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moutonné, co fut sou terme, loménie de brienne,*? m. ïnf'd. t. II, p. 279, dans pougens. ...le champ des tombeaux. Où 1 herbe moutonnée Couvre, après la journée [après la vie], Le sommeil des hameaux, L*ii*RT. Worm. III, 10. Il 2° Se dit quelquefois de l'aspect du ciel et des nuages, quand ceui-ci sont blancs et forment des flocons pressés. || 3° Terme de géologie. Roches moutonnées, roches proéminentes qui se montrent usées en forme de mamelon» arrondis après le passage d' un glacier. |{ 4° Se dit de la tète du cheval, quand, vue de côté, elle forme une ligne convexe depuis les yeux jusqu'au bout du nez comme la tête du mouton. Les chevaux barbes ont la tête belle, petite et assez ordinairement moutonnée, PUKP. Cheial.
MOUTONNER (mou-to-né) , V. a. || 1" F. a. Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. Moutonner la téie d'un enfant. Wi" Fig. Moutonner un prisonnier, tâcher de gagner sa confiance pour découvrir son secret afin de le révéler. ||3° V. n. S'agiter en écume blanchissante, en parlant des eaux de la mer, d'un lac, d'une rivière. Tantôt les lames, en faisant moutonner leurs cimes, imitaient des troupeaux blancs, chateaubr. Génie, i, v, fj. Il 4" l'ar plaisanterie, se moutonner, ir. réfl. Se faire mouton, doux, traitable. Il faut que l'un des deux se moutonne, ce doit être le plus faible, u"* de GRAFFiGNT, dans le Dict. de bhsciierf.lle.
— HIST. iv s. Je fai par mes gens voltiger les chevaux, les flcschir, contourner, donner quarriere, arrester court, cabrer, moutonner, soubzlever.... Alector, roman, p. (7, dans lacurne.
— ETYM. Mouton.
tMOCTONNERIE (mou-to-n»rie), t.A II l'Terme familier. Simplicité, bêtise. || ï* Penchant à imiter autrui. Les hommes savent compter, très-peu savent apprécier; de là cette moutonnerie qu'on appelle si volontiers dans le monde bon sens, et qui se réduit k penser d'une manière que le grand nombre ne désapprouve pas, turgot, dans le Dict. de besche- RELLK .| 3° Fade poésie pastorale. Dans ton beau roman pastoral, Avec tes moutons pêle-mêle, Sur un ton bien doux, bien moral, Berger, bergère, auteur, tout bêle; Puis bergers, auteur, lecteur, chien, S'endorment de moutonnerie; Pour réveiller la bergerie, Ob I qu'un petit loup viendrait bien ! le BRUN, Épigr. tur les bergeries de L'iorian.
— ÈTYM. Mouton.
tMOUrONNET (mou-to-né), ». m. Monnaie que l'on frappa sous Charles VI, la même que le mouton.
— RTVM. Diminutif de moulon.
tMOCTONNEUX, EDSE (mou-to-neû, neû-z"),
adj. Oui moutonne. Mer moutonneuse.
MOUTONNIER, lÈRE (mou-to-iiiè, niè-r'), adj. Il 1* Qui a la nature des moutons. La moutonnière créature Pesait plus qu'un fromage, la pont. Fabl. n, <a. ||i« Fig. Oui fait ce qu'il voit faire. Qu'un seul mouton se jette à la rivière, Vous ne verrez nulle ême moutonnière Rester au bord : toutes feront le sai'.t, LA FONT. Abb. mal. Quand on a le malheur d'être dans un pays de persécution et de servitude, au milieu d'une nation esclave et moutonnière, on est bien heureux qu'il y ait, dans un pays libre, des philosophes qui puissent élever la voix, d'aleub. Ùu. à Voltaire, ** avr. «760. Les extases [devant un tableau] de la multitude ignorante et moutonnière, bacuaumont, Mém. secr. t. xxxvi, p. 272. |i On a dit aussi moutonnique. Façon particulière aux esprits moutonniques du philosophe Huarto, o. nauue, Apologie, p. <6.
— HIST. JV s. Et à ce maloslru Changeon, Moutonnier , qui tient en procès. Je laisse trois coup> d'escourgeon, vili.on, Petit testament. || xvi* s. La naufvuidée du marchant et des moutons: reste il icT, dist Panurge, ulh ame moutonnière? rab. Pont. IV, ».
— ETVM. Mouton.
t MOUTONMÈUEMENT (mou-to-niè-re-man) , odr. D'une façon moutonnière. Et nous l'aurons.... malgré vos machines à décrets, qui viennent moutonnièroment, sur votre message, de décréter la peine de mort contre ceux qui demanderont cette constitution de 83, babœup, Pitcc», j, I23.
t MOUTONNIQUE (mou-to-ni-li'), adj. Voj. mootonnikr.
MOirrURK (mou-lu-r'), t. f. \\ !• Action de réduire le blé en farine entre des meules. Dans les dcrnièrei aooèes de sa vie, il cul la consolation de voir former un établissement destiné à perfectionner la pratique de la moulure et de la boulangerie, coNixiRciT, Oukamel. || Mouture marchande, mouture en grand. || Mouture rustique, celle qui est Llulée par uc s«ul bluteau. || Mouture économique, celle
qui sépare les sons. || Mouture en son gros, celle qui laisse au boulangerie soin de séparer, après la première opération, le son du gruau. Ii Mouture à la grosse, mouture qui livre au boulanger la farine brute. Il 3" Appareil pour moudre. Pour des masses comme celles-ci [l'armée française en Russie], si les précautions ne sont pas prises, les moutures d'aucun pays ne pourront suffire, ségur, iiist. de f{ap. ui, ï. 118° Salaire du meunier. Ca meunier a pris double mouture. || Fig. Tirer d'un sac deux moutures, prendre double profil dans une même affaire, et, en général, faire servir une même chose à deux fins. 11 ramasse et réunit en soi tout ce dont on peut faire un revenu dans le royaume, qui étant une fois dimfi à la rigueur, on ne peut plus y reloucher sans s'exposer à tirer d'un .sac plusieurs moutures, vAii». Dîme, p. 235. Si vous croyez que, quand l'homme peut légitimement tirer deux moutures d'un sac, il n'y manque jamais, dider. Mém.t.m, p. 304, dans poughns. {| 4° Mélange de froment, de seigle et d'orge, par tiers.
— HIST. xv s. Ostant ung petit picotin, Je pris, de soir et de matin, Tousjours d'un sac doubles moustures, Jlec.de farces, elc. p. 26).))xvi' s. Tiroil d'un sac deux moulturcs, rab. i, <l.
— ÉTVM. Berry, modure , moudure; provenç. moldura, moUura, moudura; porlut,'. mordura; du lat. tnoit'Iura, de molere, moudre. Paisgrave, p. 23, écrit mouJcture, et prononce mouture.
t MOUVAGE (mou-va-j') , s. m. Opération dont le but est de répartir la masse que contient une forme h sucre.
— ÉTYM. Jfoueoi'r, par le participe présent mouvant.
MOUVANCE {mou-van-s'), ». f. Terme de jurisprudence féodale. Dépondanced'un fief à l'égard d'un autre. Un marchand, possesseur d'un ancien fief, reçoit foi et hommage d'un pair de France qui aura acheté un arrière-fief dans sa mouvance, volt. Mœurs, J8. Les publicisles allemands prétendent encore que le Dauphiné doit être une mouvance de l'Empire, m. ib. 76. jj Mouvance passive, mouvance d'après laquelle un fief relevait d'un autre fief supérieur. || Mouvance active, celle d'après laquelle un fief en avait d'autres qui relevaient de lui. || Mouvance noble ou féodale, celle dans laquelle le possesseur du fief devait foi et hommage ou du moins fidélité au possesseur du fief dominant. || Mouvance roturière, celle dans laquelle le fief servant n'était tenu qu'à certaines redevances. || Par e.xtension. La soumission de la Grèce à l'empire romain, même sous les empereurs, fut plutôt une mouvance qui assurait la tranquillité publique, qu'un assujétissement à charge aux particuliers et préjudiciable à la société, bollin, Hist. anc. Œuv. t. ix, p. 432, dans pouGKNS.
— ETYM. Mouvant.
