goni. U lui marquait [au jeune Dauphin] les justes mesures de sa grandeur, en l'instruisant de ce qu'un roi doit à ses sujets et de ce qu'un fils doit à son père, fl£ch. Duc de ilont. Pour nous à qui Dieu, par sa grâce, a révélé les vérités, nous avons lu dans ses Eciitures, qu'il y a un temps de pleurer et une mesure de larmes, id. Lamoign. Elle avait appris dans l'Écriture que ceux qui ont beaucoup sont obligés de donner beaucoup, et que la mesure de leurs aumônes doit être celle de leurs richesses, id. Aigutil. Nous qui n'avons iii sainteté dans nos exemples, ni mesure dans notre zèle, id. Serm. u, 82. Ce récit passe un peu l'ordinaire mesure, boil. Sut. x. Il [Dieu] leur dispense [auï plantes] avec mesure Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits, rxc. Alhal. 1, 4. Je .sais que la charité a son ordre et sa mesure, mass. Care'me, Awnônes. Mes désirs étaient la mesure de mes plaisirs, j. i. rouss. 3* lettre à if. de IfaJei/ierbeî. Il 16° Modération, retenue, observation des bienséances. Téteblcul ce me sont de mortelles blessures De voir qu'avec le vice on garde des mesures, mol. ilis. i, t. Le livre où l'on s'explique le plus hardiment et avec le moins de mesures, c'est le Moyen court, boss. Et. d'orais. v, 3. Les Vaudois, quoique condamnés, n'avaient pu rompre toutes mesures avec l'Église , id. Var. XI. Pendant que le parlement d'Angleterre sonye à congédier l'armée, cette armée toute indépendante réforme elle-même à sa mode le parlement, qui eût gardé quelques mesures, id. Jleine d'Anglet. Emportes par leur humeur violente, ils [certains princes] ne gardent plus ni lois ni mesures, ID. ib. Vous savez pour Joad mes égards, mes mesures, hac. Athal. ii, 5. Il y a tant de mesures â garder que l'on ne sait que dire, maintenon, Lelt. à Mme de Caylus, 27 fe\T. (7)6. Ces pécheurs qui ne gardent plus de mesures dans le crime, mass. Carême, Élus. Ainsi la vérité n'est jamais montrée aux grands que sous le voile des adoucissements et des mesures, ID. Carême, Dang des prosp. lemp. Le goùl des convenances, l'à-propos, la mesure, le mot propre à la chose, au moment et à la personne, MARMONTEL, Mém. v. Une époque où il faut sans cesse de la mesure, et où la mesure parait équivoque, timide, pusillanime, Mirabeau, Collection, t. u, p. 288. C était un homme de cinquante ans qui avait dans ses discours et dans son maintien beaucoup de mesure et de dignité, stael, Corinne, ii, n. Il De mesure, en gardant des mesures. Ses gestes concertés, ses regards de mesure, N'y laissaient aucun mot aller à l'aventure, cobn. Othon, ii, <.||17" À mesure que, loc. conj. Autant que, en proportion que. X mesure que les hommes ont de la lumière, ils trouvent et grandeur et misère en l'homme, PASC. Pens. VIII, I3, éd. havet. Puisque les papes ne donnent de force à leurs bulles qu'à mesure qu'elles sont appuyées sur des faits véritables, ce ne sont pas les bulles seules qui prouvent la vérité des faits, iD. Prov. xviii. Ce qu'on appelle une oraison funèbre n'est aujourd'hui bien reçu du plus grand nombre des auditeurs qu'à mesure qu'il s'éloigne davantage du discours chrétien, LA BHUV. XV. Les établissements n'étaient solides à la cour qu'à mesure qu'on lui fà Mazarin] était dévoué, uamilt. Gramm. 2. A mesure que j'aurai été plus sensuel,je serai plus vif dans mes craintes, MASS. C'ar<m«, Impén. \\ À mesure, employé sans complément, signifie succcssivemeut. Vous n'aurez qu'à travailler, et on vous payera à mesure.|| X me.su re que, selon que,suivant que. X mesure que les phénomènes de la nature les plus frappants se succédèrent, on y attacha l'existence des dieux, biuEROT, Opin. des ane. philos. {Crect). || X mesure de.... loc. pr^. Eu proportion de. Les Romain.s augmentaient toujours leurs prétentions à mesure de leurs défaites, uoktesq. Hom. t. Elle se plaignit et ménagea si bien ses plaintes, qu'elles» augmentaient i mejure de l'amour qu'elle faisait naître, ID. Lett. pert. 9. || 18° Au fur et i mesure, voy. fur. Il 18° Outre mesure, toc. adv. Avec excès. M. de Marsillac est affligé outre mesure, s£v. 414. Lorsque le Nil s'enflait outre mesure, Doss. llisl. m, 3. Il 20° Sans mesure, sans borne, illimité. Un bonheur
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assuré, sans mesure et sans fin, CORH. Poly. iv, 3. Je cause avec vous sans fin et sans mesure, sEv. 377. Je vis une affliction sans mesure, boss. Uar.- Thér. Aussi pleure-t-elle sans mesure, et no veut point recevoir de consolation, id. ib. Les meurtres se multiplièrent sans mesure, id. Ilist.u, '. Ii21° En même mesure, en proportion égale. Devenant de jour en jour plus puissant, il devenait plus odieux eu même mesure, i. i. rouss. dans laviiaux. || Proverbes. De la mesure dont nous mesurons les autres, nous serons mesurés, c'est-à-dire nous serons traités comme nous avons traité les auti'es. || Les petites mesures ne reviennent pas aux grandes,c'est-à-dire qu'en achetant au détail on perd sur les petites mesures.
