C0T0RATE
— ÊTTH. Dérivé de mouche; picard, moukeron; génev. mot(fhi7Jon.
2. MOUCHERON (mou-che-ron), s, m. Le bout rie la mèche d'une chandelle qui brûle.
— HIST. IV* s. Thomas souffla et estaigny la chandelle, et n'en demeura que un moucheron, itontl'en neveoit gueres cler en la chambre où ilz csloisnt, DIT CANGE, muicalorto. || xvi* s. Deux moucherons valent une chandelle, lirouz db unct, Prm. 1. 1, p. 4 «8.
— ÉTYM. Moucher t.
t MOCCBET (mou-chè), (.m. Nom donné par les fauconniers au tiercelet ou mâle de l'épervier. || Un des noms vulgaires du pégot ou fauvette do» Alpes.
MOU
— HIST. XII* S. De treis (lèches et d'un moscbct Deitasset [assez] aveir teu vaslet [tel jeune garçon], benoît, 1. 1, p. 692,
— ÉTYM. Diminutif de mouche, par assimilation, à cause de sa petitesse.
MOUCHETE, ÉE (mou-che-tù, téo), part, passé do niouclietcr ). || 1° Garni de mouchetures. Du taffetas moucheté. || 2° Tacheté, en parlant de certain» animaux. Il [le roi] veut avoir Un manchon de ma peau, tant elle est bigarrée, Pleine de taches, marquetée. Et vergetée et mouchetée, la font. Fabl. IX, 3. Le dessus de l'aile est moucheté de points blancs, sur un fond brun nuancé de vert doré, buf- FON, Ois. t. iiv, p. (44. Il Chez le cheval, roljes mouchetées, robes blanches et gris clair, lorsqu'elles sont parsemées de petites taches noires de très-petite dimension. || 3° Blé moucheté, autrement dit blé cbarbonné ou niellé, blé malade qui a une poussière noire dans les poils placés à l'une des extrémités du grain. C'est une bonne précaution de laver dans plusieurs eaux les grains mouchetés, GENLis, Maison rust. t. m, p. 26, dans poioens. Il 4* S. m. Espèce de serpent, ou de lézard. || Nom de deux champignons et de la fausse oronge.
2. MOCCHETfi, ÉE (mou-che-té, tée), port, passé de moucheler 2. Êpée mouchetée.
MOCCHETER (mou-che-té. Le t se double quand la syllabe qui suit est muette: je mouclielte, je mouchetterai. L'Académie ne conjugue pas ce verbe ; mais, comme elle écrit' mouchettes avec deux tt, il esl probable qu'elle écrirait je mouchelte avec deux tt aussi), V. a. || 1° Orner de mouchetures, c'est-àdire de petites taches rondes disposées symétriquement. Moucheler une étoffe. || 2° Mouclieter de l'hermine, y coudre de distance en distance de petits morceaux de fourrure noire. || 3° V. n. Terme d'horticulture. .Se couvrir de plusieurs petites tacbea de différentes couleurs.
— HIST. XV* s. Armines [hermines] mouchetées , Bibl. des eh. 6* série, t. i, p. 349. ||xvi' s. Apres avoir mis en pièces l'infanterie abandonnée, desquels quelques uns essaieront de gagner un coin des Suisses, tous se mirent à moucheler ces estrangers, premièrement à mousquetades, et puis à coups d'escoupetles et de pistolets, d'aub. Ilist. ii, I38.
— ÉTYM. Mouchette (qui a signifié autrefois petits mouche), diminutif de mouche. LamoucheHe est, par assimilation , une petite marque, une petite taclie.
2. BIOCCHETER (mou-che-té) , «. o. lise conjugue comme le précédent. Garnir d'une mouche une arme pour la rendre Inoflensive, et s'en servir dans l'escrime. Moucheler un sabre, une épée. || L'Académie n'a pas le verbe, elle ne donne que le participe.
— ÉTYM. Mouche.
t 4 . MOUCHETTE (mou-chè-f), s. f.\\i' Terme d'architecture. Larmier d'une corniche, ou plutôt le petit rebord qui pend au larmier, et qui em;, !iche que l'eau ne coule en dessous. || Mouchettessaillantej, la plinthe, ou le listel, qui est au-dessus d'un qua-t de rond, dans les ornements. || i' Coquille bivalve.
— ÉTYM. Moucher 4 .
t 2. MOUCHETTE (mou-chè-t'), s. f. \\ 1* Terme de menuiserie. Sorte de rabot pour former el arrondir le» baguettes. || 2* Terrj'.e de miçori. Gravoisqui restent dans le tamis après )c plaire passé.
— ÉTYM. Moucher t.
MOUCHETTES (mou-chè-t') , *. f. pi. Instrument pour moucher les chandelles.
— REM. Ce mot n'a point de singulier. On dit Je» mouchettes et non pas ta mouchette.
— ÉTYM. Moucher 4.
