MIO
Le roy de Navarre minutant en son esprit une nouvelle guerre, d'aub. Vie, Lviii. El commencèrent à mynuter beaucoup de mémoires pour.... carloix, vi, 9. Le contract est passé et minulé, RAB.i'aiif. iv,(4.
— ÊTYM. Minute 2.
t MINUTERIE (mi-nu-te-rie), ». f. Partie du mouvement d'une pièce d'horlogerie qui est destinée à indiquer les fractions d'heures et les minu' tes, ce qui fait mouvoir la grande aiguille. || Indication des minutes. Cidrans avec minuterie.
— ÊTYM. Minute ^ .
] MINUTEUR (mi-nu-teur), s. m. Terme de chancellerie romaine. Officier qui dresse les minutes d» la cliancellerie apostolique.
— ÊTYM. Minute 2.
MINUTIE (mi-nii-sie), t. f. Néologisme au temps du cardinal de Hetz qui l'explique par chose de peu de conséquence. Ce détail paraît sans doute une minutie, c'est-à-dire une chose mince et frivole qui ne vaut pas la peine d'être remarquée et qui ne fait rien au gros de l'affaire, retz. Conclave d'Àlei. va. Depuis longtemps on faisait valoir Des minuties, SÉV. 392. Pour entrer dans le détail el dans les minuties de l'art, huet. De l'origine desromans, p. 8i, dans POUGF.NS. S'il faut descendre aux minuties avec une femme, boss. Lett. quiét. 36. Dan» le fond qu'estce que toutes ces méthodes, que toutes ces pratiques? ne sont-ce pas des minuties? Des minuties I mais ces prétendues minuties plaisent à Dieu.... BOURDAL. Pensées, t. i, p. 4I9. Assez de livres sont pleins de toutes les minuties des actions de guerre et de ces détails de la fureur et de la misère humaine, VOLT. Louis XIV, 4 1 . Vous sentez bien que je n'entre pas dans le détail des opérations militaires; je n'ai jamais pu supporler ces minuties de carnage, ID. Lett. 47janv. 4763. Vous ne sauriez apporter dans cet ouvrage fie Commentaire sur Corneille] trop de soin, d'exactitude et même de minutie, d'alemb. Lett. à Volt. 8 sept. 4 76«.
— ETYM. Lat. minutia, de minvtus (voy. menu) ; géncv. menutie; wallon, minuté; Hainaut, menuti.
MINUTIEUSEMENT (mi-nu-si-eû-ze-man), adv.
D'une manii'ire minutieuse.
— ETYM. Minutieuse, et le suffixe ment. MINUTIEUX, EUSE (mi-nu-si-eù, eû-z") , cdj.
Il 1° Qui s'attache aux minuties. Un homme minutieux. Le monde est donc bien minutieux! dans quels petits détails il faut entrer pour éviter ce que vous appelez ridicule ! genlis, TMdl. d'éduc. Zélie, II, 4. Il Substantivement. Les comédiens italiens ont joué hier le Minutieux, comédie en un acte et en prose ; c'est une vraie minutie, bachaumont, Mém. secrets, t. xxxv, p. 4 83. || f En parlant des choses, qui va jusqu'aux minuties. Un soin minutieux. 11 est des moments où l'àme.... va chercher encore du poison dans quelques souvenirs minutieux, STAâL, Delph. part, i, fragm. 3.
— ÉTYM. Minutie.
t MINYANTHE (mi-ni-an-f), «.f Trcfie d'eau (trifolium fibiinum des officines), plante qui croit dans les lieux aquatiques, minyantlies trifoliata, L.
— ETYM. MwûavÔEi;, de (lîvui;, petit, et àvOo«, fleur. 11 y avait p.ir erreur, dans les anciennes éditions de Nicandre, erreur corrigée depuis, (iTivOavOe;. Celte erreur est cause que Linné el les botanistes écrivent menyanthes.
tMINYANTHlNE (mi-ni-an-li-n'), ï. f. Terme de chimie. Extrait de minyanthe.
t MIOCÈNE (mi-o-sè-n'), adj. Terme de géologie. Terrain miocène, terrain fossilifère superposé à l'éocène et contenant une proportion moins grande de coquilles récenies actuellement vivantes que le pliocène.
— ETYM. Miîov, moins, et xaivà;, récent.
t MIOCHE (mi-o-ch'), s. m. Terme populaire. Petit enfant. || Se dit, par mépris, de toute personne extrêmement petite.