— REM. J. J. Rousseau a dit d toute mesure dans le sens de tout balancé : Cependant, à toute mesure, souffrir beaucoup me paraît encore préférable à souffrir toujours, Lett. à du Pei/rou, » juill. 1766. Cela ne se retrouve pas ailleurs.
— HisT. XI' s. Eu quel mesure en porral estre fiz [certain]? Ch. de Ilol. i. Tant en i a que mesure [il] n'en sait, ib. lxxix. Mieux vaut mesure que ne fait estoutie [arrogance], ib. cxxix. |{ xir s. De vos [votre I penser [jej ne puis faire mesure [me rendre compte], Couci, xi. Diex I pourquoi l'aim [l'aiméje] quant je ne lui puis plaire? Or ai-je dit folie et démesure; Qu'en bien aimer ne doit avoir mesure, ID. i26. On dit pieça qu'il est de tbut [en tout] mesure, ID. t26. Et li reis Ozias, quimult est renumez. Pur ço que il aveit ses enemis matez, Ultre mesure en est orguilluz e muutcz. Th. U mart. 74. || xiu' s. Li pères et le [la] mère qui voelentesquivertex [tels] perix, poentmetrelorenfans, à le [la] mesure qu'il vienent eu aage, hors de loruiain, beaum. XXI, 20. Toute coze qui se doit paier par mesure, doit avoir droite mesure, id. xxvi, 2. Quiconques mesure à fausse mesure et y est alains, le [la] mesure doit estre arse.... lu. xxvi, 4. Le teus ainsinc cum 11 venoit, Lessoie alcr, sans prendre cure De despeiis fere par mesure, la llose, (4u72. Or ai parlé outre mesure, Que cil qui les granz rentes ont. Ce sont cil qui grant mal en font, lien. i9fi. |{ xiv s. U n'est pas triste fors à mesure [si ce n'est avec mesure] pour l'absence des choses delettables, et ne le;, coiivette pas fors à mesure et selon raison, oresme, Eth. 97. Il xv° s. Et jà en y avoit foison de venus, qui estoient luges sur le pays, et se logeoient à la mesure qu'ils venoient, fkoiss. ii, m, 68. Que ce seroit bien fait que en un royaume n'eust que une aulne, un pois et une mesure, Bibl. des ch. &' série, t. 11, p. 148. Le proverbe dit : ainsi comme toute chose amende de mesure, aussi toutes choses empirent où l'on ne peult mettre mesure; courtoysie et mesure est une mesme chose ; beau filz, à tous tes faitzadjouste manière et mesure; si auras en toy moult belle vertu, Perceforat, t. u, f° 147. j{ xvi" s. A mesure que la mémoire leur fournit la chose entière, MONT. I, 34. La mesure des vers de Plante, m. I, 378. Ils liepeschent des tambours, qui preneiit leur marche de ma mesure.... comme ils prenoient ia peine de s'assujettir à ma démarche, aussi avec quelque plaisir je ui'adoimois à leur cadence, d'aub. tan. m, 13. A mesure que leur gloire croissoil, l'envie de leurs citoyens s'augmentuit aussi, AMYOT, Pélop. 43. Il [Philippe] se prit à chanter le commencement du décret qu'avoii proposé Demosllienes, suivant lequel la guerre avoit esté conclue à Athènes contre lui,haulsant sa. vuix, et bâtant la mesure à chasque pied, lu. Démosth. 28. Il passoit plus le moyen et la mesure eu tiop donnant, qu'il ne faisoit en punissant, lu. Anton. 28. Quant à la soude ordinaire de ceulx qui porteroient les aimes pour luy, qu'il la leur payeroit non point à compte, mais à mesure, lu. ArUxx. 6. Mesurant ses amitiez ou inimiliuz à la mesure du bied et de l'utilité publique, ID. AriU. I2. Cuider n'est pas juste mesure, cotohave. Ce» pauvres baudets de village. Lourdauds, sans cœur et sans courage. Qui jamais ne prennent leur ton Qu'à a mesure d'un baston. Sol. l/iïn. édit.LABirrg, p. 'ioa.