MOUCHETURE (mou-che-tu-r'j, t. /■. || 1» Ornement qu'on donne à une étoffe en y disposant symétriquement de petites taches. La doublure du manteau du prince de Conti était d'un satin noir, piqué de diamants, comme de la mouchelure, sêv. 300. Il Moucheture d'hermine, les petits morceaux de fourrure noire qu'on met çà et là sur de l'hermine. Il Terme d'architecture. Ornements de fantaisie dont on remplit les espaces vides des ouvrages de sculpture. || Terme de blason. Se dit particulièrement des queues d'hermines, lorsqu'elles ne sîmcnl pas l'ôcu, et qu'elles s'y trouvent en nombre déterminé. || 2" Taches naturelles qui se trouvent sur la peau de certains animaux. Le ptarmigon ayant des mouchetures d'un brun obscur sur un brun clair, BUFF. Ois. t. m, p. 403. || 8' Terme rural. Poussière noire du blé, charbon ou nielle. || 4° Terme do chirurgie. Scarifications très-superficielles et très-peu étendues, qu'on pratique pour faire écouler de la sérosité ou pour dégorger une partie.
HIST. xvi's. Faisant auparavant, sur la partie,
petites scarification» ou mouchetures, paie, xv, ev.
MOU
MOU
MOU
Quand on tailloit ledit porphyre, les grains ne sanle qui estoyent plus blancs servoyent de moucheture,
PAUSSY, 292.
— ÉTVM. Woucbeler.
MOUCHF.UR (mou-cheur). I|l" S. m. et f. Moucheur, moucheuse, celui , celle qui mouche ou se mouche souvent. C'est un granil moucheur. || 2° 5. m. Celui qui, dans un théâtre, était chargé de moucher les chandelles.
— HIST. XVI* s. Aujourd'hui monsieur, demain mouscheur, cotorave.
— ÉTYM. Moucher i.
MOPCUOIR (mou-choir) , s. m. || 1° Linge pour se moucher. Mais que veut cette esclave avecque ce mouchoir? maihet, Soliman, m, 2. Vous pouvez, resserrer vos mouchoirs, je ne vous forai plus pleurer [par mes récits] , sÉv. 2(9. Picroohole, saignant du nez, croyait que son âme allait sortir dans son mouchoir, fên.I. xix, p. 124. J'ai lieau vous dire des choses touchantes ; elles ne vous feront point tirer votre mouchoir de votre poche, fonten. Lett. galantes, Œuv. t. I, p. 652, dans polgens. Et vous êtes colin-maillard , monsieur ; tiens, Mathurin, voilà un mouchoir blanc; bouche-lui bien les yeux, dancotRT, Colin-maillard, se. 23. Quelques larmes, amenées du spectacle [la mort du Dauphin] et souvent entretenues avec soin, fournissaient à l'art du mouchoir pour rougir et grossir les yeux [de la dschesse de Bourpognel, si-siu. 293, 2i:!. |{ Mouchoir à tabac, mouchoir d'une couleur ordinairement rembrunie, où le tabac paraît moins. En se mouchant malproprement dans leurs vilains mouchoirs à tabac de couleur de suie de cheminée, caillières, Ifols à la mode, Convers. «••. || Le mouct^oir se dit aussi mouchoir de poche, pour le distinguer du mouchoir de cou. Du temps de Ménage, les dames disaient mouchoir à moucher. || Jeter le mouchoir, donner la préférence à une femme; locution prise de la Turquie, ot> les sultans, lorsqu'ils vont à leur sérail voir leurs femmes, jettent un mouchoir à celle à qui ils donnent la préférence. i| On dit dans un sens analogue : briguer, refuser le mouchoir. Les dames de la cour.... Attendent ses regards et ktriguont son mouchoir, volt. Éd. dnn prince. Il 2'' Mouchoir de cou, morceau d'étoffe dont les femmes se couvrent le cou. Son mouchoir, par le Tent soulevé dans la rue, M'a laissé voir le haut de son épaule nue, uauteîioche, Etpr. foll. i, ( . Lui fit envolojip' r son enfant dans son mouchoir de col, et le fit partir avec grande précipitation, scahr. Rom. com. I, <3. [Le seigneur] Auprès de lui la fait asseoir (la fille du jardinier]. Prend une main, un bras, lève un coin de mouchoir; Toutes sottises dont la belle Se défend avec grand respect, la font. Fabl. IV, 4. Le nombre excessif des manufactures de toiles rayées et à carreaux, siamoises, stinkerques, mouchoirs, fichus.... Àrrél du conseil, m juin 172». Il Mouchoir, en ce sens, n'est plus guère employé que par les paysannes; oji dit fichu. 1| 3° Terme de marine. Morceau de madrier à peu près triangulaire, qui sert à remplir des vides de même forme dans le bordage d'un navire. || 4° Terme de maçonnerie. En mouchoir, obliquement. Refaire un vieux mur en mouchoir, c'est-à-dire en conservant ce (|ui, restant de bon, fait une ligne oblique du pied au sommet.
— HTST. XV* 8. Oudit coffre a [il y a] troys mouchoucrs brode?, d'or et de soye , Bibl. des ch. 6* sér. I. I, p. 364. Ilxvi's. Voicyungmouchouer, cssuioz ïostre visaige, car vous sue/, lort, Palsor. p. 783.
— ÊTVll. Moucher l ; Bo.-ry, mouchnuer, mouchoué; bourguig. moucheu ; picard, moukntr. Rabelais, i, <3, dit un mouchenei, usité encore en Saintongc, au rap[iort de Burtiaud des Marets.
