‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 161 sur 389 · MARC. NOUV. XXXVIII · texte numérisé non relu

MARC. NOUV. XXXVIII

— ÉTYM. Bas-lat. medietaria (voy. métayer).

MÉTAL (mé-lal), ». m. || 1° Corps opaques, pesants, qui se trouvent, dans la nature, asisociés à des substances terreuses ou entre eux, et qui constituent alors des composés connus saus le nom de mines. Les Grecs et les Romains ne connaissaient que sept métaux, l'or, l'argent, le fer, le cuivre, le plomb, l'étain et le mercure. Allons briser ces dieux

de pierre et de métal, corn. Poly. ti, • Cent

fois la bête a vu l'homme hypocondre Adorer le métal que lui-même il fit fondre, boil. Sat. vin. Les torrents et les incendies nous ont fait découvrir que les terres contenaient des métaux, montesq. Esp. XVIII, <6. Cn devenant monnaie, les métaux n'ont pas cessé d'être marchandise; ils ont une empreinte de plus et une nouvelle dénomination ; mais ils sont toujours ce qu'ils étaient, et ils n'auraient pas une valeur comme monnaie s'ils ne continuaient |ias d'en avoir une comme marchandise, co.ndil. Comm. gouv. i, 14. {| Fig. Vous avez bien raison de croire que je serai affligée de la perte de M. l'archevêque.... il n'y a point d'esprits ni de coeurs sur ce moule ; ce sont des sortes de métaux qui ont été altérés par la corruption du temps, sÊv. ta mars lOH». Il Métal natif ou vierge, celui qui se présente à l'état pur dans la mhie. On nommait autrefois ri-

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diculement métaux vierges ce que l'on désigne plus exactement aujourd'hui par le nom de métaux natifs, FOURCROY, Connaiss. chim. sect. vi, art. t. Il Métaux précieux, l'or, l'argent et le platine. L'or est un charme étrange, un métal précieux, Oui corrompt toute chose et tenteroit les dieux, rotrou, Antig. v, B. Ils ont en abondance des métaux précieux qu'ils tiennent immédiatement des mains de la nature, monteso. Esp. xxi, 2. Que ne puis-je à la fois engloutir sous le Tibre Ces métaux corrupteurs d'un peuple jadis libre? M. j. chénier, Gracques, II, 3. Il 2° Aujourd'hui la chimie, qui compte 49 métaux, ne peut les définir que d'une manière trèsgénérale, en disant que ce sont des corps simples, liquides ou solides, attaquables par l'oxygène ou par les acides, {j 3° Métal de cloche, alliage de cuivre et d'étain qui sert à faire les cloches. Le cuivre et l'étain peuvent être facilement séparés l'un de l'autre par le procédé qui a été employé pendant la révolution pour exploiter le métal de cloche, the- NARn, Traité de chimie, part, i, liv. vi, ch. 3, n" 254 bis. {[ Métal de Darcet, alliage fusible de bismuth, d'étain et de plomb. || Terme de fondeur. Métal, mélange d'étain, de cuivre jaune et de débris de vieux canons. Cuiller, fourchette de métal. |{ Métal de potier, alliage d'étain, de cuivre et de bismuth. || Métal du prince Robert, alliage de cuivre et de zinc. || Métal d'Alger, composition métallique qui imite grossièrement l'argent. Couvert lie métal d'Alger, jj Métal de prince, cuivre trèsraffiné dont on fait des tabatières, des étuis, etc. !| Métal de miroirs, composition métalliiiue qui prend le poli au point de devenir unie comme une glace (cuivre, plomb, antimoine). || Métal anglais, sorte d'étain. Une cuiller en métal anglais.|| 4° Demimétal, nom que les anciens chimistes donnaient aux substances métalliques cassantes et volatiles, comme l'arsenic, le bismuth, etc. M. Margraaf a eu le mérite d'enrichir la chimie d'un nouveau demimétal, du régule de manganèse, condobo. l/argrau^. Il B° En termes de blason, métaux, l'or et l'argent, qu'on représente parle jaune et le blanc.||6°Terme d'alchimie. Métaux parfaits : l'or, l'argent; métaux imparfaits : le plomb, l'étain, le mercure. || 7* Fig. Les quatre métaux, les quatre âges du monde,dit3 siècle d'or, siècle d'argent, siècle de cuivre, siècle de fer. La bonne foi.... N'alla pas jusqu'au temps du troisième métal, boil. Sat. x.

— HIST. xii* s. Il ont mis desoz lor poesté les motauz [mines] d'or et d'argent qui là sont, Uachab. T, 8. Sonent busines [trompettes] d'arain et de métal, Bonc. p. 78. Il xiii* s. Li diable les rostisseient, Divers metaus sur eus fundeient, MAniE, Purgatoire, 1099. Cil qui fontmonnoie à essient de malvès métail et les voelentalouer por bone,BEAUM. xxx, )2. Cartoutausi comme li ors Kstli mieudres [meilleur] metaus qu'on tiuise [trouve], ruteb. 2;tu.|| xv s. Les sept planètes que j'ay dict, Accomparons sans contredit Aux sept metaulx venans de terre Qui tous »ont faicts d'une matière, la fontaine, 408. Il XVI* s. L'argent en masse et celui qui e.st monnoyé, puisque c'est tout un mesme melail, calv. Instit. (041. L'art de transmuer les métaux imparfaits, et rie les multiplier en quantité, lanoue, 460.

— ÉTYM. Provenç. metalh ; catal. metall ; espagn. métal; ital. métallo; du lat. melalium, qui vient df (i^TaX/.ov , que les étymologistes grecs tirent d,. |ji6Tà, après, et de ôUoc, autre, parce que les filou se suivent l'un l'autre dans les mines.

t MÉTALENT (mé-ta-lan), ». m. Terme vieilli. Malveillance, penchant au mal. [L'abus du vin pui joint à ses mauvais instincts] l'a porté [le comte de Charolais] à des actions de férocité et de cruauté qui lui ont donné une grande réputation d'être un ogre, et il a cultivé ce métalent en s'enfermant en solitude, d'argpnson, Mém. t. a, p. 408, )860.

— ETYM. Mé.... préfixe, et taXent ; le même que maltalent (voy. ce moi).

MÉTALEPSE (mé-ta-lîi-ps'), », f. Terme de rhétorique. D'après Dumarsais, figure par laqu;'lle on prend l'antécédent pour le conséiuent : il a vécu, pour, il est mort, ou le conséquent pour l'antécédent : nous le pleurons, pour, il est mort.

— ÉTYM M6TÔXr,<j/i;, de |ji6To (voy. mêta...), et X^i|(i;, prise.

t METALEPSIE (mé-ta-lè-psie) , ». f. Terme de chimie. Théorie des substitutions.

— ÉTYM. Voy. MF.TALKPSE.

t MÉTALiMNftEN, ENNB (mé-U-Ii-mné-in, mné-

è-n'), adj. Terme di- géolopic. Dépôts métalimnécns, dépôts d'^au douco qui n'ont eu lieu qu'après la formation du calcaire marin.

— KTVM. Meta..., et XIpLvii, étang.

MET

MET

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t MÉTALLfilTË (mé-tal-lé-i-ft^), s. f. Terme didiclique. Qualité de ce qui est un métal; réunion des propriétés qui caractérisent les métaux. Le minerai de fer exige le feu le plus violent et l'addition de diverses substances, pour être amené à son premier degré de métalléité, honghz, ïnstit. Mém. lut. et heaux-arts, t. v, p. 227.

t META LL ESC E>'CE ( mé-tal-lè-ssan-s'), t. f. Propriété des corps métalli'sceiils.

t MÉTALLESCEÎJT, ENTE (mé-tallè-ssan, ssan-t'), adj. Terme didactique. Dont la surface joue les couleurs métalliques.

— ETYM. Métal.

t MÉTALLIFÈRE (mé-tfil-li-fè-r'), adj. Terme de minéralogie. Oui contient un métal quelconque. Région métallifère.

— ETYM. Métal, et le lat. ferre, porter.

t MÉTAILIFORME (mé-tal-li-for-m'), od;. Terme de minéralogie. Qui a l'apparence d'un métal.

— ÉTYM. Hélai, et forme.

t MÉTALLLV, LVE (pié-tal-lin, li-n'), adj. Terme didactique. Qui a une teinte ou une apparence métallique.

— HIST.xiv*s.Lorsluidonne,iiuantvient en mine, Par monart vertu metaline, Nat. à l'alch. err. 164.

— ÊTYM. Xéial; provenç. melatlin.

MÉTALLIQUE <mé-tal-li-k'), adj. || l- Qui est de

métal, qui a rapport au métal. Corps métallique. État, apparence métallique-. Substances métalliques. Son métallique. || Insectes métalliques, insectes qui ont des couleurs ou un éclat métallique. || lerme de diplomatique. Lettres métalliques, caractères tracés en encre de couleur métallique. {| Demimétallique, qui se rapproche du caractère des demi-métaux. Substances demi-métalliques. || 2° Qui concerne les médailles. Science métallique. || Histoire métallique, histoire où les événements soiit constatés par une suite de médailles. Ce grand nombre de médailles frappées en toutes sortes d'occasions fut ramassé, gravé et destiné à une histoire métallique, st-simon, i06, un. jî 3°Terme de finances. Qui est en espèces ou argent. Sa réserve métallique [de la banque] s'épuisait rapidement, et la suspension du payement en espèces devenait inévitable, Dg WABU, Enquête sur la banque, 1867, p. <4». IlSe dit d'une monnaie fictive, mais qui est censée remboursable en espè es. Le Directoire émitdes inscriptions métalliques en (799. |{ S. m. pi. Los mi-talliques, valeurs que l'État, en Autriche et en Russie, rembourse en numéraire, à la différence des autres valeurs qui sont remboursables en papier. || 4° S. m. pi. Terme de minéralogie. Les métalliques, classe de minéraux et groupes de roches, comprenant les substances métalliques proprement dites. Il 5° La métallique, la métallurgie. Il Vieilli en ce sens.

— HlST. xiv s. Cestuy soulphre fixe est semblable Au feu, sans estre y variable. Et de nature métallique, Nat. à l'alr.h. err 4 1 . || ivi« s. Les choses métalliques ne sont comparables à la beauté des cieux, ni à l'excellence des vertus, lanoue, 483. Ils disent qu'il y a une matière métallique propre et idoine & se transformer es métaux parfaits, id. 469.

— F.TYJl. Lai. metalUcus, de wetallum, métal, t MÉTALLIQUEMEîyT (mé-Ul-li-ke-man), adv.

En métal, en espèces. Telles étaient les mœurs, qu'il ne paraissait pas mal séant à un poète anglais du iviii' siècle de présenter à quelque lord une bien respectueuse dédicace, que j'allais appeler une pétition ; puis de recevoir directement, métalliquement, un salaire d;: son humble hommage, villemain, Lilt. franc. (S* siècle, 2' part. 2" leçon.

t MÉTALLISAGR (mè-tal-li-za-j' ), f. m. Action de mctalliser, c'est-à-dire de couvrir d'une couche métillique.

MÉTALLISAflOX (mé-tal-li-M-sion),î./'. j| !• Extraction d'un métal do ses oxydes, de .ses sulfures, etc. L'action du feu détruit le fer, ou du moins l'altère, dès qu'il a pris sa parfaite métallisation, Burr. Kin. t. iv, p. (i«. L'expression de domi-m-itallisation pour désigner les corjjs qui n'avaieni encore éprouvé, |)our ainsi dire, qu'une demi-métalli^tion, rovnchot ,Conr.aùi. chim. sect. vi, art. < . Il 2* Terme de minéralogie. Opération par laquelle îles dépâts laissés par les eaux ont été imprégnés de mélaiii. ||3* Terme d'ancienne physique. Génération naturelle des métaux dans le sein do la terre.

— - ETVSl. Mélallixer.

MÉTALLISÉ, ÉE (mé-Ul-li-ïé, zée), part.potté de mélalliser. Un diamant brut ne se découvre pas comme l'or.... mais il a ceci de commun aiec l'or qu'il est le plus pesantde tous les cailloux non métallisés a. DE vt-riMatLZ, llarm. liv. v, Harm. anim.

DiCT. DS LA LàNOUI FRANÇAISE.

MÊTAILISER (mé-tal-li-zé), v. a. ||1' Proprement, transformer en métal. || Particulièrement, ea termes de chimie, faire passer à l'état de métal un oxyde, un sulfure ou tout autre composé à base métallique. {| 2° Garnir d'une légère couche de métal. On métallisé les objectifs an verre avec un sel d'argent. Métalliser une glace, un miroir. || 3° Se mélalliser, v. réft. En termes d'ancienne chimie, prendre les caractères d'un métal. L'arsenic peut se métalliser, et se métallisé en elfet par l'addition d'une matière phlogistique: cela forme alors ce que l'on appelle régule d'arsenic, Jict. des arts et m. ilines.

— HlST. XVI' s. Je trouvay plusieurs pièces de bois réduites en métal.... les dites pièces de bois métallisées.... palissy, 268.

— ÊTYM. Métal.

t MÉTALLOCHIMIE ( mé-lal-lo-chi-mie), s. f. Partie rie la chimie qui traite des métaux.

t MÉTALLOCIIIMIQUE (mé-tal-lo-chi-mi-k'), adj. Oui appartient à la méiallochimie.

t MÊTALLOGRAPHE ( mé-tal-lo-gra-r), s. m. Auteur d'une métallographie.

— ETYM. Métal, et yoâçfiv, décrire.

MÉTALLOGRAPHIE ( mé-tal-lo-gra-fie ), s. f.

Il 1* Description des métaux. || 2° Science, connaissance des métaux.

t MÉTALLOGRAPHIQUE ( mé-tal-lo-gra-fi-k' ), adj. Qui a rapport à la métallographie.

t METALLOÏDE (mé-tal-lo-i-d'), adj. || l" Terme de chimie. Qui ressemble à un métal par ses propriétés ou par son éclat. || 2' S. m. pi. Métalloïdes, nom donné à tous les corps simples qui ne présentent pas les caractères physiques des métaux proprement dits.

— ËTYM. Métal, et eîSo;, forme. On appelle corps combustibles, tous ceux qui peuvent se combineravec l'oxygène. X cet égard tous les corps simples sont combustibles, et autrefois on les distiniçuaiten deux classes, les métaux et les corps simfles non métalliques. Ce sont ces derniers qu'on a nommés mélallnides, quoique quelques-uns, comme les gaz azote et hydiogène, n'aient rien de commun avec les métaux (jue de pouvoir se combiner avec l'oxygène.

t MÊTALLCRGE (me-tal-lur-j'), t. m. Synonyme (le métallurgiste (voy. ce mot).

— ÊTYM. MeTa>).oupYè;, de n^TaXlov, métal, et Soifov, travail.

MÉTALLURGIE (mé-tal-lur-jie), ». f. Art de tirer les métaux des mines, et de les travailler. Quand la métallurgie est trouvée par une nation, il est indubitable qu'elle battra ses voisims et en fera des esclaves, voit. Dict. phil. Politique. Le roi, désirant porter au plus haut point les connaissances sur la métallurgie et exploitation des mines, crée, en l'hôtel des monnaies à Paris, une chaire de métallurgie docimastique, Arrêt du conseil d'État, Il juin 1778. La métallurgie proprement dite est l'art de retirer les métaux de leur minerai, al. bhononiart, rrottrf d« mtn. met. t. ii, p. 3 1 5, dans

POUGENS

— ÊTYM. MtTa'/)iou?f{« (voy. hètallurge). MÉTALLURGIQUE (mé-tal-hir-ji-k'), adj. Qui a

rapport à la métallurgie. Le fondage ou l'art de fondre les mines après leur grillage est la principale et la plus importante opération métallurgique, FOUBCROV, Connniss. cliim. sect. vi, art. 4.

MÉTALLURGISTE (mé-tal-lur-ji-sf), t. m. Celui qui s'occupe de la métallurgie. L'établissement que M. de Limare, l'un do nos plus habiles métallurgistes, vient d'entreprendre sous les auspices du gouvernement, bi;ff. Min. t. v, p. (63.

— REM. M. Rossignol veut qu on dise, non métallurgiste, mais métallurt'e, comme thaumaturge; en effet mélallurge reproduit |jL«TaX)ou5fo>) tandis que métallurgiste présente une composition incorrecte, puisqu'elle accola à un substantif, métallurge, la finale iotti; dérivant de verbes en iCtiv,

t MÉTALOGIQUE (mé-ta-lo-ji-k"), x. m. Lo Métalogique, titre d'un livre do Jean de Sarisbcry (xii* s.), destiné à défendre las belles connaissances contre une secte barbare de charlatans et de sophistes, que l'auteur appelle les corniflciens, du riom do Cornificiu», leur chef réel ou supposé.

— ETYM. MtT», après, et XoyixV), logique. tM£TAMARGARIOUK(mé-ta-mar-ga ri-k'), adj.

Terme de chimie. Acide métamargarique, produit do la décomposition de l'acide sulloinargarique.

t MÉTAMORPHIQUE (mé-ta-n)or-(i-k'), adj.

Terme de géologie. Couches métamorphiques, roches cristallines et stratifiées, ainsi dites parce qu'on suppo.se qu'elles doivent les caractères qui les distinguent h une altération produite, poaténeureipent i la stratification, par des causes pluloniuue*

c'est-à-dire par le feu. jj Roches métamorphiques, roches engendrées au sein de l'eau, mais transformées ensuite par l'action de la chaleur centrale et le voisinage de quelque évent volcanique.

— ÊTYM. Meta..., et nopip^i, forme.

t MÉTAMORPHISME (mé-ta-mor-fi-sm'), .1. m. Terme de géologie. Théorie de la transmutation des terrains sous l'action de la chaleur.

— ÊTYM. 'Voy. MÉTAMORPHIQUE.

t MÉTAMORPUISTE (mé-ta-mor-fi-sf), f. m.

Nom de certains sectaires du xvi' siècle qui disaient que le corps de Jésus-Christ s'est métamorphosé en Dieu dans le ciel; ce sont les mêmes que les ubiquitaires.

— ÊTYM. Mêla..., et p.ooçi'i, forme.

t MÉTAMORI'IlOPSIE(mé-ta-mor-fo-psie), t. f. Vice de la vision par lequel les objets paraissent changés dans leur forme ou dans leur grandeur.

— ÊTYM. Meta..., (iopçT), forme, et ê<j/ti;, vue. MÉTAMORPHOSE ( mé-ta-mor-fô-z' ) , s. f.

Il 1" Changement d'une forme en une autre, opéré suivant les pa'Iens par les dieux. Ovide a fait un poème intitulé les Métamorphoses. Et pense, en les voyant, voir la métamorphose. Où les centaures... RÉGNIER, Sat. X. Mais, à parler sans fard de tant d'apothéoses. L'effet est bien douteux de ces métamorphoses, corn. Poly. iv, 6. Ses souplesses [de l'amour-propre] ne se peuvent représenter; ses transformations passent celles des métamorphoses, et ses raffinements ceux de la chimie, LAROCHEP. Pensées, l. Toutes les métamorphoses sont la physique de ces premiers temps : les mûres sont rouges, parce qu'elles sont teintes du sang d'un amant et d'une amante, fonten. Orig. fabl. t. III, p. 281, dans ponoENS. Il Par extension, en parlant du prétendu pouvoir des sorciers. Quatre sièges boiteux, un manche de balai; Tout sentait son sabbat et sa métamorphose, la font. Fabl. vu, I &. 112» En général, changement qu'éprouvent les substances par les causes naturelles. N'est-il pas bien naturel que toutes les métamorphoses dont la terre est couverte, aient fait imaginer dans l'Orient, où on a imaginé tout, que nos âmes passaient d'un corps à un autre? volt. Dict. phil. Métamorphose. 1] 3" Terme d'histoire naturelle. Changement que certains animaux (les insectes et les rejailes batraciens) subissent dans le cours de leur existence, et qui les fait passer par des états fort différents. jj4* Changement éprouvé par une personne dans sa forme extérieure, dans son habillen^ent. Je l'ai vu court et replet, le voilà mince et élancé, quelle métamorphose! || 5° Changement extraordinaire dans la fortune, dans le caractère d'une personne. Trois jours peuvent suffire à faire bien des choses; La cour en moins de temps voit cent métamorphoses, CORN. Pulch. IV, 4. Tes coups n'ont point en moi fait de métamorphose, Et tout le changement que je trouve à la chose. C'est d'être Sosie battu, mol. Amph, l, 2. Toutes ces honteuses métamorphoses de l'ambition et de l'intérêt, ijui donneront toujours assez d'exercice à l'éloquence, mahuon- TEL, Élém. de lilt. t. vi, p. 72, dans pouoens.

— lilST. XVI' s. Pourquoy sous le nom de Dieu ne peut-on changer les substances de toutes choses, veu que sous le nom du roy on en a fait et fait-on tous les jours d'estranges métamorphoses et transsubstantiations? d'albioinê. Confession de Sancy,

— BTYM. M«TO(i6p<p(«)<ri;, de itexaiwpçouv, transformer, dh uetà (vov. mkta), et nopç:^, forme.

MÉTAMORPHOSÉ, ÉE (mé-ta-mor-fô-zé, tie), part, passé de métamorphoser. Un gland se transforme en chêne, un œuf en oiseau ; l'eau devient nuage et tonnerre; le bois sa change en feu ot en cendre ; tout paraît métamorphosé dans la nature, volt. Dirt. phil Métamorphose.

MÉTAMORPHOSER (mé-ta mor-fô-ié), e. o.

Il 1" Changer par une métamorphose. Les pofiies racontent que Diane métamorphosa Actéon en cerf. Il 2" Kig. Changer l'extérieur ou le caractère de quelqu'un. Le mariage l'a métamorphosé en un homme grave et rangé, lui qui était si étourdi et si dissipé. Il 8* Se métamorphoser, v. réjl. Changer d'apparence, d'extérieur. Mieux ne pouvait se métamorphoser, LA font. Mnndr. || Changer de caractère. Avec l'âge il s'est métamorphosé.

— ÈTYM. MÉTAHORPUUSBR, TRANSFORMUR. Étjmo-

logiquement, ces deux mots sont exacliment synonymes, l'un est grec, l'autre latin; meta est trans, et miyrphe est forma. Aussi l'usage n'y a-t-il établi qu'une seule différence, c'est que métamorphose, métamorphoser sa disent des changements qui étaient opérés par les dieux, du paganisme : les MéUimor-

MET

phoset (POvide, et non les transformations; Actéon méUmorpho»* en cerf, plutôt que transformé.

— ÊtTM. Kftamorphose.

t META JIORPMOSIOUE (n)é-U-mor-fd-zi-k'), adj. Tsrmo d'histoire naturelle. Qui a rapport à la métamorphose des insectes, de certains reptiles. Les évolutions mélamorphosiques des lépidoptères.

— ÉTTH. Dérivé incorrect de métamorphose, la finale w<itc ne prenant point l'affixe ixoç.

f MfiTAJIYI.È.NE (mé-ta-mi-lè-n'), s. m. Terme de chimie. Produit de décomposition de l'amyl^ne par la distillation.

+ MÉTAPKCriNE (mé-ta-pè-kti-n'), s. /'.Terme de chimie. Corps isomère avec la pectine et la parapectine, obtenu en chaufTant celle-ci au contact des acides étendus.

t MÉTAPECTlQnE (mé-ta-pè-kti-k'), adj. Terme de chimie. Acide métapectique, acide qui se forme aux dépens de la pectine abandonnée plusieurs jours à l'air ou au contact de la pectose.

MÉTAPHORE (mé-ta-fo-r"), s. f.\\l° Terme de rhétorique. Dans le sens primitif, qui est celui d'Aristote et de l'étymologie, synonyme de trope; c'est un terme général. ||2° Dans un senS plus restreint, qui est le sens des rhéteurs postérieurs, de Cicéron, de Quintilien et le sens actuel, figure par laquelle la signification naturelle d'un mot est changée en une autre; comparaison abrégée. Les métaphores ne sont autre chose que des similitudes abrégées, boss. «• avert. 82. Et, toujours bien mangeant, mourir par métaphore, boil. Sat. ix. La métaphore ou la comparaison emprunte d'une chose étransère une image sensible et naturelle d'une vérité, la bruy. i. La métaphore est, selon les maîtres de l'éloquence, une similitude abrégée et une comparaison en un mot, BoutiouRS, Eniret. d'Ariste et d'F.ug. Eniret. 8. Il n'est rien de plus difficile à ménag». n ce temps-ci que les métaphores; pour peu qu'on se donne carrière, on va dans l'eicès, et on se trouve tout étonné de Se voir enlacé misérablement dans le phébus de la vieille cour, BATLE, Lett. à àlimitoli, 2 mai iC7.i. Si j'avais à choisir une favorite parmi les figures, à l'exemple de Socrate, qui se saisit de l'ironie pour sa part, ce ne serait pas la métaphore continuée qui toucherait mon inclination, lu. ib. La métaphore est une figure par laquelle on transporte, pour ainsi dire, la signification propre d'un nom à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui est dans l'esprit, dumahs. Tropes, part, it, art. to. Les métaphores sont défectueuses quand elles sont tirées de sujets bas ; le P. de Colonia reproche à Tertullien d'avoir dit que le déluge universel fut la lessive de la nature, m. ib. Quand on dit simplement: c'est un lion, la comparaison n'est alors que dans l'esprit, et non dans les termes; c'est une métaphore, m. ib. La tragédie admet les métaphores, mais non pas les comparaisons; pourquoi? parce que la métaphore, quand elle est naturelle, appartient à la passion ; les comparaisons n'appartiennent qu'à l'esprit, volt. Comm. Corn. Rem. Hor. m, l. Pour peu qu'on ait de chaleur dans l'esprit, on a be.soin de métaphores et d'expressions figurées pour se faire entendre, i. j. Bouss. HH. II, <6. Boileau disait qu'on entendait aux halles plus de métaphores en un jour qu'il n'y en a dans toute l'Enéide, la harpe. Cours de Uttér. t. VI, p. 4«8, édit. DUPONT. Dieu, dis-je en moimême tout bas, Dieu, délivre-nous du malin et du langage figuré; les médecins m'ont pensé tuer, voulant me rafraichir le tang; celui-ci m'emprisonne de peur que je n'écrive du poison.... Jésus, mon Sauveur, sauvez-nous de la métaphore, p. L. cour. Paruphlet des pamphUlt. || Métaphores disparates ou incohérentes, celles dont les termes ne peuvent pas l'accorder; par exemple, c'est un torrent qui s'allume, il faut dire ijui entraîne. Ces faits [paléontologiques] qui ont jet* les premières semences d'un grand corps de doctrine, cuvier, Éloge de Pallas. On ne peut pas dire les semences d'un corps.

— HIST. XIII" s. Ues des poètes les sentences, Les fable. el les metafores....Joftoie,7uï». |{ xivs. Vérité est que aucun juste est en un home qui est juste selon métaphore ou selon similitude, oiesmb, Éth. <69.

— ÊTYM. McToçop», tnnspon, métaphore, de .«t* (voy. META)..., et ç/otiv , porter.

MËTAPHORIQCE (mé-U-fo-ri-k") , adj. || f Qui appartient i la inéuphore. Celui qui, le premier a uni lumière»! esprit, a donné i lumière un sens méUpboriquc, et en a fait un mot nouveau par ce "«•*••>» «en», DUMAHS. Tropes, il, lo. || 2- Qui abonde en méUphora». J'aime un langage hardi meuphorique, plein d'images, volt. Lelt. Lanoue,

MET

3 avr. 4739. Il 8* Caractères métaphoriques, nom d'une des six sortes do caractères dont se compose la langue idéologique des Chinois.

— HIST. xiv s. 11 détermine d'une justice improprement dite et métaphorique, oresme. Thèse

de UEDNIER.

— ETYM. MsToçopixèç, de |AeTa?opà, métaphore. MÉTAPHORIQUEMENT ( mé-ta-fo-ri-ke-man ) ,

adv. D'une manière métaphorique. [Le passage] de ri:pîlre aux Romains où saint Paul adapte à la parole de Dieu ce que David a dit métaphoriquement de celle des cieux, qui a été entendue de toute la terre, la siotiie le vateh, Yertxt des païens, t, État de la grâce. Pour parler métaphoriquement d'un brave qui ne craint pas le péril, on dit que c'est un lion, BounocRS, Entret. dAristc et d'Eug. Entfet. vi.