— ErVM. Provenç. metisura, mesura, vieiura; esp. mesura; ital. mtsuro; du lat. menrura, de mensum, supin de meltri, mesurer, de même radical que le goth. mitan, suédois mita, ail. messen, grec (letfov, pfspeiv; saiiscr. mdtrom, mesuie, du radical md, mesurer.
MKSURË, ÉE (me-zu-ré, rce), port, passé de mesurer. Il 1" Dont on a pris lu me-sure. Espace mesuré le mètre à la main. || 2" Fig. Apprécié moralement, intellectuellement. Lus hommes mesurés daprès le savoir. Ce n est point sur les exploits des giands hommes que leur réputation est mesurée : cent fois les vaincus ont remporté le prix de la gloire sur les
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vainqueurs, J. >. fouss. Duc. vertu des héros. Mil. Il 3° Proportionné. Une récompense mesurée au service. Les expressions de ces lettres étaient mesurées sur la dignité des personnes, volt. Louis XI K, 25. Il 4» Régulier. Ah! la belle procession! qu'elle est sainte!... que tout l'extérieur y est bien mesuré en comparaison de vos profanations d'Aix! sÉv. 22 juin <C89. A pas plus mesurés Qu'un doyen au palais ne monie les degrés, boil. Sat. viii. || 6° Qui a mesure, convenance, bienséance. J'ai fort entretenu M. d'Uzès.... il a un esprit posé et des paroles mesurées, qui sont d'un grand poids dans ces occasions, SÉV. <6 mars (672. Mon nom ferait plus de tort que de bien à l'ouvrage [l'Encyclopédie], et ne manquerait pas de réveiller des ennemis qui croiraient trouver trop de liberté dans les articles les plus mesurés, volt. Lett. d'Àlembert, 3) janv. <770. Ma réponse a été bien simple; si M. Tronchin veut vous la communiquer, je me flatte que vous la trouverez raisonnable et mesurée, d'alemb. Lett. à Voltaire, < ( janv. <758. La pièce, comme nous l'avons dit, était très-mesurée dans ses expressions, quoique gîlante, id. Éloges, St-Aulaire, note ♦. || Il se dit des personnes dans le même sens. Cette femme si douce, si mesurée, se livrait par moment à des accès de désespoir qui bouleversaient entièrement mon âme, stael, Corinne, xii, 2. Il 6° Calculé avec mesure, avec prudence. Sous un chef qui connaît et les soldats et les chefs comme ses bras et ses mains, tout est également vif et mesuré, Boss. Louis de Bourbon. Va, mes desseins sont grands autant que mesurés, volt. Catilina, m, < . || 7° Qui est en vers. Il a fait imprimer un volume de sottises mesurées, BALz. Lett. à Conrart, 28 avr. <«63. Que m'importe en effet que le flatteur d'Octave [Horace]. .. En prose mesurée insulte à Crispinus? volt. Loi natur. F.xorde. La prose plus souvent vient subir d'autres lois.... De rimes couronnée et légère et dansante. En nombres mesurés elle s'agite et chante, a. chén. Êf. IV. Il Vers mesurés s'est dit pour vers métriques, en parlant des vers français que l'on a essayé de faire en imitant la mesure des vers latins. Il 8° Termede musique. Mesuré, mot que l'on trouve quelquefois sur les partitions, pour indiquer l'endroit où cesse le récitatif et où reprend le chant.
t MESURÉMENT (me-zu-ré-man), adv. D'une m;ini're mesurée, avec prudence. J'exigeai du duc [de BeauvilliersJ et, aussitôt après, du chancelier, qj'ils en parleraient [du jansénisme] mesurément au conseil, st-sim. 3H, «6.