MOrCIIL'RE (mou-chu-r'). ». f. || 1* Ce qu'on Ôta tbiiiezen se mouchant. ||S Mouchure de chandelle, bout de lumignon (l'une chandelle, lorsqu'on l'a mouchée. || 3" Terme de marine. Parues roldes et trop dures qu'on rttiro du chanvre. || Morceau do bois coupé sur le bout d'une pièce.
— ETVM. UouchtT «.
+ MOUCIKU (moii-sieu), *. m. Vessie de mer, nom oonné à la physab; arélhuse de Urowno.
— f.TYH. Altération du portugais brésilien moo-
Cieu, LEOOARAKT.
t MOUCXE (mou-kr), ». f. \\ 1" Mot employé en Bretagne et 'ians le midi de la France pour désigner la moule commune, lp.goaraht. i| 2' Espèce do nodule qui altère les schistes ardoiriors.
— ETYH. Autre forme (et plus pr'» do l'origine) demoutf, s. f., coquillage.
t MUUCLIER (mou-kli-é), (. m. Un des nomi Tulgaires du canard morillon.
—ÉTYM. Probablement moucïe, motile; parce qu'i! mange des moules.
MOCÇOX (mou-son) , s. f. Voy. mousson.
ÏIOUDRE (mou-dr") , je mouds, tu mouds, il moud, nous moulons, vous moulez, ils moulent; je moulais ; je moudrai; je moudrais; je moulus; mouds, qu'il moule, moulons, mouler, qu'ils moulent ; que je moule, que nous moulions, que vous mouliez; que je moulusse; moulant; moulu, r. a.
I 1° -Mettre en poudre par le moyen du moulin. Les Grecs et nous autres Siciliens, les Romains même n'ont pas encore l'usage de ces maisons ailées [les moulins à ventl ; nous ne savons que fatiguer les mains de nos esclaves à moudre grossièrement ce blé que nous arrachons à la terre avec tant do peine, volt. Dial. 20, I2.|| Moudre en grosse, moudre avec des meules serrées et en fabriquant la farine dans une seule opération. || Moudre à façon, par parcelles, moudre avec un système où la trémie n'est pas alimentée d'une manière continue.
II Absolument. Ce moulin moud trop gros. || Terme de marine. L'horloge moud, le sable passe. || 2° Il se dit du café qu'on réduit en poudre grossière i l'aide d'un petit moulin portatif. 11 ne faut jamais moudre le café avant son entier refroidissement, GENLis, Maison rust. t. m, p. 365, dans pougens. Il 3° Terme (!e métallurgie. Concasser, à l'aide d'un moulin, le minerai, avant de le soumettre aux opérations ultérieures. La nécessité d'aller moudre le minerai à une distance très-considérable, baynal, Ilist. phil. VII, 30. Il 4° Fig. Moudre un homme de coups, le battre violemment. |! 5° Se moudre,», réfl. Être moulu. Une graine qui ne se moud pas facilement. Il Proverbe. Il n'est que d'être à son blé moudre, il n'y a rien de tel pour qu'une affaire réussisse, que de la suivre soi-même.
— HIST. xii* s. Droites les astcs, aus bons espics moluz [émoulus], Ronc. p. 46. ||xiii* s. Jehans proposa contre Pierre, et dist à Pierre qu'il li devoit un quartierde blé, quant il moloit dix mines à son molin, BKAUM. XXVI, 2. Etliuns des parchonniers [partenaires] ne fit pas envers son scgneurce qu'il doit, par quoi SCS sires ostelcs fers du molin, siqueilnepuisl mourre, m. xxii, 8. Cui blez ne faut, sovent puet maudre, ruteb. 74. Et se li siens curez est tel que Diex le vueille.... Fol sera, s'il guerpist tel molin, puis qu'il mueille, J. de meung. Test. 7(2. || xv s. Molin... à moire braie, grain à brasser ccrvoise, DU GANGE, moîendjuum. li xvi* s. [Des fanatiques dans l'Inde] se prosternants einmy la place, ils se font raouldre et 'briser sous les roues, mont, ii, 3:'. Ayant les membres tous moulus et froissez de ma chute, ID. II, 68.
— ÉTYM. Picard, moiT«,meu/er; wallon, moilre; Berry, meiidre, meûde; provenç. moire ; catal. moldrer ;espagn. moler ; portug. moer; du lat. motere; comparez le grec [aûXti, meule, le golh. moîan, l'allera. mahlen, le slave mla. Dans moudre, qui représente moire, dulat. molere, le d n'est pas organique; il a éléappelé, comme dans mot';/ drc, gendre, poiirle besoin de la prononciation; d'où mouldre, transformé en moudre; le d, qui tombe devant les voyelles (mouiant, moulu), a l'air de se substituer 1'/, et, réellement, il ne fait que la mettre à nu. Il y avait dans l'ancienne langue un autre moudre qui signifiait traire : Quant une femme entre au matin en son estable pour moudre ses vaches, les Évan;/. des quenouilles, p. 53. Ce moudre vient du lat. mulgën; prononcé incorrectement mulgélre, si toutefois mu(.si, mulsum n'indiquent pas un archaïque mulgire, conservé populairement.
