ME
MU
La racurtriëre se distingue de l'embrasure, en ce que celle-ci est pour le canon et celle-là pour le fusil. Les meurtrières, au moyen âge, se nommaient archières; elles n'apparaissent dans les fortifications qu'au commencement du xii' siècle. |{ Terme de marine. On nommait ainsi autrefois des trous qu'on perçait dans le pont supérieur d'un bâtiment armé en guerre, pour tirer des coups de fusil de dessous ce pout, sur les ennemis qui avaient sauté à bord.
— ÊTYM. Meurtrier.
t MEURTUIËUK.MENT (meur- tri-è-re-man) , odu. D'une façon meurtrière.
— Hisr XVI' s. Meurtrierement, cotgrave.
MEURTRIR (meur-trir), v. a. \\ 1° Au sens primitif, actuellement inusité, tuer par un meurtre. J'ai meurtri, j'ai volé, j'ai des vœux parjurés, ré- GNIKR, Èlég. IV. Ili" Faire une meurtrissure. Pourquoi foulez TOUS aui pieds mon peuple, pourquoi meurtrissez-vous de coups le visage des pauvres, dit le Seigneur? SACi, Bible, haie, m, 15. |{ Meurtrir un fruit, y faire une contusion. {| 3° Meurtrir le cuir, l'assouplir. || Terme de sculpture. Meurtrir le marbre, le frapper d'aplomb avec le bout d'un outil. Il Terme de peinture. Meurtrir les couleurs, en adoucir l'éclat par le moyen d'un glacis. On dit mieux éteindre. i| 4» Se meurtrir, v. réfl. Se faire une meurtrissure. Il s'est meurtri contre la table. Il Être meurtri. Ce fruit s'est meurtri en tombant.
— HIST. xir s. Quant il murdrist la gent, Emble l'altrui aveir e à force le prent, Tk. le mari. 81. Il mi' s. C'est uns diables, et, se vous le tenés longement , nous creinons qu'elle ne vous lace mourdrir, Chr. de liains, 7. Sunt en terre establi li juge Por ceus pugnir et cbastoier Qui, par ceste amor renoier, Murdrissent les gens et afolent, la Rose, t489. || xV s. Honte vous est, non pas vaillance. D'un loyal cueur ainsi meurdiir Par vostre plaisant acointance, CH. d'orl. Bal. 5. Il xvr s. Quand le barbier eut vu la jambe à nu, il ne trouva point de lieu entamé, ni meurdri, niis PEB. Contes, xiii. Inciser, pour faire vacuation du sang meurtri, paré, viu, 4 Ce tyran qui sans pitié faisoit cruellement meurtrir tant de gents touts les jours, mont, ni, )09. Il leur défendit aussi de soy esgratigner ny meurtrir à force de se battre es enterremens des morts, amyot, Salon, H . L'air.... Justice au juge sainct contr'eux [les persécuteurs] demandera. Disant : « Pourquoy, tyrans et furieuses besles, M'empoisonnastes-vous de charongues, de pestes, Des corps de vos meurtris?» u'aub. Trag. éd. lalanne, p. 324.
— ÉTYM. Ifcurtre; wall. moudn", assassiner, meurtrir; Hain. mordn'r, mourdrir; bourg. meu(rt, tuer; picard, meurdrir, tuer et meurtrir; norm. meûdrir.
t MEURTRISSANT, ANTE (meur-tri-san, san-t'), ailj. Qui meurtrit. Cette différence [d'action du loucher] est sensible dans l'usage des instruments de musique : le toucher dur et meurtrissant du violoncelle, de la contre-basse, du violon même, en rendant les doigts plus flexibles, racornit leurs extrémités, j. j. rouss. Ém. il.
MEURTRISSURE (meur-tri-su-r"), s. f. \\ 1° Marque livide causée par une contusion. Chaque coup «ur la chair laisse une meurtrissure, non., iutr. v. ....Tout couverts d'horribles meurtrissures, IjELIL. Parad. perdu, vi. || 2" Tache sur les fruits, causée par leur chute ou par leur froissement.