— HlST. iv* s. Nostre sage roy Charles, dont me semble expédient reciter la btlle manière de vivre mesuréemsnt en toutes choses, crr. depisan, Charles Y, I, 16. Il xvx* s. X faute de la savoir choisir [la proportion entre les leçons et la portée de l'élève], et de s'y conduire bien mesuréement, mont, i, (flo.
— £TYN. ifesur^e, et le suffixe men(;prov. tnesurodamen; esp. mesuradamente ; ital. misurtUamente.
HESUBER (mc-zu-ré) , v. a. || 1" Chercher à connaître une quantité par le moyen d'une mesure. UnsWiT la largeur d'un fleuve. Mesurez ce tas de blé. Mesurer les degrés de froid, de chaleur. On sent couler le temps, on le mesure, pasc. Pensées, t. I, p. 291, édit. LAiiliRE. Aussitôt qu'on cesse pour nous de compter les heures, £t de mesurer notre vie par les jours et par les années, Boss. Duch. d'Orl. Tout est vanité sous le soleil, c'est-à-dire tout ce qui est mesuré par les années, id. ib. N'estce (as l'homme enfin dont l'art audacieux, Dans le tour d'un compas, a mesuré les cieuxT boil. Sal. VIII. Ils [les rois] se sont presque toujours plus appliqué» à ravager le monde qu'à le mesurer, volt. Dict. phil. Géographie. La ligne ne peut être mesurée que par la ligne ; il en est de même de la surface et du solide: il faut une surface et un .solide pour les mesurer, bupp. Ets. arilhm. mor. ô Architas, vous qui avezmesuré le globe, qu'êtes-voiis? un peu de cendre, dider. Mém. t. iv, p. tbT dans POUCENs. Il est là [sous la pierre sépulcrale] !... sous trois pas un enfant le mesure, lamart. Nouv. médit. Bonaparte. || Absolument. Mesurer, c'est appliquer successivement sur toutes les parties d'une grandeur une grandeur déterminée, condil. Art de rais. I, 2. Chercher des rapports ou mesurer, c'est la même chose, id. Log. t, 5. || Terme de construction. Mesurer par équarrissement, prendre, pour le volume d'une pierre ou d'une pièce de buis taillée de forme irrégulière, le parallélépipède rectangle dans lequel elle serait inscrite. Il Fig. et familièrement. Mesurer les autres à son aune, juger des vertus et des vices d'autrui parles vertus et les vices qu'on a (cela se dit plus ordinairement en mal qu'en bien). Le Seigneur dit qu'on sera mesuré à la rnSm* cnmire
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qu'on a mesuré les autres, c'est-à-dire que la pareille nous sera rendue. 1| Dans un sens analogue, mesurer quelque chose de grand à la longueur de son bras, s'en faire une trop petite idée. Nous qui mesurons la terre A la longueur de nos bras, bébano. Hyrmid. Il Fig. Ne pas mesurer son verre, se griser, boire plus que de raison. || 2° Mesurer, vendre, donner à la mesure. Mesurez-moi un litre de pommes de terre. Il Fig. On dirait que le ciel aux cœurs plus magnanimes Mesure plus de maux, lamart. tiédit, i, a. Il Fig. Voilà le boisseau où on les mesure, se dit des choses sur lesquelles il y a contestation, en montrant la règle qui décide la chose. || 3- Mesurer, avec un nom de mesure pour sujet, se dit des dimensions, de la durée des choses. Pendant deux mille deux cents ans qui ont mesuré sa du'és [de Jérusalem], boss. Sermons, Bonté et txgueur de Pieu, a. Il On peut, avec un seuf i.'ialogue, faire de l'objet ieom'A U sujet, et de la mesure le régime. C'est [le sépulcre d'Absalon] une masse carrée mesurant huit pas sur chaque face, chateaubr. Itin. 4* part. || 4° Mesurer des yeux ou avec les yeux, évaluer par le moyen des yeux la distance ou la grandeur d'un objet. Mesurer des yeux la hauteur d'une tour. || Fig. Mesurer un homme des yeux, le regarder avec attention depuis les pieds jusqu'à la tète, pour l'examiner, pour en juger, et même pour le provoquer, pour l'attaquer. Je la voyais qui me mesurait depuis les pieds jusqu'à la tête, MARIVAUX, Pays. part'. 