MOUK (moue), *. f. Grimace que l'on fait en allongeant les deux lèvres. Elle fait la' moue pour montrer une petite bouche, et roule le» yeux pour les faire paraître grands, mol. Cri/ir/ue, 3. [En prononçant la voyelle u] vos deux lèvres s'allongent comme si vous faisiez la moue, ID. Bourg, genl. ii, «.El puis il fait une moue d'une aune, m"' u'epinay, Mém. t. M, p. 3»u, dans poucens. || Fig. Kairo la moue, témoigner sa mauvaise humeur. Eusses-tu plus de feu, plus de soinetplusd'arl.... que Jodello.... L'on te fera la moue, Régnier, Sat. iv. Chaque navire en un moment Devers la mer tourna sa proue, Comme pour lui faire la moue, scarr. Virg. vi.
— HIST. XIII* s. Et cil qui s'entremet de grans choses, aussi com se il en fust dignes et non est, et porca fait il biaus dras, et autres choses apparis- ■ans, et dcgrani moes, par quoi 11 cuidocstro avanciez; li sage In tiennent por fol et por vain homme, iiBui». LATi.ti, Trésor, p. 2»b. Que il (le magistrat] soit fors et eslables et de bon corage, non pas do moe ne de vaine gloire, id. t'b. p. 57». Tult cil ami si s'eufolrent, Bt me firent trestuit la moe, Quant
I il me virent sous la roe De fortune envers abalu, la Rose, 8077. Ne par ris n'enfle trop ëes joes. Ne ne restraigne pas ses moes, ib. ( 35G0. || xvi" s. Le prisonnier [chez les peuplades sauvages de l'Amérique du nord] crache au visage de ceulx qui le tuent et leur faict la moue, mont, i, 244. Onques vieil singe ne fit belle moue, cotgrave.
— ÉTYM. Picard, mouse, et mouser, faire la moue ; wallon, motne; namur. mate»; génev. mougne ; Chamhéry, mogne ; angl. mow. L'anglais dit to make moulh, faire la moue ; mais moulh n'a pu donner moue; et quant à motc, il vient du français vioue, comme tioto vient de vouer. Le français parait tenir à un radical germanique qui se trouve dans le hollandais moutcc (mouwe maken, faire la moue); suisse, tiiai'iel, visage de mauvaise humour, et mautcen, mScher. Mais le picard mouse et la genevois mougne restent des formes singulières.
MOUÉE (mou-ée) , s. f. Terme de vénerie. Soupe de chiens courants, composée de pain et de potage, ou de lait, dans laquelle on mêle du sang de la bête qu'ils ont forcée.
— ÉTYM. Ce paraît être une application particulière du bas-latin modi'afa (de modius, boisseau) ; une mouée se disait d'une certaine mesure de terre, qui, lour l'ensemencement, exigeait une boisseléa de grain, modi'ofo.
t MOUET (raou-è), s. m. Mesure dans les salines, qui contient dix quartauts.
— ÉTYM. Dérivé du lat. modius (voy. mouée).
(. MOUETTE (mou-è-f), s. f. Oiseau de mer de l'ordre des palmipèdes, et à longues ailes, genre gai'ia de Bresson; nom donné à plusieurs espèces du genre larus de Linné, lequel comprend les goélands et les mouettes, qui se distinguent par le bec grêle et une taille plus petite ; espèce principale, mouette, mauve, pigeon de mer, larus canus, Linné, gavia ctnereo , Bresson (famille deslaridés, ordre des palmipèdes). Pour établir un terme de comparaison dans cette échelle de grandeur, nous prendrons pour goélands tous ceux de ces oiseaux dont la taille surpasse celle du canard, et qui ont dix-huit ou vingt pouces de la pointe du bec à l'extrémité de la queue, et nous appellerons mouettes tous ceux qui sont au-dessous de ces dimensions, nuFF. Ot'i. t. xvi, p. (76, Hans Sloane assure qu'à la Barbade les mouettes vont se promener en troupes à plus do deux cents milles de distance, et qu'elles reviennent le même jour, id. ib. t. i, p. 4.'i.
— HIST. xv*8. Si estoit la voix du peuple comme les mouetes, qui par leur cry dénoncent le flot de la mer, à. ciiartier, (Juadriloge invectif, p. 431. Il XVI* s Quand dessus le sec ou les moites sablons En foulle de la mer retourne la mouette.... Puis se reporte en mer, c'est un signe de voir Tost après sur les eaux un grand vent esmouvoir, a. BELLEAU, Bergeries, t. i, p. (20, dans lacurnk.
— ÉTYM. Diminutif do l'anc. franc, mintre (marie DE frange, t. i, p. 3*'i); picard, maure; Saint- Valéry, mi'au ; de l'allemand Uëwe, Mewe ; ano. angl, motc; angl. raod. meic.
f 2. MOUEITE (mou-è-f), s. f. Voy. moettr.
t MOUEZZIN (mou-e-zin), voy. muezzin.
BIOIÎFKTTE (mou-ffc-t') , s. f. Voy. mofette,
MOUFLARI), AKDE (mou-dar, flar-d'),!. m. etf. Terme familier. Celui, celle qui a le vis;ige plein cl rel/ondi. Voyez ce moudard, cette moulVirde, il Nom do chien. Ainsi criait MouHard, jeune dogue, LA pont. Fabl. X , ».
— ÉTYM. Bouiguig. niAflA, rebondi, joufflu; wallon, moufler, enfler ses joues; llainaut, moflue, grasse, potelée; en Normandie, on dit d'un tissu do laine qu'il est mouflu, pour signifier qu'il est A la fois épais, velu et léger; de moufle, qui s'est dit pour mufle (voy. moufle 4).