MOUVANT, ANTE (mou - van , van-t'), adj. il 1" Oui a la puissance de mouvoir. C'est en vain qu'on voudrait s'imaginer que le mouvement soit une action dans la pierre plutôt que dans la feuille [emportée par la pierre], puisqu'il est partout de même nature, et nue la pierre, qui est ici considérée comme mouvante, en eiïet est elle-même jetée, Boss. Libre arb. a. C'est la même loi du mouvement qui s'exécute dans l'homme, dans tous les animaux, dans tous les êtres; partout les leviers agissent suivant la règle qui veut que les poids à soulever soient en raison inverse de la distance du pouvoir mouvant, VOLT. De l'dme, ch. i. || Force mouvante, force qui produit un mouvement actuel. || Hg. Il veut que la foi soit la cause mouvante qui fasse agir en nous toutes les vertus, B0URDAL.3'dùrt. aprè» l'Épiptian. Dominic. 1. 1, p. tit). || 8° Qui se meut. Ceux ijui savent combien de divers automates ou machines mouvantes l'industrie des hommes peut faire, sans y employer que fort peu de pièces.... desc. Méth. v, 9. Co n'est qu'une idole mouvante ; Ses yeiu sont sans vigueur, sa bouche sans appas, corn, la Place roy. li, 3. L'Océan lui-mêmo est couvert et sillonné de milliers de barques dont les m.lts ressemblent de loin à des fortts mouvantes, raynal, Ilist. phil. I, 20. Il Tableau mouvant, tableau à ressorts, qui présente successivement diverses figures, et quelquefois même des figures mobiles. Ses tableaux mouvants ont été un des oru"ments de Marly.... le premier, que le roi appela son petit opéra, changeait cinq fois de décorations à un coup de sifllct.... une petite boule qui était au bas de la bordure et que l'on tirait un peu donnait le coup de sifflet et mettait tout en mouvement, parce que tout était réduit à un seul principe ; les cinq actes du petit opéra étaient représeulet par des figures qu'on
pouvait regarder comme les vrais pantomimes de» anciens : elles ne jouaient qve par leurs mouvements ou leurs gestes, qui exprimaient les sujets dont il s'agissait ; cet opéra recommençait quatre fois de suite, sans qu'il fût besoin de remonter les ressorts; et, si qn voulait arrêter le cours d'une représentation à quelque instant que ce fllt, on It pouvait par le moyen d'une petite détente cacLée dans la bordure : on avait aussitôt un tableau ordinaire et fixe; et, si on retouchait la petite boule, tout reprenait où il avait fini ; ce tableau, long de seize pouces six lignes sans la bordure, et tiaut de treize pouces quatre lignes, n'avait qu'un pouce trois lignes d'épaisseur pour renfermer toutes les machines, FONTKN. le P. Sébastieji. l\Vig. Taljleau mouvant, point de vue animé par un passage fréquent d'hommes, de chevaux , de voitures. || Il se dit aussi fig. des images littéraires. Si l'on peut.... former de chaque suite d'idées un tableau harmonieux et mouvant, bdfp. Disc, de réception. || En un autre sens. Tableau mouvant, nom donné autrefois à un grand tableau exposé dans la plupart dc^ bureaux des comm jnautés, qui contenait, par ordre de réception, les noms et surnoms de tous ceux qui avaient passé par lescbargesde gardes ou de jurés, et dans lequel on remplaçait à fur et à mesure les noms de ceux qui mouraient par les noms de ceux qui suivaient. || Terme de zoologie. Pattes mouvantes, pattes qui, pendant le repos de l'animal, sont en un perpétuel mouvement vibratoire, comme dans la tipule. Il Terme de blason. Il s'emploie pour indiquer de quel côté naît ou sort une figure. 11 porte d'azur à trois rais d'or mouvants du chef de l'écu. || 3' Peu solide, où l'on enfonce quand on marche. Terrain mouvant. Les beaux contes que vous avez faits au roi du sable mouvant, hamilt. Gramm. xi. J'ai porté mon courroux, ma honte et mes regrets Dans les sables mouvants, dans le fond des forêts, volt. AlS. Il, * ■ Il Fig. Tout mon dessein ne tendait qu'à m'assurer et à rejeter la terre mouvante et le sable pour trouver le roc ou l'argile, nesc. Méthode, m, 6. Pour élever un monument durable, il fallait en creuser les fondements dans un sol moins mouvant que la poussière de ce monde, chateaiib. Génie, m, iv, 5. Il Fig. La cour est un terrain mouvant. Il est difficile de s'y tenir longtemps dans la même situation. || 4" Terme de jurisprudence féodale. Qui relève de. La terre de Montmorency, mouvante de l'abbas'e de Saint-Denis, et peut-être première baronnie de ce district, st-sim. 26, 48. |( 5''S.m.Terme dechasse. Oiseau qu'on emploie pour attirer dans un piège d'autres oiseaux de même espèces.
— HIST. XV* s. Et estoient les Brabançons logés au PontàRiele, mouvant de l'alibayo de Saint-Mcolas, FROiss. I, I, 127. Il xvi* S. Le feu est la substance 1*1 plus mouvante qui soit en toute la nature, amtot, Cam. 36. Desmontjoies d'arène mouvante, mont, i, 232. Ce n'est aulcunement vertu, il y a une aultre fin proposée, aultre cause mouvante, in. i, 26S. Par la ditte coustume n'est loisible ne permis à aucun de faire ne do tenir et avoir garenne, fuye, coulombier mouvant de pied, Coust. génér. t. ii, p. 7Jii.
— ÉTVM. Mouvoir.
t MOUVE-CIIAUX (mou-ve-chfl), ». m. Bouloir de raffineur.
— ETYM. Houver, et chaux.
MOUVÉ, ÉE (mou-vé, vêe), part, passé de mouvor. La terre mouvée dans une caisse.
MOUVEMENT (mou-ve-man) , ». m. || 1" Action par laquelle un corps ou quelqu'une de ses parties passe d'un lieu à un autre, d'une place à une autre. Accélérer, ralentir le mouvement. Donner, communiquer le mouvement. Mettre une chose en mouvement. Pour se bien porter, il faut se donner du mou vement. Sa force (de l'homme] est fort petite; de sorte que, pour ses ouvrages un peu considérables, il est obligé de se servir dos grands mouvements qu'il trouve dans la nature, qui sont ceux de l'eau, de l'air et du feu, Nicole, £»». de mor. l" traité, ch. 3. Notre nature est dans le mouvement; le repos entier est la mort, pasc. Peni. ixv, 7, éd. bavet. Le moyen d'imaginer qu'un état [la langueur amoureuse].... puisse s'accommoder du mouvement immodéré do cette voiture [la diligence]? sÉv. 2C juill. 1677. C'est le ressort qui donne le mouvement à tout le corps, mass. Carême, Prosp. Conformer ses mouvements à la prononciation même et à l'action de l'orateur, bollin, Traité des Et. vi, 2' part. ch. 2, § 3. 11 [le rat (le Muriagascar] avait les mouvements irés-vifs, mais un petit cri plus faible que celui de l'écureuil, et à peu près semblable, blff. Quadrup. t. VIII, p. 245. La nature est plus belle que l'art, et, dans un être animé, la liberté des mouvemcuts fait
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U belle nature, id. i6. t. l, p. H. Nous réduirons à trois causes tous les mouvements convulsifs de la terre : la première et la plus simple est l'alTaissement subit des cavernes; la seconde, les orages et les.coups de foudre souterraine ; et la troisième, l'aclion et les efforts des feux allumés dans l'intérieurdu globe, id. Addit. théor. ter. Œtiv. t. xiii, p. 5(. Nous avons attribué exclusivement à Rocmer la découverte du mouvement progressif de la lumitre; ce n'est pas que ce mouvement n'eût été soupçonné par Dominique Cassini; il avait une vue à laquelle rien n'échappait, bailly, Hist. astr. mod. t. n, p. 419, dans PouGENS. Les premiers hommes ont donné une vie et une âme à tout ce qui avait du mouvement, m. Ilist. astr. anc. p. <87, dans pod- GENs. Il Fig. Il se dit de la marche des siècles. Ces deux choses [la suite du peuple de Dieu et celle des empires] roulent ensemble dans ce grand mouvement des siècles où elles ont, pour ainsi dire, même cours, Boss. Ilist. n, ). || Faire un mouvement, se dit d'un homme, d'un animal qui change de place, ou seulement qui remue un de ses membres, tlle se tourmente comme dans un songe : on veut parler, la voix uese suit pas; on veut faire de grands mouvements, on sent ses membres engourdis, boss. la Tallière. Au mouvement que fit Tirésias, L'enfant roulant s'en va sur Iherbe épaisse Tomber près d'eux et ne s'éveille pas, halfil. JVarcùse, ch. il. Il En mouvement, en action de se mouvoir, de changer de place. La côte était couverte d'hommes, de chariots en mouvement, fén. Tél. xx. || Être toujours en mouvement, ne pas se reposer, s'agiter sans cesse. Quoiqu'il lût toujours en mouvement, dès que sa sœur paraissait, il devenait tranquille, BERM. DE ST-p. Paul et Virginie. \\ Se donner bien du mouvement, des mouvements, s'agiter beaucoup, courir beaucoup. M. le comte de Kalkenstein, que nous n'avons plus depuis la lin de mai, s'est donné de son côté bien du mouvement pour voir la France, d'alehb. Lett. ou rot de Pr. 28 juill. t777. ||Fig. Se donner bien du mouvement, bien des mouvements, agir avec beaucoup d'ardeur, avec beaucoup d'activité, être dans des occupations incessantes. Les effroyables mouvements que s'est donnés la cabale, boss. Lett. quiet. 433. Un homme.... qui regarde les mouvements éternels qu'il faut se donner pour parvenir, comme des soins sérieux et soliiles et seuls dignes de sa n:iissanceet de son nom, mass. Carême, Évidence de ta loi. Neuf mois se passèrent sans qu'il entendit parler de rien, et sans que, de son côté, il se donnât aucun mouvement, ROtL. Ilist. anc. t. xii, p. (01, dans pol'Gens. Umbrenus offre ses lerviceset le crédit de ses amis, se donne quelques mouvements, et sollicite en apparence pour leur soulagement [des Allobroges], vebtot, Rirol. rom. XII, 306. Non-seulement elle [la santé] résiste au mouvement prodigieux que Votre Majesté se donne, mais elle en est même affermie et fortifiée, û'alemb. Utt. au roi de Pr. 28 juill. (777. Je ne pus obtenir la permission de me promener dans les environs [de l'Acro-Corinlhe], malgré les mouvementsque se donna pour cela mon janissaire, chatealbr. Itin. i" paît. Jl «Ce mot a une nouvelle signification qui est delà cour et du beau monde: on dit en parlant d'un homme d'intrigues : 11 s'est donné bien du mouvement lidessus; ou au contraire : Il n'a eu aucun mouvement sur cela. Ces façons de parler sont nées durant les dernières campagnes, » bouhouhs, Nouvelles remarquet. Il Fig. Mettre en mouvement, faire agir activement. L'envie de plaire vous met en mouvement, Mass. Panég. St Jean-Baptiste. \\ a° Terme d'astronomie. La marche réelle ou apparente des corps célestes. Le mouvement de la terre autour du soleil, de la lune autour de la terre. Le mouvement du soleil dans l'espace ver» quelque a.stre ou quelque région encore indéterminée. Le mouvement d'orient en occident. Ptolémée confirma la découverte qu'Hipparque avait faite du mouvement des étoiles en longitude, ou plutôt de la rétrogra<lation des points équinoxiaui ; il parait que ce fut lui qui évalua ce mouvement à raison d'un degré en cent ans, bailly, Ilist. astr. mod. 1. 1, p. i»«, dan» poigehs. L'hypothé.se du mouvement de la terra laisse en repos des milliards d'étoiles, qui, sans ce mouvement, seraient obliK' es de circuler toutes le» vingt-quatre heure» autour de la terre avec de» vitesses qui étonnent l'imagination, dei.A¥iihe, Ahr. astron. p. 24», dans pouoBNS. Il 3* Terme de mécanique. Changement par lequel un corps est successivement présent en différentes parties de l'espace; état d'un corps dont la distance par rapport à un point fixe change continuellement. Combien y a-t-il de personnes qui croient avoir défini le temps quand ils ont dit que
UCT. DE Là langue française.