3" part. || 5° Mesurer les épées, constater, dans un combat singulier, que les épées des adversaires sont de même longueur. Il Par extension. Mesurer son épée avec quelqu'un, avec celle de quelqu'un, se battre avec lui. Il se méprend pourtant, s'il pense qu'aujourd'hui Nous daignions mesurer notre épée avec lui, corn. I). Sanche, i, B. || On dit de même : mesurer ses armes. En Caslille, avec lui, j'ai mesuré mes armes, volt. D. Pèdre, m, 4. {| Mesurer ses forces contre quelqu'un, faire épreuve de ses forces contre les siennes. Sans mesurer nos forces avec celles des ennemis, boss. Uist. II, 8. Il 6° Mesurer la terre, produire en tombant sur la terre une empreinte égale à notre corps, et, par conséquent, tomber. Les guerriers de ce coup vont mesurer la terre, boil. Lutrin, v. Il 7° Terme de vénerie. Mesurer une forêt, se dit en parlant d'une bète o,ui la traverse d'un bout à l'autre. Il 8° Mesurer se dit des vers. Lui-môme [Apollon] en [du sonnet] mesura le nombre et la cadence, boil. Arl p. II. Il 9- Fig. Partager, régler comme avec une mesure. Il [le jeune Grignan] partit à Noël.... il reviendra dimanche; le chevalier a mesuré tous ses jour», sév. 27 déc. <088. || 10° Fig. Faire, comme avec une mesure, des appréciations morales ou intellectuelles. Et mesurant sa faute à la peine d'autrui, malh. i, 4. Croyons que lajustice aussi bien que la miséricorde do Dieu ne veulent pas être mesurées sur celles des hommes, boss. llist. II, t. Que je méprise ces philosophes qui, mesurant les conseils de Dieu à le.irs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général I m. Slnr.- Thér. Est-ce au pied du savoir qu'on mesure les hommes? boil. Sat. viii. Je sais de vos présents mesurer la grandeur, rac. Brit. ii, s. Mes yeux s'ouvrent enfin, la raison m'est rendue Pour mesurer l'abîme où je suis descendue, c. belav. Vép. sicil. IV, i.ljll" Fig. Proportionner. Tel, et plus épouvantable, s'en allait ce conquérant, X son pouvoir indomptable Sa colère mesurant, malh. ii, 2. Le ciel, qui mieux que nous connaît ce que nous sommes, Mesure ses faveurs au mérite des hommes, CORN. Andromède, v, 2. Les mystères qu'ils prétendaient mesurer à nos faibles conceptions, boss. Uist. II, (2. Ainsi, sans m'aveugler d'une vaine manie. Je mesure mon vol à mon faible génie, ron.. Disc, au roi. Si pourtant à l'oflenso on mesure la peine, bac. Phèd. ii, b. On peut mesurer sa dépense sur son bien et sur «on rang, MASS. Carême, Élut. Mesurez là-dessus ce que vous en devez donner au monde, id. Carême, Temp». || 18* Régler, déterminer. Il n'entreprend rien sans avoir mesuré toutes choses. Mesurez bien vos paroles, vos discours. Mesure tes conseils sur ma vaste puissance, bac. Esth. II, 6. Il Mesurez vos expressions , vos paroles, parlez avec plu» de réserve, de convenance. Il 13' Arranger avec un^ sorte de mesure, do ménagement. Si vous aviez vu la violente contorsion que cet éclat de bombe fit à son épée (du jeune Grignan], et combien il s'en est peu fallu qu'il n'ait été tué , vous admireriez l'adresse et la justesse do la main qui a mesuré ce coup, sP.v. 4» déc. 1688. J'ai tremblé d'un éclat de bombe qui a aplati la garde de l'épée du petit Grignan sur sa hanche; il
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fallait que ce coup fût bien mesuré ; car entre la contusion et être tué, il y avait fort peu à dire, (d. 9 déc. 1688. Il 14° Mesurer un coup, le porter de manière à atteindre ce qui est visé. Il le lança [son dard] avec tant de fureur, qu'il ne put mesurer son coup, FÉN. Tél. XVI. Il 15° Se mesurer, v. réfl. Être mesuré. En tant qu'il [le temps] se mesure en l'iimême par heures, par jours, par mois, par années BOSS. Yolande de Monterby. Votre être [Dieu] éternellement immuable ni ne s'écoule, ni ne se change, i.i ne se mesure, id. Sermons, la Mon, i. Tout ce qui se mesure, finit; et tout ce qui est né pour finir, n'est pas tout à fait sorti du néant où il est sitôt replongé, m. Duch. d'Orl. || Être apprécié. Votre