— HIST. xvi' s. X cause de la véhémente meurtris- •cure, contusion et dilaceration des parties, PARÉ, IX, 2.
— RTYM. Heurtrir; norni. meûdrissure.
MEUTE (meu-f), ». f. Il 1° Terme do vénerie.
Nom qu'on donne à une troupe de chiens dressés pour la graade chasse. Un chien de meute. Valet de meule. L'hôte des forets est moins habile à tromper la meute avide, que ne l'était l'Indien à mêler les traces de René, pour le dérober à la recherche de l'ennemi, chatbaub. Natch. xii. Tels que des sauvages, les plus forts [d'entre les iioldati, dans la retraite de Russie] dépouillaient les plus faibles... lorsi|u'uD cheval tombait, vous eussiez cru voir une meute affamée ; ils l'environnaient, ils le déchiraient par lamlfaui, qu'ils s« disputaient entre eux comme des chicii» dévorants, t&r.vR, Hitt.de Aop. xii, 1. Il Clefs de mente, les meilleurs chiens d'une meute, qui servent à conduire les autres et à les dresser. Les clefs de meute, parvenues A l'endroit où pour mort le traître se pendit, Remplirent l'air de cris.... la pokt. t'abl. XII, '13. Il Fig. Clef de meute, homme qui a un grand crédit dans une compagnie, dans un parti. Il On dit aussi chef de meute. [Il fallait,) ajouta La Force, faire parler aux pairs dont on Dourrait douter et aux chefs de meute parmi le
magistrats, st-sih. 4I9, 44. || 2° .Se dit quelquefois d'une troupe de cerfs. || 8" Fig. Troupe de gens que l'on compare à une meute de chiens. Une meute d'ennemis, d'accusateurs. Toute la meute alors, comme une vague immense. Bondit... aug. barbier, la Curée. \\ 4° Terme de la chasse des oiseaux. Oiseau attaché à une corde qui sert pour faire approcher les autres des filets.
— HIST. xii' s. En icel temps, j'os bien monstrer, Fu la giant meute [expédition] d'outremer, Quant Antioche fut conquise. Et la cité de Niques prise, Bou, ms. p. 4H, dans lACURNE. || xiii* s. Un cerf troverent maintenant De seize ramers fier et grant, Les muetes li ont descoplées, Baudes [hardies] et bien entalenlées, du cange, wiota 8. Pieres les enmena dont Diex fist messagier; Sa primerai ne muete [troupe, expédition] ot moult grant destourbier. Tous furent mors ou pris, qu'il n'i ot recovrier; N'en escapa que Pieres, qui retourna arrier, Ch. d'Ant. I, 35. Amis, quant vostre mute est presle. Et vous irés querant la beste, Chaciés la, puis qu'el terne en (u\e, la liose, fsooi. || xiv* s. Mute de chiens est quand il y a douze chiens courans el ung limier, Modus, f" vi. || xvi* ». Ceulx de la ville ne s'esmeurent de tant que ils feissent saillie, escarmouche, ou meute do guerre sur les François, mais se tiendrent là tous cois, Jean d'auto.n, Ànn. de Louis XII, p. SS, dans lacurne.
— ETYM. Substantif formé du féminin du participe latin motus, et signifiant chose Jiiue, expédition, partie de chasse, meute, ifcufe, écrit autrefois muete {ue se prononçant eu; pueyie prononcé peupJe, etc.), est devenu, par porte de la tradition de la prononciation, la muette, nom de rendez-vous dédiasse.
MÉVENDRE (mé-van-dr') , v. a. Il se conjugue comme vendre. Terme de commerce. Vendre une chose moins qu'elle n'a coûté, vendre à perte.
— HIST. xui' s. Et plus tost porroit estre porsivis de celi cui les cozes aroient esté, s'eles estoient mesvcndues ou poi [peu] louées, beaum. xxxvui, te.
— ÉTY.M. lUes.... préfixe, et vendre.