c'est la mesure cra mouvement, en lui laissant cependant son sens ordinairel et néanmoins ils ont fait une proposition, et non pas une définition, pa?c. Gcométr. t . Elle [la géométrie] ne peut définir ni le mouvement, ni les nombres, ni l'espace; et cependant ces trois choses sont celles qu'elle considère particulièrement, m. t6. Cet Épicure était un grand homme pour son temps; il vit ce que Descartes a nié, ce que Gassendi a affirmé, ce que Newton a démontré, qu'il n'y a point de mouvement sans vide,voLT. Dict.phil. Causes finales. Le mouvement d'une boule n'est que la houle changeant de place, ID. Dial. ïxiv, 2, Le mouvement ne se perd dans un corps que parce qu'il se communique à un autre, BAILLY, Ilist. astr. mod. t. ii, p, Boo. Copernic ne savait pas que le mouvement ne s'exécute jamais qu'en ligne droite ; que celui qui a lieu dans une courbe est le résultat de plusieurs mouvements, id. 16. t. I, p. 354. C'est une idée sublime d'avoir tenté de ramener les lois du mouvement général de l'univers aux lois du mouvement des corps terrestres, ID. ib. Disc, prélim. p. 9. Le mouvement devient insensible à la vue lorsqu'il n'excède pas ao secondes de degré par seconde de temps [le centre étant à l'œil, et le rayon ^tant la distance de l'œil à l'objet], BBissoN, Traité de phys. t. 11, p. 286, dans pouGENS. On sait que tout mouvement se fait en ligne droite, s'il n'est dérangé par aucune action étrangère, destutt traci, Inslit. Mém. sc.mor.et pol. t. I, p. 367. Elles [les lois de la mécanique] ont été ignorées jusqu'au commencement de l'avantdernier siècle, époque à laquelle Galilée jeta les premiers fondements de la science du mouvement par ses belles découvertes sur la chute des corps, la PLACE, Expos, lu, Préface. (| Mouvement uniforme, celui qui s'effectue avec une vitesse invariable, c'està-dire dans lequel des espaces égaux sont décrits dans des temps égaux. || Mouvement varié, celui dont la vitesse varie ou dans lequel des espaces inégaux sont décrits dans des temps égaux. || Mouvement accéléré, celui qui reçoit continuellement de nouveaux accroissements de vitesse. {| Mouvement uniformément accéléré, celui dans lequel les accroissements de vitesse sont égaux dans des temps égaux. Il Mouvement retardé, celui dont la vitesse diminue continuellement. || Mouvement uniformément retardé, celui dont la vitesse décroît proportionnellement au temps. Il Mouvement rectiligne, celui qui s'effectue en ligne droite. || Mouvement curviligne, celui qui s'effectue en ligne courbe. Il Mouvement simple, mouvement produit par une seule force. {| Mouvement composé, mouvement produit par plusieurs forces. |{ Mouvement relatif, mouvement d'un corps considéré relativement à d'autres corps qui ont aussi leur mouvement. ;| Quantité du mouvement d'un corps, le produit de s.'t masse par sa vitesse actuelle. La quantité de mouvement dont la mesure est le produit de la masse par la vitesse, ponten. Leibnitx. \\ Mouvement perpétuel, chimère mécanique cherchée par quelques-uns, tout mouvement ayant des frottement» et s'usant ainsi de lui-même. || Fig. Chercher le mouvement perpétuel, chercher la solution d'une question insoluble. Qui aurait trouvé le secret de se réjouirdu bien sans se ficher du mal contraire, aurait trouvé le point; c'est le mouvement perpétuel, pasc. Pens. vi, «3. || Fig. et familièrement. Mouvement perpétuel, personne qui a une excessive activité de corps. 114* Terme de métaphysique. Le mouvement abstraitement considéré, indépendamment des causes qui le produisent, et sur lequel on disputa beaucoup pour savoir s'il est essentiel à la matière. Nous savons les lois du mouvement ; mais la cause du mouvement , étant le premier principe, sera éternellement cachée, VOLI. Lett. à il. L. C. Ti déc. 478». Le mouvement est essentiel à la matière; toute» les combinaisons sont possibles avec le mouvement; donc, dans ce mouvement étemel, il fallait absolument que la combinaison de l'univcrsactueleOtsa place... il n'y a nulle preuva que le mouvement soit es.scntiel à la matière; au contraire, tous le» sages conviennent qu'elle est indifférente au mouvement et au repos, VOLT. Philos, ("ftom.aih. Il 6" Mouvement do icrro, transport de terres d'un lieu dans uu autre. Ixs fouille» et les mouvement» do terre que nécessite l'ouverture d'un canal présentent onlin.iircinent moins de dilficultés que les ouvrages de maçonncrlu et de charpente, gihard, Initit. Kém. seiene. t. VIII, p. («7. Il 8*Termedcphysiologie. Toute fonction animale qui change U situation, la figure, la grandeur de quelque partie ratérieure ou extérieure du corps. Le mouvofflent du sang dans 1m artère».
Le mouTement pêristaltique des intestins. Les mouvements volontaires, autrement dits musculaires. Le» mouvements involontaires, mouvements appartenant à la vie organique. Il demeura sans pouls et sans mouvement. || Terme de médecine. Avoir un mouvement de fièvre, avoir un légeraccès de fièvre. || Le mouvement des humeurs, ancien terme de médecine par lequel on désignait des éruptions à la peau, des hémorrhagies, desdiarrhées, lesattribuant à un trou, ble des humeurs. Mettre les humeurs en mouvement. Il On dit dans le même sens : mettre le sang en mouvement. Le café est tout à fait disgracié; le chevalier croit qu'il l'échauffé, et qu'il met son sang en mouvement, sév. Lett. du jour de la Toussaint t688. Il 7° Terme militaire. Marche, évolutions d'une armée, d'une troupe. Rien n'est si périlleux que de faire de grands mouvements devant un ennemi puissant sur le point d'en venir aux mains, la chapelle. Relation des campagnes de Rocroi, dans richelet. L'archiduc, tiré d'un poste invincible par l'appât d'un succès trompeur, par un soudain mouvement du prince qui lui oppose des troupes fraîches à la place des troupes fatiguées, est contraint à prendre la fuite, boss. Louis de Bourbon. Merci, que le prince de Condé et le vigilant Turenne n'ont jamais surpris dans un mouvement irrégulier, ID. ib. Le résultat de tous mes mouvements réunira quatre cent mille hommes sur un seul point; il n'y aura rien alors à espérer du pays, et il faudra tout avoir avec soi, ségur, Ilist. de Nap. III, 2. Il Mouvement en avant, en arrière, celui qu'on fait en avant ou en arriére de la première ligne de bataille. |i Mouvement en avant, signifie aussi le mouvement qu'on fait pour se rapprocher de l'ennemi. Mouvement rétrograde, celui qu'on fait pour s'en éloigner. ||S. m. plur. Terme de marine. Évolutions d'une flotte; manœuvres d'un navire ; oscillations que lui fait éprouver la. mer. 118° Terme de chemin de fer. Disposition, suivant les heures, des différents trains montants et descendants. Le chef du mouvement. Il 9° Le mouvement d'un port, l'ensemble des navires qui y entrent et qui en sortent. |l Direction des mouvements d'un port, service relatif à l'armement, à l'entretien des navires dan» un port militaire. || On dit dans le môme sens : le mouvement de la navigation surunerivièrc. On a supposé que le mouvement de la navii^ation montante et descendante serait de trois bateaux pat jour sur le canal de Saint-Denis, girard, Instit. Mém, «l'enc. t. VIII, p. 202. Il 10° Variations qui arriventdans certaines quantités. Mouvement de la population. Mouvement des prix du grain, des valeurs de la bourse. || Mouvement d'un hôpital, d'une prison, variation du nombre des individus qui y .sont. || Mouvement d'une place de commerce, la quantité des affaires qui s'y font. Tout ce qu'elle [une ville] peut consommer de marchandises étrangères y entretient un mouvement rapide, et y a successivement élevé des fortunes fort considérables, raynal, Ilist. phil. xviii, )7. 1(11° Avancement dans les corps civils ou militaires. Il y a du mouvement dans cette administration par la mise àla retraite de plusieurs employés. || li° Terme de musique. Manière de battre la mesure pour hàler ou retarder le jeu de» instruments ou la prononciation des paroles. Il Presser, ralentir le mouvement, battre la mesure plus ou moins vite, sans toutefois la changer ni l'altérer. Il Air de mouvement, air dont la mesure est très-marquée. || Chanter, jouer de mouvement, bleu observer, bien marquer la mesure en chantant ou en jouant de quelque instrument. || Mouvement direct ou semblable, se dit de la marche des intervalle» dans les différentes partie» d'un morceau, quand tous procèdent en même temps du grave i l'aigu ou de l'aigu au grave. Mouvement contriirc, marche des Intervalles qui procèdent do l'aigu au grave dans la basse, tandis qu'ils vont du grave à l'aigu dans le chant, ou réciproquement. Mouvement oblique, marche quo suit l'harmonie, <)uaQd une des deux parties monte ou descend, et que l'autre reste au même degré. || Se dit, en termes d'organiste, du fil de for qui sert à presser la languette des tuyaux d'anche pour les accorder. || 13" Terme do peinture et de tculplure. Pose propre à l'individu kKiBsaiit ou lenlant. .Si vous vous nuuvcnez da I» premier» letlr» que je vous écrivis touchant la mouvimcnt de» ligure» quo Je vous promellais d'y faire, et que tout cusomble vout considériez ce tableau, Je croi» qno racllcment vous reconnaîtrez quelle» (ont celle» qui languiisent, qui admirent, relie» qui ont pitié..., pouisiN, Lett. 28 avril i6X). Ils di»cnt d'une figura en repos qu'elle « du mouvement, c'ett-à-diro qu'ell* mI