— HIST. XVI' s. Mioche [mie], oudin, Dict.
— ÉTYM. Le plus prtibable est que miocire, petit enfant, est le même que mioche, mie, et vient par conséquent de tnie;mte ayant en soi le sens du latin mica, petit morceau. En basse Normandie, un mi'ot se dit pour un peu, un brin, une miette. A côté de cette étvmologie, le mioc en bas-breton, qui veut dire peTit, a peu de consistance. Quant à mion, qui s'est dit pour mignon en argot, il n'a pu donner mtoc/ie; Ce miuii folâtre [l'Amour], Cartouche ou le Vicepuni, dj Orandval, 4725, p. <I4.
t MION (mi-on), i. m. Un des noms du canard si fil eu r.
t MIOSE (mi-ô-z'), «.^. Terme de rhétorique. Synonyme de litote.
— £TYU.M((uaiCi atténuation, de |ii(wv,moindi's.
MIR
MIR
MIR
MI-PARTI, TE fmi-par-ti, tie), adj. || 1" Compose de deux parties égales, mais dissemblables. Kobe mi-partie de blanc et de noir. Votre ajustement miparti de robe et d'épée, hamilt. Gramm. 3. Entre les Romains et les Bourguignons le tribunal fut mi-parti, montesq. Esp. xxviii, 4.112° Partagé par la moitié. Les avis font mi-partis. Les électeurs /étaient rai-partis. || Chambres mi-parties, chambres instituées parl'édit devantes et qui étaient composées, par moitié, de juges protestants et de juges catholiques. || 3* Terme de blason. Écu mi-parti, celui qui est coupé dans une de ses parties. || Il se dit aussi de deux écus coupés par la moitié et joints ensemble en un seul écu;ce qui arrive lorsqu'un mari veut jo'ndre les armoiries de sa femme aux siennes.
— IIIST. xii' s. Une cote vert [il] out e mantel mi-parii, 77i. le mari. (Bo. ||xv's. Allons aux armes, tandis que le soleil est mi-parti; car s'il nous frappait es visaiges.... Perceforest, t. u, f° 29. Il XVI* s. Et eux-mesmes agités de deux opinions contraires qui mi-partissoient les esprits de leurs chefs, d'acb. Hist. ii, i*«.
— ÊTYM. Mi, et partir, dans le sens de partager (voy. partir).
t MI-PARTITIOX (mi-par-ti-sion), s. f. Partage par moitié. Il fallait [à Philippe IV d'Espagne], sur fette destruction de son propre ouvrage, enter, pour la maison de France émule de celle d'Autriche, la même grandeur, la même mi-partition qu'il avait faite pour la sienne, st-sim. 8, 63.
— £TVM. Mi-parli.
\ MlPOtrx (mi-poû), t. m. Un des noms vulgaires du sous-borate de soude.
JHQUF.LET (mi-ke-lc; le t ne se prononce et ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : des mi-ke-lè-z agiles; miquelets rime avec traits, succès, paix, etc.), ». m. |1 1° Nom donné aux anciens bandits qui se réfugiaient dans les Pyrénées, princiialement sur les frontières de l'Aragon et de la Catalogne ; ils faisaient la guerre sans aveu de personne et servaient le parti qui leur plaisait. Des trahisons et des révoltes où les miquelets vos bons amis vous auront bien aidé, maintenon, un. au D. de Noailles, 23 août, 174).||2'' S'est dit aussi de certaines troupes légères qui font la guerre en enfants perdus, en éclaireurs. Et j'étais miquelet dans les guerres d'Espagne, BEGNARn, Fol. am. I, s. Il Miquelets français, s'est dit d'un corps de partisans créé par Napoléon I" en (808 pour l'oj)poser aux guérillas espagnoles. || 3* Aujourd'hui, soldats formant U garde particulière des capitaines généraux ou gouverneurs de province en Espagne.
— ÊTVM. Esp. miquelete.
t MIRA (mi-ra), s. f. Nom donné à une étoile changeante ou étoile périodique de la constelhtion de la Baleine. En 356 jours. Mira éprouve de telles variations dans son éclat, qu'elle passe de la deuxième grandeur à la dixième.
— £TV.M. Lat. mira Stella, étoile merveilleuse.
t MIRARANOE (mi-ra-ban d'), s. f. Taon du Brésil, qui vit en société dans une espèce de nid.
MIRABELLE (mi-ra-bè-l') , s. f. Espèce de petite prune ronde, de couleur jaune, et d'un goût agréable, et, dans quelques variétés, excellent. || 2° Mirabelle de Corse, le coqueret cotonneux, physalis pubescem, L.