MÉ'VENDU, UE (nié van-du, due), part, possède
mévendre. Des marchandises mévendues.
t MÉVENIR (mé-ve-nir), v. ». impers. Il se conjugue comme venir. Tourner mal. lien méviendra. Quelle apparence Qu'il en mévienne en effet, moi présent? la font. Magnif.
— HIST. XV' s. Je croy que vous seriez desplaisans, s'il me mesvenoit de moy mettre es mains do mes ennemis, monstrelet, t. m, f- 99, dans lacurne.
— 6TYM. Mes.-, préfixe, et venir.
MÊVKNTE (mé-van-t'), 4-. f. || 1° Vente à perte.
Il 2° Non-vente, interruption, cessation de vente.
— ÉTYM. Mévendre.
t MEXICAINE (mè-ksi-kè-n') , ». f. Terme de commerce. Étoffe en laine croisée.
MI^ZAIR (mé-zèr), s. m. Voy. mésaih.
j- MÉZÉRÉINE (mé-zé-ré-i-n') , i. f. Terme de chimie. Principe actif du garou {daphne meîereum, L).
f MÉZÉRÉON (mé-zé-ré-on), s. m. Arbuste, commun en Europe, qu'on nomme aussi bois-gentil ou garou {daphneme%ereum, L.), famille des thyméléos.
MEZZANINE (me-za-ni-n'), s. (. || 1° Terme d'architecture. Petit étage pratiqué entre deux grands. Il 2° Petite fenêtre carréecomme celles qu'on pratique aux entre-soLs-ll Adjectivement. Fenêtre mezzanine.
— ÉTYM. Ital. meziano, qui est au milieu, de mexxo (voy. ce mot).
t MEZZO, MEZZA {me-tzo, me-lza), adj. Terme de musique. Mot italien qui veut dire moyen et qui s'emploie dans les expressions suivantes : mez/.a voce, à demi-voix; mezzo forte, modérément, en tenant le milieu entre le forte et le piano ; mezzo soprano, voix plus aiguë que le contralto et plus grave que le soprano. || Mezza orchestra, à demi-orchestre; il s'écrit pour indiijuer les passages qui ne doivent être exécutés que par la moitié des instruments.
— ÉTYM. Lit. médius (voy. m).
HEZZO-TERMINE (mè-tzo-t<'r-mi-n'),».m. Moyen
terme, parti moyen qu'on prend pnur terminer une affaire embarra.ssante, pour concilier des prétentions opposées. On ne peut pas avoir plus cette sorte d'esprit du négociation, les mczzo-tcrinina no lui manquent jamais, skv. 677. Les états furent rassemblés en 17m, et l'on y prit un mezzo-termine, qui fut que les étiti délibéreraient sur le don gratuit dans la même séance qu'il serait demande, dlclos, Uiut). t. V, p, 432, Il Au plur. Des niezzo-termine.
— ETYM. Ital. mexxo (voy. ce mot), et termine, terme. 11 n'y a aucune raison pour employer ces mots italiens il ne pas dire moyen terme, qui en est l'équivalint exact.
UbZZO-XUrrO (mè-tzo-Un'-tol. ». m. Genre de
gravure appelé plus ordinairement gravure à la manière noire. Elle [la princesse Dachekof] a reconnu votre portrait en mezzo-tiiito, volt. Lett. à Cath. 77.
— ÉTYM. Ital. »nc«o, mi (voy. mi), et tinto, teint.