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prêteise mouvoir, dider. Pemétaur la peint. Œuv, t. IV, p. 176, dans pdl'GBNs. |! Mouvement des arbres, la direction dans laquelle chaque arbre élfcresa tige et pousse ses branches; ou bien encore, la manière pariiculière dont sa tige et ses branches se courbent ou se tordent sou» l'efTort du vent. || On dit qu'il y a du mouvement dans un tableau, pour indiquer que la scène qu'il représente est animée, et que cette animation est fidèlement reproduite. Il Lorsqu'il s'agit de paysages, mouvement signifie variété, diversité agréable. || Terme de dessin. Le mouvement de toute ligne de dessin est la succession des inllexions par lesquelles elle trace un contour. Il Mouvement d'une draperie, la succession des inflexions suivant lesquelles elle s'étend sur le îorps qu'elle enveloppe. || 14* Terme d'architecture. Variété dans les lignes du plan, de l'élévation et de la décoration d'un édifice. || 15° Le mouvement, les mouvements du terrain, la succession et la diversité des plans d'un terrain, soit dans la nature, soit dans un tableau. Des jardins délicieux, un grand mouvement de terrain, point de ces allées droites qui glacent l'imagination, geniis, Vœux téméraires, t. m, p. <a6, dans pougens. || 16° Fig. En termes de littérature, ce qui anime le style. Les mouvements oratoires. Son style est sans mouvement. Le style n'est que l'ordre et le mouvementqu'on met dans ses pensées, buff. Disc, de réception. \\ 17° Fig Impulsion qui s'élève dans l'âme, ou qu'on fait naître
dans l'esprit Par un mouvement commun à la
nature Quelque maligne joie en son cœur s'élevait, CORN. Kort de Pomp. m, t. Un homme à qui la lecture de vos observations n'a donné aucun mouvement que de compassion, ID. Lett. apolog pour
l'attribuer qu'aux mouvements secrets D'un zèle qui m'attache à tous vos intérêts, mol. Mis. m, *. Oui pourra croire que les épicuriens eussent des mouvements de prier Dieu? pasc. Prov. iv. Ces mouvements de l'horreur qui sont si naturels à l'homme [pour la mort], id. Lett. sur la mort de tan père. Les mouvements de grâce, la dureté de cœur, les circonstances extérieure», ID. Pens. xxv, <87. Observer [chez l'homme] tous les mouvements de grandeur et de gloire que l'épreuve de tant de misères ne peut étouffer, m. ib. xii, t. Trouvez- vous que ma fortune ait été fort heureuse? j'en suis contente, et, si j'ai des mouvements de murmure, ce n'est pas par rapport à moi, sév.si mai I680. Moi qui sais que vous avez toujours quelque mouvement pour le jour du Seigneur [Mme de Grignan se dérobant pour aller prier], id. 9 mars 1689. Oue! soulagement, ma fille, d'un moment à l'autre, et quel mouvement de passer de l'excès du trouble et de la douleur à une juste et raisonnable tranquillité I in. ("mars (076. L'amour peut bien remuer le cœur des héros du monde; il peut bien y soulever des tempêtes et y exciter des mouvements qui fassent trembler les politiques... boss. Mar.-Thér. Quand on dit qu'on ne saurait plus rien demander à Dieu, ni rien désirer de lui, qu'il n'en donne le mouvement, iD. Et. d^orais. m, s. Je ne me sens aucun mouvement de changer, id. Lett. abb. 1 26 . Ils [les libertins] regardent les conciles comme des assemblées purement humaines, oii l'on suit les mouvements que donnent les cours et des raisons politiques, ID. Rem. hist. conciles,», 4. Le choix d'un évêque dovîit se (aire par un mouvement du Saintl^sprit, et non par un caprice populaire, PLecu. Hist. de TModose, t, 36. Dans une affaire ecclésiastique nous ne devons avoir que le mouvement que notre pasteur nous donnera, haintenon, Lett. au card. de JVoatWe», î» août 1097. D'un mouvement jaloux je ne fus pas maltresse, rac. Ba;az. i, 4. Il [Mithridate] feint, lime caresse, il cache son dessein; Mais moi, qui, dès l'enfance, élevé dans son sein, De tous ses mouvements ai trop d'intelligence, J'ai lu dans ses regards sa prochaine vengeance, id. Mithr. iv, 2. L'&me n'est qu'une suite continuelle d'idées et de sentiments qui se succèdent et se détruisent; les mouvements qui reviennent le plus souvent forment ce qu'on ap))elle le caractère, volt. Svppl. au Siècle de Louis XIV, »• part. Mon cœur ne peut suffire à tant de mouvements, id. Fanât, m, «i. Il faut que je vous aime encore, pour n'avoir aucun mouvement de haine, stael, Corinne, xx, s. || De son propre mouvement, et quelquefois, de son mouvement, tponUDèment, sans impulsion étrangère. S'il s'att«eb.! d me voir et me veut quelque bien. C'est de son mouvement, je ne l'y force en rien, mol. Jf^iic. II, ♦. C» fut Louis XIV qui, do son propre mouvement, donna des pensions à Boileau, k Racine, i PelUsson, à beaucoup d'autres, volt. Fragm. sur f^UI. art.xxviii. |) Arrêt du propre mouvement, nom
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donné i des arrêts du conseil qui étaient rendus sans que les parties eussent été entendues. || Le premier mouvement, la première impulsion que l'on éprouve pour faire ou ne pas faire quelque chose. Un premier mouvement ne fut jamais un crime, Et la louange est due au lieu du châtiment Quand la vertu produit ce premier mouvement, CORN. Hor. V, 3. Suivez le premier mouvement de votre conscience, mass. Carême, Évid. de la lot. On n'est pas maître enfin d'un premier mouvement, BOissT/, Impatient, v, i . De premier mouvement, ils (les princes] regardent toujours la moindre résistance comme une espèce de rébellion, genus, Mlle de la Fayette, p. 290, dans pougens. J'ai cédé au premier mouvement d'impatience, id. Thédt. d'éduc. les Dangers du monde, i, 3. Il n'admet pas d'excuse. Le bon seigneur Tristan, quand il veut qu'on s'amuse : Aussi vous concevez qu'on est venu gaiement, Et nous nous amusons de premier mouvement, c. DELAViGNE, Louis II, III, 2. || Le second mouvement, celui qui suit le premier mouvement, et qui lui est souvent opposé. || 18° Agitation suscitée dans des personnes, ou dans un pays, ou dans des peuples. Tout se mmue parce que vous faites entendre que tout est menacé; c'est la cause secrète qui donne le branle à tous ces grands mouvements, qui cesseraient aussitôt qu'on aurait su le véritable état de vos disputes, pasc. Prov. xviii. Quel diantre d'homme que ce prince d'Orange, qui met lui seul toute l'Europe en mouvement? sêv.B29. Mandez-moi.... si votre esprit ne se rétrécit point, comme dit M. Nicole, par l'éloignement des objets qui le mettent en mouvement, sév. d Bussy, 24 janv. < 692. Cette nouvelle [le départ d'une armée] est grande et fait un grand mouvement partout; on ne sait où donner de la tête pour de l'argent, m. 29 déc. 4673. Je veux commencer par entrer dans le mouvement où vous êtes tous.... de savoir vilement si le compliment de Mme de Maisons est bien fondé, ID. (6 nov. 4 689. Je suis dans le mouvement d'un commerce fort vif avec le mien [fils], qui est en Bretagne et sur le point d'épouser une fille de bonne maison, id. 4 déc. (683. Le billard, et l'appartement, et la messe du roi.... mon cher enfant, je vous fais mes compliments sur tous ces grands mouvements, in. au jeune de Grignari, 2b févr. (685. Votre fils est occupé d'une mascarade pour dimanche au Palais-Royal.... vous connaissez le mouvement de ces grandes afl'aires, ID. SI janv, 1689. L'Allemagne était toute en mouvement pour résister au Turc, BOSS. Var. i. Cette ville où tout était en mouvement, fén. Tél. m. La grandeur de l'entreprise, l'agitation de l'Europe.... l'appareil imposant d'une armée.... tant de bruits de guerre.... exaltaient jusqu'aux vétérans; les plus froids ne pouvaient échapper à ce mouvement général, à cet entraînement universel, séour, Hist. de Nap. m, 3. || Fermentation dans les esprits, disposition au trouble, à la révolte. Pacifier les mouvements d'une province. Je serais en Bretagne où j'ai mille affaires, sans les mouvements de cette province qui la rendent peu sure, sÉv. Lett. du 6 août 1675. Le détail des intrigues [religieuses en France] ne me regarde pas ; et je n'aurais même point parlé de ces mouvements, si.... boss. Var. x. Saint Grégoire de Nazianze lui avait appris que les troubles ne naissent pas dans l'Église par des âmes communes et faibles : ce sont, dit-il, de grands esprits, mais ardents et chauds qui causent ces mouvements et ces tumultes, ID. Cornet. || 19° Sorte d'agitation des corps et des esprits. 11 y a dans Paris un mouvementqui étonne, qui étourdit les étrangers. Il 20° Néologisme. Le parti du mouvement, celui des innovations. 1| 21" Terme d'équitalion. Se dit de l'action de plier les jambes de devant, ainsi que de la liberté de l'avant-main. || 22° Terme d'horloger. La machine qui fait mouvoir l'aiguille d'une horloge, d'une pendule, d'une montre. || Mouvement en blanc, le mouvement d'une montre lorsqu'il n'est qu'ébauché. || 23° Levier coudé et tournant sur un clou fiché dans le mur, qui sert à changer la direction du fil moteur d'une sonnette. || Proverbes. Il faut se défier de son premier mouvement. || Le premier mouvement est toujours le meilleur.