— ÉTYM. Esp. mirabel. Scheler dit que le nom vient de l'une des localités du nom de Hirebeau ou Miral/flla.
MIRACLE (mi-ra-kl'), f. m. || !• Acte contraire aux lois ordinaires de la nature et produit par une puissance surnaturelle. La vertu divine (|ul avait opéré ce miracle, pasc. Prov. iii. Miracle : c'est un effet qui excède la force naturelle dus moyens qu'on y emploie; et non-miracle est un effet qui n'eicèdn pas la force naturelle des moyens lu'on y emploie, id. Pens. xxiu, ♦), éd. havet. Je ne serais pas chrétien sans les miracles, dit saint Augustin, iD. ib. xiv, 94. Incrédules, les plus cré- 'lules : ils croient les miracles de Vespasien, pour ne pas croire ceux de Moïse, id. ib. xxiv, 99. Les miracles sont plus importants que vous nepenseï; ils ont servi ) la fondation et serviront à la continuation de l'Église jus<|u'à l'Antéchrist, jusqu'à la fin, id. ib. xxiii, I9. Aux hérétiques les miracles seraient inutiles; car l'Église, autorisée par les miracles qui ont préoccupé la créance, nous dit qu'il n'ont pas la vraie fol, m. il», xxm, *i. Les miracles disctrnenl la doctrine, et la doctrine discerne les miracles, in. ib. xxiii, ». Si j'avais vu un miracle, disent-ils, je me convertirais; comment assurent-ils qu'ils feraient ce qu'Us ignorentT id. ib. xiii , ». Le*
prophéties, les miracle» mêmes et les preuves de notre religion ne sont pas de telle nature qu'on puisse dire qu'ils sont absolument convaincants, iD.tfc. xxiv, (8. Dieu fait des miracles en leur faveur [des rois de Juda], Boss. i/is(.ii,4.Le don des miracles est une grâce infructueuse qu'ont eue quelques saints, mais qui n'a point aidé à les faire saints, hocrdal. 5* dim. après Pâq. Dominic. t. u, p. 217. En ces murs même une troupe égarée.... De ses miracles faux [de Mahomet] soutient l'illusion, volt. Fanât, i, i. Rien ne caractérise mieux un miracle que l'impossibilité d'en expliquer l'effet par des causes naturelles, BUPF. Hist. nat. Preuv. théor. terr. Œuv. t. i, p. 290. Le fameux Spinosa, qui avait dit que les miracles étaient impossibles, parce qu'ils étaient contraires aux lois de la nature et qu'ils supposaient de la variation dans les décrets de Dieu, bonnet, Paling. xvii, 6. 1| Cour des Miracles, se disait d'un endroit de Paris où se réunissaient les gueux et les mendiants, ainsi dite parce que ceux qui simulaient toutes sortes d'infirmités pour solliciter la charité, redevenaient là sains et dispos. || 2' Par exagération, chose extraordinaire, ou chose ordinaire, régulière dans l'ordre naturel, mais dont on ne sait aucunement la cause ou le moyen. Les miracles que fait Marie Pour le salutdes fleurs de lis, malh. vi, 3. Et la main de Rodrigue a fait tous ces miracles! COBN. Cid, IV, i. Un héros, comme un dieu, peut faire des miracles, id. Sophon. ii, 3. ô miracle d'amour! ID. Cid, m, 4. Un jour sans douleur est pour moi un miracle, scarbon. Lettres, Œuv. t. i, p. 249, dans pouGENS. Il y a du miracle à un si prompt changement, sÉv. 4 févr. (696. C'est un beau miracle, si la Trousse s'est sauvé de l'état où l'on nous l'a représenté, id. <3 août <675. Le ciel fît naître en même temps et faisait croître sous une pareille éduftation le roi, dont la naissance miraculeuse promettait à tout l'univers une vie pleine de miracles, fléch. Mar.