— f.TVM. HHaphorique, et le suffixe m.ent.

t MÊTAPHGRISTE (mé-te-fo-ri-sf), s. m. Sectaires qui prétendaient que le dogme de la présence réelle est une espèce de métaphore.

t MÉTAPHOSPHATE (mé-la-fo-sfa-f) , s. m.

Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide mélaphosphoriijue avec une base.

— K.TYM. Meta...., et phosphate.

t MÉTAPHOSPHORIQUE (mé-ta-fo-sfo-ri-k') , adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un des acides du phosphore.

— ÉTYM. Mêla et phosphorique.

t MÉTAPHRAGME (mé-ta-fra-gra'), s. m. Terme de zoologie. Cloison qui sépare le thorax des iniectes de leur abdomen.

— Etym. Meta.... et (ppâyiia, cloison.

t MÉTAPHRASE (mé-ta-fra-z') , s. f. Travail particulier du commentateur qui explique par une tournure plus simple ou plus habituelle la phrase figurée, elliptique ou trop difficile, d'un auteur original. || Imitation d'un passage, expre.ssion de ce passage en d'autres termes.

— ÊTYM. MeTÔippacFic, de (lExà (voy. meta)..., et çpâîeiv, expliiiuer.

t MÉTAPURASTE (mé-ta-fra-sf), s. m. Terme de littérature. Celui (jui fait la métaphrase d'un auteur obscur, qui l'explique et le traduit en même temps.

— ÊTYM. McTaçuauT^; (voy. MÉTAPHRASE).

t MËTAPURASTIQUE (raé-la-fra-stik') , adj. Terme de littérature. Cui contient une métaphrase, qui explique eu traduisant. Traduction metaphrastique.

— ÉTYM. Métaphrase.

MÉTAPHYSICIEN (mé-ta-fi-zi-siin), î. m. Celui

qui fait son étude de la métaphysique. C'est une chose très-remarquable que tous les métaphysiciens s'accordent unanimement dans la description qu'ils font des attributs de Dieu, desc. Rép. au.t 2"" ohj. ie. Je voudrais bien demander à M. Jurieu si ses métaphysiciens d'aujourd'hui, dont il veut tenir celle belle idée de la parfaite immutabilité de Dieu, plutôt que de l'Écriture et de l'ancienne et constante tradition de l'Église.... Boss. f avert. U. Il [Leibnitz] était métaphysicien, et c'était une chose presque impossible qu'il ne le fût pas, il avait l'esprit trop universel, fonten. Leibnilx. Leibnitz, métaphysicien assez délié pour vouloir réconcilier la théologie avec la métaphysique, volt, touis XIV, 34. On demandait un jour : qu'est-ce qu'un métaphysicien? un géomètre répondit : c'est un homme qui ne sait rien, Diderot, Inlerprét. de la nature, n° 3. Il Adj. École métaphysicienne d'Élée, première école d'Élée, qui eut pour chefs Xénophane, Parménide et Zenon.

— ÊTYM. XIV* s. Aucun porroit faire question pourquoy un peut bien en joenesce cstre mathématicien et ne peut pas estre sage mctbafisicien ou naturien, orfsme, Eth. tsi.

— ÊTYM. Métaphysique, et la finale t'en qui signifie appartenance, comme dans : physicien, ancien, Prussien.

MÉTAPHYSIQUE (méta-fl-zi-k'), ». f. || 1° Partie de la philosophie, liéfinie difTércmment suivant les différentes époques : dans l'antiquité, doctrine de l'être ou de l'essence des choses, considérée indépendamment des propriétés particulières ou des modes déterminés qui établissent une différence entre un objet et un autre; selon Kant, l'inventaire systématique de toutes les richesses intellectuelles qui proviennent de laraison pure, c'est-àdire des idées et des principes que l'intelligence tire de son propre fonds sans le concours de l'expépérience; enfin, de nos jours, science des principes, plus élevée et plus générale que les autres, de laquelle toutes les connaissances tiennent leur certitude et leur unité. Il saisissait dans tout les principes

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les plus élevés et Ifs plus généraux, ce qui est le caractère de la métaphysique, fonten. Leibnitz. Je vais donc me jeter dans la nuit de la métaphysique, pour oser combattre contre les Leibnitz, les %Volf, les Frédéric ^ volt. Lett. prince royal de Prusse, 23 janv. (738. ô métaphysique, nous sommesaussi avancés que du temps des premiers druides, id. Phil. Newt. I, 9. Nous avons fait en mathématique des prodiges qui étonneraient Apollonius et Aichimècle , et qui les rendraient nos écoliers; mais, en métaphysique, qu'avons-nous trouvé? m. Or. Chpsierf. ch. 4. La métaphysique a cela de bon, qu'elle ne demande pas des études préliminaires bien gênantes; c'est là qu'on peut savoir tout sans avoir rien appris, in. Dict. phil. Trinité. Si quelques-uns se sont élevés à ce haut point da métaphysique d'où l'on peut voir les principes, les rapports et l'ensemble des sciences, aucun ne nous a sur cela communiqué ses idées, buff. Hist. nat. 4" di.<ic. OEuv. t. I, p. 74. Voulons-nous pénétret dans ces abîmes de métaphysique qui n'ont ni fond ni rive, et perdre à disputer sur l'essence divine ce temps si court qui nous est donné pour l'honorer? j. j. rouss. Hél.vi, 8. On peut regarder lamétaphysique comme un grand pay;; dont une petite partie est riche et bien connue, mais confine de tous côtés à de vastes déserts où l'on trouve seulement d>' r<.jtanceen distance quelques mauvais gîtes, pn'is à s'écrouler sur ceux qui s'y réfugient, d'alemi-krt. Mélanges de litt. d'hist. et de philos, t. v, § < . Il 2° En un sens plus restreint, théorie des idées. La métaphysique a pour but d'examiner la génération de nos idées, u'alemb. Éléments de philcs. ch. 13. La science qui contribue le plus à rendre l'esprit lumineux, précis et étendu, et qui, par conséquent, doit le préparer à l'étude de toutes l«s autres, c'est la métaphysique, condill. Conn. hum-. [ntrod. Les lumières de deux sciences, non-seulement différentes, mais opposées, et que l'on s'ob.stine trop à confondre, savoir l'ancienne métaphysique théologi(|ue ou la métaphysique proprement dite, et la moderne métaphysique philosophique ou l'idéologie, destutt de TnACY, Inst. mém. se. mor. et pol. t. m, p. 318. Il 3" Se prend quelquefois en mauvaise part, pour désigner l'abus des abstractions. Il y a bien de la métaphysique dans ce traité de morale. Faut-il entrer avec lui fie socinien] dans cette discussion [l'incarnation, la présence réelle, le péché originel], et jeter les simples fidèles dans la plus subtile et la plus abstraite métaphysique? Bos. 8' ot'crt. m, 27. Il Fig. II se dit aussi d'une analyse trop subtile des sentiments. Je ne sais quelle métaphysique du cœur s'est emparée de nos théâtres; s'il ne fallait pas l'en bannir entièrement, encore moins fallait-il l'y laisser régner, d'alemb. Disc, prctim. Encycl. Œuv. t. I, p. îOd, dans POIGENS. Cette lecture succédait à une autre qui avait été tris- brillante; semée de traits vifs ei saillants, et à la suite desquels toute la métaphysique do Marivaux ne parut, si on peut s'exprimer de la sorte, qu'une vapeur imperceptible, id. Éloge de Marivaux. \\ i' Les parties les plus élevées d'une science particulière, d'un art quelconque. La métaphy.sique du droit. La métaphysique des mathématiques. Je veux mourir s'il y a dans toutes ces têtes-là le premier mot de la métaphysique de leur art, DIDEHOT, Salon de 1767, (Ewr. t. xiv, p. (40, dans POUGENs. || Métaphysique de la géométrie, expression dont Descartes {Lettre au P. Mersenne, janv. (639) se servait pour désigner la géométrie générale. || B° Adj. Qui appartient à la métaphysique. La philosophie métaphysique. J'estime que cela [ne pas se fier aux sens] est nécessaire pour se rendre capable de connaître la vérité des choses métaphysiques, lesquelles ne dépendent point des sens, DKSC. Rép. aux secondes object. 87. La question devint si subtile et si métaphysique, que leurs plus grands partisans auraient mieux aimé y renoncer, FONTEN. Malebranehe. Le vivant et l'animé, au lieu d'être un degré <nétaphysi(|ue des êtres, est une propriété physique de la matière, buff. .4nimoiii, Compar. des anim. et des végét. Et tous les deux nous fîmes par moitié Un drame court et non versifié 'Dans le grand goût du Larmoyant comique, Homan moral, roman métaphysique, VOLT, le Pauvre Piable. || Certitude métaphysique, celle qui est fondée sur une évidence à priori. il Mal métaphysique, voy, mal, n° 3. || Trop abstrait. Des idées ob.scurcs et métaphysiques. Qu'on ne confonde pas l'esprit métaphysique avec l'esprit philosophique, marmontel, hUm. litt. OEuv. t. »■, p. <38, dans pouoENS.

— HIST. XIV* s. C'etl «Q métaphysique et uuu

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pas en science morale, oresme, Eth. vn, ii. \\xv s. tlle est dicte methaphysique en tant que elle considère ens ll'être] et les choses qui ensuivent à lui, CHRIST. DE piSAN, Charles V, m, 3.

— ÊTYM. Ta (UTasyitxà , locution tirée de ce qu'Aristote, venant à son traité de métaphysique qui est placé après les traités de physique, le commence par ces mots : iitTà ta çutnxà, après les choses naturelles.

t MÉTAPHYSIQCÉ, ÉE (mé-ta-fi-zi-ké , kée), adj. Oui a pris un caractère trop métaphysique. Votre physique [Arislote] n'est qu'un amas de termes abstraits qui n'expliquent point la nature du corps; c'est une physique mélaphysiquée, fén.

t. XIX, p. 23).

MÉTAPHYSIQUEMENT (mé-ta-fi-zi-ke-man), adv. D'une manière métaphysique. Clarke et Leibnitz ont prouvé métaphysiquement l'existence du souverain être, CHATEAUB. Génie, l, v, I.

— ÉTYM. Métaphysique, et le suffixe ment.

MÉTAPHYSIQUER (mé-ta-fi-zi-ké) , ». n. Parler, écrire sur un sujet d'une manière métaphysique, trop abstraite. |{ Il se conjugue avec l'auxiliaire aïoir.

— ÉTYM. Slétaphysiquer.

t MÉTAPUYSIOUERIE (mé-ta-fi-zi-ke -rie), s. f. Terme familier. Abus de la métaphysique, de l'abstraction. Toute cette métaphysii|uerie est si ennuyeuse à lire, qu'il ne faut pas surcharger encore cet ennui par des contre-sens, J. j. bouss. Lett. à l'abbé de la Porte, 24 janv. ) 764.

— f.TYM. iTétaphysiquer.

MfiTAPLASME (mé-ta-pla-sm*), s. m. Terme de grammaire. Altération dans le matériel d'un mot autorisée par l'usage. L'aphérèse, la crase ou synérèse, la diérèse, l'épenthèse, la métathèse, la paragoge, la prosthése, etc. sont des métaplasraes.

— ÊTYM. MexanXaii(ièi;, de jAETà (voy. META...), et itXàrroeiv, former.

t MÉTAPLASTIQUE (mé-ta-pla-sti-k'), adj. Terme de grammaire. Qui a rapport au métaplasme; qui contient un métaplasme. Forme métaplastique.

t MÉTAPTOSE 'mé-ta-ptô-z'), s. (. Terme de médecine. Changement dans le siège ou la forme d'une maladie. Ces transmutations salutaires de maladies, ce? échanges conservateurs de la vie, ces heureuses niélaptoses, hodssille, Jnstit. Uém. se. phys. et math. tav. élr. t. a, p. <84.

— ETYM. Ui'ta..., et itTûai;, chute.

+ MÉTASCIlfiMATlSME (mé-ta-ské-ma-ti-sm') , s. m. Terme didactique. Changement de forme, de caractère, par exemple d'une maladie

— ÉTYM. Uéta..., et (r/.iri|j.aTicij.o;, forme, disposition.

MÉTASTASE (mé-ta-slaz'), s. (. || 1" Terme de médecine. Changement dans le siège ou dans la forme d'une maladie. L'opération fut faite trop tard; il se fit une métastase sur toutes les grandes articulations et sur la plupart des viscères du basventre, laquelle enleva le malade en très-peu de temps, SABATiER, Instit. Mém. sciences, t. v, p. 37(. Il i' Figure de rhétorique, qui consiste à rejeter sur le compte d'autrui les choses que l'orateur est forcé d'avouer.

— ÉTYM. MeTÔataoïc, de (letà (voy. META)..., et oxâoïc, action de placer, poser (voy. stase).

t MÉTASTATIQUE(mé-ta-sta-ti-k'),ad;.|| l-Terme de médecine. Qui a rapport à la métastase. {| Abcès métastatiques, ceux qui se produisent soit pendant la durée de la cicatrisation d'une plaie, soit apris l'accouchement, etc. dans un orgahe éloigné du point primitivement malade. Ii %• Terme de minéralogie. Se dit d'un cristal offrant des angles plans et des angles saillants égaux à oetix du noyau, en sorte que ces derniers sembleotavoir été transportés sur la forme secondaire.

— f.TYM. Métattate.

t MIÎTASV.VCRISE (mé-U-sin-kri-i'), ». f. Ancien terme de médecine. Régénération du corps ou de quelques autres de ses parties; par exemple, dam le cas de maigreur générale ou de plaie avec perte de substance.

— ÉTYM. MtTaaÛTxpiai;, de (Uto, »oy. META..., et ov^xpioi;, mélange, de ovv, avec, et xpiai; (roy. CRISE).

t MÊTASVNCRmOl'E (mé-la-sin-kri-ti-k*), adj. Médic.imcntsmétasyncritique3,subs tances auxquelles on attribuait la vertu de produire la méta.syncrise.

.MÉTATARSE (mé-U-ur-s), f. m. Terme d'anatomie. La partie du pied qui est entre les orteds et ^ tarse, et qui est formée de cinq os.

— ETYM. McTaxâ^siov , de |utà , après , et Tâfoo;. tarse.

t SifiTATARSIEN, lENNE <mî--ta-tar-siin, siè-n'), adj. Terme d'anatomie. Articulations métatarsiennes, celles des os du métatarse entre «ui. Les os métatarsiens, ou, substantivement, les métatarsiens, les os du métatarse.

t MÉTATARSO-PHALANGIEN, lENNE (mé-tatar-so-fa-laii-jiin, jiè-n'), adj. Terme d'anatomie. Articulations métatarso-plialangiennes, celles de chaque os du métatarse avec la phalange correspondante.

MÉTATHÈSE (mé-ta-tè-z"), î. f. || 1» Figure de grammaire, qui consiste dans la transposition d'une lettre. Blouque pour boucle est une ancienne métatlièse. Il %' Terme de philosophie. Métathèse des jugements, se dit, dans la logique de Kant, d'une espèce de transposition des termes d'un jugement qui sert à en déduire un autre par voie de raisonnement immédiat. |1 3° Terme de médecine. Toute opération tendant à transporter la cause d'une maladie du lieu où elle existe dans un autre où elle est moins nuisible. L'opération de la cataracte par abaissement est une métathèse.

— ÉTYM. MeTdOeaiç, déplacement, de [iSTà, voy. META..., et Oéoi;, action de poser {voy. thèse).

t MÉTATHORAX (mt-ta-to-raks'), s. m. Terme de zoologie. Segment postérieur du thorax des insectes.

— F.TYM. Meta et thorax.

t MÉTATYPIE (mé-ta-ti-pie), s. f. Terme d'histoire naturelle. Changement de type.

— ÉTYM. Meta.... et type.

I MÉTAYAGE (mé-tè-ia-j'), s. m. Terme d'agriculture. Mode d'affermer un domaine agricole à moitié fruits.

— ÉTYM. Voy. MÉTAYER.

MÉTAYER, ÈRE (mé-tè-ié, iè-r*), s. m. et f. Il 1° Fermier, fermière qui donne pour fermage la moitié des fruits. Si certains morts revenaient au monde, et s'ils voyaient leurs grands noms portés et leurs terres les mieux titrées avec leurs châteaux et leurs maisons antiques possédés par des gens dont les pères étaient peut-être leurs métayers, quelle opinion pourraient-ils avoir de notre siècle ? LA BRUY. VI. Il 2* Abusivement. Fermier en général. Nos métayers sont des fripons qui vendent la poule au renard, p. l. cour, i" lettre particulière.

— HIST. xni* s. Bien se vanga dou grant domage Que Ii firent si moitaier, Ren. 20467. || xiv' s. Eudeline, femme du mettoyer, qu'elle pense des oos [oies], oisons, coqs, gclines, Ménagier, u, 3. Il XVI* s. Métayer nous est aussi propre que le partiaire pour le latin, l'un prenant sa dérivation de partiri, et l'autre du mot de moitié, pasquier, llecherches, liv. viii, p. 727, dans lacurne.

— ÉTYM. Bas-lat. medielarius, du lat. medietas, partage par moitié, qui vient de médius (voy. mi) ; Berry, mrtais, qui vient d'une forme medietensis.

t MÉTAZOÏQUE (mé-ta-zo-i-k'), adj. Terme de géologie. Terrains métazoïques, terrains postérieurs à l'apparition des animaux.

— KTYM. Mêla..., et Cmov, animal.

t MÉTÉCIE (mé-té-sip), *. f. Terme d'antiquité grecque. Condition du métèque.

— ÉTYM. MsToixd, de pixoixoî, métèque.

MÉTEIL (mé-tèll. Il mouillées), s. m. Mélange

de grains de seigle et de froment. Semer du métcil. On distingue à jjeine la plante qui porte le chanvre d'avec celle qui produit le lin, et le blé froment d'avec les seigles, et l'un ou l'autre d'avec le méicil ; on se contente de se nourrir et de s'habiller, LA BRUY. VII. Il Adjectivement. Blé méteil. Il Passe-méteil, celui dans lequel il y a deux tiers de froment contre un tiers de seigle.

— HIST. im* s. Nuâ cervoisiers ne puet ne ne doit faire cervoise fors de yaue et de grain, c'est à savoir d'orge, de mestuel et de dragie, Livre des met. so. Il XVI* s. Le meteil est une composition de froment et de segle, ainsi a|ipellée en France, soit à cause de ce que les mctaiers en font leur pain de mesnage, ou soit pour eslre ce mot dérivé du latin metellum. En plusieurs lieux du Languedoc et de la l'rovence est nommé mescle et coussegail. On senie le mctcil quand et en mesme lieu que les froments et scgies, o. de stRREs, (o8. Six vingts deux livres huict sols tournoys pour la vente de dix huict se])tiers de farine de mostou, jausert, Cloti. du Berry.

— ÉTYM. Berry, metou; du bas-lat. mittellum, miztellutn, miiiolium, qui vient du lat. miitum, mêlé (voy. mêlkk).

I 9JÉTEL (mé-tèl), t. m. Terme de botanique. Nom spécifique du-datura melel (solanées), dont la nom indien a été aussi écrit métbel, lkooarant.

MÉTEMPSYCOSE (mé-tan-psi-Jtô-z5, t. f. Terme de théologie païenne. Passage d'une âme d'un corps dans un autre. Contes qui s'étaient glissés parmi sa métempsycose, g. naudé, ApoUigie, p. 219. ...-en tout temps par la métempsycose De sreur en sœur l'immortel perroquet Transportera son âme et son caquet, gri-.sset, Ferrerf, iv. Le roman théologique de la métempsycose vient de l'Inde, dont nous avons reçu beaucoup plus de fables qu'on ne croit communément ; ce dogme est expliqué dans l'admirable XV* livre des Métamorphoses d'Ovide, VOLT. Pol. et Ug. Tolérance, extrême tolér. des Juifs. Pour que la métempsychose piit être admise, il faudrait que quelqu'un de bonne foi se ressouvînt bien positivement qu'il a été un autre homme, ID. Memmius, xviii. La circulation delà matière et les êtres qui renaissent sous de nouvelles formes ont produit la métempsycose, que l'on a transportée de la matière aux esprits, quand on a voulu concilier ce dogme avec celui de l'immortalité de l'âme, nAiLLY, Histoire d'astr. anc. dise, sur l'astral. || On écrit aussi plus correctement :tn^<empït/c/iose.

— lllST. XVI* s. La métempsycose et transanimation de Pythagoras a esté aucunement embrassée par les académiciens, stoïciens, égyptiens et autres, CHARRON, Sagesse, l, 8

— ÉTYM. MeTtii<}"JXw<ri«, de (letà, voy. meta..., et i^'t^Myyj\, animer, de|v,en, iX^x^t *me.

t MÉTEMPSYCOSISTE ( mé-tan-psi-kô-zi-st') , s. m. Celui qui croit à la métempsycose. Heureux les métempsycosistes ! galjani, Letlr. t. i, p. 18).

t MÉTEMPTOSE (mé-tan-ptfl-z'), s. f. Terme de chronologie. Équation solaire des nouvelles lunes, qui a pour but d'empêcher qu'elles n'arrivent un jour trop tard. 11 y a métemptose, quand on retranche un jour d'une année séculaire au lieu da la faire bissextile.

— ÉTYM. Meta..., et l(iitTw<xi;, intercidence : changement d'intercidence, d'intercalation; de év, en, et TiTtSat;, chute.

t MÉTENSOMATOSE (mé-tan-so-ma-tô-z'), s. f. Terme de philosophie. "Transmutation d'un corps en un autre.

— ÉTYM. MeTev(i(i)[iâT(i)<»tî, de (ittà, VOy. héta.,., iv, en, et uwijia, corps.

MÉTÉORE (mé-té-o-r") , t. m. \\ 1* -fout phéno» mène qui se passe dans les régions supérieures de l'atmosphère. || 2* Aujourd'hui, il se dit de tout phénomène de chaleur, de lumière, d'électricité qui se passe à la surface de terre, en relation avec l'atmosphère, et aussi de différents états de l'atmosphère elle-même. || Météores aériens, les vents. Le météore dont la prépondérance se fait sentir partout est le vent; tous les météorologistes sont d'accord là-dessus, uoillot, ifonit. unit). sjuiU. <867,p. 8U8,5'col. Il Météores aqueux,le serein,la ro.sée,la pluie, la neige, la grêle,legivre,etc. || Météores ignés,les feux-follets, les éclairs, le tonnerre, les étoiles filantes, les bolides. Il Météores lumineux, l'arc-en-ciel, les parhélies, les aurores boréales, etc. || 3° En particulier, toute apparition brillante, étoile filante, globe de feu, etc. En 1896 il parut dans une grande partie de l'Italie un météore aussi lumineux que la lune en son plein, fonten. Guglielmini. Ces espèces de météores qu'ici le peuple croit être des étoiles qui filent, les Taïtiens les croient un géûie malfaisant, UOUGAINVILLK, Kot/oge, 2* part. ch. 3. Les moutons, épouvantés par le bruit du météore [chute d'acrolithes], se serraient les uns contre les autres, biot, Instit. Mém. scienc. I8(ie, 2* sém. p. 244. || Fig. Personne qui a une renommée éclatante, mais passagère, et chose qui fait une impression vive, mai» peu durable. Hélas! rapide météore, Trop vite elle [la sylphide] a fui loin de nous, bêrano. Sylphide. Ces faux Dieux que leur siècle encense, Dont l'avenir hait la puissance. Vous trum|ient dans votre sommeil. Tels que ces nocturnes aurores. Où passent de grands météores, Mais que ne suit pas le soleil, V. HUGO, Odes, i, n,

— HIST. iiv* s. Regardes Aristote, et ouvre Le tiers et quarldes mctheores, Nat. à Valch.err. 8H.

— ÉTYM. McTEupot, élevé, qui se passe en l'air, de |xeTà, voy. meta... et itopa ou alupà, balancdment, de alptiv, lever.

t MÉTÉORIDE (mé-lô-o-ri-d'), ». m. Synonyme de météorite. Le peuple innombrable desmétéorides, konviellk, la liberté, i4 juin (h07.

t HÉrËORINE(mé-té-o-ri-n'), t. f. Un des nsms du souci, plante.

KÉTÉOUIOUE (mé-té-o-ri-k'), •ad;. Oui concerne les météores, qui leur appartient, qui y a rap< port. Étudier, observer les influences météoriques, Il Pierres ou masses météoriques, oierres qui son'

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tombées du haut de l'atmosphère et qui viennent des régions intercosmiques. Tous les récits relatifs aux masses méléorii)ues font précéder leurchute par l'apparition d'un globe de feu, biût, InsUt. Mém. tcienc. i«o«, »• sém. p. 23». || Fer météorique, masse de fer tombée,comme les pierres, des régions audelide l'atmosphère. || Terme de botanique. Plantes météoriques, celles dont les fleurs s'épanouissent ou se ferment suivant l'état de l'atmosphère; exemple : le calendulaplutialis, qui ne s'ouvre pas le matin quanJ il doit pleuvoir pendant le jour.

— ÉTYM. lUtéore.

t MÊTÉORIQCEMENT {mé-té-o-ri-ke-man) , adv. Néologisme. X la manière des météores. Cet homme extraordinaire [Pierre I""", et cet empire nouveau qui surgissaient météoriquement.en quelque sorte, des brumes obscures du Nord, db lescure, Moniteur, 4 juin <8S7.

t MÉTÉORISATION (mé té-o-ri-za-sion), «. f. Terme de médecine. Production du météorisme. Il Terme de vétérinaire. Affection assez commune chez les ruminants qui ont mangé des herbages humides, et caractérisée par une enflure considévible de l'alxiomen.

— ÉTYM. Mftioriser.

MÉTÉORISÉ, ÉE (mé-té-o-ri-zé, zée), par(. passé de météoriser. Abdomen météorisé. Ce malade est météorisé.

— RKM. Ce participe, sous forme d'adjectif, est dans le Dictionnaire de l'Académie; mais non le verbe.

t MÉTÉOPISER (mé-té-o-ri-zé), v. a. Terme de médecine et de vétérinaire. Gonfler et distendre i'iibdomen par des flatuosités. Certains fourrages mangés trop verts météorisent les bestiaux. || Se météoriser, e. réfl. Être affecté de météorisme. Le ventre de ce malade se météorisé.

— *TYM. MeTccûpiÇeiv , soulever, élever, gonfler, de (AET^Mpo;, élevé (voy. métKobe).

1 MJ5TCORISME(mé"-té-o-ri-sm"),s. m. Terme de médecine. Enllure générale de l'abdomen due à la distension du tube alimentaire par des gaz qui s'y trouvent accumulés.

— IIIST. XVI" s. La tension, eslevation et météorisme des hypochondres, paré, xx bis, 29.

— f.TYM. MHénriser.

t MÉTÉORITE (mé-té-o-ri-f), t. f. Petits corps qui se meuvent hors de l'atmosphère de la terre, dans les espaces intercosmiques. Les aérolithes sont des météorites. Météorites pierreuses. Météorites métalliques. Météorites pulvérulentes. Les météorites pierreuses où diverses espèces minérales se trouvent habituellement mêlées à l'état d'agrégation confuse, oamohr, Comptes rendus, Acad. des se. U Lv, p. 583. Ceux qui avaient vu la météorite avant qu'on la br.sât, Acnd. des se. Comptes rendus, t. Lxu, p. 73. || Quelques-uns le font masculin. Kn passant à travers l'air qui enveloppe notre planète, les météorites, animés d'une extraordinaire vitesse, exercent sur tout leur trajet une pression des plus violentes, CRANDEAn et laugel. Revue des sciences, 4863, p. 4i.

— f.TYM. «More.

•f MftTÉOROGNOSlE (mé-té-o-rogh-no-zie), s. f. Science qui a pour objet de déduire des phénomènes présents les phénomènes futurs de l'atmosphère.