— HIST. xiii° s. Dex dona u [au] ciel movement Qui va si très parfeitement.... Image du monde, ii, movement du ctei. ||xiv«s. Pour cause que l'en veoit les principaulx de la cité, l'en pcnsoit bien que celui mouvement n'estoit mie sans cause, UEHciiEunE, f. 27, recto. La xii rieuUe [règle] est que nous devon deffendre au pacient le mouvement corporel et le mouvement de l'ame, si com sont ire et volonté de soi vengier, h. dk mondevillb, f° 39, verso. Leur premier mouvement est passé et rclTroidi, oresmb,
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Éth. 82. ||xv° s. Le Barrois fut trop réjoui de ce mouvement, car trop lui ennuyoit à tant séjourner, PRO'ss. 11,111, 55. Affinqu'il ne soit pas celé, mais sce» de tous cculx qui ce présent livre verront et orront, par quel mouvement il a esté faict et mis sus, ffouciq. I, t. Et quand de son mouvement se prend à parler, tousjours est son devis de Dieu, ou des saincts, ib. iv, 7. Et est trop périlleuse chose à un roy de user de ses premiers movemens, et de par chaleur soudainement juger, Bibl. des ch. 6" série, t. II, p. t52. L'ungdeschcvaliers commis à la garde de Jbsus dist : nous gard.ins le monument, mouvement de terre [tremblement] lut fait, et vismes l'ange de Dieu, Perceforest, t. vi, i° 1 24. |{ xvi° s. Ta parole [de Dieu] est seule asseurée; Et, quand plus n'aura de durée Du ciel l'assidu mouvement. Elle encor demeurera ferme, despobtes, Œuvres chrest. xvui. Ode. Mais tout ainsi que qui gaste ou tormente Le mouvement et secret d'une monstre. L'aiguille faut, et l'heure ne rencontre, st-gelais, 177. U avoit le regard et mouvement des yeuli doux, amtot, Pomp. II. Car changeans les ressorts, il faut bien que les mouvemens aussi changent, charron, .Çogesse.ii, 3.
— ÊTYM. Provenç. movemen ; catal. moviment ; espagn. movimiento; ital. movimcnto; du lat. movimentum, de movere, mouvoir.
t MOUVEMENTÉ, ÉE (mou-ve-man-té, tée),adj. Néologisme. Qui offre une variété, une diversité comparée à une sorte de mouvement. Terrain mouvementé. Paysage mouvementé. Au nord, la ligne mouvementée des rivages est défendue par une barrière d'iles, et présente une succession continuelle de baies et de péninsules, beclus. Revue des Veux- Mondes, )862, déc p. 901. Il Onl'aappliqué aussi aux compositions littéraires. Une scène mouvementée.
— ÊTVM. Ifoui ement.
MOCVER (mou-vé), t>. o. || 1" Terme de jardinage. Remuer la terre d'un pot, d'une caisse, à la surface, y donner une espèce de labour. On mouve la terre des pots ou des caisses avec un petit outil de fer ou de bois, et cette sorte de petit labour est très-utile, la quintinye, dans richelet. || 2° Terme de raffinerie. Détacher avec un couteau le sucre qui tient aux parois de la forme. || 3° Se dit aussi en cuisine. Mouver la sauce sur le feu. || 4° Absolument Terme de navigation Mouver du fond, se dit d'une rivière dans laquelle l'eau du fond coule plus vite qu'à l'ordinaire,
— IIIST. xvr s. Les racines, cerchans la terre mouvée et engraissée, se logent en la superficie, 0. de serres, 705.
— f.TYM. Autre forme de mourotr.
t MOOVERON (mou-ve-ron), s. m. Spatule de bois avec laquelle on agite le sirop, dans une forme à sucre, pour briser les cristaux. {] Mouveron circulaire, mouveron pour brasser le sang de bœuf. Il Mouveron du bac à chaux, instrument de fer pour brasser la chaux lorsqu'elle est éteinte.
— f.TYM. Mouver.
tMOOVBT(inou-vè), s. m. ouMOUVETTE (mouvè-t"), î. /■. ou MOUVOIR (mou-voir), s. m. Outil de bois dont les chandeliers se servent pour remuer le^ suif liquide dont est rempli le moule à chandelles. Il Nom donné en cuisine à une spatule creuse, cuillère de bois.
— ÈTYM. Mouver, mouvoir.
MOUVOIR (mou-voir), je meus, tu meus, il meut, nous mouvons, vous mouvez, ils meuvent; je mouvais; je mus; je mouvrai; je mouvrais; meus; qu'il meuve, mouvons, mouvez, qu'ils meuvent; que je meuve, que tu meuves, qu'il meuve, que nous mouvions, que vous mouviez, qu'ils meuvent; que je musse, qu'il mût; mû; mouvant (l'ou se changeant en fu, là où il porte l'accent tonique), i;. o. Il 1* Déplacer par un mouvement L'eau qui meut la roue d'un moulin. Mouvoir une chose de sa place. Par ce droit souverain [decrcateur], il [Dieu] la tourne [la matière], il la façonne, il la meut sans peine, boss. Hist. il, i.||2°Fig. Conduire par un mouvement moral. Nous sommes enflammés suivant les divers objets qui nous meuvent, vauo. Q. C. h, t . Quoiqu'il y ait des espaces dans lesquels je ne trouve rien qui excite et meuve mes sens, de.sc. Médit. VI, U. Mais on te considère, avec tes grands efforts, Comme l'âme qui meut ce détestable corps, Uh RïER, Sctvole, IV, ». L'or mouvait ce fantôme; et, pour perdre Dircé, Vos présents lui dictaient ce qu'il a prononcé, COnN. Œdipe, v, «. Votre intérêt, Créon, vous meut plus que ma gloire, roth. Àntig. ii, 4. Et son art [d'une femme], redoutable aux esprits les plus forts. Pour produire un dessein meut de puissante ressorts, id. Bélis. v, 6. Quand la grâce efficace meut le libre arbitre, il consent infailii-
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blement, pasc. frov. zviii. Saint Augustin, celui qui a le mieux entendu que le libre arbitre est mû de Dieu, Boss. Nouv. mysi. i, (. Sentiez-vous, dilesmoi, ces violents transports Qui d'un esprit divin font mouvoir les ressortsT boil. Sat. ii. Ce corps vil et mortel est-il donc si sacré Que l'esprit qui le meut ne le quitte i son gré? volt. Ah. v, 3. || Proverbe. L'objet meut la puissance, la présence de l'objet détermine à l'action; locution prise de la philosophie d'Aristote où la puissance signifie la simple disposition à faire une chose ; quand cette puissance était mue, elle passait à l'acte. || Absolument. Et mon bras n'est du sien qu'un chétif instrument Qui ne meut et n'agit que par son mouvement, Rornou, Bélisaire, i, t. Sur un corps qui ne vit, ne meut ni ne respire, lA pont. Fabl. v, 20. || X ces causes et autres considérations à ce mouvant, c'està-dire nous portant, nous excitant; formule qui l'employait dans les édits du roi. ||3° Mouvoir une querelle, une question, susciter une querelle, une question.... J'ai vu les gens Mouvoir deux questions.... l\ font. OutprO(j. || Mouvoir guerre, faire la guerre (locution vieillie). Celte parole fut cause à Cambyse grandement courroucé de mouvoir guerre à l'Egypte, p. L.couB. Trad. d'Hérodote. \\ En termes de palais, tous procès mus et à mouvoir. ll 4° V. n. Terme de féodalité. Se dit d'une terre qui relève d'une autre. || 5" Se mouvoir, v. rifl. Être déplacé par un mouvement. Aux accords d'Amphion les pierres se mouvaient, boil. Art poe't. iv. Que Rohault vainement sèche pour concevoir, Comment, tout étant plein, tout a pu se mouvoir, lo. Éyilre v. La cause déterminante de son mouvement étant contre-balancée, l'animal ne se mouvra pas pour atteindre à l'objet de son appétit, buff. Nature des anim. Tout se passe, se suit, se succède, se renouvelle et se meut par une puissance irrésistible, ID. Quadrup. 1. 1, p. 5. Il Avec ellipse du pronom se, faire mouvoir, mettre en mouvement. On brûla dans le marché de Londres plusieurs statues de bois que des moines faisaient mouvoir par des ressorts, volt. Moeurs, i36. Il Fig. Qu'est-ce qu'une armée? C'est un corps animé d'une infinité de passions différentes qu'un homme habile fait mouvoir pour la défense de la patrie, FLÉCH. Turcnne. Les ressorts secrets qui font mouvoir les cours et les empires, mass. Carême, Imtnut.