-Tliér. C'est miracle que ce que nous voyons entre les Espagnols et les Français ; Dieu tourne les cœurs comme il lui plaît, maintenon, Lett. au U. de Noailles, 6 mars 170). Le succès tenait du miracle, Boss. Var. f. Achille, à qui le ciel promet tant de miracles, bac. Iphig. i, t. Ceux qui ont fait les relations de ces étranges événements [la conquête du Mexique] les ont voulu relever par des miracles qui ne servent en effet qu'à les rabaisser; le vrai miracle fut la conduite de Cortez, volt. Mœurs, 447. L'attraction et la direction de l'aimant sont des miracles continuels; un limaçon auquel il revient une tête est un miracle; la naissance de chaque animal, la production de chaque végétal sont des miracles de tous les jours, id. Dicl. phil. Miracles. Les miracles sont faits Pour qui veut fermement la mort ou le succès, saurin. Spart, m, 4. Un petit nombre de soldats, persuadés de l'habileté de leur général, peuvent enfanter des miracles, chateaubb. Génie, 1, II, a. Il Familièrement. C'est un miracle de vous voir, se dit d'une personne qu'on n'avait pas vue depuis longtemps. || FaniiUorement. Crier au miracle, crier miracle, se dit quand quelqu'un fait une chose qu'il n'a pas coutume de faire. Ce n'est pour faire au miracle crier, la pont. F. avare. || Familièrement. Faire des miracles, faire miracle, réussir merveilleusement. Pourmoi les huguenots pourraient faire miracle.... régnif,b,So«. ix. C'est un homme qui fait des miracles, mol. Méd.m. iut, i, B. Le changement d'air me fait des miracles, s8v. 8 avr. f67a. Quelle joie, ma chère enfant, que le quinquina ait fait ses miracles ordinaires I id. 6n9. || Voilà un beau miracle, se dit ironiquement à quelqu'un qui se vante d'une chose fort ordinaire. || U a fait miracle, il a fait un beau miracle, se dit de quelqu'un qui a commis quelque maladresse. || Cela se peut sans miracle, cela est très-aisé.jj Par exclamation, miraclel beau miracle! Miraclel criait-on ; venez voir par les nues Passer la reine des tortues, la pont. Fahl. x, t. Il Miraclochimique.nomdonnéaulrofois à la transformation subite par laquelle l'acide sulfurique concentré, versé dans une solution rapprochée de chlorure de calcium, donne du sulfate de chaux, qui se prend aussitôt en une masse solide. || 3* Se dit de» personnes qui sont dignes d'admiration. Anne, qui de Madrid fut runbjue miracle, Malh. u, 9. Je veux du mémo esprit que ce miracle d'armes [Achille), Chercher en quelque part un séjour écarté, ID. V, ». ô roi, le miracle des rois, u>. vi, 4. Henri, ce grand Henri que les soins do nature Avaient fait un miracle aux yeux de l'univers, id. Vf, «<. Nous verrons dH nous deux qui pourra l'emporter ; Oui, dans nos soins communs pour ce jeune miracle. Aux vœux de son rival portera ulus d'obsta-
cle, MOL. VÉt. I, t. Il II se dit aussi des animaux. L'éléphant est en même temps un miracle d'intelligence et un monstre de matière , bupp. Quadrup. t. IV, p. 263. Il Se dit encore des choses qui sontdipnes d'admiration. Que le miracle de l'Italie, le Pastor fido, l'a entièrement négligée [la liaison des scènes], corn. Avert. au ket. de la seconde partie des œuvres. || 4» Par miracle, loc. adv. D'une façon qui est considérée comme un miracle, qui excite l'étonnement ou l'admiration. Il ne se soutient que par miracle, et à chaque pas il est sur le point de succomber, bouhdal. Exhort. sur J. C. portant sa croix, t. il, p. < 37. || 5° X miracle, loc. adv. X merveille, fort bien, on ne peut mieux. U sait notre langue à miracle, la pont. Œuv. posth. dans lb Boux, T)ict. comiqne. Une oie; je les aime fort. — Tant mieux, touchez là, à demain à dîner ; ma femme les apprête à miracle, bbuets, àvoc. Pat. i, 6. Comment diable, à merveille, à miracle! courage I PIRON, Métrom. m, s. Mes enfants s'en tirent à miracle, collin d'harleville. Vieux célib.ni, 3.
— HIST. XII* s. Maint miracle fait Deus là ù fu descenduz [saint Thomas], D'avogles, de contraiz [contrefais] et de surz et de muz, De lepruz, qui receivent e santez e vertuz, Th. le mart. I3i. E maint humme l'unt puis à miracle tenu, ib. 62.