— ÊTYM. Météore, et •jvû'Ji:, connaissance.

t MÉTÉOROGRAPHE (mé-té-o-ro-gra-r), ». m. Il l'Instrument dont on .•■e sert dans les observations météorologiques. || 2* Celui qui s'occupe de la description des météores.

— ÊTYM. Météore, et ypàçtiv, décrire.

tMKTÊOROGRAPHlK (mé-téo-ro-gra-fie), ». f.

Description des météores.

t MÉTÉOROGRAPHIQUE (mé-lé-o-ro-gra-fi-k'), adj. Oui appartient à la météorographie.

t MÉTÉOROLITHE (mé-té-o-ro-li-f), s. m. S'est dit quelquefois pour aérolithe.

— ÈTYM. Météore, et Hhoz, pierre.

HËTËOROLOGIE (mé-té-o-ro-lo-jie), ». f. Partie

de la physique qui traite des météores ou phénomène» atmosphériques, et, plus généralement, des condition» de climat à la surface du globe. De l'ijistoire, prise par le» sens, des vents, des pluies, grêle», tonnerres, la réflexion a passé à la recherche de leur» origines, causes, etTets, etc. et a produit la science qu'on appelle météoiologic, d'alehb. F.rplic. «y»«. conn. hum. CEiir. t. i, p. 3io, dans rocotx». Si la météorologie touche à une révolulion, si elle devient ce qu'elle doit «ire, une dc-i brancles i 'u fois les plus utiles et les plus curieuses des sciences phjiiqucs, on n'oubliera pas sans doute qui; M. Duhamel s'en occupa constamment co^ooscET, 1)uhamel. En faisant sur une

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cime élevée un séjour assez long pour déterminer la marche parallèle des différents instruments de la météorologie, du baromètre, du thermomètre, de l'hygromètre, de l'électromètre... Saussure, Foy. Àlpes, t. VII, p. 356, dans pougens. La météorologie est la science du temps ; elle a pour base l'observation patiente et continue des mouvements de l'air, des variations dans la température, des changements dans l'aspect du ciel, en un mot, de lous les phénomènes ou météores nés dans le sein de l'atmosphère, marié-davv, ilétéorol. || La météorologie internationale, communications que se font les observatoires des différentes nations au sujet des variations et des prévisions du temps. Rien do grand, rien de déliuitif [dans les précautions à prendre contre les tempêtes] ne put s'accomplir avant que l'idée de la météorologie internationale fût adoptée par le consrès des États-Unis d'Amérique, FO^vikLLK, Presse scienlifique, <6 juin <863, p. 748.

— ÉTYM. MetEwpoXoyCa, de (itTéMpo; (voy. mêtKore), et '/oycc, doctrine.

MÉTÉOROLOGIQUE (mé-té-o-ro-lo-jik'),adj. Qui concerne la météorologie. Les montagnards tirent de sa façon de voler (du choquart] des présages météorologiques, bukf. Ois. t. v, p. i08. Il faut les répéter (les observations météorologiques] en divers lieux dans le même temps et avec les mêmes instruments ; tel était le but de l'Académie météorologique de Manheim et de l'électeur palatin, qui ont fourni généreusement de bons instruments aux physiciens dans les quatre parties du globe, sen- NEBIER, Ess. sur l'art d'observ. t° part. chap. io. Il Instruments météorologiques, ceux qui sont destinés à faire connaître les variations atn;ospliériques : tels sont les baromètres, les thermomitres, les hygromètres, etc. || Observations météorologiques, celles que l'onfait sur les différentes espèces de météores et sur les phénomènes atmosphériques. Depuis 1740 jusqu'à sa mort, il a rédigé, pour chaque année, les observations météorologiques faites à Pilhiviers, avec des détails relatifs à la direction de l'aiguille aimantée, à l'agriculture, à la constitution médicale de l'année, à l'époque de la ponte ou du passage des oiseaux, cONDOnCKï, Duhamel. || Tables météorologiques, tables où ces observations sont inscrites.

t MÉTÉOROLOGISTE ( mé-té-o-ro-lo-j i-st' ) ou MÉTÉOROLOGUE (mé-té-o-ro-lo-gh') , s. m. Celui qui écrit sur les météores, qui s'occupe de météorologie.

t MÉTÊOROMANCIE (mé-té-o-ro-man-sie), s. f. Prétendue divination par les météores, et, particulièrement, par le tonnerre et les éclairs.

— ÉTYM. Météore, et le suffixe mande.

t MÉTÉOROMANCIEN, lENNE (mé-té-o-ro-mansiin, siè-n'), ». m. et f. Celui, celle qui pratique la météoromancie.

t MÊTÉORONOMIE (mé-té-o-ro-no-mie), ». f. Recherche des lois qui président à la manifestation des météores.

— ÉTYM. Météore, et v6|ioi:, loi.

t MÊTÉOROSCOPE (mé-té-o-ro-sko-p'), ». m. Nom donné aux instruments qui servent k faire des observations météorologiques.

— ÉTYM. Météore, et oxotceïv, examiner.

+ MÉTÉOROSCOPIE (mé-té-o-ro-sko-pic), ». f. Contemplation ou étude des météores.

t MÉTÈQUE (mé-tè-k'),s. m. À Athènes, étranger domicilié. Lorsqu'une guerre prolongée, une colonie ou tout autre événement avait diminué le nombre des citoyens, c'était dans les rangs des métèques qu'on choisissait des individus qui devaient remplir le vide, letronne, Instit. Mém. inscript, et belles-lelt. t. vi, p. 186.

— ÉTYM. Lat. metœeus, de (jUtoi/o:, étranger, qui vient de ixerà, indiquant changement, et olxo;, maison, demeure.

t MÉTHÉMÉRINE(mé-té-mé-ri-n'), adj. f. Terme de médecine. Fièvre méthémérine, fièvre dont les accès reviennent chaque jour.

— ÉTYM. Me6ri(iiptvo;, journalier, de lAstà, par, et ii\Upa, jour.

t MÉTUIONIQUE (mé-ti-o-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide métbionique, acide qu'on obtient en traitant l'éther par l'acide sulfurique anhydre.

— ÉTYM. Meta..., et 6eïov, soufre.

HËTUODE (me-to-d'), ». f. || 1" Ensemble de procédés raisonnes pour faire qucli{ue chose. La méthode qu'il suit pour sa santé n'est pas bonne. Il fait tout avec méthode. Kux lous seuls du bien dire ont trouvé la méthode, régmrr, Sat. ix. Ils font une méthode réglée de leurs expériences, uoss. iMt. obb. tï5. Ronsard..., par une autre méthode, Réglant tout, brouilla tout, ûtun art à sa mode,

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BoiL. jtrr -p. t. Si VOUS entrei dans les cuisines oii l'on voit réduire en art et en méthode le secret de flatter votre goût, la bbut. vi. Lorsque les sujets sont trop compliqués pour qu'on puisse y appliquer le calcul et les mesures, comme le sont presque tous ceux de l'histoire naturelle et de la physique particulière, il me paraît que la vraie méthode de conduire son esprit dans ces recherches c'est d'avoir recours aux observations, buff. Hist. nat. t. i, p. 89. Il s'agit d'un nouveau système d'éducation dont j'offre le plan à l'examen des sages, et non pas d'une méthode pour les pères et les mères, à laquelle je n'ai jamais songé, J. i. bouss. Lettr. de la montagne, h' ielt. Il a trouvé fen musique] des méthodes plus claires, plus commodes, plus simples qui facilitent, les unes la composition, les autres l'exécution, et auxquelles il ne manque pour être admises qu" .S'être proposées par un autre que par lui, iD. 2' liial. Cette méthode de fixer les idées en développant leur formation doit être souvent préférée en philosophie à ce qu'on appelle définition proprement dite, même dans les cas où il s'agit de définir, d'alembert, Mélanges, etc. t. v, sj ii. Il 2° Arrangement régulier, ordre juste et bien ménagé, dans les idées ou dans les choses. Il y a de la méthode dans ce livre. La méthode est l'art de disposer Ses idées et sus raisonnements, de manière qu'on le» entende soi-même avec plus d'ordre, et qu'on les fasse entendre aux autres avec plus de facilité, dumars. Mél. gramm. Philos. t. v, p. 384. Je suis un peu partisan de la méthode, et je tiens que, sans elle, aucun grand ouvrage ne passe à la postérité, volt. Leit. Thiriot, 27 févr. 1 756. Notre nation, regardée comme si légère par des étrangers qui ne jugent de nous que par nos petits-maitres, est de toutes les nations la plus sage, la plume à la main; la méthode est la qualité dominante de nos écrivains, ID. Ess. poésie ép. ch. ». Abbadie écrivit en faveur de la religion une apolologie remarquable par la méthode et le raisonnement, chatkaubr. C(!m'e, l, I, <.||3° L'ordre que l'on suit dans l'étude ou dans l'enseignement d'une science suivant les conditions essentielles à celte science. || 4° Terme de philosophie. Ensemble des procédés rationnels employés à la recherche de la vérité. Les questions de méthode priment toutes les autres Que je n'eusse auparavant employé assez de temps à l'aire le projet de l'ouvrage que j'entreprenais, et à chercher la vraie méthode pour parvenir à la connaissance de toutes les choses dont mon esprit serait capable, DEsc. Méth. 11, 5. Mon dessein n'est pas d'enseigner ici la méthode que chacun doit suivre pour bien conduire sa raison, mais seulement de faire voir en quelle sorte j'ai tSché de conduire la mienne, id. ib. i, 5. Si l'on sait la méthode de prouver la vérité, on aura en même temps celle de la (li.scerner, pasc. Esprit géoméir. i. Faut-il s'étonner qu'avec des télescopes on ait découvert les satellites de Jupiter? or une bonne méthode est un télescope avec lequel on voit ce qui échappait à l'œil nu, coNiiiLLAC, Lang. cale, i, 16. C'est ainsi qu'en construisant différemment la balance, notre bras soulèvera des corps qu'il n'aurait pu remuer : les machines sont pour les bras ce que les méthodes sont pour l'esprit, iD. Art de rais, n, 7. || Méthode analytique ou de décomposition, celle qui décompose en effet un sujet pour en connaître succissivement toutes les parties; la méthode analytique part donc des faits actuels, et cherche à en dégager tons les éléments; on l'appelle aussi méthode de découverte, parce que c'est la seule qui puisse nous faire découvrir la vérité. Méthode synthétique, celle qui, après avoir reconnu un grand nombre de vérités, les réunit toutes sous un principe général, et en forme ainsi une synthèse; la méthode synthétique est aussi appelée méthode de doctrine, parce que, quand on en.seigne une science, on part ordinairement des principes généraux pour en déduire toute» les conséquences. || En chimie, méthode analytique, celle qui procède en décomposant les corps; méthode synthétique, celle qui procède en recomposint les corps non simples. || Le terme méthode est souvent employé pour désigner chacun des procédés de la logique; d'où les expressions méthode historique, méthode comparative, méthode synthétique, méthode analytique. |i Méthode expérimentale, synonyme de méthode à posteriori, se disant par opposition à méthode à priori, et exprimant qu'on n'admet aucun principe s'il n'est fondé sur lin faii, qu'on écarte tout principe qui n'est fondé que sur une vue de l'esprit. Voy. expèbiiiew- TAL,pour la synonymie avec empirisme. || 6* Terme

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do géométrie. Ensemble de règles au moyen desquelles on résout plusieurs questions du même genre. Méthode des tangentes, des quadratures, etc. Tel est l'effet des méthodes générales, quand on a une fois su les découvrir : on est à la source, et on n'a plus qu'à se laisser aller au cours paiiible des ;on3équences, foîiten. i'Hospilal. Les méthodes

I ouvclles sont quelquefois si faciles qu'en se fait r.ne gloire de s'en passer, id. Lahire. Quoique méthode fine et ingénieuse, maiban, Éloges, Halley.

II 6° Terme d'histoire naturelle. Classification des êtres d'après leurs caractères, leurs affinités ou leurs dissemblances. Les méthodes sont commodes parce qu'elles facilitent l'étude; elles présentent les productions de la nature par divisions, par classes.... DAUBENTON, Instit. Ilém. scienc. t. i, p. 395. || Méthode naturelle, celle qui se fonde sur l'ensemble des rapports que les êtres ont eritre eux. || Métho'le artificielle, celle qui n'est établie que d'aprfs quelques caractères particuliers et convenus. Le principal objet d'une méthode artificielle étant de faciliter la déterminaison précise des corps de la nature, la seule règle à suivre dans ce cas est de choisir des caractères constants et faciles à saisir, brongniabt, Instit. Hém. scienc. pliys. et math. sav. étrang. t. 1, p. 688. Il 7" Terme de médecine. Méthode curative, médication particulière, ou succession de médications que l'on emploie pour le traitement d'une maladie. {| Terme de chirurgie. Méthodes opératoires, l«s diverses manières principales dont une opération peut ''re pratiquée. || 8° Titre de certains ouvrages élén-entaires et, particulièrement, de ceux qui concernent l'étude des langues. La méthode grecque, la méthode latine de Port-Royal. M. Lancelot, à qui l'on doit les nouvelles méthodes grecque et latine si connues sous le nom de méthodes de Port-Royal, rac. Hist. Port-Royal. Il est d'une grande importance que les méthodes qu'on met entre les mains des jeunes gens soient faites avec soin, roll. Traité des Et. i, 3. Il Dans la grammaire latine do Lhomond, méthode est le nom d'une partie de cette grammaire qui, dans les grammaires plus récentes, s'appelle syntaxe particulière. La méthode indique la manièie de rendre en latin les gallicismes qui se rencontrent le plus fréquemment, lhomond, Gramm. lat. .V part. Il •' En musique, méthode de chant, ouvrage élémentaire enseignant à chanter. Méthode de violon, ouvrage enseignant à jouer du violon. || Absolument, méthode, l'ensemble des règles pour bien chanter ou bien exécuter de la musique. Celte femme a la voix belle, mais elle n'a pas de méthode. Il chantait faux avec méthode, hamilt. Gramm. 7. Il 10°Usage, coutume, habitude, manière d'être. Il ne salue jamais le premier, c'est sa méthode. Chacun a sa méthode. Mais il nous servit hier d'une collation Qui partait d'un esprit de grande invention; Et, si ce m.jriage est de même méthode, La pièce est fort complète et des plus à la mode, corn. Ment. V. I. Non, je ne puis souffrir celte lâche méthode Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode, mol. Mis. 1, ). N'est-ce pas pour s'applaudir, que ce que nous aimons soit trouvé fort aimable? — Chacun aime à sa guise, et cela n'est pas ma méthode, ID. Sicil. 7. Je vols que dans le monde on suit fort ma méthode. Et que le mariage est assez à la mode, lu. Femm. sav. iv, î. Personne n'a, madame, aimé comme je fais. — Il est vrai, la méthode en est toute nouvelle ; Car vous aimez les gens pour leur faire querelle, id. Mit. ii, (. Vos réponses vous réussissaient mal, vous avez bien fait de changer de méthode, pasc. Prov. xvi. .Seigneur, telle est votre méthode, vous vous plaisez à renverser l'ordre du sens humain, pênel. t. xviii, p. H<.

— SYN. 1.h£trodk, SYSTÈME (en termes de bcauxarts). Le système est inflexible, absolu, il fait passer t^ut le monde par la même filière, annule, chez tous les sujets, les qualités qui leur sont propres pour leur substituer celles qu'il exige, détruit toute la spontanéité et fait que la convention finit par remplacer le sentiment personnel. La méthode, au contraire, développe dans chaque .sujet le sentiment individuel, met en relief le caractère propre et l'originalité qui le distinguent, et, ces qualités une fois constatées, elle le dirige vers le but, auo. ottlH, Presse scienlif. )»««, t. I, p. Î04. 11 faut donc iviter le système et se soumettre à U méthode. Il 2. Hii.TiiODE, PROCËie, KXEKCicE, MODP. (^n termes d')'nseit.'nement). Méthode est le terme générique ; en ce sens les proc/^dés, les exercices, les modes sont des métbo<les. Dans un sens plus restreint, la méthode est l'ordre des vérités et l'cn- «mble des explications oui constituent un nartain

enseignement : la méthode de Lacroix comparée à celle de Legendre pour l'étude de la géométrie. Lo procédé est la manière dont le maître communique et fait comprendre à ses élèves les vérités qu'il leur enseigne : exposer et expliquer les vérités mathématiques au tableau, et faire répéter ensuite les élèves, c'est un procédé; les faire étudier sur le livre, et les reprendre seulement quand ils se sont trompés est un second procédé fort différent du premier. Les exercices sont les travaux, leçons, devoirs que l'on t'ait exécuter aux écoliers pour leur rendre familières et leur faiie retenir les vérités exposées. Le mode est la forme que l'on emploie dans la disposition de la classe entière : le mode est individuel dans les leçons particulières ; il estsimultané dans les classes des collèges; il est mutuel dans quelques écoles primaires quand tout est disposé pour que lesenfants s'instruisent les uns les autres.

— f.TYM. Lat. methodus, de [tédoôo;, de |J.eTà, selon, suivant, et éSà«, voie, route.

MÉTHODIQUE (mé-to-di-k'), adj. || 1» Qui a da la méthode. Un livre méthodique. Un enseignement méthodique. Sans garder dans ses vers un ordre méthodique, Son sujet de soi-même et s'arrange et s'explique, boil. Art p. m. Je ne connais pas les petites brochures contre M. de Montesquieu; j'aurais souhaité que son livre eilt été aussi méthodique et aussi vrai qu'il est plein d'esprit et de grandes maximes, volt. Lett. duc d'Uzès, (4 sept. 4751. S'il y a peu de philosophie à prendre ces arrangements méthodiques [les classifications] pour la science elle-même, il y en a bien moins encore aies mépriser, condobckt, Linné. || Grammaire méthodique, grammaire disposée dans un ordre naturel et logique. || 2° 11 se dit des personnes dans le même sens. Théocrine fait des choses assez inutiles; il a des sentiments toujours singuliers; il est moins profond que méthodique, il n'exerce que sa mémoire, la bruy. i. Qui veut apprendre à douter doit lire ce chapitre entier de Montaigne, le moins méthodique des philosophes, mais le plus sage et le plus aimable, volt, Mcl. hist. mensong. impr. Lettre écrite, etc. || En mauvaise part, trop composé, qui n'agit que par poids et par mesure. || 3° Médecins méthodiques, et, substantivement, Iesméthodiques,s'estditd'une secte de médecins anciens qui s'attachaient à la méthode et au raisonnement, paropposition aux médecinsempiriques, qui ne s'attachaient qu'à l'expérience. ||4°0ui procède, en parlant des choses, avec calcul et lenteur. Le* gains lents et méthodiques du commerce ne leur paraîtront pas dignes de leur attention, rav- NAL, Hist. phil. y, 34. Il Guerre méthodique, opérations militaires oii tout est calculé et où rien n'est laissé au hasard. C'était après avoir prévu jusqu'aux moindres détails, s'être préparé contre tous les inconvénients, avoir tout disposé pour une guerre lente et méthodique.... sÉoun, Hist. de Nap. m, 4. ||B" Terme de chimie. Condensation méthodique, opération qui consiste à faire passer les gaz des soudières chargés d'acide chlorhydrique à travers une eau sans cesse renouvelée, payen.

— HIST. XVI» s. Les indications lesquelles sont nécessaires sçavoir au chirurgien méthodique et rationel, paré, Introd. ii. Indication méthodique est une conduite ou voye seure pour parvenir i quelque intention qui guide.... id. «6. 22.

— EtyM. Lat. methodicus, du grec (i«0o5txà«, qui vient de jjiiOoôo; {voy. mêthodi:).

MlvriIO»IQlIKMlL\T (mé-to-di-ke-man), adv.

D'une manière méthodique. Les géomètres et tous ceux qui agissent méthodiquement n'imposent des noms aux choses que pour abréger le discours, et non pour diminuer ou changer l'idée des choses dont ils discourent, pasc. Esprit géum. i. On ne se massacre pas par pelotons et par troupes en rase campagne sans lavoir appris, et l'oa s'y tue méthodiquement, la bruy. XIV.

— RTVM. Méthodique, et le suffixe ment.

MÉTUODI.SMK (mé-to-di-sm'), s. m. || 1* Doctrine des médecins méthodiques, d'après laquelle toute maladie dépendait du resserrement ou du relâchement. Il 2° Doctrine des méthodistes, secte protestante,

MÉTHODISTE (mé-to-di-st'), s. m. et f. || 1* Nom que Buffon donne aux auteurs qui ont suivi diverses méthodes en histoire naturelle. Va méthodiste ne veut pas qu'une seule espèce, quelque ano:iiale qu'elle soit, échappe à sa méthode, bupf. Ois. t. IV, p. 28H, dans pouoens. 113° Nom des médecins attachés au méthodisme. || 3*5. m. et f. Nom des partisans d'une secte protestante qui prétend i une grande rigidité d' principes. C'est un métho-

diste. C'est une méthodiste. La secte des méthodistes. Il Adjectivement. Il est méthodiste. Elle était méthodiste.

— ÉTVM. Méthode.

t MÉTHODOLOGIE (mé-to-do-lo-jie), s. f. Terme de philosophie. Traité des méthodes; art de diriger l'esprit humain dans la recherche de la vérité.

— f.TYM. Méthode, et ),6yo;, doctrine.

f MÉTHOL (mé-tol), s. m. Terme de chimie. Corps retiré de l'esprit de bois brut.

t MÊTHOMANIE (mé-to-ma-nie), s. f. Terme de médecine. Désir irrésistible de boissons fermentées.

— ÉTYM. MéOn, ivresse, et manie.

t MÉTHYLAL (mé-ti-lal), s. m. Termede chimie. Produit de décomposition du formai par les alcalis.

t MÉTHYLE (raé-ti-l'), s. m. Terme de chimie. Hydrogène carboné gazeux, isolé récemment, regardé comme le radical de l'éther méthyllque.

t MÉTHYLÈNE (mé-ti-lè-n') , s. m. Terme de chimie. Bicarhure d'hydrogène hypothétique, radical supposé de l'alcool méthySque.

t METHYLIAQUE (mé-ti-li-a-k'), *. f. Terme de chimie. Alcaloïde artificiel, aussi appelé mélliylamide, méthylamine, et méthylammoniaque.

t MÉTHYLIQUE (mé-ti-li-k'), adj. Terme de chimie. Acides méthyliques, acides analogues aux acides viniques, qu'on obtient d'une manière analogue, mais en se servant d'alcool méthylique au lieu d'alcool ordinaire.

t MÉTHYLL'RE (mé-ti-lu-r'), ». m. Termede chimie. Méthylurede mercure, combinaison de méthyle et de mercure, substance excessivement toxique.

t MÉTICULEDSEMENT ( mé-ti-ku-leù-ze-man), adv. D'une manière méticuleuse.

MÉTICULEUX, EUSE (mé-ti-ku-leù, Iei3-z'), adj. Il 1° Susceptible de petites craintes, de petits scrupules. Un écrivain méticuleux. Une dévotion méticuleuse. C'était la montrer comme elle était en effet, un peu méticuleuse et timide, obséquieuse envers le gouvernement, l'abbé hobellet, Mém. t. I, p. 84, dans POUGENs. Ajoutons le calme stupide, Le ton méticuleux et l'orgueil circonspect De ce mortel, pour lui plein de respect. Qui croit en conversant sa gloire compromise, delilli:, Cotirers. II. Il S° S. f. Terme d'entomologie. Méticuleuse, espèce de noctuelle dont la chenille est très-craintive.

— REM. Méticuleux est un néologisme du xviii" siè cle ; il ne se trouve dans le Dictionnaire de l'Académie qu'.à partir de l'édition de )8:n>.

— F.TYM. Lat. meticulosus, de meticulia, diminutif de metus. crainte.

t MÉTICULOSITÉ (mé-ti-ku-lo-zi-té), t. f. Néologisme. Défaut d'un esprit méticuleux. Hume., avait les précautions, les méticulosités d'un homme de cour, vili.emain, Leçon delittér.dvi 29 avr. (828. Quoi qu'il en fût de ces habitudes prises par le pouvoir absoUiet de ce mauvais régime de méticulosités ty. ranniques dont il ne peut se défaire pour en avoir trop usé.... ID. Soxtvenirs contemporains, xxiii.

— Rtvm. Méticuleux.

MÉTIER (mé-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l'j se lie : des mé-tié-z en activité), t. m Il l'Exercice d'un art mécanique. Le métier de cordonnier, de tailleur, de serrurier, de tisserand, etc. Apprendre, savoir, avoir, exercer un métier. Il est maçon de son métier. Parmi les Égyptiens, les prêtres et les soldats avaient des marques d'honneur particulières ; mais tous les métiers jus(|u'aux moindres étaient en estime, boss. Hist. m, 3. Qui ne sait son métier doit fermer sa boutique, dancoirt, .Vancho Pança, II, <. Une loi d'Athènes obligeait les enfants de nourrir leurs pères tombés dansl indigence-, elle exemptait... ceux à qui il (le pèrej n'avait point donné do métier pour gagner leur vie, MONTESO. Esp. XXVI, 5. || Un homme de métier, des gens de métier, ceux qui exercent un art mécanique. Les prédicateurs dos Vaudois sont des marchands, des gens de métier, aoss. Yar. H. ||Gtter le métier, voy. oArRn, n* 4. jj Fig. C'est un homme de tous métiers, c'est un homme intrigant et capable do se prêter à tout selon les conjonctures. Vous faisiez des livres de dévotion sans être dévot; vous vouliez être de tous les métiers, fén.Dial. des morts mod. Dial. i». || Kig. U est de tous métiers, el si il no peut vivre, se dit d'un intrigant qui ne réussit pourtant pas à se pous.ser. || Entreprendre sur le métier, se disait d'un compagnon qui travaillait hors de l'atelier de son maître. || 2° Arts et métiers, l'ensemble des métiers, des arts mécaniques. Ecole des arts et métiers. Conservatoire des arts et métiers. Il 8° Corps de métiers, ancienne organisation dos artisans qui, dans chaque profession, étaient souipi* t des règlements spéciatu et dirbés en

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maîtres, compagnoa» et affranchis. || Les six métiers de rtiôtP.1 (lu roi comprenant la domeslicilé et l'adminisiiation des palais et des liotels, c'était la paneterie, l'écliansonnene, l'écurip, la cuisine, la fruiterie et la fourrière; celle-ci s'acquittait des menues dépenses, db labordb, Émaux, p. 388. || Les petits métiers, les petites industries, telles que celles de revendeur, de marchand sur le pavé, etc. ||Sur la côte de baise Normandie, on ai'pelle grand métier la pioche au chalut, et petit métier la pêche au.x filets ordinaires et aux hameçons. || 4" Par opposition au mot art, occupation mécanique. Ces auteurs... qui... Mettent leur Apollon aux gages d'un libraire. Et font d'un art divin un métier mercenaire, BOiL. Art p. IV. Il De métier, se dit quelquefois comme qualificatif de quelqu'un qui fait une chose sans aucune libéralité d'esprit. Bien n'est plus méprisable qu'un parleur de métier, qui lait de ses paroles ce qu'un charlatan fait de ses remi des, fén. t. XXI, p. l'o. Il Par métier, se dit dans le même sens. On s'imaginait que je pouvais éciiie par mélii-r comme tous les autres gens de lettres, au lieu que je ne sus jamais écrire que par passion, j. j. ROiss. Conf. IX. Il S"Habileté d'exécution, mais rien déplus, en parlant de la peinture, de la sculpture ; le talent acquis de vaincre facilement la matière. Avoir du métier. Il n'y en a pas un [tableau] où il n'y ait des choses de métier supi'rieurement faites, diukrot. Sa/on de 1767, OKuiT. t. xiv, p. U7, dans pougens. Vois toutes ces esquisses ; il y a de la main, du métier j mais où est la conception, où est l'idée? L. beybauo, dans Excenlricilés du langage. || Il se dit, dans le même sens, de la littérature. || 6° Par extension, profession quelconque. Le méiier des arme.s. J'ai vu aujourd'hui le roi [le jeune Louis XIV] qui s'en allait à la chasse; c'est un beau prince, fort et robuste; c'est dommage qu'il ne sait pas son métier.., GUI PATIN, Lett. t. Il, p. 386. Montrez-lui comme il faut s'endurcir à la peine. Dans le métier de Mars se rendre sans égal... cobn. Cid, i, «. Au sortir de Pharsale un si grand capitaine Saurait mal son métier s'il laissait prendre haleine, id. Pomp. i, 4. La guerre est le plus beau métier du monde, il en faut demeurer d'accord ; mais, à le bien prendre, un honnête homme n'a point de métier ; quoiqu'il sache parfaitement une chose et que même il soit obligé d'y passer sa vie, il me semble que sa manière d'agir ni son entretien ne le font point remarquer, MÉRê, dans pasc. Pens. vi, tB, éd. havet. C'est elle [la coutume] qui fait tant de chrétiens, c'est elle qui fait les Turcs, les païens, les métiers, les soldats, iD. ib. x, 8. La chose la plus importante à toute la vie, c'est le choix du métier : le hasard en di. ^ose, m. ib. m, 4. On ne s'était pas encore avisé de faire un métier de la justice, boss. Hisl. III, 3. Paul, ce grand médecin.. . Est curé maintenant, et met les gens en terre : Il n'a point changé de métier, boil. ^l'jr. xx. Vous voyez, jesuis reine, et n'ai point d'héritier; Laissez là cet habit, quittez ce vil métier [de servir dans le temple à Jérusalem], HAC.yi(/t. 11,7. Depuis qu'il [Frédéric 11] est sur le trône et qu'il fait, jour et nuit, son métier de roi avec une application infatigable, volt. Lett. d'Àrgental, 12 juill. 1740. Son métier [d'un prince], c'est de régner un jour, s'il plaît à Dieu, p. L. cour. Simple discours. \\ Fig.ll semblait qu'il n'agît que par réminiscence. Et qu'il eût autrefois fait le métier d'amant, Tant il le fit parfaitement, la pont. Fabl. XI, ». Elle chante, elle danse, et fait son métier [de maîtresse] de bonne foi, eêv. 2(6. Il y a un nombre infini de pleureuses de la mort de M. de Longueville, qui rend ridicule le métier, ID. 8 juill. («72. Nous allons faire voir à ce coquet de Dorante, qu'il ne sait pas son métier, puisqu'il donne le temps à une fille de faire des réflexions, begnard, AUendezmoi sout l'orme, se. (5. Votre métier de h ros et votre place de roi ne rendent pas le cœur bien sensible; c'est dommage, car ce coeur était fait pour être humain, voLi. Lett. Roi de Pr. (« mai (760. || Fig. Apprendre i quelqu'un son métier, lui donner une leçon, lui inniger une punition. Monsieur le batteur de fer, je vous apprendrai votre métier, «OL Bourg, gent. ii, 3. || Homme du métier, homme qui se connaît à une chose; être du métier, se connaître i une chose. Quant à ceux du métier, ils ont de quoi s'ébattre, réonieb, Sat. xii. Vous «avez que je mil quelque peu du métier, hol. J'^i. m, j. «on- •ieur Purgon, monsieur, m'a défendu de découvrir mat«te; vousèlet du métier, et vous savez les con- •équencei.iu. IfaJ. inug. ii, ». Une conduite toute Biracultuu et que les gens du métier ne se lassent point d admirer, stv. tw. Il faudrait être du métier pour Uirt remarquer dan» le* différcnU coiDhau!