(. MOUFLE (mou-ir), s.f. || 1* Partie de l'habillement qui couvre la main et les quatre doigts san* qu'il y ait de séparation, excepté pour le pouce, à la diftérniiee du gant et de la mitaine. || 2-" Espèce d'ornement qui était placé au ban de la manche d'un habit. || 3' Moufle des viiriens, morceau de bois fendu, avec lequel ils prennent leur fer à souder.
— HIST, XIII* s. Li roi et II prince des peuples mescreanz seront en la prison d'enfer, oii dcal)les les liera en buics et en niofies (manicis), }'iaulier, f* 17». Sorcot ou cote, ou gans ou niofles, la Ilost, 1391». Il IV », Etesloit nninté sur ung petit cheval i courts crains, et en ses mains avoil unes niuune< fort velues, JEAN de troves, Ckron. 147». lit l'autre dit que jo sois bien renier. Qui maintes fois n'a vadlant une monde, K. i)P.gcii./'o<iiei msi. f"22J.
II XVI* s. Et puis fortune en l'oreille me soufle. Qu'on ne prend point en court tels chats sans moufle,
MOU
MASOT, II, »l. Vieille borgne, vieille ridée, Vieille mouffle, rieilie mitaine, Itécréadon de devi* amoureux, p. »' , llans LACURNK.
— KTYM. Wallon, mofe ; génev. mnu(fe; du baslatin muffuta, mutfola, dan? des textes du ix* siècle, (S aussi manufollia. miisfula, molJ'uta. Dicz le lire du lioli;iiidais mo/ZW, diminutif de rallcmand Btiff, manche; moy. haut-allcm. mou, mouwe, manche, manchon. Mais le mot bas-latin est bien ancien pour le tirer de moffel ; et Scheler remarque qu'il faut faire attention aux formes mulfola, manulollia, qui indiquent un bas-latin manupola ou manipulas, poignée, ce qui enveloppe le poignet; ce parait èire la vraie étymologie. C'est sans doute par assimilation que mofte ou moffle a signifie monceau : xiv s. Icellui Simon print un tison de feu et de l'eslrain, et ala bouter le feu en un mofle de foing, ot: CANGE, moffula.
î. MODFLE (mou-fle), t. f. || 1* Système de poulies assemblées dans une même chape ei surdos axes jarliculiers, au moyen duquel on parvient à vaincre facilement de très-fortes résistances. La mouile est composée de deux pièces de bois percées en façon de mortaises, dans lesquelles il y a des poulies de cuivre, ptRiiAtLT, Kifrure, dans wchelet. 11 est démontré que la force nécessaire pour .soutenir un poids par le moyen d'une moufle est au poids luimême comme l'unité est au double du nombre des poulies mobiles, lorsque les directions des cordes sont bien parallèles entre elles, bbisson. Traité de tihyt. t. I, p. 309, dans podgens. || 2" Terme de serrurerie. AssembUge qui »ert à rallonger une barre lie fer. Il Se dit aussi de parties qui entrent l'une il.ms l'autre de la même manière, comme les deux branches d'un pivot à équerre. || 3° Nom donné à des barres de fer pour empêcher l'écart des murs.
— HEM. Les mécaniciens font généralement ce mot du masculin : c'est aussi le genre que porl;Lit la 4* édition du Dictionnaire de l'Académie.
— ETVM. Origine inconnue, i moins qu'on ne suppose, à cause de la chape commune, que la Biou/I« à poulies ait été comparée à la moufle, gant.
3. MOL'FLE (niou-lV), ( m. Terme de chimie. Vaisseau de terre, dont on se sert pour exposer des corps à l'action du feu, sans que la flamme y louche immédiatement. Il Terme d'essajcur. J'etit four en forme de voùle allongée, qu'on place transversalement dans un plus grand fourneau, et qui reçoit les matières destinées à la coupcllation. || Moufle des orfèvres, des cmailleurs, petit arc de terre sous lequel ils fondent leurs émaux. 1| Espèce de four pour cuire la porcelaine.
— KEM. Les chimistes font d'ordinaire ce mot du genre féminin :0n introiluillacuupelledans la moufle, et.... THENABD, rrai((' d? rhinite, l. IV, dans pouge.ns.
— ÊTY.M. Esp. mufla; allom. Jfi<//ci ; aLgl. mu//!e. Ce mol paraît tenir au radical qui se trouve dans l'anglais (o muffte, envelopper, el dans le hollandais mnffel, la manche.
t *. MOUFLE, t'est dit au féminin pour mufle « (voy. MUFLE, k la remarque).
HOUFLE, £E (mou-flé, fiée), adj. Poulie mouflée, poulie qui agit concurremment avec une ou plusieurs autres.
— f.TVJl. J/OK/Jf 1.
t t. MOL'FLEll (mou-flé), V. a. Prendre le nez et les joues ensemble i quelqu'un, en sorte qu'on lui fasse boursoufler les joues. On l'a moufle. Vos clames de Montélimar sont assez bonnes à moufler avec leur carton doré, itv. «2 juin t67a.
— ÊTVM. Voy. MOUFLAHDet MUFLK.
t a. MOUFLER (mou-flé), e. o. Moufler un mur, y appliquer une barre de fera l'extrémité do laquelle on a pratiqué des yeux.