(. MI (rai), mot invariable qui ne s'emploie jamais seul, et qui, placé devant un autre mot avec un tiret, sert à marquer le partage d'une chose en deux portions égales. || 1* Joint à un adjectif, i\ équivaut à demi, qui est plus usité en ce cas. Par force les chassant mi-morts de ses maisons, Régnier, Sat. X. Il Mi-parti, voy. miparti. || S" Joint à des substantifs, il ne s'emploie qu'adverbialement avec la préposition à, sans article. Cette poutre ne porte qu'à mi-mur. Des confitures à mi-sucre. Elle est accouchée à mi-terme. Pour fournir au projet que forme un seul esprit, Il faudrait quatre corps; encor loin d'y suffire, X mi-chemin je crois (|ue tous demeureraient, la font. Fabl. viii, 25. Les soldats sont dans la tranchée dans la boue jusquet à mi-jambe, pellisson, Lett. hisl. t. m, p. 3^7, dans POUGKNs. Le châleau, monsieur, est à mi-côte, DANCOURT, Urne Artus, i, 6. Vapeur diaphane à fleur d'eau et à mi-montagne, chateaubr. Ital. l'ousioles et la Solfatara. \\ En parlant de tissus, on peut supprimer la préposition à. Une étoffa mi-fil et mi-colon. || Dans ce cas, mi sert quelquefois elliptiquement pour les deux substances. Une étoffe mi-fil el coton. Elle [une clienille] en forma une cojue, dont le tissu mi-soie et poils était si mince qu'il ne dérobait pas la vue de l'intérieur, bonnet, Ohscrv. 25', Insectes. || 3° Joint au mot carême ou aux noms des mois; dans ce cas, ces mots reçoivent l'article féminin, quoique tous soient masculins. La mi-juin. La mi-octobre. La mi-carême. Il vous ira voir après la mi-août (prononcez mi-oû), sÉv. 67). Il Mi-mai, queue d'hiver (dicton proverbial). Il La mi-carême, le jeudi de la troisième semaine du carême, qui est à peu près à la moitié du carême. Il 4° Mi entre en composition dans quelques mots : midi, parmi.
— HIST. XI' s. Tute la teste [il] lui a par mi sevrée, Ch. de Bol. cv. ||xiii* s. Lors le coronerent à empereour un diemenche après la feste Madame Sainte Marie, en mi-aoust, en l'église Sainte-Sophie, VILLEH. CLiv. Nous la partirons par mi, si en prendrés la moitié et nous l'autre, in. xlix. Quant nous feumes aie jusques en mi le flum, si trouvâmes terre, là où nos chevaus pristrent pié, joinv. 224. Et li prés sunt en defl"ense puis mi-mars dusques adont qu'il sunt fauquié [fauchés], beaum. lu, 3. Il XVI' s. Il y en eut mille qui par laschetéde cueur s'en retournèrent de my chemin tout court, amyot, Timol. 35. Voulant la luy aoust coUoquer en may, RABEL. Panl. III, 33. L'heure de myjour est passée, aprcz laquelle nous delîendent noz sacrés décrétâtes messes chanter, m. l'ant. iv, 49. Je y vids la my quaresme à cheval ; la my aoust et la my mana luy tenoyent l'estaphe, id. il), v, 30. Â mi-saison, LANGUE, 438. Estans devcnui sages à mi chemin de leur folie, lo. 165.
— ÉTYM. Wallon, mé, mi, fém. mèie; provenç. mey, mei; norm. en mi les champs, a.\i milieu des champs; du lat. médius; grec, p-iao;; allem. mi'tlen; goth. midja; isl. midia; sanscr. madhya.
2. MI (mi), ». m. Il 1* Terme de musique. La troisième note de la gamme d'ut. || 2° Nom du signe qui représente celte note. Il Corde d'un instrument qui donne la note mi. Le gros lui d'une guitare. La mi ou chanterelle du violon.
— ETYM. Voy. FA pour l'ctymologie de mi.
t MIAILLOU (mi-a-llou. Il mouillées), ». m. Un des huit ouvriers qui servent un fourneau d'affinage à la catalane.
t MIAOU (mi-a-ou), onomatopée qui exprime U ori du chat. {| S. m. Un chat. Un petit miaou.
t MIASMATIQUE (mi-asma-li-k'),adj. Qui contient ou produit des miasmes. || Qui est le résultat dos miasmes. Maladies miasmatiques.
— ÉTYM. Kictsme.
MIASME (mi-a-sm*), ». m. Terme de médecine, f.manalioiis qui proviennent de substances organiques et qui, se répandant en l'air et pouvant s'attacher à certains corps, exercent sur les animaux une Influence pernicieuse. {| Particulièrement. Effluves qui proviennent de certaines maladies conlagieu.ses. Miasmes vaiioliqucs, pestilentiels.