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qu'ont donnés Annibal et Scipion....ROLL. Traité dn fi». m, (.!| Faire un vilain métier, ou, ironiquement, faire unjoU métier, se dit de celui qui se conduit mal en une certaine circonstance. Votre maltresse fait un fort joli métier, regnard, Ménechmes, ii, 3. Il Jalousie de métier, jalousie qu'une rivalité d'intérêt ou de répuUition fait naître entre personnes qui exercent la même profession, qui suivent la même carrière. |1 7° Ce qu'on a coutume de faire; et, dans ce sens, il peut se prendre en mauvaise part. C'est un rude métier d'être toujours en représentation devant le public. H fait le métier de parasite. Je sais bien mon métier, et ma simplicité Joue aussi bien son jeu que ton avidité, cobn. Je Mf^t. IV, 7. Et ces grands cœurs.... Pour qui l'obéissance est un métier bien rude, id. Nicom. ii, i. Conlie elle [la cour] il fait métier de pester chaque jour, MOL. Ifis. Il, B. Muse, changeons de style, et quittons la satire ; C'est un méchant métier que celui de médire, boil. Sat. vi:. Songez que je ne dis jamais tout ce que je pense, et qu'il y a soixante ans que je fais ce métier, volt. Lett. Urne du Deffant, (" juin (77i.||De son métier, par métier, se dit dans le langage familier, pour exprimer une manière d'être habituelle. Un tel, fripon de son métier. Un citoyen du- Mans, chapon de son métier, la font. Fabl. viii, 2i. Envieux par nature et brigands par métier, Ils vendent l'infamie à qui veut la payer, M. J. chén. la Calomnie. \\ Faire métier et marchandise d'une chose, voy. marchandise. Il Avoir coeur, le cœur au métier, travailler avec zèle , affectionner ce qu'on lait. La lettre de votre enfant vous fera plaisir, elle est d'un homme satisfait, et

qui a le coeur au métier, sÉv. 23 mars (689 H

avait le cœur trop au métier, rac. Piatd. i, (.|| Donner, servir un plat de son métier, faire ou dire quelque chose qui tienne du caractère qu'on a ou de la profession qu'on exerce. || Jouer un tour de son métier, se dit dans un sens analogue au précédent. Encor faut-il finir par un tour du métier , Régnier, Sat. xiv. Fortune nous jouant un tour de son métier, la font. Quipr. Ne vous avisez pas de me jouer ici quelque tour de votre métier, legrand, Belphégor, m, 7. || C'est une femme du métier, se dit d'une femme de mauvaise vie. || 8° Occupation quelconque. Cet avocat manie la parole avec une grande facilité ; c'est son métier. Vous exposez avec beaucoup de netteté et de précision les vérités de la géométrie. — C'est mon métier, ce n'est pas étonnant. || 9° Espèce de machine qui sert à certaines fabrications. Un métier de brodeur, de tisserand, etc. Des bas faits au métier. Il a quatre ou cinq sortes d'étoffes sur le métier. Plus dru qu'une navette au travers d'un métier, Régnier, Sat. X. Il Métier ouvrant ou battant, se dit d'un métier à étoffes qui travaille actuellement. Il Fig. Quelle intrigue peut-on entamer avec espoir de la mener à bien, si tout est affiché le même jour [dans les papiers publics] ? quelle trame saurait-on mettre sur le métier? p. l. cour. Lett. x. Il Fig. Sur le métier, se dit en parlant des productions de l'esprit auxquelles l'auteur est occupé. Vingt fois sur le métier remetiez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le rcpolssez, boil. Art p. i. Cydias est bel esprit, c'est sa profession.... uneidylle est sur le métier, c'est pour Cranter qui le presse, et qui lui laisse es| érer un riche salaire, la bruï. v. Tout ouvrage gagne à rester sur le métier, volt. Lett. en vers et en prose, 4 22. Plusieurs ouvrages que j'avais sur le métier me permettaient, sans rançonner les libraires, des suppléments suffisants pour travailler à mon aise, ;. i. rouss. Confess. ix. || 10» Cadre de bois monté sur des pieds servant à tendre certains ouvrages de femme. Broderie, tapisserie faite au métier. Métier à broder. Il 11' Cuve où les vinaigriers pressurent la lie du vin. || 12" Premier métier, deuxième métier, liqueurs qu'on retire successivement des cuves dans lesquelles on a fait bouillir le malt et le houblon. Les vinaigriers seront divisés en trois classes : dans la première seront compris tous les vinaigriers fabriquant leurs vinaigres avec de la bière soit cuite ou non cuite, ou proprement avec des métiers pour la bière, préparés dans la cuve matière, sans macération ou fermentation, soit qu'ils achètent cette bière ou métiers d'un brasseur.... Loi belge du 2 août (822, sur Ut bières et vinaigres, art. 23. || 13° MéticT, ou petit métier, nom d'une espèce de pâtisserie, composée de farine, d'œufs, de sucre et d'eau, qu'on fait cuire entre deux fers, et qu'on roule ensuite en forme de petits cornets; c'est une sorte d'oublié. Il Proverbes. Quand chacun fait son métier, les vaches sont bien gardées, c'est-i-dire les choses sont

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bien faites, quand chacun ne se mêle que de celles qu'il sait faire. || Il n'y a point de si petit métier qui ne nouirisse son maître. || De tous métiers il en est de pauvres et de riches. || C'est un méchant métier que celui qui fait pemlre son maître. || 11 n'est pas de sol métier, c'est-à-dire toute occupation qui nourrit son homme est bonne.

— Hl.ST. X' s. Ne ule cose non la pouret [put] omque pleier, [que] I,a polie [jeune lille] non umasi

10 deo menestier [le service de Dieu], £uja/te. || xi' s. Jà li corners [sonner du cor] ne nusaureit meslier [service, utilité], Ch. deiioJ. cxxx. || xii' s. Pieres [pierreries] i a de précieux mestier [travail], Roiic. 30. Tôt lor tems (les Saxons] la maintinrent [la guerre] ; mais ne leur ot mestier [avantage] : François se défendirent com nobile guerrier, Sax. iv. Guiteclins le cuida puis vers Carlon vengier-, Li iil après les pères reprirent le mestier, i'6. iv. Or vous auroit mestier [besoin] l'aie Salemon [l'aide de Salomon], ib. xiv. Sans vous amer [si je ne vousainie], n'a ma vie mestier [emploi], Couci, viii. lUuec curreit une ewe de mestier, Th. le mart. 94. Quant ne puis, fait li sainz, par ma parosse [paroisse] aler, Parosses e églises conseillier e guarder. No puis pas mun mostier faire ne célébrer, ib. CK.

11 XIII* s. E murdris fu en un mostier, Û il ooit [entendait] le Dieu mestier [le service divin], Pii. mousses, ms. p. 472, dans lacurne. Et sachiés qu'il portèrent es nés [navires] perrieres et mangoniausidus de trois cens, et tous engins qui ont irestier à ville prendre, villeh. xliv. Ménestrel s'ap'îreillent pour faire leur mestier, Berte, xi. Dame, si vraiement com j'en ai grant mestier [besoin], ib. xxxix. Pieça qu'on dist que li mestiers Aprent l'omme et la grant soufrete, lai de l'ombre. Quant en ares passé le pont. Dont troverés le pontenier. Mes compains est,

de mon mestier, li. et Bl. IB60 Mesdi sans, celé

vilaine gent, Qui servi m'ont de leur vilain mestier, ils. de paisies franc, avant i aoo, t. ii, p. B97, dans LACURijE. Qui n'aime son mestier, Ne son mestier lui. Ce dit li vilains, Prov. du comte de Bret. ms. de Si-Germain, f" (I4, dans lacurne. Bien li fu mestier que il eust en sa joenesce l'aide de Dieu, joinv. 20(. Des foilles y ot (|uatre paire, Que nature par grant mestire I ot assise tire à tire, la Rose, (671. Se certes ont de vous mestier [besoin]. Serves les de vcstre mestier, ib. 7452. |[xiv' s. Quatre chandeliers, appeliez mestiers d'argent, delaborde. Émaux, p. 388. Se ma trompette alloit et faisoit son mestier. Tel le porroit o'ir, espie ou messagier, Que aus Englois iroit ma venue noncier, Guescl. (8270. Il XV s. Et si elle les festa et gracia grandement, ce n'est pas de merveilles, car elle avoit bien mestier de leur venue, froiss. i, i, (77. Par quoi les gens que vous avez, et plus encore, vous feront bien mestier [besoin], lo. i, i, 272. Et tost arez, sans délayer. Chose qui est sur le mestier. Qui vous plaira.... ch. d'orl. Rondel 49. Des trois mestiers qui sont d'armes tenus, Joustes, tournois et la guerre n'oublie, e. desch. Poésies mss. (" 204. Si y auroit bon meslier [besoin] d'un tel gouverneur à Paris, Bouciq. iv, 3. Car, pour compaigner l'ypocras. On posera cy le mestier [pâtisserie sèche], Hec. de farces, etc. p. 336. Voicy le gracieux mestier, Pour faire la souppe jolye, ib. p. 358. || xvi* s. Mais il est paresseux, et craint tant son mestier. Que, s'il devoit jeûner, ce croy-je, un mois entier. Il ne travailleroit seulement un quart d'heure, du bellay, VI, (8, verso. Voilà comment sur le mestier humain .Non les trois sœurs, mais Amour de sa main TisI et retist la toile de ma vie, id. u, 3(, recto. Un jour, il alla mener ses grands chevaux (dont il commençoit à bien savoir le meslier) en une grande place de la ville, uarguer. .Youv. xlii. I.ycurgue ne permeltoit point qu'ilz se peussent employerà mestier quelconque vil ne mechanique, amïot, iyc. 62. Hz entendoieiit très bien comment il falloit conduire telles brigues, et par importunité de crieries et de voye de faict, si mestier estoit, obtenir ce qu'ilz vouloient, iD. /'. jEm. «0. Sur le dressoir qu'estoit en la chambre de ma dite dame avoit tousjours deux chandeliers d'argent que l'on appelle à la cour mestiers, là où il y avoit tousjours deux grands (lambeaux ardants. Honneurs de la cour, ms. p. 36, dans lacubne. Toutes ces considérations mises en balance firent condamner ce pauvre malheureux à estre roué, et, auparavant estant mis sur le mestier (à la question], il confessa lo tout à la descharge de la conscience de ses juges, PASQuiEH, Jlecherches, liv. vi, p. 674. X d'autres, nous sommes du mestier, oudin, Curi'o». frajiç. Ces gens-cy font de science mestier et marcliaudise. cuAhnoN. .Voflfsif, p. ti26. dans L»ci' "usa

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C'est mesfier juré, il n'en est pas qui veut, cot- GRAVE. Mieui vaut mcstier qu'esparvier, id. Qui sîait mestier, il est rente, id. Icy s'asseoir, là je la vy danser : Sus le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie, rons. Amours de Cassandre.

— ÉTYM. Wallon, mef/(;bourguig. mitei, besoin ; provenç. mestrier, mestcr, meisteir ; espagn. et portug. tnfs^er; ital. tncsftere; du lat. mini'stfrium, office, service. En Normandie, dans les campagnes, on dit encore métier au sens de besoin, utilité.

t I. MËTIS (mé-tis'), s. f. Terme d'astronomie. Planète télescopique découverte en 1848.

— ÉTYM. Mt)ti;, prudence.

2. MÉTIS, ISSE (mé-tis', ti-s'), adj. )| 1° Qui est né d'un blanc et d'une Indienne (d'Amérique), ou d'un Indien (d'Amérique) et d'une blanche ; on dit mulltre quand il s'agit d'un blanc et d'une négresse, ou d'un nègre et d'une blanche. Les Espagnols naturels et les Espagnols métis. ]| 2° Qui est engendré par deux êtres d'espèce différente, en paillant des animaux. Animaux méiis. Des races métisses ou mélangées, buff. Quadrup. t. i, p. 3^6. Il 3° Terme de botanique. Fleurs métisses, fruits métis, fleurs, fruits nés du mélange de deux espèces. Il 4° S. m. et f. Métis, métisse, se dit en parlant des hommes et des animaux. Troupeau de métis. Donner des métis en cheptel. Un valet tel qu'on en trouve beaucoup sur les côtes d'Kspagneet dans le.' colonies ; c'était un quart d'Espagnol, né d'un métis dans le Tucuman, volt. Candide, I4. || Le produit de deux reproducteurs de races différentes s'appelle premier métis; demi-sang, lorsque l'un des reproducteurs est de pur sang; le produit de l'accouplement d'un premier métis avec un individu d'une des races primitives s'appelle deuxième métis ou trois quarts de sang. On dit aussi troisième métis, quatrième métis, etc.

— REM. Quelques-uns disent métif, et au féminin métive : Il faudrait faire repasser les Indiens et les métifsen Espagne, montesq. Lett.pers. (2). Des races métives ou mélangées, buff. Chien. Je ne sais comment les nob'cs non possédants-fiefs consentirent àcette exclusion, qui les rendait, pour ainsi dire, une classe métive également étrangère à la noblesse et au tiers état, hirabeau, Collection, t. i, p. ti.

— IIIST. X!i' s. X ces mestiz Franceis, demi Borgoings [Bourguignons], Gérart de Uoss. p. 377. |i XV* s. Chiens mestiz et mastins, du cange, mestosus. Il xvi* s. On appclloit notlios ou meslifs ceux qui n'estoient citoyens que d'un costé, bodin. De la république, i, a. Ce vin meslif, participant et du raisin et de la poire, se rendra doux et piquant, o. DE SERRES, 223. J'ay veu miir hommes soupples, mestis, ambigus, se perdre oii je me suis sauvé, MONT, ni, 4 9. Se tenir chancelant et mestis en une division publicque, m. m, 239. Les enfans mestifz, c'est à dire ceux qui n'estoient pas nez de ppre et de mère naturelz citoyens o'Athenes, amïot, Thémist. i. 11 y a des formes d'hommes, en certains endroits, qui ont fort peu de ressemblance avec Il rostre, et y en a de métisses et ambiguës entre l'humaine et la brutale, ciiakbon. Sagesse, i,43.

— ETYM. l'rovcnç. meiït'i; espagn. tnesdxo; port, meiliço ; d'un thème fictif mtx(i(iuj,demixtuj,mèlé

t MÉTISSAGE (mé-ti-sa-j), t. m. Action décroiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur.

— REM. 1. L'expression de métissage est réservée généralement pourlescroisementspratiquésdans l'espèceovine. Pour lesautres cas on emploiade préférence le mot croisement. || 2. On dit aussi métisage.

— ETYM. Kétis i.

t MÉTONIEN (mé-to-niin) ou MÉTOXIQUE (méto-ni-k'), adj. m. Cycle métonicn, cycle inventé par Méton, astronome athénien du v* siècle avant l'ère chrétienne, espace dedix-neuT ans, où les lunaison» sont supposées retourner au même point auquel elles élaifnt dix-neuf ans auparavant.

MÉTOXOMASIE (mé-to-no-ma-zie), 1. f. Terme didactique. Action de changer, de déguiser son nom par voiede traduction .C'est par mélonomasie que Duciio^ne s'est appelé Quercetanui. Elle [la fantaisie do 1 - ,iser son nom] se répandit en peu de temps '.ir ' sUprisedeConstantinoplcctl'arrivée des Grecs) li in, t'iutes les écoles où l'on inlioduisitle grec et la !j' l.' latinité, et elle a passéjn.^qu'à notre siccleavcc tant de licence etd'impéluosité, quela mélonomasie a mérité de se voir comptée parmi les choses le» plus communes de la république des lettres, Auleuri déguisés, p. 38.

— ÉTYM. MeTovopia^Ia, de piftà, indiquant changement, et ^-V'^jiv, nommer, de ivo|ia, nom.

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MÉTOmrMIB (mé-to-ni-mie), s. f. Terme de rhé torique. Figure par laquelle on met un mot à la place d'un autre dont il fait entendre la signification. En ce sens général la métonymie serait un nom commun à tous les tropes; mais on la restreint aux usages suivants: 1° la cause pour l'effet; 2° l'effet pour la cause ; 3° le contenant pour le contenu; 4° le nom du lieu oii une chose se fait pour la chose elle-même; 6° le signe pour la chose signifiée; 0° le nom abstrait pour le concret; 7* les parties du corps regardées comme le siège des sentiments ou des passions, pour ces passions et ces sentiments; 8» le nom du maître de la maison pour la maison même, 9° l'antécédent pour le conséquent. Et bientôt vous verrez mille auteurs pointilleux.... Huer la métaphore et la métonymie, boil. Ép. x. L'aigle signifie l'Allemagne ; c'est le signe pour la chose signifiée; c'est une métonymie, duuabs. Trop. 1, 4.

— HIST. XVI* S. Oyez dire metonomie, métaphore, allégorie.... mont, i, 382.

— ÉTYM. MsTwvu[i{a, de (leTa, indiquant changement, et ovoiia, nom.

t MÉTOPAGE (mé-to-pa-j') , adj. Terme de tératologie. Monstres métopages ou, substantivement, les métopages, monstres composés de deux individus à ombilics distincts, qui ont leurs tête? réunies supérieurement front à front.

— ETYM. MÉTUTtov, front, et îtaYelc, réuni. tMÊTOPAGIE (mé-to-pa-jie), t. f. État des

monstres métopages.

MÉTOPE (mé-to-p'), t. f. Terme d'architecture Intervalle carré qui est entre les triglyphes de la frise dorique, et dans lequel on met des ornements La métope est l'intervalle entre deux opes. Métope barlongue, ce'le qui est plus large que haute. Les métopes du Parthénon ornées de sculptures par Phidias. || Demi-métope, métope tronquée qui se trouve aux angles de la frise dorique.

— ÉTYM. MtioTiri, de |jiE-tà, entre, et ènrt, ouverture, trou.

t MÊTOPOSCOPE (mé-to-po-sko-p'), s. m. Celui qui exerce l'art prétendu de la raétoposcopie.

— ÉTYM. MéTwnov, front, face, de p.Eîà, entre, et tjnj/, œil, et (Txoiueïv, examiner.

MÉTOPOSCOPIE (mé-to-po-sko-pie) , s. f. Art prétendu de conjecturer, par l'inspection des traits du visage, ce qui doit arriver à quelqu'un. La chiromancie, métoposcopie, hélioscopie, s. naudé. Apologie, p. 44. X ce (jue je vois, lui dis-je d'un air railleur, votre révérence donne dans la métoposcopie, LE SAGE, Cil Bl. VII, 9. Il Art de connaître le tempérament et le caractère d'une personne par l'inspection de son front ou de ses traits.

— lIlST. xvi* s. Tu as la métoposcopie et physionomie d'im coquu, rab. m, 25.

— ÉTYM. Héloposcope.

MÉTOPOSCOPIQUE (mé-to-po-sko-pi-k') , adj.

Qui a rapport & la métoposcopie. Examen métoposcopique.

t MÊTIIAGE (mé-tra-j'), s. m. Action de mesurer par mètres. || Itésultat, tableau du mesurage métrique d'un bâtiment, d'un ouvrage d'art quelconque.

— ÉTYM. Métrer.

t MÊTRAI.GIE (mé-tral-jie), ». f. Terme de médecine. Douleur inflammatoire qui a son siège daiu la matrice.

— ÉTYM. MTJTfa, matrice, et dXyo;, douleur.

+ MÉTRALGIQUE (mé-tral-ji-k'), ad;. Qui a rapport à la métralgie.

MÈTRE (mè-tr'), t. m. H 1° Terme île versification grecque et latine. La suite des pieds qui forment un vers; en d'aulres termes, la mesuie du vers. || En un sens particulier, déterminé par la composition des mots hexamètre , pentamètre, métré est pris pour pied d'un vers. Le vers hex.îmètre est un vers de six mètres ou de six pieds ; le pentamètre, un vers de cinq pieds ou de cinq mètres. || Dans les vers qui se rapportent i llambe, le mot mètre est pris pour deux pieris. Ainsi l'iambique dimètre est un vers do quatre pieds ; le trimètrc, un vers de six pieds. || 2* Par la métonymie de la cause pour l'effet, on a souvent donné le nom de mètre aux vers. Les mètres d'Horace. || Ce qui caractérise la mesure d'un vers. Los mètres employés par Horace. Changer de mètre. || 8* Dans la versification française, mètre est absolument synonyme de mesure ; il s'entend du nombre de syll;ihes que l'on compte dans un vers. Dans le conte charmant des Trois manières, le m^me poète (Voltaire] a employé avec choix trois mètres différents, et analo gués aux caractères des personnages et des sujets, UARUONTU., ÉUm. de litl. CEuc. t. v, p. 4 < R, dans <

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POUGENS. D'où vient qu'à mon insu, mariés à ma voix, Les mots harmonieux s'enchaînent sous me» doigts, Et qu'en mètres brillants ma verve cadencée Comme un courant limpide emporte ma pensée? lamart. Héd. II, )2. Qu'il est doux de voir sa pensée, En mètres divins cadencée, Monter soudain comme l'encens I id. Ilarm. I, 1 . || Il se dit quelquefois pour vers. Vous montrez bien par votre lettre. Que vous m'avez écrite en mètre. Que trois pères peuvent souventFaireensemble un fort bel enfant, voix. Poésies, dans richelet. || 4" Terme de musique. Loi de la mesure, d'après laquelle la variété relative des sons se présente deux ou plusieurs fois dans un ordre semblable. || 5° Unité fondamentale des nouvelles mesures, égale à la dix-millionième partie de l'arc du méridien terrestre compris entre le pôle boréal et l'équateur. On a trouvé le quart du méridien égal à B <3U740 toises; on a pris la dix-millionième partie de cette longueur pour le mètre ou l'unité des mesures linéaires.... laplace, Exposé, 1, 12. Le mètre dont la longueur est de 0 toise, 5t 3074, ID. ib. Delambre a faittout ce qu'il a pu pour atténuer les erreurs de la commission du mètre.... l'étalon du mètre restera, si l'on veut; mais, au lieu de le prendre à la glace fondante, il faudra désormais le considérer à une température plus élevée.... le point capital et pressant est l'abolition des anciens systèmes de poids et mesures; dans quelques siècles, alors qu'on aura recouvert les continents d'un immense réseau de triangles, il sera permis d'assigner la valeur du mètre, non pas avec neuf chiffres, ce qui est une niaiserie de géomètre, mais avec cinq chiffres bien consolidés.... ceux qui voudront s'en tenir à la valeur légale du mètre la feront, sans erreur sensible, de 443,3 lignes; et ceux qui voudront la valeur réelle s'arrêteront à 443,4 lignes, c'est-à-dire 3 pieds 1 1 lignes et 4 dixièmes, saigey. Métrologie, système métrique. || Mesure en bois ou en métal, en forme de règle droite ou pliante, de la longueur d'un mètre. Le 22 juin t799, la commission générale des poids et mesures, par l'organe de Traliès, présenta le résumé de ses travaux au corps législatif, ainsi que les prototypes du mètre et du kilogramme; ceux-ci furent, le même jour, placés chacun dans une boîte fermant ii clé, et déposés aux archives de la république, dans la double armoire en fer fermmt à quatre clés, saigf.y, Métrologie, système métrique. || Mètre courant, mesure qui s'étend sur les longueurs, sans considérer la largeur ou la hauteur. || Double mètre, mesure de longueur égale à deux mètres.

— HlST. XIV* s. Euripides le poète qui en ses mettres récite les causes pourquoy, si comme il dit, Almeon fu contraint à ocire sa mère, oresme, Elh. 49. Il XVI* s. Aller helasi ne vous y vucillez meltie: J'aime trop mieux le vous descrire en mètre, ma-

BOT, i, 245.

— ÉTYM. McTpov ; sausc. mâtram (voy. mesure).

t MÉTRÉ (mé-tré), i. m. Résultat d'un mesurage métrique.

t MÉTRER (mé-tré. La syllabe mrf prend l'accent grave quand la syllabe qui suit est muette: je mètre ; excepté au futur et au conilitionnel : je métrerai), V. a. Mesurer une terre ou un bitiment, une surface ou un solide quelconque, par mètres. Il Métrer des ouvrages, se dit des vérificateurs qui mesurent des ouvrages de maçonnerie ou de ch^rpentcrie pour en évaluer le prix.

— ETYM. Mètre.

MÉI'RÈTE (mé-trè-f), s. f. Mesure des anciens pour les liquides. La métrète valait vingt-sept de nos litres.

— HEM. L'Académie fait métrète du féminin, conformément au latin meirela : mais ceux qui ont écrit sur la métrologie le font d'ordinaire du masculin, conformément au grec (icTpriv^;.

— ÉTYM. Mixpriti^;, de (UTpdSi, mesurer (voy. mêtrf.).

t MÉTREUR (mé-treur), t. m. Mot proposé pour remplacer celui de toiseur.

t MÉTRICIEN (mé-tri-siin), t. m. Grammairien qui s'occupe de la métrique grecque ou latine.