— REM. L'Académie dit que plusieurs des temps de ce verbe ne sont usités que dans le style didactique, mais les exemples classiijues rappoités cidessus permettent d'en user partout.
— HIST. Il" s. Je t'en muvraiun t«l»l grant contraire [opposition], Ch. de Roi. xx. Après lui dist : cuivert, mar i moùsles [àmalheury vîntes], tb. cii. Il XII' s. Seignor, par tel manière, jà nus [nul] n'en soit doutans, Fu meûe la guerre entre Saisnes et Krans, Sax. v. Ne la meûssent (une pierre] li buef d'une charrue, flonc. p. (05. ||xiil' s. Avant que vous movés de ci [avant que vous partiez d'ici], la Hose, 2054. Li pueplcs.... Qui fu tous de pitié meOs, ib. 866». Li quons Baudoins leur mande, par le conseil le duc de Venise eldes autres barons, qu'il meûssent [se missent en mouvement] à l'issue de mars, villeh. liv. Si en fu mervelles [singulièrement] meOs en pitiet, Chr. deRains, 8i. i mouvoir vertueuse guerre Pour nostre adversaire conqucrre, i. DE MELNG, Tr. 27. Se c'est héritages, II pies [le procès] demorra par devant le segiieur de qui il muet, BBAOii.11,2». Du prael fpié] mouvolt une alée qui aloit au flum, joinv. 214. N'aicz paour, je ne di pas Que meviez isnel le pas, Pour la sainte terre défendre, buteb. h 8. ||xiv* s. Les utilités pour quoi lesmendibles [m&choircs] desous se meuvent sans celés desuj, h. dk monuf.ville, f* t», verso. Ce qui les meut i telle» opinions, c'est pour ce que ilz Tcullent fuir le mal et la misère où dz sont, oresmr, Eth. IV. Il XV* s. Adonc commencèrent à parler ces dames et ces seigneurs ensemble, et la jeune dame en estant se tenolt toute coie, et no mouvoil ni œil ni bouche, proiss. u, n, 32*. Incontinent que ung discord se mouvoit en Angleterre, cohm. VI, ». Qui peut avoir meu le conte de prendre cette alliance, m. i, <. Vous devez avoir entendu au long dont mouvoil cesle guerre, id. m, s. S'il y mcl grand iiicrricn, tel que le mur peust empirer, il doit faire pilier de pierre de taille, mouvant de terre, suffisint pour le soustenir; et, s'il ne meut de terre, si doit il «sire fondé sur fondement ou mur de pierre de taille. Ordonnance, H86. Ij xvi*». I.e chancelier Dupral, de longtemps mal meu contre le dit seigneur de Semblançay, m. du mllat, 7». Dieu s'esjouit grandement après qu'il eut achevé le monde, quand il le veit tounior et mouvoir son premier mouvement, autot, Lyc. »o. Quand les
Grecs movoyent armes les jings contre les aullres, RAB. Garg. l, 46. Eslans sur la rivière de Loyre, nous sembloyent les arbres prochains se movoir ; toutefoys ilz ne se meuvent, mais nous, par le decours du basteau, iB.Pani.v, 26. Les muscles se revirans vers leurs origines meuvent l'os fracturé, paré, xm, 4. Quels ressorts nous meuvent, mont, i, <7a.
— ÊTYM. Berry et Normandie, mourer; wallon, inoKtcer; provenç. moier, mocre; cat. mourer ; esp. et port, moter; ital. morere; du lat. tnovere. Le radical sanscrit mê paraît être dans movere, meare. Le participe meù, devenu md, par contraction, suppose un participe barbare movutus.
t MOVIBILITÉ (mo-vi-bi-li-té),». f. Synonyme aujourd'hui inusité d'amovibilité. Les maires n'eurent garde de rétablir la movibilité des charges, «ontesq. J?sp. xxxr, 7.
— ÉTYM. Dérivé de mout'Otr.
MOXA (mo-l;sa), s. m. Terme de chirurgie. Mot par leijuel les Chinois et les Japonais désignent un tissu cotonneux qu'ils préparent avec les feuilles desséchées de Vartemisia chinensis, L. pour brûler sur les téguments d'une personne malade. || En Europe, petit cylindre fait avec diverses matières, mais le plus ordinairement avec du coton cardé, entouré d'une bandelette de toile, et que l'on brûle comme font les Chinois.
f MOXIBDSTION (mo-ksi-bu-stion), t. f. Terme de chirurgie. Mode de cautérisation ou d'ustion propre aux diverses substances avec 'esquelles on peut faire des moxas.
— ÉTYM. iloxa, et le radical latin hustio qui est dans com-bu»(io {voy. combustion).
t MOYAO (mo-iô), s. m. Poutre qu'on met sur le marc pour le soumettre à l'action du pressoir.
MOVE (mol), t. f. Terme de maçonnerie. Nom qu'on donne au tendre d'une pierre dure, c'est-àdire à la partie de la pierre par laquelle elle suit son lit de carrière, et qui la fait déliter.
— ÉTYM. L'ancien franc, avait moie, tas, monceau, qui ne convient pas ici. Le vrai sens est donné à moyi ; pierre moyée, pierre sciée en deux, dont le tendre est abattu; moye est donc le latin mrdia, et signifie moitié.
jMOYÉ, ÉE (mo-ié, iée), adj. Pierre moyée, pierre qui est altérée par sa partie tendre. || Se dit aussi d'une pierre de taille sciée en deux; d'une pierre dont le tendre est abattu. Pierre moyée.
t. MOYEN, ENNE (mo-iin, ié-n'; plusieurs disent moi-iien ; d'après Bèze, xvi* siècle, on doit prononcer moi-ien; d'autres prononçaient moi-en, d'autres mo-ien, à tort suivant lui), adj. \\ 1" Qui occupe une situation intermédiaire. Le ventre [du rhinocéros] était gros et pendait presque i terre, surtout à la partie moyenne, blfp. Quadrup. t. iv, p. 330, dans POtiGENs. Il l.a moyenne région de l'air, la région de l'air qui esl entre la haute et la bas-se. Il 2" Qui tient le milieu entre deux extrémités. Une taille moyenne. || Des médailles de moyen bronze, ou, absolument, du moyen bronze, des médailles d'une médiocre grandeur. |{ Être de moyen Sge, n'être ni jeune ni vieux. Les souvenirs de l'âge moyen sont toujours moins vifs que ceux de la première jeunesse, J. J. Rouss. Confess. iv. || Moyen âge, le temps qui s'est écoulé depuis lachute do l'empire romaiu en 475 jusqu'à la prise deConstanlinople par Mahomet II, en 1453; d'autres le font commencer en 3»5, à cause du partage de l'empire romain en empire d'occident et empire d'orient. || Dans les arts, moyen Age est souvent pris comme adjectif. Costume moyen âge. 11 devait m'ejécuter une habitation dans le goût du moyen 4ge avec fenêtres i ogives, décoration extérieure à dentelles, clochetons, sculptures gothique», goules, salamandres et gargouille».... la maison moyen &ge fut commandée, RETBAUD, Jérôme Paiurot, ii, 7. || l.a moyenne latinité, auteurs qui ont écrit depuis le temps de Sévère ou environ, jusqu'à la décadence de l'empire. Il 3* Fig. Qui n'est ni bon ni mauvais. On veut qu'il [saintAugustin] n'ailpointadmisd'aclions moyennes dans la morale, et qui ne fussent bonnes ou mauvaises, contre ce qu'enseigne l'école, qui en reconnaît d'indifférentes, la mothe li vayeb, Vertu des patins, i,arant-prôpos. || Familièrement. Femme de moyenne vertu, femme d'une conduite suspecte, d'une vertu équivoque. [Les roués étaient] Noce, Brancas, Biron, Canlllac, et quelques dames de moyenne vertu, mais du monde, st-sim. 43«, et. Il 4* Moyenne justice, voy. justice. || Moyen justicier, seigneur qui était placé entre le haut et le lias justicier. || 8* Qui sert d'inlerniédlairo dans l'ordre intellectuel. Plus un cntenilemenl a d'étendue ou de pertpicaciU, moins il multiplie les idées
moyennes, bonnet, Ess. anal, dme, ch. (6. || Terme de logique. Moyen terme, et, substantivement, le moyen, le terme d'un syllogisme qui sert à unir les deux autres. || Fig. et familièrement. Moyen terme, parti moyen qu'on prend pour terminer une affaire embarrassante. || 6" Terme de mathématique. Termes moyens, ou, substantivement, les moyens, les deux termes du milieu , dans une proportion. Dans toute proportion géométrique, le produit des extrêmes est égal à celui des moyen». || Moyens proportionnels dans une progression arithmétique ou géométrique, tous les termes placés entre les deux termes extrêmes. Insérer entre deux termes quatre moyens proportionnels, arithmétiques ou géométriques.ll Ondilaussi pourabréger: moyens arithmétiques, moyens géométriques. || S. ^.Moyenne proportionnelle arithmétique, ou, simplement, moyenne, quantité moyenne entre deux autres, qui excède autant la plus petite qu'elle est surpassée par la plus grande. Moyenne proportionnelle géométrique, ou, simplement, moyenne, quantité moyenne entre deux autres, en ce sens qu'elle a avec la première le même rapport géométrique que la seconde a avec elle. Il 7° Terme d'astronomie. Temps moyen, le temps marqué par un soleil fictif ijui marcherait toujours du même pas. jj Longitude moyenne du soleil, le lieu de l'écliptique oii il se trouverait à chaque instant, si, & partir de son passage par l'apogée, il marchait d'un mouvement uniforme. Il Lieu moyen d'une planète, lieu où devrait sa trouver cette planète, si elle n'éprouvait pas de perturbations dans son mouvement. || Distança moyenne d'une planète, le demi grand axe de l'or^ bile. Il Mouvement moyen , celui que l'on considéra indépendamment des inégalités qui le rendent plu» ou moins prompt. La constance des moyens mouvements des planètes et des grands axes de leur» orbites est un des phénomènes les plus remarquables du système du monde, laplace, Exposé, IV, 3. Il 8° Terme de marine. Moyen parallèle, petit cercle parallèle à l'équateur et qui passe par la latitude d'un point du méridien qui tient la milieu entre deux points donnés de ce même méridien. Il 9° Terme de physique. Température moyenne d'un jour, celle qu'on obtient en ajoutant entre elles les observations faites à tous les instants de la journée, et divisant cette somme par le nombre de ces instants. || 10* Terme de statistique. Via moyenne, voy. vib. || 11* Terme de bourse. Cour» moyen, voy. COURS, n'H. || lï* terme de grammaire. Verbe moyen, verbe qui, dans quelques langues, participe de l'actif et du passif, soit pour le sens, soit pour les terminaisons, et qui, en particulier, dans le grec, implique toujours une idée de réfieiion, de retour indirect de l'action sur son auteur, sur le sujet. || On dit de même : voix moyenne, aoriste moyen, parfait moyen. || Parfait moyen se dit, improprement, d'une forme de jarfait qui a la terminaison active en a, et la signification également active. Le prétendu parfait moyen esl un parfait second. || 13" Écrire en moyen, employer une écriture qui n'est ni grosse ni fine, qui est entre les deux. || 14" Moyen duc, espèce de chouette. Il 16" Terme d'ancienne coutume. Succéder par moyen, succéder par la médiation d une personne interposée qui est morte, comme un petit-fil» à un aïeul, un petit-neveu à son grand-oncle. || 16" S. f. Terme de mathématique. Moyenne, demi-somme de deux quantité», et, en général, la somme de plusieurs quantités divisée par leur nombre. Prendre la moyenne. || 17" Kn physique, en statistique, etc. Grandeur qui tient la milieu entre de» quantités plus grandes et plu» petites, de mèma nature, et qui est une valeur absiraile créée de manière à constituer la ré.sultante unique d'un grand nombre de résultats observé». La moyenne d'une masse d'observation» de même ordre s'obtient en divisant la somme de» grandeur» observée» par le nombre de» observations. || 18* S. f. Moyennes, nom de deux petit» canons que l'on plaçait »ur le pont d'une galère.