— ETYM. Miaoïia, do (Atatveiv, souiller.
t MIAULANT, ANTE (mi-ô-lan, laii-t'), adj. Il Qui fait entendre des miaulements. De troublei le repos des miaulantes familles [les chats], nr.siioiJL. t. II, p. 1118 (Mme Dcshoiilièfs a prononcé uiiA-lan-les). || FiK. et i>ar ulaisauterie. Calr je vous
MIC
aime, et mon Ame dolente Toutes les nuits est pour vous miaulante, voit. Poés. OEuv.X. u, p. I6l.
t MIAL'LARl) (mi-ô-lar) ou MIACLEUR (ipi-ôleur), t. m. Nom vulgaire des goSlands et des mouettes.
— ÊTYjr. Miauler.
MIAULEMENT (mi-d-le-man) , s. m. Action de miauler. || Se dit de quelques autres animaux du genre chat.
— IIIST. ivi» s. Miaudement, Épilhètcs de M. de la Porle. Quelque sens particulier.... qui ailverlit les poulets.... s'armer contre le miaulement, vuix aulcunement flatteuse, non contre l'abbayer, voix aspre et querelleuse, mont, ii, 35».
— ÉTYM. Miauler.
MIAULER (mi-ô lé), v. n. Il se dit du chat lorsqu'il fait le cri qui est propre à son espèce. Un >omme chérissait éperdument sa chatte; 11 ia trouvait mignonne et belle et délicate. Qui miaulait d'un Ion fort doux, la pont. Fabl. n, (8. L'un miaule en grondant comme un tigre en furie, boil. Sal. VI. Le chat a miaulé trois fois, disent les sorcières dans Macbeth , il est temps, il est temps, volt. Lett. Duclos, 25déc. 1761. L'épervier glapit comme un lapin, et miaule comme un jeune chat, cha- TEAUBR. Génie, v, v, 5. || 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HiST. XVI' s. Le chat devin miaulant signifie Une fascheuse et longue maladie, rons. 94&. lâchât miaulde, merun coccaie, t. n, p. 211.
— ETYM. Onomatopée (voy. miaou) ; Berry, mid- Jer; génev. mialer.
t MIAULEUK, EUSE (mi-ô-leur, leû-z'), adj. Qui miaule. Cliat miauleur.
—HIST. XVI* s. Chat mioleur ne fust oncques bon chasseur, non plus que sage homme grand cacqueteur, LEROUX de lincy, Prov. U i, p. ne.
— ETYM. Miauler.
t MI-BIS, ISE (mi-bt, bi-i), adj. X moitié bis. Du pain mi-bis. Du fil mi-bis.
MICA (mi-ka), *. m. Terme de minéralogie. Nom d'un groupe de minéraux qui sont des gilico-aluminates de poiasse, de fer et de magnésie. Le mica est une pierre composée de feuillets minces, élastiques, flexibles et d'un éclat métallique, doré, argenté ou bronzé. On emploie ce mica [foliacé] au lieu de verre pour garnir les croisées en Sibérie et pour vitrer les fenêtres des vaisseaux, parce qu'il n'a pas l'inconvénient de se briser par les commotions que produiU'artillerie, AL.BRONONiAhT, Traité de miner, t. i, p. 610, dans pouoens. || Mica ciselé, variété de hornblende. |) Mica ferrugineux, le fer oligiste micacé et le fer phosphaté. |{ Mica vert, ancien nom de l'oxyde d'uiane. || Mica schistoîde, voy. lUCASCiusTE. Il Au plur. Des micas.
— ETYM. Lat. mica, parcelle, ou, peut-être mitare, briller.
MICACË, ÊE (mi-ka-sé, sée) , adj. Terme de minéralogie. Qui est de la nature du mica, qui contient (lu mica. Il Oui • l'apparence ou l'éclat du mica. Paillettes micacées. || Terme de botanique. Qui est couvert de pellicules ayant l'apparence du mica. Agaric micaci.