— ÉTYM. Métrique.

t MÉTRIFIER (mé-tri-fi-é), v. n. S'est dit autrefois pour écrire en vers, faire des vers.

— HIST. xiv* s. Rhétorique versifier Fait l'amant cl metrificr. Et si fait faire jolis vers Nouviaus et do métro divnrs, maciiaut, p. 9.

— ÉTYM. MiHre, et le lat. faeere, faire.

t MÉTRIOPATHIE (me-tri-o-pa-lie), ». f. Terme de Pyrrhon et des sceptiques. Disposition par !»• quelle on modère lei passions.

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— fiTTN. MeTpioitaOno, dciUxfioi, mesuré, modéré, et itiOo;, aiïection.

MËTRIQL'E (mé-tri-k"), adj. || l" Qui tient au mètre, qui dépend du mètre ou de la mesure. On appelle vers métriques, par opposition aux vers rimes et mesurés comme les nôtres, ceux qui sont, comme ceux des Grecs et des Latins, fondés sur la T<ileur des syllabes. || Vers métriques, s'est dit des vers français que l'on a essayé de faire en imitant le mètre des vers latins. On fait en allemand des vers métriques. || S. f. La métrique, la science des mètres, c'est-à-dire les définitions et les règles qui concernaient la facture des vers anciens, les pieds qui devaient y entrer, les licences qui étaient autorisées. Il Par extension. C'est ainsi qu'il [Wieland) a (u se faire une métrique particulière, haunou, Biogr. unir, de Vichaud \ 827 , art. Wieland (et en note : Nous empruntons à l'allemand cette expression qui nous paraît rendre notre pensée). |{ S. m. Auteur qui traite de la quantité et des règles de la versification. Les métriques anciens. On dit plutdl métriciens. {| 3° Qui a rapport aux poids et mesures. Tous les systèmes métriques de l'antiquité dérivent de celui des Égyptiens. |{ 3° Qui a rapport i la nouvelle mesure appelée mètre. Le système métrique définitif ne fut légal qu'à dater du î novembre (80(. Le système métrique, comme institution commerciale, a rempli le vœu de tous les bons esprits, et continuera à faire l'admiration des hommes, tant que la culture des sciences aura pour eux quelque attrait; car c'est une grande et belle idée que la création d'un système de mesures fondé sur les dimensions du globe, qui elles-mêmes sont liées par les observations astronomiques à tous les axes des orbites planétaires, saioey, kétrologie, système métrique. |{ Quintal métrique, poids de cent kilogrammes. || Terme de marine. Tonneau métrique, celui dont le poids est représenté par tooo kilogrammes.

— ÊTYM. Hetpixi;, de (jiTpov, mètre.

fSIÉTRITE (mé-tri-t'),». f. Terme de médecine.

Inflammation de la matrice.

— KTYM. MiHTpa, matrice, et la finale médicale ile. t MÉTROBATE {mc-tro-ba-t'), s. m. Instrument

pour mesurer et régler le pas de l'infanterie.

— ÊTYM. Mètre, et ^atr,i, qui marche.

t MÉTROCAMPSIE (mé-tro-kan-psie) , s. f.

Terme de médecine. Inflexion de la matrice.

— ÉTYM. MiQTfo, matrice, et xàjjiTiTeiv, fléchir.

t MÉTROCÈLE (mé-tro-sè-l'), ». f. Terme de chirurgie. Hernie formée par la matrice.

— ÊTYM. Mrjtpo, matrice, et y.ri>.r\, tumeur.

t MÉTRODYNIE (mé-tro-di-nie), s. f. Terme de médecine. Douleur dans la matrice.

— ÊTYM. MifJTpi, matrice, et è5ùviri, douleur.

t t.MÉTROGRAPUE(mé-tro-gra-r),j.m. Terme didactique. Celui qui écrit mit les poids et mesures, sur leur valeur.

— ÊTYM. Iff(re, et Ypiçtiv, écrire.

ta.MÉIRUbllAPUË (mé-tro-gra-r),». m. Auteur

d'une description de la matrice et des maladies de cet organe.

— ÊTYM. MiÔTpa, matrice, etfoâfnv, décrire. t«.MliTROGRAPHIE{mé-tro-gra-fie),s./'.Terme

didactique. Traité sur les poids et mesures.

— ÊTYM. Uétrographe i.

t I. MÉTROGRAPHIE {mé-tro-gra-fie>, s. f. Terme d'anatomie. Description de la matrice.

— ÊTYM. Uétrographe i.

t MÉTROLOGIE (mé-tro-!o-jie), ». f. Terme didactique. Connaissance des poids et des mesures de tous les peuples, tant anciens que modernes. Dans la métrologie, on étudie d'abord les anciennes mesures des Égyptiens et des Hébreux, puis les modifications que les Grecs, les Romains et les Arabes ont fait subir à ce système primitif; ces systèmes composent b métrologie ancienne, où l'on retrouvera presque tous les éléments de la métrologie moderne, saicv:t, Traite de métrologie ane. et mod. préface. Il Traiié de cette science. U Métrologie de M. Saigoy.

— ETYM. Mètre, et X6ïo«, traité.

T Mf.TROLOG10UE (mé-lro-lo-jl-k'), adj. Oui eoncerne la métrologie.

+ MËTBOLOGISTR (mé-tro-lo-ji-jt') ou M&TRO- LOGUE (mè-tro-lo-gh'), ». m. Auteur d'une métrologie, de recherches mètrologiques

t MfiTROLOXIB {m*-tro-lo-k>ie'), ». f Terme de chirurgie. Obliquité de la matrice.

TT^^^"- "'l'P"' «natrice, et ).o',4i:, oblique.

MÉrHOMANE(mé.lro.ma-n'), ». m. et >. Celui celle qui a U manie de faire des vers. '

— rrYM. Mètre, et ti»Ut„, être fou.

*, MÉTROMAME (mètro-ma-nie), ». f. Manie

de faire des vers. La Métromanie, titre d'une comédie de Piron. Mordu du chien de la métromanie, Le mal me prit, je fus auteur aussi, volt. Poutre diable. Vous voyez, mon cher ami, que le changement du sort ne m'a pas tout à fait guéri de la métromanie, et que peut-être je n'en guérirai jamais, iD. Lett. du roi de Pr. à Volt. 1 2 juin 1 740.

— ÊTYM. Métromane. La Métromanie de Piron a été jouée pour la première fois le 7 janvier (733 ; il parait donc que c'est lui qui est l'auteur du mot.

t 2. MÉTROMANIE (mé-lro-ma-nie), s. f. Terme de médecine. Fureur utérine.

— ÊTYM. MrjTpa, matrice, et manie.

t MÉTROMÈTRE (mé-tro-mè-tr') , t. m. Ancien nom du métronome.

— ÊTYM. MÉxf'jv. mesure, et mètre.

t MÉTRONOME (mé-tro-no-m'), s. m. Petite machine à pendule dont on se sert pour régler la mesure d'un morceau de musique. Il y a des métronomes à sonnerie. Les mouvements de ce morceau sont marqués au métronome.

— ÊTYM. MÉTpov, mesure, et vé|Aoç, règle.

t MÉTROOX (mé-lro-on), ». m. Nom, chez les Grecs, des temples de Cybèle.

— ÊTYM. MriT-?ip, la mère [des dieuxj, Cybèle.

t MÉrROPÉRlTONirE (mé-tro-pé-ri-to-ni-f) , ». f. Terme de médecine. Inflammation de l'utérus et du péritoine.

— ÊTYM. MriTpa, matrice, et péritonite.

t MÉTROPULÉBITE(mé-tro-n6-bi-f),». /'.Terme de médecine. Inflammation des veines utérines.

— ÊTYM. MTitpa, matrice, et phlébite.

MÉTROPOLE (mé-tro-po-l'), ». f. || 1° Autrefois,

capitale, ville principale d'une province. Ils privèrent la ville [Antioche] du titre de métropole de la Syrie et de l'Orient et le donnèrent à Laodicée, flécii. llist. de Théodoie, m, 80. On sait parfaitement qu'une ville peut avoir été à la fois métropole, ensuite colonie, puis être redevenue métropole ; les empereurs accordaient ces faveurs à quelques villes, et les en privaient au moindre mécontentement, tôchon d'anneci, Instit. ilém. inscr. et bell. lett. t. vi, p. 54o. {| J» Aujourd'hui, ville avec siège archiépiscopal. Les métropoles civiles ont été les métropoles ecclésiastiques, excepté en Afrique, où l'évèque le plus ancien de chaque province en devenait le métropolitain, dumarsais, Lib. igl. gall. part. 2«, max. l*. || Adjectivement. Église métropole, église métropolitaine ou archiépiscopale. Il 3° Il se dit quelquefois pour capitale d'un État. Les métropoles des empires sont les foyers de l'esprit national, c'est-à-dire les endroits où il se montre avec le plus d'énergie dans le discours, et où il est le plus dédaigné dans les actions, RAYNAL, nist. phil. ]x, 1. 1| 4° État considéré relativement aux colonies qu'il a fondées et qu'il possède. On a établi que la métropole seule pourrait négocier dzuis la colonie, ho.ntesq. Esp. xxi, ïi.

— mST. XIV* s. Oue chascune église métropole, c'est à dire archeveschié, Chr. de Si-Denis, t. i,

f" 4 59, dans LACURNE.

— ÊTYM. Mr,tpôitoXiî, de iiii'riip, mère, et no- Xtî, ville.

MÉTROPOLITAIN, AINE (mé-tro-po-li-tin, tèn'), ad/. Il 1" Qui a le caractère d'une métropole. Ville métropolitaine. Lyon est qualifié, dans les actes civils, de métropolitaine, chateaub. Génie, IV, m, 2. Il Substantivement. La métropolitaine, la ville métropolitaine, la métropole. || Fig. Cette infâme passion d'avarice, que Diogène nommait la niètropoUtaine de tous les vices, la motiik le vater. Vertu des païens, ii, Sénèque. || i' Qui ajipartient à la métropole, par rapport à une colonie. Les trésors des deux mondes seraient perdus pour l'Ile métropolitaine, BAïNAL, Hist. phil. XIV, 4. Il 3" Archiépiscopal. Église métropolitaine. Siège métropolitain, il S. m. Le métropolitain, archevêque qui a, srjus lui, plusieurs évéqucs. Ouoiqu'il ne soit fait mention des métropolitains ou des archevêques qu'au concile do Nicée..., cuateaub. Génie, iv, m, i.

— HIST. xvi* s. Milan, ville que les Gaulois de deçà les monts tiennent pour leur cité métropolitaine, c'est à dire capitale, et dont toutes les autres ont esté dérivées et fondées, amïot, Uarcell. ». Rome.... mérite qu'on l'aime.... c'est la ville métropolitaine de toutes les nations cbrcstiennes, MONT. IV, (4t.

— ÊTYM. Lat. mftropo/tlanu», de metropolis, métropole.

t MÉTROPOLITE (mé-tro-po-li-f), ». m. Se dit des archevêques de l'Église russe.

— ETYM.H>)Tp(m«XÎTi)(, de UTiT^ônoXi;, métropole.

t MÉTROPOLVPE (mé-tro-po-li-p"), t. m. lorma de chirurgie. Polype de la matrice.

— ÊTYM. MïJTpa, matrice, et polype.

t MÉTROPTOSE (mé-lro-ptû-z'), ». f. Terme da chirurgie. Chute de la matrice.

— ÊTYM. MriTpa, matrice, et jtTwcric, chute.

t MÉTRORRHAGIB (mé-tro-rra-jie), ». f. Terme de médecine. Hémorrhagie de la matrice.

— ÊTYM. M>iTpa, matrice, et pa^tîy, faire éruption, t MÉTRORRHKXIE (mé-tro-rrè-ksie), »./■. Terme

de médecine. Rupture de la matrice.

— ÊTYM. MïiTpa, matrice, et ff.çiÇ; déchirure.

t MÉTROTOMIE (mé-tro-to-mie), ». f. ferme de chirurgie. Incision da la matrice, opération césarienne.

— ÊTYM. M»iTpa, Diatrice, et rop,^, incision. METS (mê; 1'» sa lie : un mê-z exquis), ». m.

Part, portion d'une substance alimentaire destinée à un repas. Qu'ils s'envoyassent les uns aux autres des mets de leur table, saci, Bible, Esiher, ix, as. Qu'aperçois-je ? dit-il, c'est quelque victuaille; Et, si je ne me trompe à la couleur du mets. Je dois faire aujourd'hui bonne chère ou jamais, la font. Fabl. VIII, 9. Le renard dit au loup : notre cher, pour tout mets J'ai souvent un vieux coq, ou de maigres poulets, ID. t'b. XII, 9. Le linge orné de fleurs fut couvert, pour tout mots, D'un peu de lait, de fruits et des dons de Cérès, id. l'hil. et Bauc. Ces mets, nous l'avouons, sont peu délicieux, id. iî>. Le mets [tanches] ne lui plut pas (au héron] ; il s'attendait à mieux, m. Fabl. vu, 3. || Fig. Quel mets à ce cruel, quel vin préparez-vous? — Le sang do l'orphelin, les pleurs des misérables Sont ses mets les plus agréables, hac. Esth. m, 3. || Terme de féodalité. Mets de mariage, droit que certains seigneurs avaient de se faire donner un plat de chaque mets servi au repas de noce de leurs vassaux.

— HIST. xir s. Et les bons mes fist il privéement embler, E sis [et les siens] faiseit as povres en la vile porter. Th. le mart. 93. || xiii* s. Floires, à cel mes vous tenés; Bien vous fera, se vous l'amés. FI. et Bl. 3)73. Que ne dus [duc] ne bers [baron] ne cuens [comte] ne prelaz ne clers ne autres dou reaume, en quel estât que il soit, ne puisse doner à mengier for trois mes touz simples, Ordonn. sompt. de Philippe le Hardi. || xiV s. Et chascune acouchiée du dit hostel Dieu doit avoir un moz entier [un couvert], du cang'f. , missorium. À la quelle solennité [delà nouvelle messe] icellui Henri pria et requit plusieurs de ses amis et voisins au disner et soupper.... après lequel soupper le dit Jaquet demanda le mes, c'est assavoir un pot plain de vin, un pain et une pièce de char; au quel le dit Henri respondit qu'il s'en alasl, car à lele leste n'en devoit on rien payer, id. ib. ||xv' s. Si s'assit i table (le roi] et les fit seoir [les chevaliers] do lez lui moult honorablement; et les servirent des premiers mets le gentil prince de Galles et les chevaliers d'Angleterre; et au second mets ils allèrent seoir à une autre table; si furent servis bien et à paix et à grand loisir, froiss. i, i, 329. Gaston son fils avoil d'usage qu'il le servoit de tous ses mets, et faisoit es-ai de ses viandes, id. ii, m, 13. Les quelz compaignons se associèrent et prindrent metz [mangèrent ensemble) pour soier [scier] et labourer ensemble en la présente messon, du cangk, missorium. Si le nourrissoit amour de ses doux mets, tandis qu'il avoit temps et aise de venir si douce dame, Bouciq. i, t s.

— ÊTYM. ital. messo; bas-lat. mmorium, un plat; angl. tn«»»,' du lat. missus, proprement chose envoyée, de mitlere (voy. uEirhE). On a parlé do l'anc. haut allemand mats, mais l'italien messo ne permet pas cette élymologie; dans le français, l'ancienne forme est me» au singulier; ce qui écarte également l'allemand Hats; le t, qui est survenu ensuite, est donc une faute d'orthographe.

METTABLE (mè-ta-bl'), adj. || !• Qu'on peut mettre. Mon fils a tant grandi et grossi depuis huit mois que ses habits encore portables ne sont plus mettables, legoarant. || i" Qui est de mise, qui peut se porter, en parlant de vêtements. Ce linge, ce manteau n'est plus mettable. Cet habit est encore mettable. |( Fig. Oui, vraiment, ce visage est cncor fort meilable, mol. l'Ét. i, «.

— HIST. xm* s. Chasouns [des jacobins] cuide eslre apostre ijuant ils sont à la table ; Mes Dicx pot [reput] ses apostres de vie plus metable , KUTKB. t7». On ne doit mie trop parler; S'en dit chose qui n'est metahle. L'on lui tourne ses dis à fable, Clerc de Voudrai. || xvi* s. Et combien qu'ils soient honnestes et metables, si est-ce que la pluspart sont sans grande expérience des armes,

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Il NOUE, 230. Jeune homme assez metlable en boniit compagnie, marg. Nouv. xliv.

— ÊTYM. Uture.

+ METTAGE (mè-ta-j"), s. m. || 1° Action de maître. Meltage en couleur. || 2° Mettage en mains, opération qui consiste à choisir dans chaque ballot de soie et à assembler ce qui est fin, moyen et gros. Il Metlage en pages, c'est, dans l'imprimerie, l'action de tran^rormer les paquets, les placards en pages et de faire la feuille. || En corroierie, metlage au vent, action d'exposer au vent, pour qu'elle sèciie, la peau lannéa jusqu'à ce qu'elle soit maniable comme un gant, et étalée sur un marbre pour en faire sortir ce qu'elle conlient.

METTEUR, EL'SE (mè-teur, tei;-z'), s. m. et f. Celui, celle qui met. U ne s'emi^loie guère que dans les locutions suivantes. 1| 1° Metteur en œuvie, ouvrier dont le travail consiste à monter des perles fines aussi bien que des perles fausses, et des pierres précieuses aussi bien que des imitations. Kn attendant, madame, que les metteurs en œuvre me donnent les instruGiions précises sur vos chaînes de montre, volt. LeU. Mme d'Àrgenlal, 26 déo. 1770. Il Fig. Cet écrivain est un habile melleur en œuvre des Idées d'aulrui. || 2- Metteuse en main, ouvrière qui forme la soie en paquets d'un poids déterminé nommés mains. || Terme d'imprimerie. Metteur en pages, ouvrier chargé de rassembler les différents paquets de composition pour en former des pages et des feuilles. || Terme de sculpture. Metteur au point, celui qui dégrossit un statue. |l Metteur à port, se disait, à Paris, des ouvriers établis sur les ports pour décharger les marchandises.

— UIST. ïvi' s. Quant aucun fait ung autre son metteur ou son achateur de son houstel de menues choses.... Ànc. coust. de Bref. (° <05, dans la-

CUHNE.

— f.TYM. Meitre.

.ME'rrUE (mè-tr'), je mets, tu mets, il met, nous mettons, vous mettez, ils mettent; je mettais; je mettrai; je mettrais; je mis; mets, qu'il mette, mettons, mettez, qu'ils mettent; (|ue je mette, que nous mettions ; que je misse ; mettant; mis, v. a. Il 1° Faire occuper par quelqu'un ou [lar quelque chose un endroit déterminé, ija* Emplois de meitre en termes de marine. || 3° Par extension, mêler quelque chose à une autre chose. || 4° Reconduire jusqu'à un certain endroit. || 5° Mettre dehors, congédier, renvoyer. || 6° Placer dans un certain rapport de position. || 7' Fig. U se dit des choses abstraites, intellectuelles, morales que l'on met comme on ferait de choses matarielles. || 8* Ajouter à quelque chose une partie qui y manque. || 9* Mettre dans une certaine disposition physique, avec un nom de chose pour sujet. || 10° Mettre, en parlant des personnes, envoyer, conduire en un lieu, y faire entrer, y établir. || 11' En parlant de ce qui sert à l'iiablUement, à la parure, revêtir, ji 12" Accommoder, apprêter, en parlant de choses qui se mangent. Il 13* Placer, employer d'une certaine manière, en parlant d'argent, jj 14° U se dit de ce qu'on écrit sur le papier, dans un livre. || IB* Il se dit de certaines peines qu'on inflige. || 16" Fig. Employer, manifester, en parlantde qualités morales, intellectuelles. Il 17" Fig. Sacrifier. || 18° Mettredu temps, employer un certain temps. || 19* Mettre construit avec un (ubstantif sans article : mettre fin, mettre obstacle, etc. Il 20° Meitre construit avec la préposition 'i. Il 21° Mettre avec, mettre au même rang. I! 22° Mettre dans, faire participer à, faire part oe. If 23" Meitre avec la préposition de, faire participer i, faire entrer dans. || 24° Mettre en, au sens physique et au sens figuré. || 2S° Mettre pour, regarder comme, prendre pour. || 26° Meure sur, faire parler. Il 27° Mettre bas, déposer à terre, etc. i, 28" Mettre construit avec l'infinllif d'un autre verbe,»auspiéposillon intermédiaire. |i 29* Mettre bien ensemble, réconcilier, li 30°Mettre, en terme.4deDianége.|| 31" En borticulture, metl< e un arbre à fruit. || 32° Mettre en feu, mettre hors, en métallurgie. || SS'Meltie, on termes de construction. y 34" Mettre en cire. || 3S" Mettre, pris absolument et sans complément direct. Il 36' Mettre, sans complément, en termes de marine. || 37* Se mettre, v. réft. Occu per un certain lieu. 1138* Se mettre, s'habiller, y 39* .Se mettre en, recevoir une certaine disposition. || 40'' Kig. Se mettre k, désignant vaguement quelque situation, quetqu°occui>ation. I| 41* Semettredans, s'occuperd'une chose. Il 42* Se mettre avant à quelque cho.se, en parler longuement. || 43* Fig. Se mettre sur, pren- Art une certaine manière, et aussi commencera parler de. || 44° Se mettre bien auprès de quelqu'un, M concilier sa bienveillance. Il 4S* Populairemeal,

DicT. Di Là lakodi riuniuisc

se mettre avec une femme. || 46° Se mettre de, se joindre à, s'associer à. || 47° Se mettre à fruit, en parlant d'un arbre. || 48° Se meure, être mis, occuper un certain lieu, avec un nom de chose pour sujet. Il 49' Se meitre, se dit de choses qui fout invasion, irruption.

1° Faire occuper par quelqu'un ou par quelque chose un endroit déterminé. Meitre un cheval dans l'écurie. Mettre du bois dans la cheminée. Il se saisit du port, il se saisit des portes. Met des gaules partout, et des ordres secrets, CORN. l'omp. m, i. [il] Lui met le fer au sein que mourant il y laisse, ROTR. AiUig. 111, 2. Nous courons sans souci dans le précipice, apr^s que nous avons mis quelijue chose devant nous pour nous empêcher de le voir, HASO. Pens. t. I, p. 300, éd. lahure. C'est lui mettre moi-même un poignard dans le sein, rac. Andr. Il, 5. Qu'on mette ensemble et dans un même lieu un grand nombre d'animaux de même espèce, il en résultera nécessairement un certain arrangement, un certain ordre, de certaines habitudes communes, iiCFF. Disc. nat. anim. (Kuvres, t. v, p. 374. Il Fig. Elle n'est pas encore où son espoir la met, TH. CORN. Ariane, v, 6. || Mettre couteau sur table, se préparer à faire bonne chère. || Fig. Mettre dedans, voy. oedans, n° t. || Mettre dans de beaux draps blancs, voy. drap, n° 3. 1| .Mettre de la paille dans ses souliers, ou plus usuellement, metlre du foin dans ses bottes, amasser beaucoup d'argent dans un emploi, y faire bien ses affaires. || Mettre au cabinet, voy. CABINET, n° ». Il Fig. Mettre de l'argent du côté de l'épée, voy. épée, n° 1. 1| Metlre le pied dans une maison, y entrer. || Il ne saurait metlre un pied devant l'autre, il est si faible, si languissant qu'il ne saurait marcher. || Mettre sous les yeux, placer quelque chose devant quelqu'un de manière qu'il puisse voir, lire, examiner la chose. || Fig. Metlre sous les yeux, meure aux yeux, faire remarquer, préseii 1er. Je lui mettais aux yeux comme de notre temps Celte soif [d'écrire] a gâté de fort lionnétes gens, mol. ilis. 1 , 2. Vous devriez leur mettre un bon exemple aux yeux, ID. Tart. i, *. || Fig. Mettre aux mains, rendre possesseur. Des aïeux de Décie on vante la mémoire ; Et ce nom, précieux encore à vos Romains, Au bout de six cents ans lui met l'empire aux mains, corn. Poly. IV, 3. Il 2° Terme de marine. Mettre à la mer, lancer un navire à l'eau. || Mettre à la bande, faire incliner un navire sur un de ses côtés, pour visiter, nettoyer, réparer l'aulrecôlé de sa carène. Après avoir fait à Caillery ce que j'y devais faire, j'ai mis à la bande pour nettoyer nos vaisseaux, Li tire de du Quesne, 1680, dans jal. || Meltro en chantier, mettre sur les chantiers oii devra être construit un navire, la quille de ce navire; c'est commencer la construction d'un bâtiment. || Metlre les voiles en ciseaux dans un bâtiment latin ou dans une embaication, border l'une à bibord, l'autre à tribord, si bien que, le vent venant de l'arriére, toutes deux fonctionnent également bien et sans se nuire. Il Mettre sur le nez, charger un navire de l'avant, et, par cette surcharge, changer sa ligne de flottaison; et faire enfoncer sa proue dan» l'eau plus qu'il ne convient, jal. || Mettre sur cul un navire, charger le navire do telle sorle que sa poupe s'enfonce dans l'eau plus qu'il ne convient. |j Metlre tout dehors, ou toutes voiles dehors, meitre au vent tout ce qu'un navire peut porter île voiles pour accélérer sa marche. || Mettre la barre à bord, pousser la barre du gouvernail contre le liord du navire pour forcer le bâtiment de tourner vivement sa proue du côté opposé à celui oîi la barre est mise. || Mettie l'ancre à poste, mettre l'ancre levée au po.sto qu'elle doit occuper. || Mettre un navire à la côte, l'échouer. Il Fig. Mettre à la côte, se dit des personnes et des choses qu'on mot de côlé, hors de service || 3° Par extension, mêler quelque chose i une autre ohosa. Meure de l'eau dans du vin. Metlre quelque» gouttes de laudanum dans une potion, lleltrcdu sol dan» un ragoilt. Il Fig. Mettre de leau dans son vin, céder, b.ii»<er le ton. ||4° Reconduire jus(|u'à un ceitnin endroit. De Pompée en ces lieux savez-vous ce qu'on dit? L'avez-vou» mis fort loin au delà de la porteT — (Jomme a.ssez près des murs il avait .son ejcorte. Je me suis dispeimé de le mettre plus loin, corn. Sert. IV, ». Il 6" Mettre dehors, congédier, renvoyer, en parlant d'un domestique, d'un employé, etc. Il suffit que j'aime co garçon, Monsieur le met dehors, Marivaux, l'ayt. parv. «• part. || 6" l'Iacer dan» un certain rapport île position. On m'a mis l'i côté de lui à t;ible. Mettre un fardeau i terre. Mettre un écian devant le fou. Mettez voslivre»avec les mien». Martine : J'ai quatre pauvres petits enfants sur les bras. — Sganarella : Mets-les à terre, mol. Médecin

malgréhUjiyt. Il fallait entre vous metlre un plus grand espace. Et que le ciel vous mît, pour finir vos ili-cords, L'un jiarmi les vivants, l'autre parmi les morts, HAC. Tlub. v, 2. ji 7° Fig. Il se dit des choses abstraites, intellectuelles, morales que l'on met comme ou ferait de choses matérielles. Cette seuls faveur est tout ce que je veux, F.t c'est là que j'ai mis le comble de mes vœux, mairet. Mort d'Axdrub. u, ) . L'espoir de son salut en lui seul était mis, coRv. f'omp. 1,1. Madame, vous voyezavecquelssentimenls Je mets ce grand obstacle à vos contentements, lo. Penh. I, 3. Et qui peut attendre si tard X répondre aux grâces divines. Met son salut en grand hasard, ID. Imit. 1, 23. Je renvoie Hermione, et je mets sur son front Au lieu de ma couronne un éternel affront, RAC. .-iJidr. m, 7. Elle n'ignore ni votre naissance, ni vos aventures, ni ce que les dieux ont mis en vous, Ff.N. Tél. XXII. Ceux qui n'ont |ias su mettre quelques jours sérieux dans toute leur course, quelque intervalle entre la vie et la mort, mass. Carême, ilôt, de conv. La tyrannie d'un prince ne met pas un Etat plus près de sa ruine que l'indifTérence pour le bien commun n'y met une république, monti-sq. )lom. i. Vous avez mis la mort dans ce cœur outragé, volt. Àdél. du Guescl. m, 3. Je mettrais mon devoir dans l'infidélité I m. 3'ancr. i,«. Faudrat-il que sa fille Mette à son tour le deuil, le trouble en sa famille? nucis, Abiifar, i, l. || Mettre à quelqu'un quelque chose dans la tête, lui faire prendre quelque résolution, lui suggérer quelque désir. 11 lui a mis dans la tête de se retirer à la campagne. Il On dit dans le même sens : mettre dans le sein. Veillé-je? puls-je croire un semblable dessein? Quel dieu, seigneur, quel dieu l'a mis dans votre sein? RAC. Phéd. ii, 2. || Se mettre quelque chose dans la tête, s'en souvenir, en prendre la résolution. Adieu, monsieur, mettez-vous en tête que vous n'aurez jamais ma tille, hauterociie, Crisp. médec.