puissance doit se mesurer par le nombre des hommes, FÉN. Tél. XII. Il Être proportionné. Nous voulons qu'elle [la sagesse divine] se mesure à nos intérêts, et qu'elle se renferme dans nos pensée», soss. Sermons, Culte dû à Dieu, i. Séjour des feux vengeurs, épouvantable abîme, Où les peines sans fin se mesurent au crime, delil. Por«d. perdu, l Il Être réglé d'après le nombre oratoire. Pour être attentif à la parole de l'Évangile, il ne faut pas ramasser son attention au lieu où se mesurent les périodes, mais au lieu où se règlent les mœurs, BOSS. Sermons, Parole de Dieu, 2. (| 16° Se mesurer, ne pas s'estimer plus qu'on ne doit. Une
hardiesse sage et réglée qui se mesure avec
ses forces, qui entreprend des choses difficiles, et ne tente pas les impossibles, fléch. Turenne. C'est un homme qui ne se mesure point, qui ne se connaît point; son camctèreestdenesavoirpas se renfermer dans celui qui lui est propre, la biiUY. XI. Je suis une bourgeoise Qui sais me mesurer justement à ma toise, regnard, le Joueur, ii, l*. Il Se mesurer des yeux, .se considérer l'un l'autre attentivement, soit pour s'examiner réciproquement, soit pour se provoquer. L'un et l'autre rival, s'arrêtant au passage, Se mesure des yeux, s'observe, s'envisage, boil. iu(rin, v. Il 17° Se mesurer avec quelqu'un, lutter contre lui, se comparer à lui, vouloir s'égaler à lui. Te mesurer à moil qui t'a rendu si vain ? Toi qu'on n'a jamais vu les armes à la main, cobn. Cid, ii, 2. Par la même raison on dit que les personnes d'une condition médiocre ne doivent pas se mesurer avec les grands, c'est-à-dire vivri! comme les grand.s, se comparera eux, comme on compare une mesure avec ce qu'on veut mesurer, dl'mars. Tropes, part, n, art. lo. ||Fig. Antisthène prenait en même temps que moi des leçons de Socrate : il était né triste et sévère, moi, gai et indulgent; il proscrivit les plaisirs, et n'osa point se mesurer avec les passions qui nous jettent dans une douce langueur, «arthél. Anach. ch. 32. || Se mesurer avec quelqu'un, se battre contre lui en duel ou autrement. Les menaces des Anglais et leur flotte toute prête à nous fermer le passage retinrent dans le port le fameux Duguai-Trouin, qui comptait bien se mesurer avec les maîtres des mers, volt. Lett, Pr. roy. dePr. b août 1788. Le prince a bien voulu lui faire l'honneur de se mesurer avec lui, daciiau- MONT, Mém. secrets, t. xxxiii, p. I4«. || Proverbe. X brebis tondue Dieu mesure le vent, c'est-à-dire Dieu nous envoie les afflictions selon la force que nous avons de les supporter, il proportionne les chose» à notre faiblesse. [Dieu] qui mesure le vent pour la brebis tondue, cuataubr. Ilart. xv.
— HlST. XI* s. Grant demi piet mesurer i put hom, C/i. d« flol. cxii. ||xii' s. Entre dous a'.teus [âutelsl est cil piliers mesurez, Th. le mart. 148.
Il XIII" s Je vueil lez moi te metes. Si te vueil
pioier et requerre Que nous mesurons à la terre, Quar de savoir sui mult engrant [désireux], Laquel de nous deux est plus grant, ruteb. ii, 163. Et quant nous venimes en l'ost, nous Irouvasmes que il nous ot nos places mesurées, il son cors [luimême en personne], là où nous logerions, joinv. 278. Il XIV* s. La digînitè et la valeur de philosophie ne pcutestre mesurée àpecunes, oreshe, Eth. 2So. Il XVI* s. Ny le» hommes ny leurs vies ne se mesurent à l'uulne, mont, i, 89. Des dames le vouloir n'est Jamais mesuré, Qui d'une extrême ardeur tantost se passionne, R0."is. 274. Crest aussi failli pour une escalade mal mesurée, d'aud. llist. ii, «2. Loi deux capitaines s'avancent chacun une pique au poing, lesquelles ils mesurèrent aussi froidement qu'à un combat de barrière, m. tb. il, 468. Le roi mesurant son himmo de loin... ïveb, p.«03. Qui mesure l'huile, il s'en oingt les doigt», cotgravk.
— ETYM. Provenç. et espagn. mesurari ital. mesurare ; du la», mcnsurare (voy. mesure).