— ETYM. Jfica.
t MICASCHISTE (mi-ka-chi-sf), t. m. Terme de minéralogie. Roche fossile, essentiellement compo- •ée de mica et de quartz.
— ETYM. Jfica, elschitle.
t MICASCIIISTKCX, EUSE (mi-ka-chi-steû, sleûi'),aJj. Qui se compose de micaschiste, de gneiss et d'autres roches que l'oii a appelées métamorphiques. FormalioD micaschisteuse.
MICHE (mi-ch'), t. f. || 1* Pain qui pèse une livre
ou deux. IIDunner la miche, faire l'aumône Il
était peu de gens Qui ne lui donnassent la miche, LA FONT. Oitt. Il a- Il signifie aussi un pain rond de dimension considérable. || S' Fig. Les miche» de •ainl P.tienne,les pierres, à cause que saint Klienne fut lapidé. Il 4* Miches de quatorze sous ou têtes de moine», nom que les ouvriers des carriè -es à plâtre de Pans donnent à la stronliane sulfatée. || Pio- »erb8. A la porte où l'on donne les miches, les gueui y vont, c'est-à-dire l'on fait la cour à ceux qui sont en pouvoir de distribuer les grâces.
-- HI8T. xiii« ». Il aiment mlex grant miin que miche «MTKB. . M. À tant [elles| manjuent Vus dens la micb« alise. Tant que chascune as» force reprise nu CAWOK.i attinse. .Soil rois, ou n'ait vaillant dcus miche». Oui plu» convoite, mains (moin»] est riche» Jo Ha,e, «»T«7. Il XIV ». Leduc Aubert et 1 ulencbe Kl Ailemen» nourri» de miche.... (« Livre du bon Jehan, ai7J.||xvr ». Pareillement on cusl «ouné commi»»ioo aux femme* de dépaver les rue»
MIC
et leur jetter par les feneslres des miches de sainct Estienne, busches, tables, tretaux, bancs et escabelles, PABË, t. m, p. "06.
— ETYM. Bourguig. mâche; provenç. mica, micha. On le tire du latin mica, parcelle ; mais mica donne mie; et puis la miche n'est pas une parcelle. Scheler s'adresse au flamand miche, pain de froment large et épais jholl.tnifc, farine de seigle; cela est beaucoup plus vraisemblable que le latin mica.
fMlCHÉ (miche), s. m. Terme populaire. Sot, iliipe. Il Terme grossier. Homme qui fait sa société des filles de joie, qui a une fille de joie pour maîtresse.
— ETYM. Michel, pris comme Jeannot et autres, en une acception générale.
tM ICI! EL (SAINT-) (sin-mi-chèr),î.m.|| 1° Poire de Saint-Michel, espèce de poire. || Absolument. Du Saint-Michel. || 2° Ordre de Saint-Michel, nom d'un ordre militaire, institué en France, par Luuis XI. en 1402. Le ruban est noir, et le collier de coquilles lacées l'une avec l'autre, sur une chaînette d'or, d'où pend une médaille de Saint-Michel. On en a fait plus tard la récompense di^ ceux qui se distinguent dans les arts libéraux. || 3" S. f. La Saint-Michel, jour de la fête de saint Michel.
t MICUOïTE (mi-cho-f), s. f. Petite miche de pain de deux livres, qu'on donne aux vendangeurs dans la basse Bourgogne.
— ETYM. Dimin. de miche.
t MICIPPË ( mi-si-p' ), s. f. Genre de crustacés décapodes.
t MICLOU (mi-klou), *. m. Nom vulgaire du canard glacial.
— ETYM. JficJou paraît avoir été écrit pour rutclon, auquel on doit préférer miquelon (canard de Miquelon, canard miquelonnais), qui est, pourBuffon, le canard ît longue queue de Terre-Neuve, le-
GOARANT.