I, 3. Mettez-vous un peu tout cela dans la tête, c'est par là d'ordinaire qu'on en vient à l'exécution, sÉv. 5 avril t680. Il II se dit des personnes qui sont dans quelque condition abstraite, morale, comme on serait dans une condition matérielle. Vous l'avez mis dans son tort, dans l'embarras. Mettre quelqu'un à la tête d'une entreprise. |{ Mettre quelqu'un dans les intérêts de, lui inspirer de la bonne volonté pour. Vous m'avez si bien mise dans les intérêts de M. de I.cvi, que je suis fâchée du dégoût qu'on lui donne, MAiNTENON, Lctl. à Mme de Caylits, 2 sept. (7(6. Il Mettre la paix, voy. paix. || Mettre aux pieds, voy. piEn. Il 8° Ajouter i quel(|ue objet une partio qui y manque. Metlre un manche à un balai. Mettre le comble à un bâtiment. Meitre un fer à un cheval. Il Meitre le» chevaux à la voiture, atteler. Et à toi, de meitre les chevaux au carrosse sans ma permission, iiAUTEhociiE, le Coch. B. || Absolument. Los chevaux sont mis, la voiture est attelée. ....Elle sait même aussi que vos chevaux sont mis, DE BiÈvRE, Séducteur, u, 3. || 9° Mettre dans une certaine disposition physique, avec un nom de chose pour sujet. La jiauvre femme [Mme de la Fayette' était très-malade d'une colique cruelle, qui l'a mise dans une grande faiblesse, sÉv. 28 déc. (689. Il 10° Mettre, en parlant des personnes, envoyer, conduire en un lieu, y faire entrer, y établir. On me mit dans une belle chambre. Mettre un enfant au collège, dans un collège. 11 a mis son fils chez le notaire. J'ai vu votre sœur à la campagne; on est fort content d'elle, où je l'ai mise, MARiVAi'x, Marianne, 3* part. || Par extension, mettre un enfant en nourrice, en apprentissage, en métier. || Mettre une personne auprès de quelqu'un, la loi donner pour compagnon ou compagne, pour maître ou maltresse, pour domestique Je veux mettre auprès de vous Frontin, le laquais do mon cousin, LesAOE, Turcar. u, s. Je vous al mise auprès d'elle, non-seulement pour cultiver son cœur rt son esprit et lui donner des talents agréables, mais surtout pour me dira la vérité, oknlis, Tliifdt. d'édue. l'Knfant (]dlé,\, t.\\Fi(^. Mettre un prince sur lo trône, l'y étalilir. Et le» deslins l'ont mis Au trôna de CresphontB, au trône de mon fil», volt. Ménipe,

II, «. Il Mettre quelqu'un dans un poste, lui conférer un emploi. || Mettre dan», établir dans. .Mme de la Fayette doit être parfaitement contento d'avoir mi» son fils dans une si grande et honorable alliance, KÉV. 28 déc. (OSB. Il Meitre dans le monde, mettre au monde, voy. monmk. || Metlre au jour, voy. ;oUR, n* 4. || 11" En parlant de co qui sert à l'habillement, à la parure, revêtir. Mettre sa chemise, son habit, son chapeau, elc. Vous m'avez envoyé des bas de soie si étroits, que J'ai eu toutes les Dflinss du monde k les mettre, mol. Bourg, gent.

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11, 8. Mme de Uvanlin fait présent à Mme de Bury dune rolie noire, d'une jupe, d'un mouchoir de poinl avec le» manchettes, tout cola prêt a mettre, B«v. )7janv. 1680. Il II signifie quelquefois porter hahituellement. Il ne met plus que des bottes. || Mettre UD habit à quelqu'un, l'en revêtir. Mettez cet habit à Monsieur de la mani^re que vous faites aux personnes de qualité, MOL. Bourg, gent. ii, 8. || Mettre sur soi tout ce qu'on gagne, le dépenser en parures. C'est que je joue; et, comme je suis fort heureux, je mets sur moi tout l'argent que je gagne, HOU.' l'Avare, l, &. |; Mettre en chemise, et, anciennement, mettre en pourpoint, réduire à la misère. Le roi François ne faillit point Quand il prédit que eeui de Guise Mettraient ses entants en pourpoint Et tous ses sujets en chemise, Épigr. contre les Ouise, dans la Satire Uénippée. || Mettre en blanc, dévaliser. || On dit du porc, qu'il atout mis, quand toutes ses dents sont venues, jj 12" En parlant des choses qui se mangent, les accommoder, les apprêter d'une certaine façon. Mettre une carpe au bleu, en matelote. Mettre un lièvre en pâté, des fruits en compote. Et le turbot fut mis à la sauce piquante, beronovx, Gastron. || 13' Placer, employerd'une certaine manière, en parlant d'argent. Mettre son argent i la caisse d'épargne, dans une manufacture, à fonds perdu. Non, mon petit ami, croyez-moi, n'allez point mettre là de l'argent; je vous fais faire d'ailleurs tant de dépenses inutiles, dancoubt, la Femme d'intrigues, V, 5. Il Mettre de l'argent à la grosse aventure, voy. AVENTDRE, n" 3. Il Mettre à intérêt, placer de l'argent de manière qu'il produise intérêt. Si vous êtes heureux au jeu, vous devriez en profiter, et mettre à honnête intérêt l'argent que vous gagnez, BOL. l'Àtare, l, 6, || Mettre au jeu, déposer son enjeu. Il Mettre à la loterie, prendre un billet de loterie. On faisait de temps en temps de petites loteries de bijoux ; le chevalier de Grammont y mettait toujours, HAMiLT. Cramm. iv. || 14° Il se dit de ce (|u'on écrit sur le papier, dans un livre. 11 a mis celte remarque à la marge. Tite-Live a mis dans son histoire qu'on ne sait comment Homulus disparut. Vous savez que, le père du cardinal Mazarin étant mort à Rome, on mit dans la gazcltc de Rome : Nous apprenons do Paris que le seigneur Pierre Mazarin, père du cardinal, est mort ici, volt. LeU. d'Alembert, isjanv. 1 763. || Mettre quebju'un dans un livre, dans un journal, parler de quelqu'un dans un livre, dans un journal. Quiconque se pend à Londres, ou se noie, ou se tire un coup de pistolet, est mis dans la gazette, volt. Polit, et Icgisl. comm. Espr. des luis, climat. || Mettre dans une lettre, dans un écrit, exprimer dans une lettre, dans un écrit. Il a mis dans sa lettre beaucoup de compliments pour vous. Mettez dans votre lettre à M. le Prince que vous auriez pu lui faire parler par M. le cardinal de Noailles, maintenon, teMre dilmede /a riefville,3i déc. I706.i! Absolument. Voilà pourquoi ilamis qu'il m'aofl'ensée,MARivAUX,ffartanne, 4' p. Il Mettre au bas, quand il s'agit d'une lettre, terminer une lettre par une formule de politesse qui doit varier selon le rang des personnes à qui l'on écrit. L'Académie, qui voulait répondre en corps, afin que la lettre eût plus d'effet en faveur delà veuve, se trouva en peine comment elle mettrait au bas, PELLiSSON, Hitt. de l'Acad. iv. || Mettre quelqu'un sur une liste, l'inscrire dans une liste. Que, si elle m'avait nommé, il m'aurait mis volontien sur la liste qu'il avait présentée au roi, uau- MONTEL, Mém. y. || Mettre un événement à une date, dans telle année, le rapporter à cette date, à telle année. Valère Maxime met l'époque du luxe à abrogation de cette loi [la loi oppienne, contre e luxe], MONTESQ. Esp. vil, U. Il Mettre en écrit ou par écrit, rédiger, écrire. Une autre fois je mettrai mes raisonnements par écrit pour disputer avec vous, hol. D. Juan, i, 2.|| Mettre en, traduire. Je vous envoie une lettre que j'ai mise en français, Boss. Lett. t&4. Il Familièrement. Mettre en français, corriger le» fautes d'une rédaction incorrecte. Sa pétition était très-mal rédigée; je l'ai mise en français. || Mettre en ver», écrire en vers quelque choee qui est écrit en prose. Je tra\aille à mettre en madrigaux toute l'histoire romaine, mol. l'réc. • 0. Villers, comédien de l'hôtel de Bourgogne, mit le Festin de Pierre en ver», et 11 eut quelque »uccè« il ce théâtre, vdlt. Yte de Molière. || Mettre tn dialogue, rédiirer sous forme de dialogue. VhakespMtfe a pris toutes ses tragédies de l'histoire ou de» loman», et il n'a fait nue mettre en dialogues le roman deClaudius, de GertruJe eld'Hamlct, écrit tout entier par Saxon le grammairien, à qui 8'oire lott readue, volt. Mil. liu Théâtre angl.

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Il 15* Il »8 dit de certaines peines qu'on inflige. Mettre un homme en prison, au pilori, aux fers. Il fut mis à l'amende. Mettre un enfant en pénitence. Il Mettre au ban de l'Empire, voy. ban, n° b. Il Mettre à mort, l'aire périr soit à la suite d'un jugement, soit par la volonté d'un homme puissant. Néron fit mettre à mort sa mère. Avec une fausse conscience que ne lirent pas les Juifs? ils crucifièrent le saint des saints, ils mirent à mort Jésus-Christ, bourdal. Sur la fausse consc. t" avent, p. <66. || 16°rig. Kmployer, manifester, en parlant de qualités morales, intellectuelles. Mettre de la passion, de la colère dans une action. Mettre de l'âme, de l'expression dans son chant. Mettre du mystère dans sa conduite. Mettez votre gloire dans la simplicité, fén. Tél. xxiv. Charles, après cinq années et quelques mois de séjour en Turquie, en partit sur la fin d'octobre en <7I4; on sait qu'il mit dans son voyage la même singularité qui caractérisait toutes ses actions, volt. Russie, ii, B. Ce n'est pas assez que vous sachiez mettre de la vérité dans vos raisonnements, il faut encore que vous sachiez metire de la sagesse dans vos actions, DiDER. Opin. des anc. philos, (épicurisme). \\ 17" Fig. Sacrifier. Ce que chez vous nous voyons estimer N'est pas un roi qui ne sait point aimer, C'est un mortel qui sait mettre sa vie Pour son ami.... la FONT. Fabl. XII, <B. Ils ont mis leur repos, leur santé, pour avoir ces riches.ses, la bruy. vi.|| Mettre le tout pour le tout, risijuer toute cho.se. || Mettre du sien, faire quelque sacrifice d'argent. Los gens de delà l'eau, et ceux en deçà se cotisent et mettent chacun du leur, la bhuy. xii. Peut-être croyezvous que je fais mes affaires; La vérité pourtant est que j'y mets du mien, coi.lin d'harleville, Vieux célib. n, 3. || Par extension. Mettre du sien . prendre de la peine, employer son travail à quelque chose. Ceux qui savent ce que c'est que de dcchiflrerces anciens textes ne diront pas que M. Leibnitz n'a mis du sien dans le Codex diplomaticus que sa belle préface, fonten. Leibnitl. || Fig. Mettre du sien, faire des concessions. Si l'on veut s'entendre, il faut que chacun mette du sien. || Fig. Mettre du sien, signifie aussi ajouter à une histoire, l'enjoliver, l'exagérer. Tout cela n'est pas fort exact; il a mis beaucoup du sien. || 18° Mettre du temps, employer un certain temps. Il a mis deux heures i faire cette copie. Virgile commença aussitôt son Enéide, il y mit onze ou douze ans, rollin, Uist. anc. liv. xxv, i, 2, § 2. La flotte d'Alexandre mit sept mois pour aller de Fatale à Suse, montesq. Esp. XXI, 9. Je mis à ce voyage une quinzaine de jours, que je peux compter parmi les heureux de ma vie, J. j. bOuss. Conf. iv. || Populairement. Ne mettre guère, n'être pas longtemps. On dit : allezvous-ea chez un tel, et ne mettez guère, pour dire : ne soyez pas longtemps, ou ne demeurez guère; à la vérité, cette façon de parler est française, mais si basse que je n'en voudrais pas user, vaugelas. Rem. t. n, p. 754, dans pougens. Il 19° Mettre, construit avec un substantif sans article. Mettre fin, terminer. Mettre obstacle, s'opposer. Mettre remède, remédier. Si dans son composé quelqu'un trouve à redire. Il peut le déclarer sans peur. Je mettrai remède à la chose, la font. Fabl. i, 7. Il Metire ordre, voy. ohdre. jj 20° Mettre, construit avec la préposition à. Mettre une ville à contribution. Mettre un homme à terre. Mettre à fin une entreprise. Il Mettre à bas, abaisser, humilier. J'ai de quoi mettre à bas votre orgueil et détruire vos artifices, mol. G.Dand. m, 8. || Mettre à bout, épuiser la patience, pousser à toute extrémité. Ah! juste ciel I cela se peut-il demander? El n'est-ce pas pour mettre à bout une âme? mol. Àmph. il, 6. Il Mettre à mal, vaincre, l'aire céder. Mettre une femme à mal, la séduire. || Mettre à feu et à sang, tuer et brâler. On mita feu et à sang tout ce qui se rencontra dans les villes ou dans la campagne, sans aucune distinction d'âge ou de sexe, flécii. Hist. de Théodote, i, 32. h Mettre à tous les jours, voy. JOUE, n* 4. Il Metire à, mettre en train de. Nos coiiversalious sont infinies [avec M. de Guitaul] : il aime à causer, et, quand on me met i causer, je ne fais pas tro'p mal aussi, sév. 2I août (ii77. || Nommer à. Il (rarchevèque de Paris] a emporté contre les commissaires qui avaient la conscience plus délicate que lui, que le roi peut mettre des iibbesses à plusieurs couvents de filles, sEv. t. x, p. 66U, édil. KiiGNiER. Il [Colbert] n'attacha point de traitement aux places de votre Académie, de peur, disent les mémoires du temps, que les courtisans n'y voulus-

Isent mettre leurs valets; hélasl ils font bien pis. ils s'ï mettent eux-mêmes, p. l. cour. Lettre à ilM. de

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l'Académie. |{ En parlant d'une personne, employer à. C'est une fille de ma mère nourrice que j'ai mise à la chambre, et elle est toute neuve encore, mol. Comtesse, 4. {| Mettre un homme à, l'amener à, le mettre en position de. Le plus court moyen est de mettre les gens à voir clairement leurs intérêts à vous faire du bien, la bruy. vi. || Employer à, en parlant d'une chose. Mais l'amilié demande un peu plus de mystère, Et c'est assurément en profaner le nom Que de vouloir le mettre à toute occasion, mol. Mis. I, ï. Vous ne voulez donc pas qu'on dise vapeurs? mais que ferons-nous, si vous ôtez ce mol? car on le met à tout, sÉv. 22 avr. (680. Inconstance qui ne met la raison à rien, mass. Carême, Inconst. Il Mettre au hasard, exposer, risquer. Un prince qui met sa cause au hasard de la guerre, n'ignore pas qu'il court des risques; mais il en est moins frappé que des avantages qu'il se promet, J. J. Rouss. Paix perpêt. || Mettre au fait, mettre à la raison, voy. fait, raison. || Mettre à prix, évaluer. Il Ajouter. Moquez-vous des nouvelles de la place des Prêcheurs [place d'Aix] ; l'enlèvement de la princesse d'Orange et la prise de son mari sont à faire rire ; mettons-y le siège de Bois - le -Duc, qui n'était qu'une plaisanterie, sRv. 3( janv. <689. Nous perfectionnons, nous adoucissons, nous cachons ce que la nature a mis dans nous, mais nous n'y mettons rien, volt. Dict. phil. Caractère. \\ Je n'y prends, ni n'y mets, c'est-à-dire la chose dont il s'agit m'est indifférente; ou bien, je ne retranche ni n'ajoute rien à l'histoire que je raconte, mais je n'en garantis pas la vérité. Voilà ce qu'il vous demande ; vous voyez bien que je n'y prends ni n'y mets, sév. iDjuill. (677. Il Qui plus y mit, plus y perdit, se dit de gens qui se sont querellés et que l'on arrange. Comme il était homme d'esprit et avait grand crédit parmi ses paroissiens, il n'eut pas grande peine à pacifier le différend, et qui plus y mit, plus y perdit, SCARH. Rom. com. 11, 7. || Réduire à. Mettre un homme à la besace. Mettre aux abois. Mettre un employé à la retraite, nn militaire à la demi-solde. Il II se dit des choses dans le même sens. Metire un étang à soc. Mettre une marchandise au rabais. Mettre une appellation au néant. || Mettre à l'eau, prescrire de ne boire que de l'eau. Mettre au régime, faire observer un régime exact. Je suis toujours malade.... on m'a mis au lait de chèvre, volt. Lelt. Audra, 26 mars <77ii. || Mettre quelqu'un au pis, au pis faire, à pis faire, le défier de faire tout le mal qu'il a le pouvoir ou l'intention de faire. Au moins, dites-leur bien que je ne les crains guère; Ils me feront plaisir : je les mets à pis faire, bac. Plaid. Il, 3. Il Mettre quelqu'un à pis faire, le défier de faire plus mal qu'il n'a déjà fait. Je mets à faire pis, en l'étal où nous sommes. Le sort, et les démons, et Icsdieiix, et les hommes, corn. Ilor. u, S. || Metire une chose, avec la préposition d suivie d'un verbe à

l'infinitif, signifie la faire consister à, en Le siècle

oîi nous sommes A bien dissimuler met la vertu des hommes, corn. Veuve, m, 3. Où les meilleurs soldats et les chefs les plus braves Mettaient toute leur gloire à devenir esclaves, m. Cinna, i, 3. Jésus- Christ a mis l'honneur à souffrir, pasc. Pror. xiv. On ne met pas seulement le courage à mépriser la mort, FÉN. Tél. v. Qu'on mette l'honneur à fuir les délices, ID. ib. iiv. Admirateur zélé de ces maîtres fameux. Je mets toute ma gloire à marcher après eux, L. bac. la Grâce, n. \\ 21° Meure avec, mettre au même rang. Vous ai-je dit que le roi a ôté la communion de la cérémonie [réception des chevaliers] ? je mets quasi la beauté de cette action avec celle d'empêcher les duels, sF.v. 5 janv. (689. Il 22° Mettre dans, faire participera, faire part de. U [Coulanges] vous a mis dans la folie de la f;i<terdan [nom d'une dame imaginaire], sev. ^b nov. (684. Le titre de nouveau venu dans la province le rend fort considérable [Charles de Sévigné], cl le met dans toutes les affaires, m. 27 sept. ic7». Il Mettre dans les discours, les propos, impliquer dans des bavanlages. Si pour les sots discours où l'on peut être mis. Il fallait renoncer à ses meilleurs amis, MOL. Tart. 1, (. Et, pour ne vous point metire aussi dans le propos, 10. Fem. sav. iv. 3 Il 23° Mettre, avec la préposition de, faire participera, faire entrer dans. Que fera-t-il [le jeune marquis de Grignan] d'un carnaval à Paris et à Versailles, où l'on voudra le mettre de tout? sÉv, 2-j j.anv. (690. Elle la mit de tous les soupers qu'elle donnait au roi, hamilt. 6'romin. 6. Il me mit de sa partie de chasse, LS sagk. Diable boit. ch. (3, dans l'ouOKNS. L'estime du roi s'accrut de jour en jour pour Zadig; il le mettait de tous ses plaisirs, volt. Zadig, 4. Oserai-je encore vous parler du petit 1»

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Harpe, qui a beaucoup d'esprit et beaucoup de goût?... si vous le mettiez de l'Académie, il pTiurrait vous devoir sa fortune, volt. Lett. Richelie^t, 6 avr. I77'J. Il Ajouter à. Certaines prières nouvelles que nous mettions da notre prière du soir, SÉv. juillet (690. Il Mettre de côté, voy. côté, n° U. li 24" Mettre en, au sens physique, changer la disposition, la forme, l'état d'une chose. Mettre une chose en poussière. Mettre une vigne en espalier. Mettre une chambre en couleur. Le feu était trop ardent, on a mis cette viande en charbon. Mettre une armée en bataille, un régiment en ligne. Mme de la Fayette.... a mis sa petite chambre en cabinet, SÉV. 27 nov. 1089. || Mettre en feu, mettre en cendre, brûler. Brûlez le capitole et mettez Rome en cendre, 5ac. Mithr. m, 1. 1| Mettre en pièces, en quartiers, déchirer. L'attaquer, lemettreen quartiers. Sire loup l'eût fait volontiers, L\ font. Fabl. i, B. Il Mettre en main, voy. main, n" 25. || Mettre en musique, voy. MUSIQUE. Il Mettre en, employer d'une certaine manière. Meltreson argent en fonds de terre, en rentes, en viager. Mettre une terre en blé, en seigle, en orge, l'ensemencer en blé, en seigle, en orge. Il a mis vingt arpents en vigne, en bois. 11 a mis tout le bord de son ruisseau en osier. ||Fig. Mettre en faveur. Cette action l'a mis en honneur. Mettre sa conscience en repos. ||Fig. Mettre en délibération, voy. DÉLIBÉRATION. Il Mettre tn arrière, déposer, renoncer à. De grâce, parle, et mets ces mines en arrière, mol. Mélic. I, 3. || Mettre en plein jour, manifester clairement. C'est mon faible, il est vrai ; mais, si j'ai de l'amour. J'ai ducœur, et pourrais le mettre en son plein jour, corn. Suréna, iv, 3. Il Fig. Mettre en, en parlant d'un sentiment, d'une passion, la susciter chez quelqu'un. Mettre quelqu'un en colère, en fureur. Piqué d'un faux dédain , j'avais pris fantaisie De mettre Célidée en quelque jalousie, cohn. la Gai. du pal. v, 6. Grâces aux immortels, l'effort de mon courage Et ma grandeur future ont mis Rome en ombrage, id. Nie. n, 3. C'est que cette action le met en jalousie, mol. Éc. des femmes, u, 3. Ménagez votre santé, sur laquelle on me met en quelque inquiétude, fén. Lelt. spirit. cx.tiu, édit. S. Sulp. 1125° Mettre pour, regarder comme, p endre pour. Si vous ne mettez la volonté de Dieu pour toute règle et pour tout ordre, vous tomberez dans de grands inconvénients, sÉv. 4 août (680. Il 26° Mettre sur, faire parler. Je l'ai mis sur ce mariage, mol. Scapin, ii, 8. Je l'ai mis iurle discours de la sœur Grifline, Boss. Lett. abb. <64. En le mettant surl'amour et la galanterie, ha- MiLT. Gramm. 4. || Mettre sur soi, prendre la responsabilité de. Étant persuadée que c'est son absence qui me fait passer l'hiver aux Rochers au lieu de Rennes, elle [Mme de Cbaulnes] met sur elle tout ce qui pourrait m'y arriver, st.v. 6 nov. <6ho. Il 87° Mettre bas, déposer à terre. Le chien mit bas la proie Pour la défendre mieux, n'en étant plus chargé, la pont. Fabl. vm, 7. || Fig. Mettre bas, renoncer à, écarter. Qui? moi, monsieur? — Oui, TOUS, mettons bas toute feinte, mol. Êc. des maris, 11, 3. Allons donc, messieurs, mettez bas toute rancune, et faisons ici votre accommodement, id. Am. m^d. m, t. Il Mettre habit bas, ôter son habit. Je voulus voir sa contusion; mais, comme elle est, no vous déplaise, à la cuisse gauche, je ne trouvai pas i propos de lui faire mettre chausses bas, sKv. 402. Il Mettre ses habits bas, se déshabiller. || Mettre bas son chapeau, ou mettre chapeau bas, ôter son chapeau. Il Mettre bas, faire ses petits, en parlant des animaux. {| Terme de vénerie. Le cerf a mis sa tête bas, a perdu son bois. || Terme de marine. Mettre pavillon bas, alpaisser son pavillon, pour annoncer qu'on se rend. |{ Fig. Mettre pavillon bas, céder, capituler. || 28° Mettre, se construit quelquefois avec l'infinitif d'un autre verbe, sans que cet infinitif soit précédé d'aucune préposition. Mettre sécher du linge. Mettre chauffer de l'eau, etc. || 29* Mettre bien ensemble deux per- «oniies, les réconcilier. Les mettre mal, les brouiller. || Mettre quelqu'un hors de soi, l'impatienter, le courroucer outre mesure. || Mettre horsd'haleinc, essouffler. La course et l'émotion l'ont mis hors d'haleine, i. j. hoiss.Lét. d'Éphr. ch. 4. || SO'Tcrine de manège. Faire passer un cheval à un nouvel exercice. Ce cheval est propre à mettre aux airs relevés, aux courbettes. || Mettre un cheval dedans, dans la main, dans les talons, le faire obéir k la main, aux talons du cavalier. \i Mettre les deux bouts en dedans, mettre en regard la léto et la croupe. Il Mettre bien ensemble, mettre son cheval sur les hanches. Il Mettre un cheval sous le boulon, raccourcir les rênes par le moyen du bouton de la