— ETYM. Moufle i.
t MOUFLETTKS (mou-flè-t), *. f. pi. Nom donné par les fonlainiers à deux demi-cylindres creux, qui fervent i prendre le manche du fer à souder quand il est chaud.
— ÊTVM. Diminutif de mot(/le t,
MOUFLON (moy-flon), *. t». Quadrupède ruminant, espèce de bélier sauvage, genre mouton, ovii ont», Linné, nommé aussi mouton de Corse. On trouve, dans les montagnes de Gr"'ce, dam le» lie» de Chypre, de Sardaigne, de torse, el dans le» déserts de laTarUrie, l'animal que nous avons nommé mouflon, et qui nous parait être la souche primitive 4e toute» It» brebis, bufp. Quadrup. t v,p. cie.
— Iiist. ivr s. Muiflo el muifleron, Whia, Dict.
— r.TYM. Probablement do l'allemand Uulfel ehieni gro»»e. lèvre» pendante», mufle, raouflard'
1 UOCPTI (mou-fti), ,. m. Voy. nt-PTi.
tHOUILLADK (mou-ll»4', U mouiUée»), ». f.
MOU
Action d'humecter les feuilles sèches du tabac, pour les rendre plus souples. Mouillades des râpés secs, Inslruct. 30 juin, 1832, art. 2t».
— ÊTYM. ilouiller.
MOIMLLAGE (mou-lla-j", // mouillées, et non mou-ya-j'), s. m. || 1° Action de mouiller. Nous les autorisons à les faire mouiller [des étoffes], après en avoir constaté l'auiiage, et à les faire auner de nouveau lorsqu'elles .seront sèches... pourront néanmoins les fabricants s'opposer au mouillage desdites étoffes, Lett. pat 4 juin (780, art. <o || 2" Action de mouiller l'orge pour le faire germer. || 3" Façon c|u'on donne aux cuirs. || 4* Action de mettre de l'eau dans le vin, l'eaudc-vie, etc. || 6* Terme de marine. Lieu, ou fond où l'on mouille les ancres d'un navire. L'armée, retenue durant plusieurs jours au mouillage par des vents contraires, put enfin sortir de la rade, el faire voile pour Alger, a. ue vaulabeli.e, Ilixt. de la Hestaiiration, l. vu, ch. 4. || Mauvais mouillage, fond de l'eau qui coupe les câbles, ou sur lequel les ancres ne mordent pas. || Action dancier ou mouiller un bâtiment. || Une ancre est au mouillage lorsqu'elle est disposée pour être prête à tomber au fond au moment où l'ordre en est donné. || 6° Par extension, profondeur d'une eau quelconque. De Briaro à Nantes, le mouillage naturel, pendant la saison des basses eaux, est réduit, en raison des bancs de sable mobiles, do telle sorte que, (|uel que soit le tirant d'eau des bateaux, leur marche est impossible ; on ouvre des passes à travers les grèves, de manièreà permettre de navi^/ueravec une immersion proportionnelle aux mouillages artificiels que l'on crée, E. OBANGEz, roietnofjg. de froHce, p. 3(7.
— ETYM. Mouiller.
fMOUlLLE (mou-ir , Jîmouillées), s. f. \\ l' Terme rural, particulièrement du canton de Genève. Source qui ne fait que suinter dans une prairie, et qui y produit une herbe précoce el excellente. || 2° Endroit d'une rivière où l'eau a quelque profondeur. Le tirant d'eau, à l'étiage également, se réduit, dans la j.arlie supérieure du fleuve, au-dessous de Digoin, à 0",(5 et U",20 sur les rapides ou jarres; mais, dans les mouilles, il est souvent de 0",80, k. grangez, Voies navigables en France, p. ï(7.
— ETY.M. Voy. MOUILLER.
