T^TOR
atteinte comparée k une morsure. Mord» par la critique. Il 3' Terme de botanique. Se dit des parties qui som comme tronquées jrrépulièrement. || 4" Terme de marine. Se dit du garant d'une poulie, quand il se trouTe pris entre le réa et la caisse de la poulie. Il 6' Une couture trop mordue, une couture dont le.' Ijords empiètent trop l'un sur l'autre.
MORE ou UAURK (mo r'j, ». n». || l»Nom ancien des habitants du nord de l'Afrique. Les Romains subjuguèrent les Maures. Du levant au couchant, du More jusqu'au Scythe Les peuples vanteront et Bérénice et Tite, corn. Tite et Birén. v, 6. jj Nom donné aux habitants des pays du nord de l'Afrique où les musulmans ont implanté leur religion. Un plaisant de ce lemps-li lui fil accroire [à un cliancelier ignorant] que la Morée était le pays des Mores, BAiz. De la cour, «♦ dite. J'envoie demain des cartels aux Mores de Maroc et de Fez, oii je m'offre à soutenir que l'Afrique n'a jamais rien produit de plus rare ni de plus cruel que vous, voit. Leit. 4o. En ce temps-là les débauches du roi Rnderic ou Rodrigue firent livrer l'Espagne aux Maures : c'est ainsi qu'on appelait les Sarrasins d'Afrique, Boss. Uist. I, H. Les Maures sont asse>: petits, maigres et de mauvaise mine, avec de l'esprit, de la finesse; les nfcgres au contraire sont grands, gros, bien faits, mais niais et sans génie, buff. Ilist. nat. Ilnmme, (Envr. t. V, p. <27. || Maureg d'Espagim, les Sarrasins qui habitèrent l'Espagne depuis la comiuôte musulmane jusqu'à leur expulsion par un décret de Philippe III. Après avoir vu à (irenade tout ce qui y reste de la magnificence des rois mores, voit. Lett. 39. L'expulsion des Maures fit bien plus de tort à la monarchie [espagnole] ; Philippe III ne pouvait venir à bout d'un petit nombre de Hollandais, et il put malheureu'^emcnt chasser six ou sept cent mille Maures de ses États, volt. Xœur$, <77. nî^Nom des populations qui, dans l'Afrique, font ou étaient foumises aux Turcs. Les Mores d'Alger. || Fig. Traiter quelqu'un de Turc à More, en user avec lui de Turc à More, le traiter avec une extrême dureté; locution qui provient de ce que les Turcs souverains des régences harbaresques traitaient fort durement les Mores habitants de ces régences. Je vois ici deux yeux qui ont la mine d'être de fort mauvais garçons, de faire insulte aux libertés, et de traiter une âme de Turc à llaure, mol. Prec. «o. Si quelques-uns d'eux (du parlement} faisaient les insolents, (le duc d'Orléîins n'avait qu'à] les traiter de Turc à More, st-sim. 3»», »»8. ||3° Abusivement, nom donné aux populations musulmanes de la côte orientale d'Afrique et même de l'inde. Nos marchands d'Europe trés-mal instruits appelèrent indistinctement Maures tous ces peuples mahomctans [de l'Inde]; cette méprise vient de ce que les premiers que nous avions autrefois connus étaient ceux qui vinrent de Mauritanie conquérir l'Espagne, volt. Pol. etUg. Fragm. hisl. sur l'Inde, v. Les Espagnols les ont appelés Mores [les peuples de la côte orientale d'Afrique] et leurs souverains sultans, à cause de l'identité de leur religion avec celle des peuples d'Afrique de ce nom, ennemis de l'Espagne depuis tant de siècles, la p6rûi;se, Voyag. t. ii, p. 3bi, dans pouoENS. || ♦•" Nom donné aux nègres mêmes. Elle eut d'abord un More; dès qu'elle vit qu'ils devenaient trop communs et que la vanité d'en avoir avait passé jusques aux bourgeoises, elle n'en voulut plus et prit un petit Turc, bruevs. Muet, 11, 3. Il Une More, une femme du pays des Mores (on dit aujourdhui plutAt une Moresque). Je ne laisserai pas de vous montrer quelque jour des poulets [billets douxj en castillan et en portugais; et, si une More qui demeure devant mes fenêtres (avait écrire, je tous en pourrais faire voir encore en guinois [langage du jays de Guinée], voit. Letl. 43. Il Fig. i laver la tête d'un More on perd son temps et sa lessive, inutilomeiil on se donne beaucoup de soin pour faire comprendre à un homme quelque chose qui passe sa portée, ou pour corriger un bomnie incorrigible. Peser te vent, blanchir un Maure, Tettamtni de Scarron, (liuv. t. l, p. <37, dans pouGFNs. Je vous répondrai, mon cher maître, par un proverbe bien trivial mais bien vrai, qu'àla- »er la tête d'un mort ou d'un Maure, on j perd sa pcinr, n'AïKHi». UtI. à Voltaire, a avr. i773. ||Che- Tal c.ip lie more ou cavccé do more, cheval d un poil ru, .an, dont la tête et les cxliéniiié» sont noires. Il Gris de More, cou'eur grise tirant sur le noir. Des sa* gris de More. Oris de Maure, Itégt. tur tes tnomufact. août l«r.», teint, en soie, etc. art. 3o. || L'Acadéiiilo varie , elle met tontc.t une peute m, tantôt IIP* m majuscule : gris de more (au mot gris) Mot de More (au mot tmnt).