HICMAC (mi-kmak'), t. m. Intrigue mêlée et de bas étage. Cela [un passe-droit] n'est pas trop Lien; et, s'il [le juge] lisait Pibrac, Il saurait qu'en justice on doit fuir tout micmac, hauteroche, l'Aman! <iui ne llatte pas, v, ( .Votre raisonnement met le mien en déroule; Je sais que ce rnicmac ne vaut non dans le fond, regnard, le Joueur, n, ». Seiait-<e point lu dame Crcupillac Qui souidemcnt fait ce maudit micmac? volt. Enf. prod. u, 0. || Au plur. Des micmacs.
— ETYM. Provenç. mtcma^i; de l'allem. Mischmasch, de mischen, mêler.
t MICO (mi-ko), t. m. Petit singe du Brésil (ouistiti argenté, quadrumanes); dit aussi micou et singe du Para.
MICOCOULIER (mi-ko-kou-lié; Vr ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel, \'s se lie : des mi-ko-kou-liéz en fleurs), s. m. Un des noms vulgaires du cfitii atistralis, L., dit aussi fabrecoulier, fiibieguier, famille des urticées, arbre qui a du rapport avec l'orme, et dont le bois compacte, presque incorruptible, est employé par les ébénistes.
— HIST. XVI' s. Les alizicrs ou mycacouliers, coudriers, meuriers, o. dk sehhes, 786.
— ETYM. Origine inconnue.
fHICR.... MICRO.... préfixe qui signifie petit et qui vient du grec |jLixpô{.
t MICRACOUSriOUE (mi-kra-kou-sti-k'), adj. Se dit d'instruments destinés à faire apprécier des sons faibles. Un portevoix estun instrument micracoustique.
— ETYM. Jficr.... préfixe, et acoustique.
t MICROBASE (mi-kro-ba-z'), s. m. Terme de botanique. Fruit composé de quatre coques implantées sur une base étroite.
— ETYM. Micro..., ctbase.
t MICROCÉPIIALK (mi kro-sé-fa-1'), adj. Terme de zuologie. Qui a une petite tête. {l 'terme de botanique. Dont les fleurs sont réunirs en petits capitules.
— ETYM. Micro..., et xeçaXi^, tête.
t MICROCÉPUALIE (rai-kro-.sé-fa-lie),i. f. Terme de médecine. Nom donné quelquefois à l'idiotisme, les idiots ayant généralement la tête très-petite.
— ÊTYM. Microcéphale.
+ HICROCËRE (mi-kro-sc-r'), adj. terme de zoologie. Qui a de courtes antennes.
— ETYM. Micrn..., et /ipo;, cofne, antenne. tMICROCllIMIE (rai-kro-chi-mie), s. f. F.mploi
du microscope h l'effet de constater les caractères de principes qu'on ne peut obl*-nir qu'en petite quantité, ou dont les cristaux sont trop petits pour être vus k l'œil nu.
— ETYM. Micro..., et chimie.
\ MlCROCiilMiyUE (mi-kro-chi-mi-k'), od;. Qui a rapport à la micruchimie. Analyse miorocbimique.
MIC
MICROCOSME (mi-kro-ko-sm'), ». m. Le petit monde; nom que quelques philosophes ont donné à l'homme, qu'ils considéraient comme l'abrégé du monde môme. Je suis un microcosme, un abrégé de tout le monde, dancourt. Corn, des coméd. 11, u . Qui fera pour ce petit être appelé si longtemps et si justement microcosme, ce qui a été fait pour l'immensité de l'univers? DtSTOTT tracï, /nsiiJ. Mém. se. mnr. et puUt. t. i, p. 320.
— HIST. xiv s. Je congnois icy et confesse Que vous estes meie et maistresse. Gouvernante du macrocosme Qui fut créé pour microcosme. Le premier le monde se nomme; Et microcosme en grec, c'est l'homme, l'Alch. à nat.
— ETYM. Mixp6xoap.o(, de |ivxf.ô;, petit, et xôciao;, monde.
t MICROCOSMIQUE (mi-kro-ko-smi k'), adj.