MOUILLÉ, f.E (mou-Ué, llée,Ji mouillées), part. passé do mouiller. || 1° Qui est devenu humide. Un terrain mouillé. Une surface n'est mouillée que parce que le fluide qui la mouille tend.cn quelque sorte à se combiner avec elle,Gin*RD, /)is(i'(t<(,.Wm.sctcnc. (années (8I3, (8I4, I8I5), p. 3i6.||Kig. C'est du papier mouillé, se dit d'une mauvaise étoffe qui ne durera pas. || Se couvrir d'un drap mouillé, d'un sac mouillé, se dit d'une sorte do pénitence. Après avoir pillé la France, Et tout le pi'upla dépouillé. N'est-ce pas belle pénitence De se couvrir d'un sac mouillé? Épiyramme contre Henri III (Journal du règne du roi Henri ni, t. i, ('• part., p. m). || Fig. Se couvrir d'un drap mouillé, alléguer une méchante excuse. Il 2* Absolument. Mouillé, se dit du temps quand il a plu. Quand il fait mouillé, quand il fait brouillard, je ne sors point, sÉv. (6oct. («89. ||S. m. L'opposé du sec. Le sec et le mouillé. Qu'il eût du chaud, du froid, du beau temps, de la bise. Enfin (lu sec et du mouillé, la fo.nt. Fabl. vi, 4. ||3' Use (lit aussi des personnes qui ont reçu de l'eau, de la pluie. Ne vous représentez point votre bonne [Mme de Sévigné elle-même] avec sa casaque et son bonnet de paille, mouillée jusqu'au fond,sÊv. (5 nov. (684. J'étais mouillé comme un canard lorsque.... lesage, Gu:m. d'Alf. III, (t. Il Yeux mouillés de larmes, yeux desquel? coulent des larmes. Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes, bac. Brit. ii, i. Fixant ses yeux mouillés sur les miens, j. t. rouss. un. m, (8. Il Fig. Poule mouillée, voyez poule. Il 4" Doigt mouillé, voy. doigt, n' 6. || B" Terme de sculpture. Draperie mouillée, draperie qui semble adhérente au nu. US" Populairement. Être mouillé, avoir beaucoup bu. || 7° Terme de grammaire. Lettre mouillée,se dit de la lettre l, simple ou double, qui se prononce comme dans ailleurs, bail, etc. VI ou les U mouillées ne sont pas le même son que l'y devant une voyelle, avec lequel on les confond par abus dans la prononciation, 5 Paris particulièrement. Il S. m. Le mouillé, le caractère d'une lettre mouillée. Il On donne aussi le nom de mouillée à l'articulation du digramme gn dans ignorant, agneau, etc. Nous avons trois sons mouillés, deux fort» et un faibl"; les deux forts sont gn dans règne, t7< dans paille ; le mouillé faible se trouve dans aïeul, païen, faïence, bUCLOS, Œtir. t. IX, p. (6. Le mouillé faible de rt, exprimé parcecaractira y, et dont nous avons fait une voyelle, parce qu'il
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est consonne vocale, est la plus délicate de toute» ses articulations, marmontel, Elém. litl. Œuv. t. vin, p. 38, dans pougens. || Proverbe. Du pavé sec et liois mouillé Libéra nos, domine; le pavé sec est glissunl, le bois mouillé ne brûle pas.
MOUILLE-BOUCIIE (mou-lle-liou-ch'. Il mouillées), s. f. Poire fondante qui mûrit dans les moi» de juillet et d'août; c'est la même que l'épargne ou cueillette; mouille-bouche est le nom parisien. Il Au plur. Des mouille-bouche ou mouille-bouche».
— ETVM. Mouiller, bouche.
t MOUILLÉE (mou-Uée, (/ mouillées), s. f. Masse de chiffons que le fabricant de papier lait pourrir à la foi». Il Poignée de chiffons trempés dans l'eau.
— ÉTYM. Mouillé.
t MOUlLLEiMENT (mou-lle-man , Il mouillées), s. m. Action de mouiller. || Terme de cuisine. Léger airosement.
— iiisT. XVI' s. Mouillement, cotgrave.
MOUILLER (mou-llé , H mouillées,et non mou-yé),
II. a. Il 1° Hondre humide. Mouillcrdesétolfes. La pluie avait mouilh'. les cliemius. || Absolument. Le brouillard mouille beaucoup. || Terme de marine. Mouiller les voiles, les arroser par un temps sec. || 2» Terme de jardinage. Arroser les plantes d'un jardin. Il faut mouiller ce nouveau plant. || 3° Mouiller quelqu'un, quelque chose de larmes, pleurer abondamment sur quelqu'un, sur quelque chose. Elle m'appela, m'embrassa et mouilla toute de ses larmes, fSV. 12. Je mouille devant lui [Dieu] de larmes criminelles Ces lieux où tu m'as dit qu'il choisit son séjour, VOLT. Zaïre, iv, (. || Mouiller les yeux, se dit des larmes qui coulent des yeux. Amis, je vois les pleurs qui mouillent vos visages, volt. M. de César, m, 8. || Mouiller les yeux de larmes, faire pleurer. Tu t'arrêtes, et ma souffrance Semble mouiller les yeux de pleurs, bêrang. Prisonnier. || Mouiller les lèvres, tremper légèrement ses lèvres dans un liquide. Cette coupe [l'espérance] où tant de misérables s'estimeraient heureux de mouiller un instant leurs lèvres, chateaubriand, Cifnie, i, ii, 3. Il 4° En termes de cuisine, ajouter unli(|uide aune sauce, à un plat. Mouiller une fricassée avec du bouillon. Il B° Terme de marine. Mouiller l'ancre, ou, par ellipse, mouiller, jeter l'ancre ou les ancres. Trente-trois galères qui ont mouillé l'ancre et qui sont rangées sous la grande forteresse, Lett. de du Quesne, (681, dans jal. Des iles Canaries où il [Colomb) mouilla, il ne mil que trente-trois jours pour découvrir la première île de l'Amérique, volt. Mœurs, (4 6. i six heures et demie, les vents refusant de plus en plus et la marée contraire étant assez forte, nous mouillâmes une ancre.... bouoainv. Voyage, t. li, p. 288, dans pougens. Vers deu\ heures du matin, Villeneuve, qui s'était borné à mouiller une ancre, profita du vent, et reprit sa direction vers l'ouest, thiers, //»4(. du consulat, 1. XXI. Il Par métonymie. Mouiller un vaisseau, jetei l'ancre ou les ancres d'un vaisseau. Etre mouillé, avoir jeté l'ancre. Us étaient mouillés en ligne, à portée de terre, les Espagnols au milieu, Ifi'm. de Villette, («76, dans jal. || Mouille, commandement que l'on fait lorsqu'on veut que l'ancre tombe et aille se fixer au fond de la mer. || Mouiller sur la bouée d'un navire, mouiller très-prés de lui || Mo\iiller en affourchant, jeter deux ancres, l'une à bâbord, l'autre à tribord. || Mouiller en patte d'oie, moiiiUer avec trois ancres disposées de telle manière que leurs câbles roidis forment comme trois doigts de la patte (l'une oie. || Mouiller en barbe de chat, mouiller un navire sur deux ancres, dont les câbles font avec le nez du navire des angles analogues â ceux que font les barbes avec le nez du chat, jal. Il Mouiller en croupière, jeter une ancre du côté de la poupe. Il Ironiquement. Mouiller avec la quille, toucher el rester échoué. || 6" Terme de grammaire. Mouiller les II, les deux H, les prononcer couime dans paille, seuil, piller, etc. || Mouiller gn, le prononcer comme dans agneau. || 7* Se mouiller, v. réfl. Être mouillé. Il se mouilla et s'enrhuma. C'est se plonger dans l'eau de peur qu'on ne se mouille, la- MOiTE, Fabl. u, (4. Mes yeux se mouillèrent en chemin, Marivaux, Jfananni;, 8" part. || Terme de grammaire. Être prononcé mouillé. Les deux il se mouillent dans famille.