bride que l'on fait descendre jusque sur les criiis. I Mettre la croupe au mur, faire suivre au cheval par des pas de côté la longueur des murs du manège, la croupe étant près de la muraille. || 31° Terme (l'horticulture. Mettre un arbre à fruit, opération qui consiste à faire, par une taille appropriée, qu'un arbre produise plus tôt et plus abondamment que d'habitude. Il 32° Terme de métallurgie. .Mettre en feu, commencer à allumer le fourneau. |i Mettre hors, arrêter, vider le fourneau. H 33° Termede construction. Mettre des pièces de bois en chantier, tracer sur ces pièces, d'après une épure, les ligries qui indiquent la manière dont on doit les tailler. || Mettre un travail en chantier, le commencer. || Mettre dedans, assembler les pièces après que la taille a été faite, jj Mettre sur son raide ou sur son fort, mettre le bombement d'une pièce en contre-haut par-dessus. || 34° Mettre en cire, se dit du metteur en œuvre qui pose sur un bloc de cire toutes les pièces d'un ouvrage, dans le sens où elles doivent être montées, afin de les souder. ||35° Mettre, pris absolument et sans complément direct. Mettre sur table, poser les plats sur la table. Oui, qu'on mette à l'instant sur table, s'il vous plaît, RÉGNARDjiJcmocriee, m, 7. || Mettre sans complément, avec ou sans l'adverbe dessus, se couvrir la tête. Dorante : Allons, mettez. — M. Jourdain : Monsieur, je sais le respect que je vous dois. — Dorante : Mon Dieu! mettez; point de cérémonie entre nous, MOL. Bourg, gent. in, 4. Mettons donc sans façon, in. Ée. des femmes, m, 4. Mettez donc dessus, s'il vous plaît, id. ifar. forcé, 2. || Mettre sur quelqu'un, enchérir sur lui, dans un encan. Faisons un accord : je ne mettrai pas sur vous, ni vous sur moi. Il Mettre pour admettre. Mettons que le fait soit vrai. Il 36° Terme de marine. Mettre à la mer ou en la mer, quitter le port ou la raile, et gagner la haute mer. || Mettre à la voile ou sous voiles, offrir au vent une ou plusieurs voiles pour qu'il entraîne le navire, jusque-là immobile. || Mettre à culer, orienter ses voiles de telle sorte que le navire cule au lieu d'aller de l'avant. || Mettre en travers, présenter l'un des côtés du navire au vent, qui le frappera perpendiculairement. || Mettre à l'autre bord, virer de bord. || Mettre à sec, s^^r er toutes ses voiles. Il Mettre à la cape, prendra la position de la cape. Il 37° Se mettre, i;. rc'/Z. Occuper un certain lieu, avec un nom de personne pour sujet. Se mettre dans une baignoire. Se mettre au-dessus de quelqu'un. Approchons cette table, et vous mettez dessous, MOL. Tart, iv, 4. L'homme ne sait à quel rang se mettre; 11 est visiblement égaré, et tombé de son vrai lieu sans le pouvoir retrouver, pasc. Pensées, t. I, p. 297, éd. laiiure. La même inclination qui fait qu'on veut avoir la place la plus honorable dans une cérémonie, fait qu'un philosophe dans un système se met au centre du monde, s'il peut, FONTEN. Mondes, i" soir. || Fig. Vous vous mettez fort mal au chemin de régner, corn. Nicom. m, ). Le monde se met de temps en temps dans des situations qui changent le commerce, montesq. £ip. XXI, 4. Il Mettez-vous là, c'est-à-dire assoyezvous, prenez place à table. Je veux un homme qui m'ait obligation de ma lille et à qui je puisse dire : mettez-vous là, mon gendre, et dînez avec moi, mol. Bourg, gent. m, l'i. ||So mettre dans le mauvais temps, faire quelque chose pomlant la mauvaise saison. Parlons du vôtre [voyage] : tîlchez de ne vous point mettre dans le mauvais temps, et faites provision de forces pour un si long trajet, SÉV. 26 sept. 1080. Il Fig. Ne savoir où se mettre, être embarrassé do sa contenance, ne savoir quelle contenance faire. Comme ce style n'est point naturel, tout le monde en fut surjiris, et l'on ne savait où se mettre, sÉv. 23 oct. la?.".. Ahi! ahi! jo ne sais plus où me mettre, MARivArx, Jeux de l'amour et de hasard, m, 6. jj Fig. Se mettre au-dessus, ne pas tenir compte. Se mettre au-dessus des préjugés, du qu'cn-dira-l-on. || Kig. Se mettre sur les rangs, se présenter, prétendre à. {| Terme de marine. -Se mettre sur un fond, être porté sur un haut fond. Se mettre au plein, se jeter volontairement en pleine mer pour éviter d'être pris par l'ennemi ou pour toute autre cause urgente. || 38° Se mettre, s'habiller. Quant à se mettre bien, je crois, sans me flatter. Qu'on serait mal venu de me le disputer, mol. àlix. m, (. Voilà ce que c'est que de se mettre en personne de qualité, m. Bourg, gent. ii, 9. Tu sais comme on se mettait alors, iiamilt. Gramm. 3. 11 était l'homme de la cour qui se mettait le mieux m. ib. «. Sa façon de %e mettre, quoique simple et moileste, avait un peu trop bonne grâce, mahivaux, Uarianne, V part. Le grand art des lions écrivains franvais est précisément celui des femmes de cette

nation qui se mettent mieux que les autres femmes de l'Europe, volt. Diel. pb.il. langues. Elles [les Parisiennes] se mettent si bien, ou du moins elles en ont tellement la réputation, qu'elles servent, en cela comme en tout, de modèle au reste de l'Kurope, j. 1. porss. Ilél. ii, 2l.||Se mettre mal, s'habiller sans goût. || Cela ne se sait point mettre [ces personnes ne savent pas s'habiller avec élégance!, locution des gens de cour, d'après de cail- LiÊREs, (090. 1139" Se mettre en, recevoir une certaine disposition corporelle. Se mettre en repos, en mouvement. Se mettre en course, en route. Se mettre en sueur, en eau. || Se mettre en prière, prier. Je me mis en prière, dernier recours des malheureux, mahmontel, Mém. i. || Se mettre en défense, s'apprêter i se défendre. Il ne se met point en défense pour ne point avouer qu'il se fût mis en danger, montesq. Bom. xi. || Fig. Se mettre en colère, prendre de la colère, se courroucer. Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté Ne se mette pas en colère, la font. Fabl. i, lo. Je me veux mettre en colère tout mon soûl quand il m'en prend envie, mol. Bourg, gent. ii, 6. || Se mettre en peine, s'inquiéter. Entre ceux qui n'en sont pas persuadés [de l'immortalité de l'àme], je fais une extrême différence de ceux qui travaillent de toutes leurs forces à s'en instruire, à ceux qui vivent sans s'en mettre en peine et sans y penser, pasc. Pens. t. i, p. :!98, éd. LAIIURE. 1| Se mettre en état de, se rendre capable de. Il s'est mis en état de passer son examen. || Se mettre en état que, avec le subjonctif. Comme nous ne connaissons si nous avons reçu dignement le corps du Sauveur, qu'en nous mettant en état qu'il paraisse qu'un Dieu nous nourrit, BOss. Sermons, Parole de Dieu, 3.||40° Fig. Se mettre à, désigne vaguement quelque situakion, quelque occupation. Ils se mirent l'un et l'aukre au service d'un riche fermier, genlis. Ad. et Théod. t. II, p. 45, dans POUGENS. || Se mettre à, s'exposer. Je me mets au hasard de me faire rouer, boil. Sat. vi. Il Se mettre à prix, s'évaluer. Avez-vous su connaître â quel prix je me mets? CORN. ^(Ji7o, 11,2. ||Se mettre à quelque chose, s'en occuper. || Se mettre à tout, se rendre utile en toute occasion, ne se refuser à rien. Il Se mettre au régime, se mettre au lait, au petit lait, commencer à user d'un régime, du lait, du petit lait. C'était alors la mode de l'eau pour tout remède ; je me mis à l'eau, et si peu discrètement, qu'elle faillit me guérir, non de mes maux, mais de la vie, J. J. Rouss. Con/«M. VI. Il Se mettre au fait, acquérir la connaissance, la pratique d'une chose. Il se mit bientôt au fait, et devint à la fin si habile.... p. l. COUR. Conseils à un colonel. || Se mettre à, suivi d'un infinitif, marque ordinairement le commencement d'une action. Tous mes sots à la fois, ravis de l'écouter. Détonnant de concert, se mettent à chanter, BOIL. Sat. ni. Les hommes sont faits pour être ridicules, et Ils le sont, cela n'est pas étonnant ; mais une déesse qui se met à l'être l'est bien davantage, PONTEN. Parménisque. 11 se mit ensuite à fuir, toujours accompagné do ses deux fidèles amis et d'un esclave appelé Philostrate, vertot, Bévol. rom. ix, 369. Il Absolument. S'y mettre, s'occuper d'une chose, avoir une intention opiniâtre. Je no vous écris pas souvent ; mais vous m'avouerez que, quand je m'y mets, ce n'est pas pour peu, sÉv. d M. de Moulceau, 25 oct. (fiSfl. Je suis, (|uand je m'y mets, plus têtu qu'une mule, begnard. Légat, ii, ((. Il 41° Se mettre dans, s'occuper d'une chose. Je vous conseille de vous mettre dans l'italien; c'est une nouveauté qui vous réjouira, sÉv. )8 sept. 1872. Il 42° Se mettre avant à quelque chose, en parler longuement. Il s'y met si avant que je crus que mes jours Devaient plus tôt finir que non pas son discours, rRgnieh, Sat. vm. || 43° Fig. Se mettre sur, prendre une certaine manière, et aussi commencer à parler de. || Sa mettre sur l'homme de qualité, faire l'homme do qualité, en prendre les airs. Je me veux mettre un peu sur l'homme d'importance, Kl jouir quelque temps de votre imiiatieiice, mol. Kélie. i, 3. || Se mettre sur son quant i soi, prendre des airs d'orgueil, de vanité. Il Se mettre sur la cérémonie, faire de» cérémonies. Et se mit aussitôt sur la cérémonie, ségnieb, Sat. vm. Il Se mettre sur, parler de. Ils «e mirent sur les perfections d'Hébert, sRv. 43. 11 s'est mis sur vos louanges d'un fort hou ton, maintenon, Lett. au V. de Noailles, t. v, p. 87, dans pougkns. Il 44° Se mettre bien auprès de quelqu'un, gagner sa bienveillance, son amitié. || On dit en sens mverse : se mettre mal avec quelqu'un. || 45" Populairement. Se mettre avec une feinme, vivre niarilalcmenl avec elle. || 46° Se mettre de, se joindre à.

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^associer à. Se mettre d'une société, d'un complot. Femme n'était qui ne s'en mit, la font. Cord. Resttil chpi moi du matin au soir plusieurs jour» de iulte, se metuit de mes promenades, j. J. kouss. Conffss. xn. || 47' Se meltre à fruit, se dit d'un arbre qui commence à porter des fruits sans le secours de l'art et à l'époque ordinaire. || 48° Se mettre, être mis, occuper un certain lieu, avec un nom de chose pour sujet. Le poteau se mit au bout de l'allée. || Fig. Se mettre sur le tapis, être discuté, exposé. Les dii ani expirés, matière plus profonde Se mit sur le tapis.... la font. Oie*. Il Être mis sur le corp«, comme vêtement. Ces sortes d'habit se mettent avec cérémonie , mol. le Bourg, ii , 8. Il Être accommodé, en parlant de mets. Ce gigot se mettra en daube. L'anguille se met au courtbouil Ion. Il Fig. Se mettre en usage, êlre employé. D'autres secrets se mettent en usage, la font. Comm. i'eipr. Il Fig. Se mettre, se dit des choses abstraites ou morales qui inlerviennenl. L'épouvante se mit partout, Boss. llisl. m, *. C'est une étrange faiblesse de l'esprit humain que jamais la mort ne lui soil présente, quoiqu'elle se mette en vue de tous côlés et en mille formes diverses, id. Sermons, Hort, préambule. Si la division se mettait entre eux, f4n. Tél. m. Il Fig. Se mettre à prix, êire évalué. Cela ne se met pas à prix. || 49° Se mettre, se dit de choses qui font invasion, irruption. Les maladies se mirent dans l'armée. La sueur s'est tellement mise sur les parties qui sont enflées, qu'il ne faut pas se jouer à la fiire rentrer, sév. ït janv. 167». Elle me conta qu'en Danemark il y avait un prince allemand qui s'enfonça une épingle danslecAté.... deux mois après, la gangrène s'y mil, II), it aoiit<880. Le feu s'est misa Villeroi: la moitié d'un corps de logis en est brûlée, id. b janv. (68h.

— REM. On dit souvent dans la conversation : Meltre les deux bouts, arriver à la fin de l'année, sans avoir dépensé plus que son revenu. Cette locution n'est pas exacte; il faut dire : joindre les deux bouu, ou mettre les deux bouts ensemble.

— SYN. HETTRK, POSER, PLACRR. Mettre est le terme le plus général. Poser, c'est mettre avec justesse dans le sens et de la manière dont les choses doivent être mises. Placer, c'est les mettre avec ordre dans le rang et le lieu qui leur conviennent. 11 y a de plus une dilTérence qu'il faut indiquer : c'est que mettre, venant de millere, a toujours conserva un sens de mouvement, «oit matériel : mettre une lettre à la poste, soit intellectuel : mettre en colère.

— HIST. x* s. E de cel péril que super els metreiet, Fragm. de Valent, p. 468. || xi* s. E se alquons [aucun] meist main en celui qui.... Lois de Guill. I. Se il est inplaidés e seit mis en forfait, t6. S. Home qui plaide en curt... e home li mette sus qu'il ait dit chose.... ib. S8. Metez le siège [obtidio] i [pendant] tute vostre vie, Ch. de Roi. xiv. Ouant le vit Guenes, mist la main & l'espée, ib. xxxiii. Français se dressent, si se mettent sur piez, ib. Lxxxviii. Terre major, ce dist, [il] metrat à honte, ih. cxv. Rolans a mis l'olifan [le cor] à sa bûche, ib. cxxxi. Hais lui meïsme [il] ne velt [veut] mettre en «bli, ib. clxxiii. Ami Rolans, Deus mete l'ame en flurs [paradis], ib. cciv. || xi.'s. Car par celui qui en la crois fu mis, Rone. 2*. La reregarde de la grant ost Chai Ion Sera par nous mise à destrucion, ib. 40. Beaux niés [beau neveu], fait Charles, mis m'avez en tristor, t6. t07. En mer se mettent, quand l'aube est esclarée, ib. H 8. Kt vit les bières, si se met & plorer, ti». tu. Se Dcu plaist et je vif, je vous métrai à mal, ib- 4 93. Nouvele amor où j'ai mis mon penser, Couci, ii. Car cuer et cors Ije] met en vostre maislrie, ib. Or le [mon cœur] doinstDiex à droit port ariver. Car il s'est mis on mer sans aviron, «6. x. Toute lor peine [ils] ont misa en moi trahir, tb. xiii. Et si {jcj me sui mis àsa volenté, Que nus travaus mon desirne refraigne, th. XIV. [Son beau visage] Par quoi mes cuers »e mist en l'acoinlance, tb. xvii. J'cUsse mis ma vie en vo [votrfcl merci, tb. xxiv. Il i ont mis du feu tout ra«« (ras] un tonel, Saxons, tx. La règne d'Alemagne [ilsj vous ont mis à charbon. Et Cologne de«tniite.... ib. xi». Plus [ils] ont paor de mort que do mettre (d'être mis] en prison, ib. xxii. Si metomes UD terme prochain, ne demeurt guère ib. XXXI. Deut voll [voulut] mètre Absalon à mal,cu'm il Tout deservid, Roit, p. «8.1. K le felun mot [je mets fc morte f dcsfacun, tb. sea. Les fiz as prophètes mislrenl \» prophète Helyseu à raisun [lui parlèrent]; tidistrenl.... tb.ïet. Li reis.qui muU le bol oe r»d mis en obli, Th. le mort. »t. Sur un char Itt um mètre l'arche Deu et covrir; Li buef en «naacel'renl, l'arcbe voleii chair ; Ci* i mist la

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main, qui la volt retenir. L'ire Deu l'abati, t"b. 75, Un fil en ai, dont encur sui plus fiere; La merci Dieu ! ne m'en met pas ariere [grâce à Dieu, je ne m'en estime pas moins], Raoul de C. 54. Il xm« s. En non Dieu, dist U papes, je vocl que l;i cilés soil destruite et que il soient tous mis à l'espée, Chr. de Rains, 4 1 9. Se il met en ordre la dignité des choses selonc lor nature, brun, latini.

Trésor, p. 347 Li temples Salemon fu mis à feu

tt à flame, ib. p. 6i. Amis, vo grant beautés, vo sens, vostre prouesse, M'ont si féru d'un dart d'amour qu'au cuer me blece; Se vous ne l'en jetez, n'est homs qui hors l'en mece, audf.froi lf. dast. Homanc. p. 13. Pour s'amour [les chevaliers] mettcront mainte lance en astelle, ib. ts. Lors se mit en chemin Argenté et sa maisnip, tb. î7. Prendre mari est chose à remenant; N'est pas marché, qu'on laist quant [on] se repent; Tenir l'esteut [il faut le tenir], soit lait ou avenant; Oui mal se met, si vit à douleur grant, tb. 73. Seigneur, je vous envolerai le frère ma feme, si le met on la main Dieu et en la vostre, pour ce que vos estes métis pour droit el pour justice, villeh. LI. Li marchis l'asseura et dist que il s'en metroit [s'en remottroit à] scur le duc de Venise et sur le conte Looys de Blois, m cxx. Lors mist li quens Baudoins de Flandres avant quanques il avoit et quanques il pot empruntier, ID. xxxvii. Et ne sai queles gens mislrent par mal le feu en la vile, ID. xoi. Pour Dieu, si i mete chascun de son avoir, id. XXXV. Et por ce qu'il savent certainement que nule gent n'ont si prant pooir far mer comme vous avés, vous prient il que vous voelliés mettre paine comment il puissent avoir navie, id. xn. En la serve [il] avoit mis cuer et cor et désir, Bcrte, lxiii. Mais foy et loiauté [elle] ot mis en nondialoir, ib. Lxv. Huit jours [ils] mistrent tous pleins à l'avoir aûiicr [rassembler], ib. xcvii. Les tables furent mises, [ils] s'assirent au souper, tb. m. Lors [elle] se met à genous, la terre va baisier, ib. xxxix. Kn la voie [il] la met, à Dieu l'a comandée, id. xlvi. A Bertain aaisier chascune met la main, tb. xlix. Tout soit le [la] coustume si cruels contre eles, comme il est dit dessus, ncporquant li rois ou cil qui tienent en baronie y poent mètre remède por cause de pitié, beaum. xxx, ton. Kt l'autre partie leva l'un des tesmoins et li mist sus qu'il estoit faus tesmoins, m. vi, 34. Et tout le remanant, qu'il mêlent en vente, selonc la droit pris que les cozes valent, id. xlix, 2. Et sor cbe se mistrent en droit [plaidèrent], id. lxiv, 3. S'il me pU'St, je puis emporter tout ce que g'i ai, anchois qu'il [avant qu'il] en porte riens ne qu'il y mete le pié, ID. XI, 39. NûZ dirons à qui le [la] saizine du testament aparlient, et liquel valent et liquel non, et comment on les pot et doit fere, et comment il poent estre mis à execussion, in. xii, 4. Ci commence le livre des assises et des bons usages dou roiame de Jherusalem, qui furent establis et mis en escrit par le duc Godefroi de Buillon, As. de Jér. i, 24. Ge n'en met hors pois ne prelas. Ne juge de quelconque guise. Soit séculier, ou soit d'église, la Rose, B692. Au gieu dont vous entremetrés. Perdes quanquc vous i métrés, tb. 7812. Li poissans juges pardurables Kn enfer avec les diables Lor en metra au col les las, tb. 6891. N'il no sunt pas seùr encores, S'il le garderont jusqu'à lores. Car tex [tel] i portoit mettre main, Oui tout emporteroit

demain, tb. B497 Quant [je] mis les noms as

choses, Que ci reprendre et bl.asmer oses... tb. 7144. Mes chose où pechié se meïsl.... tb. 69«5. Car ge metroie trop à dire Les fais Néron le cruel homme. Comment il mist les feus à P.omme Et fist les senators occire, tb. «244. Quant les Anglois virent le roy passer, il se desconfirent et mistrent dedens la cité de Saintes, joinv. 208. Les grans deniers que le roy mist i fermer [fortifier] JafTe, id. 275. 'I xiv s. Se nous veons deux tesies métro en un chajieron. Nous leur dirons que c'est pour faire traîson. Baud. de Seb. vu, 351. Celui qui en raporte plus que il n'avoit mis du sien, l'en dit que il guaigne, oresme. Kth. 449. || xv s. Samedi au matin, Philippe d'Artevelle ordonna que toutes gens se mesissent envers Dieu en dévotion, ot que messes fussent en plu.sieurs lieux chantées, fkoiss. II, II, 4 54. Certainement nous mettons trop à nous allier aux Anglois, si nous en pourra bien mal

fircndre, id. ii, ii, 486. Et leur coururent sus pour es occire; ces Anglois se mirent à défense, lo. i, i, 275. Le duc y entendit volontiers, et fit de rcchei semondre son ost, et mit ensemble grand foison de seigneurs el de gens d'armes, id. i, i, 4i5. il aussi tous ceux qui ont esté liannis ou mis ou ]u-

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gé$ hors loi, seront restitués, in. n, ii, !i4i. Et le

frère du seigneur de la Rivière mourut en prison, et luy mit on sur qu'il s'estoit tué d'un pot, phil. DR FENiN, 44 4 3. Et là bien peu s'arreste, puis baisse sa lance et met en l'arrest et poind vers son adversaire.... lecpiel aussi repoind vers \ay,Rnxiciq. 1, 40. Espoir m'a dit et par sa foy promis. Qu'il m'aidera, et que ne m'en soussie ; Mais tant y met qu'un an me semble dix, ch. ii'orl. Bal. 4 2. Et petit à petit lo meltoye en ce qu'il avoit à faire IJe lui expliquais ce qu'il allait avoir à faire], comm. IV, 7. Après ceste grant honte que fist le duc de liourgogne, il ne mist gueres à recevoir dommaige, m. iv, 4 3. Il desiroit graat gloire, qui estoil ce qui plus le metloit en ses guerres que nulle autre chose, id. v, 9. Mettez tout sur nous, direntelles, nous l'apaiserons bien, louis xi, Nouv. xivii Il xvi* s. Quelle excuse donc pouvons nous mettre en avant? lanoue, 50. X son arrivée, les ennemis se mirent en fuitte, amyot, PubJ. 35. L'arbre ([ui met [tarde] à cioistre a la plante as.seurée : Ccluy qui croist bien tost ne dure pas longtemps, bons. 219. Se mettre à [faire quelque chose], mont, i, 23. Se mettre à table, m. i, 3b. McUrc le feu à une mine, id. i, 26. Se mettre en peine de.... id. i, 42. Mettre en pièces [massacrer], m. i, '27. Nul moyen de refreschir son armée si les maladies s'y metloient, ID. I, S58. Mettez fol à parsoy, il pensera, COTGRAVE. Mets raison en toy, ou elle s'y mettra, ID. Des quemands et belistres qui , pour abuser le monde, meltent de la paille en leurs souliers, se salpoudrants les jambes pour mieux trembler le grelot, Sat. Mén. édit. de 4 824, p. 307.

— ÉTYM. Bressan, betre; wallon, mète; provenç. mètre; espagn. meter; poHxifl. métier; ital. met' 1ère; du lat. mitterc, proprement envoyer.

MEUBLANT, ANTE (meu-blan, blan-t'), adj. Qui est propre à meubler. Une étoffe bien meubliinte. II est dur de payer très-cher, comme excellents, De tout petits tableaux qui ne sont pas meublants, ÉM. AUGIEB, GabrieUe,l, O. ]| Terme de jurisprudence. Meubles meublants, ce qui sert à garnir, i orner une maison, une chambre, sans en faire partie. Les mots meubles meublants ne comprennent que les meubles destinés à l'usage el à l'ornement des appartements, Code ctuii.art. 534.

MEUBLE (meu-bl'), adj. \\ 1° Qui est aisé à remuer, usité seulement dans les deux locutions terre meuble et bien meuble. || Terre meuble, terre qui est douce et se divise bien d'elle-même, ou terre qu'on a préparée ainsi soit par des mélanges, ou labours, soit en cassant les mottes. Le laboureur, en ouvrant la terre à diverses reprises, ne la rend pas seulement plus meuble; il y introduit encore l'air et la chaleur nécessaires au développement des graines qu'il lui confiera, bonnet, Jliat. nat. mém. Œuvr. t. lit, p. 215, dans POUGENS. Il Terme de jurisprudence. Biens meubles, les choses qui peuvent so transporter d'un lieu dans un autre sans détérioration. Obliger tous SCS biens meubles et immeubles. Les biens sont meubles de plusieurs espèces, montesq. Esp. VI, 4. Les biens sont meubles par leur nature ou par la détermination de la loi. Code civil, art.. 527. Sont meubles par la détermination de la loi les olligations et actions qui ont pour objet des sommes exigibles ou des effets mobiliers, ib. 52». Dès que les grains sont coupés et les fruits ilét.iciiés, quoique non enlevés, ils sont meubles, ib. 5'io. Il 2' S. m. Tout ce qui sert à garnir, à orner une m.iison sans en faire partie. Acheter des meubles à un encan. Il a de beaux meubles. Le luxe des meubles. Ils [les vieillards] vantent les modes qui régnaient alors dans les habits, les meubles et les équipages, la bri:y. XI. Il faut des saisies de terre et des enlèvements de meubles .., id. tb. ||Se mettre dans ses meubles, acheter des meubles pour garnir la chambre, l'appartement qu'on veut occuper. || litre dans ses meubles, occuper un appartement qu'on a meublé. Oii demeures-tu, te dis-jo? es-tu dans les nicuhles? DANCOURT, la Parvtienne, se. 6. || Mettre une femme dans ses meubles, se dit d'un iiomme qui donne un logement à une maîtresse qu'il a en ville. Klupffel avait mis dans ses meubles une petite lillo qui na laissait pas d'être à tout le monde, parce (|u'il ne pouvait l'entretenir lui seul, i. j. rouss. Confess. viil. || Au singulier, dans un sens collectif, toute la garniture d'un appartement, d'une chanilire, d'un cabinet, etc. Un meuble de tapisserie. Broder un meuble. Un meuble en dam,is. Si vous n'avez pas sauvé tous vos beaux meubles, et surtout celui do votre cabinet, digne de Versailles, je serai bien afOigée, sftv. 2 nov. 4 089. Pendant qu'on dorera votre Mbinet, qu'on achèvera votre meuble,

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VOLT, Lett. en vers et en prose, 6». La duchesse de Luxembourg donna le tort à sa vieille amie, et fit présent d'un meuble complet à Mlle l'Espinasse dans le logement qu'elle prit, maemontel, ilcin. vu. 113° Par extension, meuble se dit de certains objets qu'on peut porter sur soi. Ce couteau à plusieurs lames est un meuble fort commode. Vos livres éternels ne me contentent pas ; Et, hors un vieux Plutarque à mettre mes labats, Vous devriez brûler tout ce meuble inutile, mol. Femmes sav. ii, 7. Il Fig. Antagoras.... vieil meuble de ruelles où il parle procJs et dit des nouvelles, la snuy. xi. Il lui dit [à un homme qui voulait une femme de la cour] qu'une fille élevée à la cour était un terrible meuble pour la campagne, iiamilt. Gramm. ». || 3' Fig. Ce qui sert intellectuellement ou moralement comme fait un meuble. La vertu sans l'argent n'est qu'un meuble inutile, BOii,.JÎpi(rcv. La raison n'est pas un meuble qu'on pose et qu'on reprenne à son gré ; et quiconque a pu vivre dix ans sans penser ne pensera desavie.j. j.ROuss. H^i.ir,«7. ||4°Fig. Petit meuble débouche, phrase qu'on a continuellement à la bouche (locution tombée en désuétude). Soleils, flambeaux, attraits, appas. Pleurs, désespoirs, tourments, trépas, Tout ce polit meublede boucbeDont un amoureux s' escarmouche. Je savais bien m'en escrimer, CORN. ilél. pocl. Il 6" Terme de jurisprudence. Le mobilier. En fait de meubles, la possession vaut titre, Code Nap. art. 227». Le mot meuble, employé seul dans les dispositions de la loi ou de l'homme, sans autre addition ni désignation, ne comprend pas l'argent comptant, les pierreries, les dettes actives, les livres, les médailles, les instruments des sciences, des arts et métiers. Code Nap. art. 53.3. || 6° Terme de blason. Se dit d'un dessin, d'un s.vmbole, qui charge, brise ou accomp.igne les pièces et les divisions d'un écu. Des animaux, des fruits, des arbres, des besants, etc. sont des meubles de l'écu ou des meubles d'armoiries.

— HlST. xm* s. Toz mes biens mobles et non mobles, presenz e à venir, Bibl. des Chartes, 4* série, t. IV, p. 80. Je laisce à Richaut me [ma] feme tout men meulle [meuble] et tout men calel [avoir], sau [sauf] ce que ele paiera mes dctes, taillur, Itecueil, p. <98. ||xiv"s. Courtois et larges de donner.... Tout son meule [il] aleuwe [alloue, donne] et despent, J. de conuet, p. tt7. Quoique je soie povres et mal enlinajiiez, S'ai-je vaillant en moi, se de trai le saviez., Un loial cuer d'ami, cnloiauté liquiez [liché]; Certes c'est tous mes meubles, déplus ne sui aisiez, Haud. de Seb. ni, 6*7. || xv's. Et disoient [les serfs] en pillant et en portant hors : Cil chancelier d'Angleterre a eu bon marché de ce meuble, KROiss. u, II, 108. Verres, bouteilles, tonneaux Seroient mes meubles plus beaux, bassel. xxxii. Et tout t*; meuble qu'il recueillit duditconnestable ne valloit point quatre-vingt mil escuz.coMM. iv,) 3. En pais de paix, ung homme qui perdroit son prisonnier, il le peut poursuivre en toute l'obéissance de son pais; car c'est son meuble, le Jouiencel, dans de labokde, Émaux, p. 38H. Il XVI* s. Ceste couppe fut le premier meuble d'argent qui entra en la maison des iEliens, AMYOT, P. jSm. 48. Il fit porter ses biens meubles à l'encan, id. Cicfr. 42. Or et argent nionnoyé et à monnoyer, et tout ce qui se peut transporter de lieu en autre, noms, raisons et actions pour choses mobiliaires, sont meubles, loysel, 2I i.