Il XIII* s. Et pour le bel miracle que Diex i demonstroit, Berle, cxxxv. Ore m'a l'en puis dit que il gist en la cité de Marseille, là où il fit moult bêles miracles, joiNV. 289. || xiv* s. Si qu'on doit croire sans douter. Que ce sont miracles apertes Que musique fait; c'est voir [vrai] certes, maciiaut, p. 9. Il XVI* s. Ce grand œuvre de' l'Escurial du roy d'Espagne qu'on dit que jamais tous les sept miracles de jadis n'ont approché, ubant. Capit. franc, t. i, p. 276, dans lacurne. Il n'est miracle que de vieux saints, cotgbave.
— ÊTYM. Provenç. miracle; espagn. milagr» ; portug. milagre; ital. miracoto; du lat. miraculum, de wii'rart, regarder, admirer (voy. mibeh).
t MIRACULÉ (mi-ra-cu-lé), s. m. Nom qu'on a donné aux convulsionnaires de Saint-Médard.
MIRACULEUSEMENT ( rai-ra-ku-leû-ze-man ), adv. D'une façon miraculeuse, par miracle. Daniel fut jeté dans la fosse aux lions, et il en fut miraculeusement délivré, bollin, Hist. anc. Œuvr. t. i, p. 277, dans POUGENS. || D'une façon extraordinaire. Un trône indignement renversé et miraculeusement rétabli, boss. Reine d'Anglet.
— HIST. xiv s. Doncques est-il [le malade] aidé [parla saignée] miraculeusement, lanfuanc, f" 71 , verso. Il XVI* s. [Êpaïuinondas] après avoir miraculeusement forcé les Lacedemoniens de lui ouvrir le
pas.... MONT, m, 196.
— F.TVM. Mircu:uleuse, et le suffixe ment; ital. miracolosamente,
MIRACULEUX, ECSK (mi-ra-ku-leû, leû-z'), odj. Il 1° Qui tient du miracle, qui est surnaturel. Des effets miraculeux. L'homme qui avait été guéri d'une manière si miraculeuse, avait plus de quarante ans, SACi, Bible, Àct. des apôtr. iv, 22. Que Julien [l'empereur] était mort par un coup miraculeux, boss./>^/'. Var. t" dise. §8. La délivrance miraculeuse qu'il fJérémie] leur avait annoncée [aux Juifs captifs] dans ses écrits, m. Hist. ii, (3. {| Qui a le don des miracles. Vou-i devez être, pour ainsi dire, des hommes miraculeux, mass. AvenI, Cire. Ces hommes justes, simples, miraculeux, m. Carême, Avenir. \\ 2° Quiaquelquechosed'admirable,do merveilleux, en parlant .soit dus personnes, soit dos choses. Miraculeux héros, dont la gloire refu.so L'avantageuse erreur d'un peuple qui s'abuse, cobn. D. Sanche, v, 6. Mon Dieu 1 que de ce point l'ouvrage est merveilleux! On travaille aujounl'hui d'un air miraculeux, mol. Tort, m, 3.11 y a une impertinente petite bossue qui chante sans fin cl sans cesse, qui croit être miraculeu.se, sÉv. 366. Ëtait-ce [la Fronde) comme un travail do la Franco prêle k enfanter le règne miraculeux de Louis? boss. Ann« de 6on:. (I 8* S. m. Ce (|ui aie caractère du niiracle.|Le miraculeux cl le divin est tellement le fonds de ces livres [de l'Ancien Testament), que... iioss. Hist. i, 4 3.
— f.TYM. Lat. mïracuiofu», de mtracuium, miracle. fMIRADORE (mi-ra-do-r'), s. m. Nom qu'<m
donne à une sorte de belvédère dans les HanillM et autres possessions espagnoles.
— RTYM. Rspagn. mirar, regarder (voy. mireh).
MIRAGE (mi-ni-j'), t. m. || 1° Phénomène de réfraction par lequel les objets qui sont vus très-près de l'horizon envoient quelquefois à l'ob.servaleur deux images, l'une directe, l'autre renversée, dû à ce que la température du sol ou de l'eau étant élevée et dilatant les couches Inférieures do l'air con-
mn
tigiiës. fait que h densité de l'air va en croissant de bas en haut jusqu'à une certaine hauteur, au lieu d'aller en diminuant suivant la loi ordinnire de superposition des couches. Dans le mt^me temps que M. MongeeipliquaitlemiraReenÊgypte,M. Wollaston en Angleterre publiait un tiès-beau travail sur le mêmesujot, biot, Inslil. Mém. sciences, I8O9, p. «. Le phénomène du mirage le plus apparent, le mieux constaté, et qui a le plus attiré l'attention générale, est celui que M. Monpe a décrit et expliqué dans les Mémoires de l'Institut du Caire: lorsque les soldats français entrèrent dans le désert de i'Rgypte, toute l'armée fut témoin d'un effet d'optique aussi nouveau que remarquable : le pays qui forme une vaste plaine horizontale parut tout couvert d'eau; les villages bâtis sur de petits tertres... pré.'ientaient de loin, outre leur image directe, une image renversée ; les soldats, séduits par l'illusion, couraient vainement vers cette eau imaginaire pour étancher la soif qui les dévorait, id. 16. p. 5. Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage, Aux cœurs vieillis j'offre un doux souvenir, bêb.^ng. Tailleur. || 2° Fig. Déception, illusion. Toutes ces espérances ne sont qu'un mirage.