— IllST. XI* s. Tuz l'escarnisscnt [le raillent), sil tenenl pur bricun (un misérable], L'cgue U gèlent, si moilent sun lincol [linceul, lingfl;,Sl. .Ucri.s^Liv. Il xir s. En haute tour se siel bêle Isabel ; De larme» lellojmoille le lai [léldoson mautel, Hnmont. p.70. Il XIII* s. Le» rives sont mouillées, el les clievausleur cheent [tombent] sur les cors et les noient , iOiN v. 224. La terre meïsmes s'orgoille Por la rousée qui la
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moille, Et oublie la poTerté Où ele a tôt l'yver esté , la Rose, 60. Il avoient sorti que chil qui passeroit ecst tieuve sans moillier seroit trente ans sires de la tierre, h. de valenc. xiv. || xiv* s. Et s'il est que desconfis soies, Et que tes gens mors et pris voies, Jàsoit ce que licuer t'en dueille.Gardequetonœil ne s'en meuille, iiachaut, p. HO. || xv's. Or dit qu'elle vient du rairchié.Or dit qu'elle a partout cerciiié.... Or dit que trop souvent se mouille Pour le proufil de sa maison, B. lmoii. Miroir de mariage, p. 70. Quiconque veut travailler, Faut tenir la gorge nette. Et bien souvent la mouiller, bassel. xxvu. || xvi* s. Ne tirons pus au doigt mouillé Pour jouer à clignemusette, baïf, Paasc-lempsii, AvetUurei.S'WiwenX une année fort mouillée, le dit fruit sera fade, pa- Lissï, 32. Oui se garre dessous la feuille, deux fois se mouille, coTanAVE. Se couvroit d'un sac mouillé, bab. I, h.
— ÉTYSI. Berry, moiJIier; provcnç. muelhar, mnlhar, mnillar, mular ; cat. muelar ; esp. mojar; port, molhar; du lat. fictif molliare, dérivé de mollis (voy. mou i) : ce qui mouille rendant mou.
tMOlTILl.ERES(mou-llè-r',n mouillées),», f. pi. Terme rural. Nom dos ; laces habituellement humides, dans les cliamps ou les prés.
MOriLLETTK (mou-llè-f, Il mouillées, et non uiuu-yè-t'), s. f. Petit morceau de pain long et mince qu'on trempe dans les œufs à la coque.
— F.TYM. Mouiller.
t MOUILLEUR (mou-Heur, U mouillées), s. m. Terme de marine. Instrument destiné à faciliter le mouillage des ancres.
— ETYM. Mouiller.
MOCILLOIU (iiiou-Uoir, H mouillées, et non mouyoir), s. m. \\ 1° Petit vase dont les fileusesse servent pour y mouiller le bout de leurs doigts. || On se sert aussi d'un mouilloir pour retordre le fil. Il 2' .Sébile pour mouiller les tenailles avec lesquelles on sépare les dragées blanches. || 3* Cuve de papetier pour tremper le chiffon.
— HIST. xvi* s. Mouilloir, cotgbavs.
— f-TYM. Mouiller.
MOCILLUUE (mou-llu-r* , II mouillées, et non mou-ju-r'), s. f. ]| 1* Action de mouiller. La mouillure du papier avant l'impression. || Etat de ce qui est mouillé. || 2° Arrosement léger. || 3* ferme de grammaire fort peu usité. Intercalation, dans une syllabe, soit d'une 1 mouillée, soit d'un t.
— HIST. xiii's. C'est à savoir qu'il n'achatera de laron et de larronesse à son escient, ne en bordel ne en taverne, se il ne set de qui, ne chose nioillée ne sanglante, se il ne set dont le sanc et la moilleure vient, Liv.desmit. l»o. || xv s. Ung peu du jour demeura le chevalier en tel point, tant.iu'il fut essuyé de sa mouillure, Perceforest, t. v, f° 8g.
ÉTYM. Mouiller; provenç. moyVadura: cat.
mulladurn ; esp. mojadura ; port, molhadura.
t MOUJIK (mou-jik),s. m. Nom des paysans russes.