— f.TYM. Provenç. mobie; esp. moble, mueble; port, morel: itil. mobile; du lat. mobilis, qui peut être mu, remué, de morere, mouvoir.

MEi;bl£, ÉE (meu-blé, blée) , part, passé de meubler. Garni de meubles Maison meublée. Ai>partement meublé. Cette maison meublée e.st en ma bienséance, mol. L'Ét. v, 2. i| Être bien meublé, être bien en meubles. Etre mal meublé, être mal en meubles. Les Orientaux, bien que tri's-voluptueux, sont tous logés et meublAs simplement; ils regardent la vie comme un voyage et leur maison comme un cab.iret, i. i. nooss. Ém. iv. || Être meublé suivant l'ordonuance, se disait, sous Louis XIV, de celui qui n'avait que le plus chétlf mobilier, parce que la dureté des taxes avait réduit les ofliciers des compignies d(!S villes de provinces à avoir pour tous meubles un lit sans rideaux une ujarmite de fer et des cuillers de bois. || Kaiiilliirementetparextcnsion. Une cave bien meublée, une cave garnie de beaucoup de lions vins de dilTirenl'» copiées. || Avoir la bouche bien meublée, avoir les deiitt belles. Il a lair noble, les yeux vifs, le nez un peu aquilin, la bouche grande et bien meublfe, comte db cay- Lus (gbo^lky), Àcad. de ces dames it de ces messiiturs, I. xii. p. »(S,dansi'OUOENS. Il Kig. Avoir la této bien meublée, avoir beaucoup de connaissances. Hais

nous voulons montrer à de certains esprits.... Ou» de science aussi les femmes sont meublées, mol. Femm. sai\ m, 2. Une tête meublée d'un grand nombre de choses dispafates est assez semblable à une biblioibèque de volumes dépareillés, dider. Letl. sur les sourds el muets.

MEUBLER (meu-blé), V. a. ll l" Garnir de meubles. Meubler un appartement. 11 meuble un grand hôtel, il invite cbfz lui Les hommes à talent que l'on cite aujourd'hui, al. duval, Uanie des grand. i, 3. Il Absolument. Cette étofle meuble bien, elle fait bon effet employée en tenture, en garnitures de meubles. !| Meubler une ferme, la garnir de ce qui est nécessaire pour la faire valoir. Meubler de bestiaux une ferme. || 2° Fig. Orner, enrichir, emplir. ,Se meubler la mémoire de beaux morceaux de poùsie. Il [le duc de Bourgogne] me donna parole i!e lire le tout d'un bout à l'autre, de le lire pour s'en meubler la tête, st-sim. 3io, 53. Les honnêtes gens ne meublent pas volontiers leurs bibliothèques de ces honteuses rapsodies qui ne décrient pas moins le libraire qui les imprime que l'auteur qui les a faites, 1. B. Rouss Leit. à Friisch el Bohm Soleure, <3 août (7(t. Quelque personne honnête Dos bons écrits ayant meublé sa tête, volt. Ép. 3B. Quiconque croirait connaître la nature en lisant Lucrèce, meublerait sa tête d'erreurs, id. Phys. S^ngnlar.tà. || 3° V.réfl. Se meubler, se faire des meubles, s'acheter des meubles. Le poil de ces anirhaui, qui est fin et moelleux, et qui se renouvelle tous les ans par une mue complète, leur [aux habitants] sert à faire les étoffes dont ils se vêtent et se meublent, BUFFON, Quadrup. t. v, p. M.

— msT. XVI' s. Ils vouloient estre vcstus richement, meublez en leurs maisons de lits et de tapisseries somptueusement, amvot, Philop. <4. Le soing et la despense de nos pères ne vise qu'à nous meubler la teste de science, mont, i, 4 42. Le méditer est un puissant estude.... j'aime mieulx forger mon ame que la meubler, id. m, 270. il faut premièrement que l'esprit se meuble et se garnisse par l'ouye..., CHARRON, Sagesse, i, <2.

— ÉTYM. Ueubte

MEUGLEMENT (meu-gle-man), t. m. Synonyme de beuglement.

— HiST. XVI' s. On cognoistra que la vache est en rut par son continuel muglement,o.DB serres, 280.

— F.TYM. Meugler.

MEUGLER (meuglé), v. n. Synonyme de beugler. Qui plus qu'une hydre affreuse à sept gueules meugloit, RÉGMF.R, Epitre i. Le .sot est automate, il est machine.... c'est tout au plus le bœuf qui meugle, ou le merle qui silfie, la uruy. xi.

— HIST. XVI' s. Ils mugissent comme taureaux, ils muglenl comme baleines, paré, Animaux, 75. Meurler, oudin, Dict.

— ÈTYM. Bourg, mcugliai. ileugler est formé du latin mugire, avec finale sur le modèle de beugler (l'onomatopée a sans doute aussi une part dans ce mot) ; ital. mugyUiare.

t MEUILLE (meu-U', U mouillées), ». f. Poisson appelo aussi mulet de mer.

— ÉTYM. Lat. mugilem, mulet.

t MEULAKD (meu-lar), »'. t». Meuls à moudre de grande dimension.

— ElYM. ilcule I.

t MEULARDE (raeu-lar-d'), s. f. Meule à moudre de moyenne dimension (on dit aussi meuleau). Meulardes au dessous de 4 pieds, estimées la pièce 40 livres. Déclaration du roi, nov. 1640, tarif

— ÉTY.M. Meule 1.

<. MEULE (mcu-l), s. f. || 1" Corps solide, rond et plat qui sert à broyer. Meule de moulin. Aïeules à moulins de six à sept pieds de diamètre, ou livres; meules à taillanrlier, 30 sous; meules à gagne-petit, 2» sous, Déclaration du roi, nov. <u4i, tarif. Au delà de Cbevreuse et près de Limours se trouve l'exploitation do pierres à meules du village des Moliêres, qui en a pns son nom, cuvier et HHOMGNIAHT, Iruitt. Mém. scienc. i" sein. p. 208. Iji Fcrté-sous-Jouarre et Andcriiach sont les carrières à meules les plus abondantes et les plus célèbre* de l'univers, monokz, lîislit. Mém, hist. et lilt. anc. t. III, p. «75. A Malte on emploie généralement des meules faites avec des quartiers de basalte, lu. ib. p. 477. Un archevêque de M.iyence disait souvi.nt : le cœur humain est cuuiuin la meule d'un moulin ; si l'on y met du blé, elle l'éctaso et on fait de la farine; si l'on n'en met point, elle tourne toujours, mais elle s'usa elle-même, miciiblkt, Méin. Luiher, 1. 1, ch. ) . Il La meule d'en b.us s'appelle le gtte ou la meule gisante; la meule d'en haut, moule courante ou tournante. Vous no recevrez point pour gage la

meule de dessus ou de dessous du moulin, parce que celui qui vous l'offre vous engage sa propre vie, SACi, Bible, Deutéron. xxiv, 6. || Fig. Celait [M. le Duc, sujet aux boutades les plus dangereuses] une meule toujours en l'air, st-sim. t. viii, p. t23, éd. chéruel. Il i:hez les anciens Romains, condamné à tourner la meule, à la meule, se disait d'un esclave condamné à faire mouvoir la meule, qui alors était mise en mouvement à bras d'homme. |{ 8° Roue de grès, de fer ou d'acier, de bois, etc. dont on se sert dans plusieurs professions pour aiguiser, user, polir, etc. On trouve dans les mines de charbon, à Newcastle, en Angleterre, une sorte de grès dont on fait de petites meules et d'excellentes pierres à aiguiser, uuff. Min. t. vu, p. t45. || 3° Meule, nom donné à certains fromages ron^ls et plats comme une meule. Les fromages de Gruyère s'envoient dans des tonneaux par meules ou pains qu'on appelle aussi pièces; ces pains sont du poids depuis 35 jusqu'à 60 livres, Dict. des arts et met. Laitière. Il 4° Poisson appelé aussi lune de mer.

— HIST xil' s. Dune jetad une femme sur lui une pièce de muele del mur, si l'ocist in Thebes, Rois, p. 157. Il xiii's.Semolesyfaillentougrosmerriens.... li sires du molin le doit réfère, heaiim. xxxviii, n. Prière est avec Diex plus tost que vent ne vole, Plus tostqueurtetraqueurt que ne tourne une mole, j. de MEUNO, Test. 1 4B0. Il XVI* 3. Que malle meulle te pui.sse moudre 1 Moyen de parvenir, p. 70, dans lagurne.

— ETYM. Provenç. mola ; esp. viola, mucla; ital. mola; du lat. mola; grec, n'JXiri, tenant au radical sanscr, mal, broyer.

2. MEULE (meu-l'), s. f. \\ i' Monceau de fourrage, de foin ou de paille, établi dans les prairies ou les champs, au voisinage de la ferme, ppur la conservation des produits. On peut se passer facilement de la multipliciié des granges au moyen des meules que l'on fait dans les champs, oeniis, Maison rust. 1. 1, p. < 57, dans pougens. Les meules df foin ont souvent pour base un parallélogramme, f le dessus est cintré, ce qui permet d'en couper des tranches, tout en facilitant l'écoulement des eaux déploie; les meules de blé sont ordinairement en forme de cône tronqué renversé, ou à peu près cylindriques, et la partie supérieure seule en a la forme conique, legoarant. || 2° Terme de jardinage. Couche à champignons. || Tas de fumier provenant des couches. || 3" Terme de métallurgie. Base en briques sur laquelle repose le moule. || Se dit, dans les verreries, de.s morceaux de verre qui s'attachent aux cannes. || Massif de maçonnerie qui entoure le fourneau dos fondeurs de cloclies. || 4° Tas de combustible brut qu'on carbonise en plein air. Il 6" Terme de métallurgie. Meule de carbonisation, masse qui doit être soumiseau feu. || 6° Terme de vénerie. La racine dure et raboteuse du Irais des cerfs, des daims, des chevreuils.

— HIST. XII" s. La moule de frument. Liber psalm. f' 244. Il XIV' s. Se les meules sont près do la teste, c'est le plus grand signe qui soit sus lu cerf, qu'il soit vieil, Modus, t" xiv, verso. || xvi' s. Les joinctures où les meulles sont attachées au test du cerf, CHARLES IX, Chasse royale, iv.

— liTYM . lierry et Normandie, mûie; wallon, moie. Le wallon tnoi'e répond au latin niela, borne, colonne, cône; l'ancienne forme moule, d'où meule, répond à rnelula, diminutif de meta, comme boule (bouleau) répond à belu^. La meule de foin est une espèce de cône.

t MEULEAU (meu-lô), s. m. Synonyme de meularde. Meulcaux ou œuillards, la pièce, » livres, Wclaration </u rot, nov. <64o, tarif

— ETYM. Meule l.

j MEULENARI»(mcu-le-nar) ou MEUNIER (meunié), s. m. Petit poisson très-délicat qu'on pêeho à Dunkerque.

t MEULERIE (meu-le-rie), i. f. Atelier où l'on prép.ire les meule».

— ETYM. Meule i.

t 4. MEULbTl'K (meu-lêH'), f. f. Petite meulo de foin.

— ÉTYM. Meute a.

fa. MEULKTTB (meu-lè-t'),*./'. Estomac des morues.

t MEUMEK (meu-lic), t. m. Ouvrier qui façonne les meules.

— ErVM. Meule t.

MEULIÈRE (nieu-liè-r'), od>. || 1" Pierre meulière, pierre propre à luire des meuies. Los .'•ables i|ui sont mobiles dans la moment oii les fiots les amoncellent sur les bords, mais qui, par le moyen du suc calcaire que la mor y infiltre, se durcissent graduellement au point de servir à des pierres meii-

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lières, saossose, Voy. Alpes, t. i, p »«», dans poc- GEKS. Il Subsiantivement. La meulière n'est presque jamais en lianes ni en lits; ce sont des blocs isolés qui présentent rarement des niasses assez grandes pour faire de* meules d'un seul morceau, MONGEZ, Instil. Mém. hist. et litt. anc. t. m , p. 474. Il Carrière meuliùre, le lieu d'où l'on lire ce? pierres. || 2* S. f. Meulière ou pierre lio meulière, nom donné à des moellons de roclie rudes et remplis do trous superficiels, dont on se sert pour la maçonnerie des pièces d'eau, et pour bien d'autres maçonneries qu'on veut faire trts-solides. Les pierres de roche et de meulière sont fort estimées pour la maçonnerie, surtout dans les fondements, gknlis. tiaison rtist. t. I, p. 25, dans pougens. La meulière est, comme on sait, un silex criblé d'une multitude de cavités irrégulières, garni de filets siliceux disposés à peu près comme le tissu réticulaire des os et tapissés d'un enduit d'ocre rouge, cuvieb etBRONGNiART, Jnstit. Mém. scienc. )8lo, {•• sem. p. 48. Nous avons fait de véritables meulières artificielles avec du calcaire siliceux dans de l'acide nitrique, id. th. p. so.

— ÊTYM. Meule \.

tMEULON (meu-lon),t. m. Hl" Nom des petites meules de trèfle, de luzerne, de foin, que l'on fait après avoir laissé sécher les andains et avant de dresser les grandes meules ou de botteler. |{ 2° Tas de sel tire du marais salant.

— IllST. XVI* s Un autre l'amoncelle [le foin,]

Kn pointes le dressant de superbes moulons, Le jouet quelquefois des venteux tourbillons, R. bel- LEAO, t. 1, p. «6, dans lacurne.

— ÊTYM. Meule 2 ; nonn. mulon.

t HËUH (mé-ora') ou MÉON (mé-on), t. m. Genre de plantes ombellifères.

— ÊTYM. Mfiov.

t MEUNERIE (meu-ne-rie), î. {. \\ 1° L'ensemble de ce qui constitue la profession de meunier. || 2° Les meuniersconsidéréscommeuncoriis. 1^3° Atelier, établissement appropriéà la confection du biscuit de mer.

— ÊTYM. Meunier.

HECMER, 1ÈRE (meu-nié, niô-r'), t. m. et {. Il 1* Celui, celle qui conduit, qui gouverne un moulin. J'ai lu dans quelque endroit qu'un meunier et son fils... Allaient vendre leur âne, la font. Fabl. iM, i. Quoique fils de meunier, encor blanc du moulin, Il est prêt à fournir ses titres en vélin, 80IL. ÉpUrev. || Meunière, la femme d'un meunier. Il .\djectivement. Garçon meunier. || 2° Meunier, poisson de rivière qui tire son nom, ou de la blancheur de sa chair, ou de ce qu'il se trouve ordinairement autour des moulins. Il 3° Meunier, nom de divers champignons d'un aspect farineux. || Nom de quelques insectes qui sont couverts de poils blancs ou qui vivent dans la farine. || Nom de quelques oiseaux. || 4" Sorte de cépage de vin rouge, dont la feuille, surtout dans le des.'-ous, est d'un blanc velouté. || 5* Meunier, espèce de lèpre blanche qui attaque quelquefois les arbres; c'est un champignon. || 8° S. f. Meunière, mésange à longue queue. Il Corneille manlelée. || Proverbes. Il n'y a rien de plus hardiquelachemised'un meunier,parce qu'elle prend,tou8le9matins,un fripon au collet. || lls'estfait d'évêque meunier, il est devenu d'évêque meunier, c'est-à-dire il a perdu une condition meilleure et est toml>é en une moins iKinne. On me mande que M. de ViUars s'en va ambassadeur en Savoie ; j'aurais cru qu'il y aurait eu à cela de l'évêque meunier, sEv. Ï23. Un conseiller d'État, devenu secrétaire d'Etat ou contrôleur général, ne se serait pas réduit à retourner faire le simple conseiller d'État au conseil et à devenir, comme on dit, d'évêque meunier,

ST-SIH. 436, 44.

— HIST. xiii* g. El ausi fet on au mannier, quant il convient que li molinsdemort oiseus parlescozes que li sires du molin y doit melre, beau», xxiviii, *9. Oiiicon(|ues veut estre meusniers à grand Ponî i fans, cslre le puet se il a molin qui siens soit ou à ferme, Livr» des met. 4g. || xvi« s. Oui [ce qui] •eroit d'cvesque devenir mulnier, cahlow, vi io Les terroirs pierreux- et sablonneux nourrissent les truites.... cbabou, cheviniaus, meusniers, esperl«n», dables, o. de skrres, 4s&.

w«lon,mo(lnl,au fém. moûneréie ; namur. moun<- Hainaut, monter, tnounier; normand, tnounier' provenç. moli^xier, moliner, monter, mounier- esp»gn. molin«ro; portug. moleiro; iul. moJinliro • du lat. moltnartia, de mola, meule <. '

tMKt'RT-bE-FAm ( meur-de-fln), ,. m. Voy

MliUBTEB .•menr-tr"). t. m. || !• Homicide com-

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mis avec violence. Commettre un meurtre. Accusé de meurtre. Vous ne feriez peut-être pas un meurtre, FLÉCH. Serm. i, h 4. L'éloquence de la chaire n'est pas propre au récit des combats et des batailles.... et je ne viens pas vous donner des idées de meurtre et de carnage devant ces autels, id. Duc de Mont. J'entends crier partout : au meurtre I on m'assassine I boil. Sat. vi. Songez, sans me flatter <iu sort de Soliman, Au meurtre tout récent du malheureux Osman, rac. Bajai. ii, 1. 1| Fig. et fam>licrement. Crier au meurtre, se plaindre hautement de quelque injustice, de quelque dommage qu'on prétend avoir reçu. Le bon Jean crie au meurtre, RÉGNiKR, Sat. X. Il Fig. et familièrement. Faire des meurtres, tourmenter de ses railleries. Elle le savait bien, et ne se corrigea pas pour cela du plaisir de faire des meurtres, sév. 284. || Fig. Il 'î'en défend comme d'un meurtre, il désavoue hautement et avec chaleur telle action, telle parole qu'on lui attribue. Il s'en défend comme d'un meurtre, mais ses actions le trahissent, id. )2i.||Fig. familièrement. C'est un meurtre, se dit d'une chose regrettable, d'une mutilation faite à quelque chose de précieux. C'est un meurtre, que vous soyez la femme d'un fat comme lui, HAUTERocnE, Cocher, se. 15. Ce serait un meurtre de laisser vieillir dans la servitude un homme né pour faire du bruit dans le monde par son génie, lesage, Estev. Gonz. ch. VII. Tu crois que ta fCte sera bien? — Charmante; c'eût été un meurtre d'y renoncer, picard, Duhautcours, i, io. HQuel meurirel mênse signification. Ah! quel meurtre bon Dieu, c'aurait été pour vous. Si pour votre malheur il vous eût épousée! QUIN. Ifère coq. v, 5. || 2° Fig. Très-grand mal fait à autrui et comparé à un meurtre. Il paraît que l'usure, même celle qu'on appelle légitime dans le droit romain, est condamnée par saint Augustin, qui l'appelle, dans le même lieu, le meurtre des pauvres, Boss. Usure, 3.

— IliST. XI* s. Oui Freceis [Français] occiset, et les homes ne l'amènent à la justice, sin [si en, ainsi en] rendrunt le murtre quarant sept mars, iois de Guill. 26. Il XIII* s. Murdres ne puet longuement estre celés, villeh. xcviii. Quant pour faire tel meurtre [nous] venimes ceste part [ici], Berte, xxii. Murdres, si est quant aucuns tue ou fait tuer autrui en agaitapensè [guet-apens], puis soleil couquant [couchant] dusqu'à soleil levant, beaum. xxx, 3. || xv* s. Celle nuit en y ot [à Bruges par les Gantois] des occis plus de douze cents.... et faits plusieurs autres murdres, larcins et maufaits, fhoiss. ii, ii, (58. Hxvrs. Le meurtre y fut tel d'une part et d'autre, qu'il ne resta dans la place que quatre-vingts hommes, d'aub. llist. I, 24 1 . .Soubs couleurde quelque meurtre [assassinat], il lui fait trencher la teste, mont. I, 38.

— ETYM. 'Wallon, moild, moilf'; picard, murtre; bourguig. meutre; du germanique : angl. murdcr ; allem. mord; gotli. maurthr ; il se rattache au radical sanscrit mar, tuer.

MEURTUI , lE (meur-tri, trie), part, passé do meurtrir. || i° Mis à mort par un meurtre. Votre père, par elle, et vos frères meurtris.... quin. Astrale, iv, ti. Allez, sacrés vengeurs de vos princes meurtris, RAC. Alhal. V, 6. Et ces enfants meurtris entre leurs bras sanglants, J. B. Bouss. Odes, iv, 8. || Ce sens n'est plus usité. || 2* Qui a subi une meurtrissure. Son nez meurtri le force à changer de langage, LA FONT. Fabl. u, 4. Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange, rac. Alh. li, 6.

MEURFRIER, iftRE (meur-tri-é, tri-è-r'), s. m. et f. Il 1* Celui, celle qui a commis un meurtre. Un fugitif, un traître, un meurtrier de rois, coim. Médce, 11, 6. Jérusalem, la meurtrière des prophètes, MASs. Carême, Temples. Adieu; résous D'être mon meurtrier ou d'être mon époux, voi.t. Hrutus, iv, 3. On peut observer dans ce tableau de l'Europe que Henri VIII, l'un des principaux personnages, était un des plus grands fléaux qu'ait éprouvés la terre ; despotique avec brutalité, furieux dans sa colère, barbare dans ses amours, meurtrier de ses femmes, tyran capricieux dans l'État et dans la religion, m. Ann. emp. Charles Quint, 1620. || Assuré comme un meurtrier, se dit d'un homme hiirdi qui ne s'émeut point de tout ce qu'on dit. || Celui qui projette un meurtre. De tous ces meurtriers te dirai-je les nomsT cobn. Ct'nna, v, (. || Kig. Soldat dont le métier est de tuer dans les combats. Il leur était [aux dix mille Grecs de Xénophon] très-indi(Térent pour i|Ui ils combattissent, pourvu qu'on les payftt; ils n'étaient donc que des meurtriers à louer, volt. Dicl. phil. Xénophon. À l'égard de d'Étallonde Morival.... il n'en deviendra que meilleur meurtrier,

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meilleur canonnier, meilleur ingénieur, id. Lett.roi de Pr. (5 févr. 1775. Le merveilleux de cette entreprise infernale [une guerre], c'eal ^ue chaque chef des meutriers fait bénir ses drapeaux et invoque Dieu solennellement avant d'aller exterminer son prochain, id. Dict. phil. Guerre. || 2" Àdj. Qui cause la moi t à beaucoup de personnes. Armes meurtrières. Guerre meurtrière. Le choléra est une maladie trèsmeurtrière. Il est vrai qu'on travaillait à une batterie qui aurait été plus meurtrière selon les apparences, PELLissoN, Lett. hist. t. ii, p. <22, dans pougens. S'il est ainsi, la journée du Pruth du 2U au 2) juillet fut une dos plus meurtrières qu'on ait vues depuis plusieurs siècles, volt. Russie, u, t. || Cette place est meurtrière, on ne peut l'assiéger, la prendre, sans perdre beaucoup de monde. || Poétiquement. Le glaive meurtrier. La dent meurtrière du sanglier. || Ancien terme d'escrime. Garde meurtrière, position d'attaque où Ion essaie de frapper son adversaire. Comment, diable 1 d'abord qu'on les approche, ils [les yeux d'une dame] se mettent sur leur garde meurtrière, mol. Préc. lO. 113" Qui fait verser le sang. Pour défendre vos jours de leurs lois meurtrières [des dieux], Mon amour n'avait pas attendu vos prières, bac. Iph. iv, 4. 0 vous, arbitres des nations, qui avez donné la paix à l'Europe, décidez entre l'esprit pacifique et l'esprit meurtrier, volt. Polit, et législ. Tolérance, Post-scriptum. \\ 4° Oui commet un meurtre ou des meurtres. Bientôt de Jézabel la fille meurtrière. Instruite que Joas voit encorla lumière, rac. /1(/io(. IV, 3. Il II se dit aussi des animaux qui en tuent beaucoup d'autres pour vivre. U ajoute qu'ils sont plus grands que ceux d'Europe, et qu'ils ont la peau plus épaisse et la dent plus meurtrière, bufp. Quadrup. t. viii, p. 477. Le faucon obéit à notre art meurtrier. Le chien devient chasseur, et l'éléphant guerrier, delil. Trois règn. viii. ||5° Fig. Qui cause un mal comparé à un meurtre. U a pris à quelques docteurs (en religion] une malheureuse et inhumaine complaisance, une pitié meurtrière qui leur a fait porter des coussins sous les coudes des pécheurs, chercher des couvertures à leurs passions.... boss. Cornet. Et périsse le jour et la main meurtrière Qui jadis sur mon front t'attacha (0 diadème] la première! rac. Mithr. v, i.

— UEM. 1. Corneille est le premier qui ait osé, dans le Cid, faite meurtrier de trois syllabes : Jamais un meurtrier en fit-il son refuge? Jamais un meurtrier s'offrit-il à son juge? S^'Académie, dars sa .Sentence sur le Cid, lui en fit reproche. lïotroU suivait l'usage ancien (remarquez-en une irfraction au xvi* siècle) dans ce vers : De quel Œil puis-je voir le meurtrier de mon père? Ilerc. mou;; I, 4. Voy. la lettre U sur ces différences d'usage. Il 2. On mettait en liberté à Rouen un meurtrier le jour de l'Ascension en mémoire de ce que l'archevêque saint Romain avait délivré les habitants d'un dragon. Pour le vaincre, l'archevêque avait demandé deux prisonniers dignes de mort, l'un meurtrier, l'autre larron ; le larron eut si grande frayeur qu'il s'enfuit, et le meurtrier demeura avec le saint homme. Telle est l'explication qu'on rapporte de la locution : assuré comme un meurtrier.

— HlST. xm* s. Biau filz, Renart qui est meurtrier.. . Ben. 7003. Et si dist par droit au vidanie. Que maintenant en une flamme Devoit estre arse [brûlée] la murtriere, gai:tier de coincï, p. 244. Il XIV* s. Se je me suis pené d'ocir cest nmrtrier, Gurscl. 258.^. Cure n'ai de traître ne de nul niurlrler, ib. 2594. [[xvi* s. Certes plus tiist un bon père désire Son fils blessé que meur- (Irier ou jureur, mabot, ii, 200. Ces meschans Carthaginois qui sont les plus cruels meurtriers qui soient au monde, amyot, Timol. 20. 0 mon pays doux. Je meurs loin de vous, Voire et volontiers, Puisqu'en vous, 0 France, Font leur dcmeurance Des saints les meurtriers, th. de utzs, cité par chauffour, Béform. du xvi* siècle, i, 39i. Une très mcurtiiere victdre (pour l'ennemi] et très entière, MONT, m, 94. Vous serez meurtrier de ceux que vous n'empeschez point d'estre meurtris, d'ai'B. llist. 1, 132. Les arbalesles à feu, les tonneaux meurtriers, paré, ix, Préf. La langue mesdisanle, meurtrière de l'honneur d'aulruy.... chahkon. Sagesse, 1, 12. Escouto, busclieron, arreste un peu le bras.... Sacrilège meunlricr, bons. Contre Us bûcherons de la forêt de Gasline.

— ÊTYM. Meurtrir; wallon, moudreis; HainaMt, mordreux. mnurdreux.

MEURTRIÈRE (meur-tri-è-r'), s. /. Ouverture pratiquée dans les .murs d'une fortification et par laquelle on peut tirer à couvert sur les assiégeants.

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