— ÊTVM. Mirer.
+ MIR AILLÉ, fiE (mi-râ-Ué, liée), adj. Terme de blason. 11 se dit des ailes des papillons et des queues de paon qui sont de différents émaux. Paon rouant d'azur miraillé d'or.
— ETVM. Ane. franc, mirait, miroir, de mirer.
t BURAMIONES (mi-ra-mi-on'), s. f. pi. Filles qui, sans faire devœnx,se consacraient à l'instruction des jeunes personnes; ainsi dites de Mme de Miramion, veuve pieuse et charitable.
•f MIRAMOLIN (mi-ra-mo-lin), s. m. Nom par lequel les écrivains du moyen âge désignent le calife et autres souverains musulmans. L'ancienne coutume établie que les miramolins ou empereurs de Maroc soient les premiers bourreaux du pays, n'a jos peu contribué à faire des habitants de cet empire des sauvages fort au-dessous des Mexicains,
VOLT. JfflfUM, (62.
— ÊTYM. Corruption de l'arabe émir al-moumenin , commandeur des croyants.
■f- MIRAUDER (mi-rô-dé), voy. miroder.
t MIRAUT (mi-rô), s. m. Nom d'un chien de
chasse Fût-il diable, Miraut, En dépit de ses
tours, l'attrapera bientôt, la font. Fabl. iv, 4.
— ÊTYM. Mirer, parce qu'il mire, regarde, quête. t MIRBANE (mir-ba-n'), s. f. Essence de mir-
bane, substance produite par la benzine soumise à l'action de l'acide azotique, et dont l'odeur, rappelant celle des amandes amères, est employée par la parfumerie pour aromatiser les savons de toilette. MIRE (mi-r'), ». f. || 1° Bouton placé au bout d'un fusil ou d'un canon et qui sert à mirer. Prendre sa mire, mettre en mire, pointer le canon. || Coins de mire, pirces de bois que l'on met sous la culasse d'un canon pour le pointage. || Point de mire, le point où l'on vise, pour tirer une arme. || Fig. Point de mire, but auquel on terni. Cette dignité est le point de mire de beaucoup d'ambitieux. || Ligne de mire, rayon visuel qui va de la pièce au point de mire. Si le canon était extérieurement cylindrique, comme l'est sa cavité, la ligne de mire serait parallèle à la direction que reçoit le boulet en sortant, BBissoN, Traité de phys. t. i, p. (48, dans pougens. Il 2" Terme d'arpentage. Signal qui sert à diriger les instruments pour fixer la position des lignes dans l'espace. Nous avons choisi pour mire l'un des pratoimerrcs de l'Observatoire, biot et arago, Inslit. Mém. iciene. (80», i" semestre, p. 306. Il Tige graduée le long de laquelle glisse un plateau de liois ou de tôle peint de deux couleurs séparées par une ligne horizontale, et qui sert pour le nivellement. || Jalon verticalement implanté en terre, dont le bout supérieur est blanchi ou enve- U)ppé d'un papier blanc, pour pouvoir Ctre aperçu de loin. Il Disque en tôle percé d'un trou qui laisse traverser la lumière. || Points de mire, points à observer quand on veut lever un plan.
— IIIST. XVI» s. Il vid aussi (juoles reistres plus avancez avoicnl ploiér dans un valon pour s'oster de mire, d'aub. Hi^t. 1, (67. L'autre boulet abatit un chesne qui scrvoit do mire, et tua un capitaine derrière, ID ib.iii.M. Lcscroquan» qui eurent plus de courage tireront, et sans passer l'œuil à lanfire pourtant presque tous firent haut, m. tb.iii, asa il •emble que nous n'avons d'autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple des opinions du pays 00 nous sommes, most. i, 234.
— ÊTYM. SuhsUnUr abstrait formé de mirer