MOR
— msT mi* s. Par icelui Dieu qui ne ment, Se vous jamès pariés à li. Vous en aurés le vis [visage] pâli, Voires certes plus noir que more, la Rose, 837». Il XVI* s. Il se mit sur ses vieux jours à aimer une more, qu'il aima et tint en ses délices, de telle sorte qu'il lîodaigna toutes sortes de beaulez et toutes autres dames lumnestes, bbant. Cap. Iranç. t. iv,
p. 349, dans LACllRNE.
— f.TYM. Prov. inor.-esp. nioro;du lat. Jfouruî,
habitant de la Mauritanie (voy. salluste, Jug. ts). ). MOBEAU (mo-rô), adj. m. Oui a le poil d'un noir foncé, vif et luisant, en parlant d'un cheval. Des chevaux moreaux. || Substantivement. Les moreaux figurent souvent dans les chansons de gestes comme montures des chevaliers un jour de combat. Sans dégainer et sans monter moreau, Mettez à fin périlleuse aventure, deshoul. Rondeau redoublé, au duc de Saint-Aignari.
— BEM. Cet adjectif n'a point de féminin ; mais il conviendrait de reprendre l'ancien féminin et de dire : une jument morelle.
— HIST. xîf s. Li cons [le comte] Gerins sist au cheval morel, Ronc. 67. || xiii' s. Il monta sor un sien cheval moriel, et le heurta des espérons, h. db VALENC. III. Et verriés [l'étalon] contre li [la jument] corre. S'il n'iert qui l'en peûst rescorre, Non pas morel contre morele Solement, mes contre fauvele, Contre grise, contre liarde, la Rose, n-2t<3. Il XV* s. Jean Lyon tout premier monté sur un cheval morel, froiss. ii, ii, 66. |{ xvi* s. Sire, vois-tu point ce barbare là, qui est monté sur un cheval moreau aux pieds blancs? aiiïot, Pyrrh. 3B.
— ÉTYM. Diminutif de more ; ital. morello.
f ». MOREAU (mo-rô), s. m. Nom d'une espèce de sac, ou de panier de corde, dans lequel les bâtiers donnent du foin à leurs mulets, en marchant.
t MORÉES (mo-rée), s. f. pi. Famille de plantes voisines des ulmacées, cannabinées et euphorbi.icécs, toutes détachées de la famille des urticées de Jussieu.
— f.TVM. Lat. mordis, mûrier.
t MORÉINE (mo-ré-i-n'), s. f. Terme de chimie. Principe qui accompagne la morine et se forme par l'oiydiition de celle-ci (voy. mobine).
4. MORELLE (mo-rc-1'), s. /■. Genre do la famille des solanées. (I La morelle noire {solanum nigrum, L.), plante vénéneuse. || La morelle tubéreuse {solanum tubnosum), la pomme de terre. || Morelle grimpante, vigne de Judée. || Morelle des Indes, herbe de la laque, vermillon.
— HlST. xiv* s. Jus de morelle ou de semblable,