— HIST. XIII' ». Si en ot [eutl plaintes dee moiienes gens do la ville, Chr. de Rairu, p. 12». i iiv* ». (Un juge] Entre miséricorde et droit au«
cune fols, Fist sovent droit moyen 6'iVor( d$
Hdss. y. 3l)4*. Et porte honneur i toute» femmes, Soient damoiselles ou dames, Grandes, moiennes ou pelilo», MACI1AUT, p. tn. Ix» tenailles sont petite», molanes, gran», «gue».... il. de mokdeville, f" 30. Entre deux nombie» dont l'un esl trop grant et l'autre trop petit, pluseurs nombres sont uioiens, 0HESME, Eth. a»7. ||xv'9. Et ce que ces partie» ordonncroieni, les deux rois le tiendroienl «t le
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confirmeroienl sans nul moyen, fboiss. i, i, i*i. La bonne dame [duchesse de Brabant].... s'avisa que.... elle seroit moyenne de tous les traités, ID. Il, II, Î22. Pour obvier à voye trop haultaine, Le moyen liens, affin que ne descendes, ch. d'orl. Bail. IU&. Tant régna Thorax qu'il eut plusieurs fiU, dont le moyen' [puîné] eut à nom Scapiol, Perctforest, t. VI, Pm. Hz la trouvèrent sur une moll belle place, et avoit en la moyenne [au milieu] un temple rond de moult suffisant ouvrage, ib. 1. 1, f°3e. ijïvi' s. Descendans qui ont esté, sans moyen, prochains du temps mesme de Hercules, AMïOT,i,!/c. <. Craignant qu'il ne gastat tout, par ce qu'il ne s çauroit pas tenir un moyen en son courroux, id. Sertor. 6. Et n'est enfant des classes moyennes qui ne se puisse dire plus sçavant que moi, mont, i, (64. J'aymo des natures le.Tjperées et moyennes, id. i, a24. Je suis d'une taille au dessoubs de la moyenne, ID. lu, ♦(. Ce grand effroi advint aux lanslcenets pour une volée des quatre moyennes [sorte de canons] que Sipierre fit tirer, d'aub. Hist. i, 473. Les grans et les moyens du païs, id. ib. i, 2&2. Entre le doigt moyen et indice, paré, iv, 22.
— ETYSl. Provenç. meias, meian, mejan; cat. média; esp. et port, mcdiaiio; ital. meszano; du lat. medianus, dérivé de médius (voy. Mi).
2. MOYEN (mo-iin ; plusieurs prononcent moiiin; au pluriel, l'î se lie: des mo-iin-z odieux),*, m. Il 1* Entremise qui est comme moyenne, intermédiaire pour ce qui est à faire. I Construit avec par et formant une locution prépositive. Il a réussi par le moyen d'un tel. 11 s'est avancé par le moyen de l'intrigue. J'ai de la joie de vous voir en bonne intelligence, et que ce soit par mon moyen, iiaute- HOCUE, le Coch. se. «8. Par ce moyen les mutins virent Que celui qu'ils croyaient oisif et paresseux À l'intérêt commun contribuait plus qu'eux, la font. Fabl. m, 2. || Construit avec la préposition à. Au moyen de, Joe. prép. En conséquence de, avec, par. Le prisonnier s'est évadé au moyen d'intelligences qu'il avait au dehors. || 8" Ce qui sert pour parvenir à quelque fin. Être allié de Rome et s'en faire un appui, C'est l'unique moyen de régner aujourd'hui, corn. Nicom. m, a. Le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin, PASC. Pens. m, 5, éd. havet. On me mande que le pape a assemblé ses amis.... et une autre congrégation pour prendre les moyens de faire la paix générale dans la chrétienté, sév. 6 nov. (689. Une foi vive dans l'intérieur, les pratiques extérieures de la piété dans les saintes observances de l'église, et la fréquentation des sacrements, trois moyens de conserver l'innocence, Boss. Ilar.-Thér. Charles I".... très-instruit de ses affaires et des moyens de régner, ID. Reine d'Anglet. Elle allait s'acquérir deux puissants royaumes [l'Angleterre et la France] par des moyens agréables: toujours douce, toujours paisible autant que généreuse et bienfaisante, son crédit n'y aurait jamais été odieux, id. Duch. d'Orl. Dieu trouve dans nos passions les moyens mêmes de notre pénitence, mass. Panégyr. Sic Mad. Voudra-t-il qu'on s'abaisse à ces honteux moyens 1 volt. Zaïre, ii, (. Le premier caractère distinctif d'un bon moyen, c'est d'être suffisant, DiDER. Suffis, de la rcïig. uat. u° ic. Mais vous voulez connaître, avant de rien oser, Vos forces, vos moyens; je vais les exposer, legouvB, Épich. et Sér. IV, 4. Il Les petits moyens, les moyens au-dessous de ce qu'il faudrait pour réussir. Ijb cardinal de Fleuri, qui l'entreprit malgré lui, et dont le caractère était de croire soutenir de grandes choses par de petits moyens, mit de l'économie dans cette guerre importante, volt. UmisXV,*». \\ Petits moyens, se dit aussi des moyens qui mettent en œuvre de petites choses. C'e.tt surtout en ue négligeant aucun des petits moyens qu'on réus-it, cenus, l'IUât. d'éduc. l'Intrigante, I, 4. Nous voyons tous les jours que la nature, qui peut disposer d'un temps illimité, produit des eCTcts immenses avec de très-petits moyens, BECQUEBBL, injlii. Ifem. aead. des scienc. t. xi, p. S3. Il Familièrement, les grands moyens, les moyens dont on no se sert qu'à la dernière extrémité et dont l'efTel est décisif. Il fallut employer les grands moyens. || Le moyen court, sorte de p'ratique de la dévotion quiètiste, où surtout l'on supprime toute demanda à Dieu. L'abbé do Fénelon m'avait dit que le moyen court contenait les mysièies de la plus sublime dévotion, uaintk.non, Lnt. à Mme de St-Géran, « i mai 1 6»« . || La fin et les moyens, le but auquel on tend »tca qui sert à l'atteindre. Comme il est impossible d'aimer la lin sans aimer le moyen, aussi e»l-il impossible d'honorer Dieu sans honorer U religion , boo«dal. Serm. »o« dtm. après la Pen-
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tecôt. Domin. t. iv, p. 212. J'ai vu évidemment des fins et des moyens : ceux qui disent que ni l'oeil n'est fait pour voir, ni l'oreille pour entendre, ni l'estomac pour digérer, m'ont paru des fous ridicules, VOLT. Èlemmius, 3* lettre. || La fin justifie les moyens, maxime à l'aide de laquelle on se permet une action mauvaise en vue d'un résultat honnête. Il 3° Le pouvoir, la faculté de faire quelque chose. Avez-vous le moyen de faire cela? 11 n'est moyen qu'un homme à chacun puisse plaire, Régnier, Sat. IV. Vous recevrez des marques de mon affection, quand j'aurai moyen de vous témoigner que je suis, etc. balz. liv. i, lettre (. Rome que tu [Annibal] tenais t'échappe; et le destin ennemi t'a ôté tantôt le moyen, tantôt la pensée de la prendre, BOSS. Reine d'Anglet. S'il y avait le moyen de retrouver cet enfant, ce serait faire le bonheur de sa tendre mère, j. 3. rouss. Lelt. à Unie de Luxembourg, (2 juin (701. Il 11 n'y a pas moyen do faire cela, il n'y a pas moyen, la chose dont il s'agit ne se peut faire. Il n'y avait plus moyen de se sauver, BOSs. llist. Il, 9. 11 n'y a pas moyen, l'époux est trop sot, HAMiLT. Gramm. 