MKSl'REDR (mc-zu-reur), «. m. Celui qui mesure. Malheureusement d'autres mesureurs [La-
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caille] trouvèrent au cap de Bonne-Espérance que les (tegrés du méridien ne s'accordaient pas avec le» noires [des mesures récentes ont prouvé que Lacaille s'était trompé], volt. Dkt. phil. Figure. \\ Officier public qui a droit, dans quelques marchés, de mesurer certaines marchandises. Mesureur de grains, de sel. Y a-t-il jamais eu un législateur qui, en fondant un Éiat, ait imaginé de créer des con- •eillers du roi mesureurs de charbon? volt. l'II. auxiOécus, Entretien avec un géomètre. \\ Adj. Microscope mesureur, microscope employé pour mesurer certains traits | ris dans les triangulations.
— HIST. xm* s. Nus ne puet estre mesureres de blé ne de nule autre manière de grain, ....se il n'a le congiet du prevost des niarcheans, Liv. des mil. SI. Se tu estoies mesureres, et ge te comandai que tu mesurasses mon champ.... Il n'a pas action contre le mesureor, Digeste, <37.
— ÊTYM. Lat. mensuralorem, de mensurare, mesurer. IfesurerM est le nominatif, de mensuràtor ; mesureor le régime, de mcnsuratôrem.
I MÊSL'SAGE(mé-zu-za-j'), s. m. Mauvais usage.
— HIST. xvi* s. Bail ou garde [tutelle] se perd par mesusage, ou quand le gardien se remarie, LOTSKt, t»7.
— ETYM. Mesuser.
MftSDSER (mé-7.u-zé), V. n. Mal User. Et songez qu'il vaut mieux encor qu'il en mésuse [de son bien], Que si de l'en frustrer il faut qu'on vous accuse, mol, Tart. IV, (. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— SYN. MÉsi'SER, ABUSER. Ces deux mots diffèrent par le préfixe : mes est, étymologiquement, moins, et, pour le sens usuel, mal; ab exprime l'action de détourner. De la sorte, celui qui mésuse, use mal; celui qui abuse, détourne une chose de son usage : on mésuse de la chose qu'on emploie mal ; on abuse de la chose qu'on emploie à faire mal. On abuse de la complaisance de quelqu'un plutôt qu'on n'en mésuse.
— HIST. XIII' s. Bien se gardent cil qui ont certains usages en certains liex [lieux] par Chartres sa par don de segneur, que il en uzent ainsi comme il doivent ; car s'il en mesuzent, c'est à dire s'il en uzent autrement qu'il ne doivent.... BEAUM.xxiv, 46. || XIV* S. Ose des biens que tu auras acquis, sagement sans mesuser, Uénagier, i, ».
— ÉTYM. ites.... préfixe, et user.
t »IET.... ou META.... préfixe, qui vient de la préposition grecque \utà , et qui signifie succession, changement, transformation. Meta tient au sanscrit mithas, réciproquement, mithu, ensemble, au zend mat, avec; au gothique milh, allemand mit, avec; l'anglais with en vient également.
t. MÊTABOLE (mé-ta-bo-1'), s. f. Terme de rhétorique. Toute espèce de changement soit dans les mots, soit dans les phrases.
— ÉTYM. MtTctëoXri, changement, de (larà (roy. META....), et 6i),)ietv, jeter.
t 2. MÊTABOLE (mé-ta-bo-l";, adj. Terme d'entomologie. Qui subit un changement. Insectes meta boles.
— ÉTYM. Voy. MÊTABOLE t.
t MtTABOLÉI.OGIE (mé-U-bo-lé-lo-jie) , *. f. Terme de médecine. Description des changements qui surviennent dans le cours d'une maladie.
— ETYM. Meta6o),i^, changement (voy. héta- BOLE I), et XÔYOç, traité.
t MÉTABOLIQUE (mé-ta-bo-li-k'), adj. Terme de chimie. Qui a rapport aux changements de nature des corps. Phénomènes métaboliques. C'est à l'aide d'opérations métaboliques que s'opère la nutrition dans les corps vivants.
— ÉTYM. McTaSoXi^, changement (voy. méta-
BOLE I)-
t MÉTABOLISME (mé-ta-bo-li-sm'), ». m. Changement de nature moléculaire des corps.
MÉrACAItPE (mé-ta-kar-p-), ». m. Terme d'anatomie. Partie de la main située entre le carpe et les doigu, composée de cinq os parallèles, qui forment le dos et la paume de la main.