Terme didactique. Qui appartient au microcosme, à l'homme. Qu'est-ce que la lumière de la nature, sinon une certaine analogie divine de ce monde visible avec le corps microcosmique? dider. Opin. des anc. philos. ((Wosop/ies). || Sel microcosmique ou fusible, ancien nom du phosphate de soude con fondu assez longtemps avec le phosphate d'ammoniaque, ainsi dit parce qu'on le trouvait dans l'urine de l'homme (microcosme).
t MICRODACTYLE (mi-kro-da-kti-l'), adj. Terme de zoologie. Qui a des doigts courts.
— ETYM. Micro..., et ôâxxviXo;, doigt.
t MICRODONTE (mi-kro-don-f), adj. \\i' Terme de zoologie. Qui a de petites dents. |1 2° Terme de botanique. Se dit d'une plante qui a un calice à dents très-courtes.
— ETYM. Hier..., et è8où;, 6S6vto;, dent.
t MICROGRAPHE (mi-kro-gra-f), s. m. Terme didactique. Celui qui s'occupe de micrographie.
— ETYM. Micro..., et YpàçEiv, décrire.
MICROGRAPHIE (mi-kro-gra-He), s. f.\\l° Description des objets étudiés à l'aide du microscope. Il 2" En général, tout ce qui concerne l'emploi du microscope. Il 3° Nom doni.é quelquefois à des ouvrages traitant de ces objets. Hoocke, si connu par .sa Micrographie, entreprit de le résoudre [le problème de la parallaxe des étoiles fixes], volt. A'eict. Il, (.
— ÉTYM. Micrographe.
t MICKOGRAPHIQUE (mi-kro-gra-fi-k'), adj.
Qui appartient à la micrographie. Travaux micrographic|uo3.
t MICROLOGIE (mi-kro-lo-jie),». f. || l'Terme didactique. Traité sur les objets d'une grande ténuité. Il 2' Terme de rhétorique. Discours faible, sans force.
— ÉTYM. Mixpo>oYia, petitesse d'esprit, de caractère, de (iixpo;, petit, et Xoyoc, doctrine.
t MICROLOGIQUE (mi-kro-lo-ji-k') , odj. Qui a rapport à la micrologie , à l'étude des petits objets.
t MICROLOGUE (mi-kro-lo-gh') , s. m. || l" Celui qui se livre à des recherches miciologiqucs. || 2° Petit ouvrage très-estime qui traite des lûtes et cérémonies de l'Ëglise de Rome.
— ETYM. Voy. micrologie; grec, (iixpoXôyo;, celui qui s'occupe de bagatelles.
tMICROMÉGAS (mi-kro-mé-gâs' ), s. m. Titre d'un conte piiilosophique de Voltaire, où le héros Micromégas est un habitant de Sirius, bien plus grand et bien plus iutelligentque les hommes, mais faible et limité comme eux. L objet de ce conte est do prouver que les idées de grandeur et de petitesse n'ont rien d'absolu, autrement dit que ce sont des idées de relation.
— ÊTYM. Mixooi;, petit, et piYo;, grand.
MICRO.MÈTRE (mi-kro-mè-tr'), s. m.\\ l'Instrument pour mesurer les diamètres des astres. M. lievis revint sur cet objet en 1753, après avoir trouvé une lettre originale deGascoigne écrite en iG40,où l'on vit que cet ingénieux astronome s'était servi du micromètre pour mesurer les diamètres des planètes, BAILLV, Utstoire de l'astronomie moderne, t. 11, p. 26D. Les Anglais diront le micromètre de Gascoigne, les Fiançais le micromètre d'Auzout; mais, pour IKurope, pour la science, Auïout sera le véritable inventeur, m. ib. p. ^"0. || La lunette microniétrique elle-même. || Micromètre à double image ou micromètre prismati()ue, micromètre fondé sur les propriétés de la double réfiactiou. Il Micromètre objectif, l'héliomètre. 112" lustrunient destiné à mesurer les objets de petite dimension ou le pouvoir amplifiant de» microscopes. || 3" Ajipareil qui s'applique à une balance de torsion. || 4° Instrument pour mesurer le degré de finesse des laiiiida.
— ETYM. Micro... , et mèlre, mesure.
MIC