4. Je souhaite à Votre Majesté impériale pour l'année (772, non pas augmentation de gloire, car il n'y a plus moyen..., volt. Lett. Caï/ier. (•' janv. (772. || Dans le même sens, le moyen, ou quel moyen? Hél seigneur, le moyen que l'on vous satisfasse? tbistan, Mariane, v, 3. Seigneur, et le moyen que je vous obéisse? corn. Olhon, I, 4. On les fera passer eux-mêmes [les parlements] pour hérétiques; car le moyen de faire croire qu'une autorité infaillible se soit trompée? PASC. Prov. XIX. J'aurais cent choses à vous dire ; mais le moyen quand on a le cœur pressé ? sÉv. 25 août (670. Monsieur le Prince [Condé] fut voir l'autre jour Mme de la Fayette.... le moyen de n'être pas flattée d'une telle estime, et d'autant plus qu'il ne la jette pas à la tête des dames? id. 29 juin. (678. Mais le moyen de sauver des gens si obstinés à se perdre? boss. Hist. il, 8. Hélasl de tant d'amour et de tant de bienfaits, Mon père, quel moyen de m'acquitter jamais? bac. Ath. iv, i. Il i°Au plur. Moyens, richesses, facultés pécuniaires. [Servius TuUius] mettant les riches, mais en plus petit nombre, dans les premières centuries.... il jeta toute la foule des indigents dans la dernière; et, chaque centurie n'ayant qu'une voix, c'étaient les moyens et les richesses qui donnaient le suffrage, MONTEsQ. Esp. II, 2. |{ Il SB dit dans le même sens au singulier. Il a le moyen de faire cette dépense. Elle n'avait pas le moyen de la mener à Paris pour la faire voir à des chirurgiens, genlis, Vcill. du chdt. t. II, p. 470, dans poogens. || Terme de législation et do finance. Voies et moyens, façon d'obtenir les revenus de tout genre que l'Etat applique à ses dépen.ses. || Moyens de guerre, toutes les ressources dont un État, une armée disposent pour faire la guerre. L'effort qu'il venait de faire pour atteindre Moscou avait usé tous ses' moyens de guerre ; Moscou avait été le terme de ses projets , le but de toutes ses espérances, et Moscou s'évanouissait, sÉGUR, Uisl. de Nap. viii,7. || B" Au plur. Facultés naturelles, morales ou physiques. Cet enfant a des moyens. C'est un homme sans moyens. Je crois qu'il fait une sottise; il n'a pas assez de moyens pourjouor la tragédie, et il était si bien dans les petits-maîtres, picard, Vieux coméd. se. 7. || 6° Terme de palais. Raisons qu'on apporte pour établir les conclusions que l'on a prises. Produire ses moyens dans une re(|uète. Moyensde nullité. Moyens de cassation. || 7° Se dit, au trictrac, des différents coups qui servent k obtenir un avantage déterminé. Moyen pour remplir. Moyen pour compter.
— HIST. xiv* s. Bonne fin et moiens utiles à la fin, 0RESME, Thèse lie meunier. ||xv* s. Il leursembloit qu'ils trouveroieut moyen de tout appaiser, tant envers le roi que Clisson, juv. des uhsins, Charles VI, (388. Et s'en alla vers Paris, cuidant avoir moien vers le roy Charles et le dauffin, p. de FENIN, (4(7. Par lo moyen desquels il a toujours l'autorité et le gouvernement de vous, id. (♦((. Devers Pierre m'en fault aller, Puisque j'ay entrée ccaiis. Et faire par subtils moyans Que je puisse parler à luy, Mystère des actes des apôtres, dans JADiiERT, Gloss. Il xvi* S. Les dieux envoyent aux hommes l'heur et la prospérité par le moyen de vertu et de prudence, amyot, Fab. 1 1. Peu souvent tombent-ils en discite, pour ce que tousjours i|uelqu'un d'eux, soit de bond ou de volée, attrape du moyen dont il communiijue libéralement aux autres, langue, 2»8. La pluspart se soudoyent de leurs propres moyens, ID. 40i. Homme de moiens, d'aub. Ilitt. 1,376. Nous ne pouvons estre tenus au de là
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de nos forces et de nos moyers, most. i, SO. Ceste pièce a servy de moyen à nostre première accointance, id. i, 206.
— ETYM. Moyen ( ; Berry, mot/on. L'idée d'intermédiaire unit moyen adjectif à moyen substantif.
t MOYEN-AGISTE (mo-iè-na-ji-sf), s. m. Néologisme. Amateur du moyen âge; celui qui s'occupe d'études sur le moyen âge.
MOYENNANT (mo-iè-nan ; plusieurs disent moiiè-nan), prép. \\ 1° Au moyen de, par le moyen de. Nous y donnerons ordre moyennant quelque argent que nous contribuerons pour cela, voit. Lett. (5. Et sans s'incommoder, moyennant ce partage.... i.A FONT. Fabl. m, 6. Moyennant quoi, votre salaire Sera force reliefs de toutes le5 façons, ID. ib. i, 5. On dit que nos mutins demandent pardon; je crois qu'on leur pardonnera moyennant quelques pendus, sév. (6 août (075. Pourvu qu'on y croie en Dieu [dans l'Amérique anglaise], toute religion est bien reçue; moyennant quoi, le commerce fleurit et la population augmente, volt. Dict. phil. Tolérance. || Du temps de Bouhours, quelquesuns repoussaient ce mot. || 2" Moyennant que.... cory. Pourvu que, à la condition que. On aura sos services moyennant qu'on le payera.
— HIST. XV' s. Moyennant qu'il eust la grâce de son père, comm. i, i . || xvi' s. Moyennant qu'il prometloit de.... mont, i, 30.
— ÊTYJI. Moyennant, participe présent de moyenner, pris pour préposition.
MOYENNE, ÉE (mo-iè-né, née), part, passé de moyen ner. Une réconciliation moyennée par des amis communs.
MOYENNEMENT (mo-iè-ne-man ; plusieurs disent moi-iè-ne-man), adv. D'une manière moyenne. Pendant qu'elles [les parties d'eau] ne s'y meuvent [dans les grains de sel] que moyennement vite, desc. Météor. 3. Il En prenant un terme moyen.
— HIST. xiv s. Celi qui est attrempé, il se a et contient en delettacion et tristesces moienement, OKESME, Eth. «7. Il XVI* s. La mémoire des grands maux que sa présence fie cardinal de Bourbon] nourrissoit en la France, et qui, eu sa mort, semblent approcher de leur fin, me fait porter patiemment sa mort, et vestir un deuil moyennement triste, Lettres de Catherine de Navarre, Bibl. det chartes, 4* série, t. in, p. (38.
— ËTYM. Moyenne, et le suffixe men*.
MOYENNER (mo-iè-né ; plusieurs disent moi-iê -
né), V. a. Procurer par entremise, par secours. Si Clarice une fois est en noire puissance, Crois que c'est un bon gage à moyenner l'accord, Et rendre en le faisant ton parti le plus fort, corn, la Veuve, m, (. Que le prêtre approche de l'autel comme Jésus-Christ, par sa puissance; qu'il y assiste comme un ange, par son respect; qu'il y serve comme un saint, par la pureté de sa vie; qu'il y offre les vœux du peuple comme un pontife, par sa charité envers le prochain ; qu'il y moyenne la paix comme médiateur, par son zèle pour la gloire de Dieu, bourd. Exhort. sur ta dignité et les dcv. du prêtre, u. Pendant la guerre de Lamia, Antipater fit prisonniers plusieurs Athéniens ; Xénocrate fut député de la république pour moyenner leur délivrance auprès d'Anlipater, fén. Xénocrate. L'empereur avait moyenne la paix entre la Suède et lo Danemark, ST-siM. 85, 400. Il Populairement. U n'y a pas moyen de moyenner, c'est-à dire la chose est impossible.
— HIST. xiu' s. Et pourra ledit dean [doyen] quenoistre [connaître], ordener, prononcer et mecisner sur ledit descort, du cange, mcdtare. || xv" s. Semblablementy envoya le comte Palatin et les Suisses pour moyenner et pacifier, comm. vu, 3. {| xvi* s. Ceste Hersilia depuis fut cause de moyenner et traitlcr appointement entre les Sabins et ceulx de Rome, amvot, Rom. 20. Le plaisir parfaict et divin que la vertu nous moyenne, mont, i, 70.
— ETYM. Moyen ( et 2. On a dit moyenneur dans le sens de médiateur : Stancarius disoit que Jcsuj Christ estoit noslre moyenneur seulement en sa nature humaine, sans aucun regard de la divinité, nÈZE, Vie de Calvin, p. (40.
t MOYEB (mo-ié),ti. a. Scier une pierre de taille en deux; la fendre selon la moyedeson lit.
— ÉTYM. Uoye.
t MOYliTTE (mo-iè-f), s. {. Terme rural. Faisceau de gerbes qu'on dresse dans les champs, pour garantir les blés de la pluie.
— ETYM. Diminutif du wallon moi«, meule, qui est l'anc. franc, moie, monceau, tas, qui vient du latin me(o, borne (voy. mkule de foin).
(. MOYEU (mo-ieu ; plusieurs disent moi-ieu), s. m. Il 1* Part'4 centrale de la roue où s'emboîtent
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