— HIST. XVI' >. Le carpe ou poignet, le meUearpeou avant-main, et les doigts, pabè.iv, -jo.
— eiYM. M.T«».ipiiiov, de (itTà, après, et xap- «4;, le carpe. '
i MÉTACARPIEN, lENNE (mé-U-kar-piin, piènT, oW;. Qui a rapport au méUcarpe, Les os méUçarpien», ou, subsUntivemenl, les métacarpiens les os du métacarpe. '
t HËrACARPO-PHALANGIElf, lENNK (mé lakar-po-fa-lah-jiin.jiè-D'), adj. Terme d'anatomie. ArUculation»métacarpo-pliaUngiennes.celle8de8os mWacarpion» avec les phalanges correspondantes.
t MÊTACKimiK (mé-U-san-tr-), ». m. Terme dt
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marine. Point où la ligne verticale, passant par le centre de gravité d'un navire, se rencontre avec la résultante de la pression latérale que l'eau exerce sur ce navire, quand il est penché de côté.
— ÉTYM. Véta...., et centre.
t BIÉTACENTRIQUE ( mé-ta-san-tri-k' ) , adj. Teime de marine. Courbe métacentrique, courbe formée de la réunion des métacentres correspondant à toutes les inclinaisons possibles du navire.
t MÉTACÉTONE (mé-U-sé-to-n'), ». f. Terme de chimie. Corps obtenu par action de la chaux sur le sucre et l'amidon à une température élevée.
t MÉTACÉTYLE (mé-ta-sé-ti-l') , s. m. Terme de chimie. Radical hypothétique du métacétone.
t METACllORÈSE (mé-ta-ko-rè-z'), ». f. Terme de médecine. Transport d'une maladie, d'un organe dans un autre, synonyme inusité de métastase,
— ETYM. lf''ta...,et-/(ipr,<riç, cheminement.
t MÉTACUR0.MAT1SME (méta-kro-ma-ti-sm') , s. m. Terme de pathologie. Modifications et changements de couleur que présentent les poils, les plumes, ou la peau elle-même, selon les progrès de l'àçe ou dans diverses conditions morbides chez divers animaux.
— ÉTYM. Mêla..., et xp<S|Jia, couleur.
MÉTACHRONISME (mé-ta-kro-ni-sm'), ». m. Erreur de date qui consiste à placer un événement dans un temps antérieur à celui où il est arrivé.
— ÉTYM. ifi?m....,et xpovo?, temps.
t MÉTADIÈRE (mé-ta-diô-r'), ». f. Ancien nom d'une sorte de toile. Métadières, chaîne, chanvre plein; trame, étoiipe; métadières de ménage, ch:ilne, trame, fil de lin, Tabl. anne%. aux lettr. pat. 30 sept. 1780, Auvergne.
t MÉTAGENÈSE (mé-ta-je-nè-z'), ». f. Terme de physiologie. Mode particulier d'évolution aussi appelé génération alternante, par lequel passent, durant leur développement, certains êtres organisés. La métagenèse est caractérisée par ce fait, qu'un être né d'un ovule donne naissance, sans être fécondé et avant d'avoir des organes génitaux, à des germes nouveaux.
— ÉTYM. Meta...., et fiitmc, génération.
t MÊTAGRAMME { mé-ta-gra-m' ), s. n>. Synonyme inusité de métaplasme, changement de lettre dans un mot.
— ETYM. Uita..., et •Ypipil*», lettre.
t MÉTAIL (mé-tair, U mouillées), ». m. S'est dit autrefois pour métal. Et fût-il de métail ou de bronze ou de roc, Régnier, Sot. vu. Vous avez loué vos dieux de bois et de métail, boss. Polit, x, vi, 7 (les éditions récentes donnent métal). {| Ancien nom d'une composition formée de plusieurs métaux.
MÉTAIRIE (mé-tô-rie), ». /. || 1° Domaine agricole exploité par un métayer. || 2° Par extension, domaine de médiocre étendue exploité par un fermier. Dans la première [guerre punique] on voit Héguliis.... demander son congé au sénat pour aller cultiver sa métairie , abandonnée pendant son absence, boss. llist. m, 6.
— UIST. XIII* s. Faire à moiteerie, tenir à moiteerie, du canoë, medictarius. || xiv* s. Les quelles terres, pour ce que nous ne les poiens [pouvions] cultiver, nous aviens donné à moiturie, lo. t6.|| xvi* s. Il l'ut amoureux d'une métayère qu'il avoit, et souvent partoit de Tours pour aller visiter sa métairie,