‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 192 sur 389 · partie médullaire du cerveau · texte numérisé non relu

partie médullaire du cerveau

— ÉTYM. Mu£).o;, moelle.

t MYÉLOPLAXE (mi-é-lo-pla-ks"), ». f. Terme d'anatomie générale. Nom donné aux plaques ou lamelles à noyaux multiples de la moelle des os.

— ÉTYM. MueWi;, moelle, ctitXaÇ, placjue, lamelle, t MYÉLOSARCOME (mié-lo-sar-kô-m'), t. m.

Terme de pathologie. Sarcome de la moelle des os.

— ÉTYM. MuiXès, moelle, et tarcome.

t MYGALE (mi-ga-l*) , ». f. Genre d'arachnides volumineux, communs dans le midi de l'ICurope et en Afrique, vivant sous terre, dont la piqûre ne détermine qu'une enflu e sans conséquences f&cheuses.

— ÊTYM. M'JY«Xîi, musaraigne, de itO<, rat, «ouris, et '(a.\r\, belette.

I MYIOCf.PIIALK (mi-i-o-s*-fa-r), ». ^. Terme de chirurgio.Slapliylôme commençant, lorsque l'iris, engagédans une ouverture accidentelle de la cornée, ne forme qu'une tumeur très-petite, arrondie et noirâtre.

— tiru. Mwta, mouche, et xjça/;^, tête : tète de mouche.

t MYIODOPSIB (ml-1-o-do-psle) , ». f. Terme de médecine. Genre de berlue «ppoli aussi mouches volantes.

— ÊTYM. MuuMtk, qui a l'apparence de mouche, ••. Hki »ue.

MYO

t MYIOLOGIE (mi-i-o-lo-jie), I. f. Traité ou description des mouches,

— ÉTYM. Muîoi, mouche, et ^ôyoç, traité.

t MYITIS (mi-i-lis'), ». f. Terme de médecine. Inflammation des muscles.

— ÉTYM. Mû;, muscle, et la finale iti;, en français ite, qui indique inflammation.

t MYLACÉPIIALE (mi-la-sé-fa-1') s. m. Terme de tératologie. Monstre acéphale dont le corps, non symétrique, est très-irrégulier, et ii.forme.

— ÉTYM. MOXti, une môle, et acéphale.

\ MYLIOBATE (mi-li-o-ba-l'), s. (. I.a myliobale aigle, qui était la raie aigle do Linné, et qui porte les noms vulgaires de glorieuse, mourine, raltepenade, aigle poisson, poisson aigle, faucon de mer, crapaud de mer, legoarant.

— ÉTYM. MOIti, meule, et «aiU, raie. Le mot devrait être mylobate.

+ MYLO-GLOSSE (mi-lo-glo-s'), ». m. Terme d'anatomie. Fibres musculaires qui de la ligne oblique interne de la mâchoire inférieure, au-dessous des dents molaires et des côtés de la langue, se portent au pharynx.

— ÉTYM. Mû>.oi,dentsmolaires,etYÎiMC(Ta, langue. tMYLO-UYOÏOIEN (mi-lo-i-o-diin),î. m. Terme

d'anatomie. Nom de deux muscles qui naissent de la ligne oblique interne du maxillaire inférieur, audessous de la racine des dents molaires, et se rendent au bas de la face antérieure du corps de l'os hyoïde.

— ÉTYM. Mù),oi, dents molaires, et hyoïde.

t MYO.... préfixe qui signifie muscle, et qui vient du grec riO;, |jiuô; (voy. muscle).

t MYOCARDITE (mi-o-kar-di-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation de la substance musculaire du cœur.

— ÉTYM. Myo..., xapSia, coeur, et la finale médicale ite indiquant inflammation.

t MYOCÈLK (mi-o-sè-l'), ». f. Terme de pathologie. Tumeur musculaire.

— ÉTYM. Hyn..., et xifi>.ri, tumeur.

t MYObYNlE (mi-o-di-nie),». ^. Terme de médecine. Douleur des muscles; rhumatisme musculaire.

— ÉTYM. Myo..., et oSùvn), douleur.

t MYOGNATHE (mi-o-gna-f) , ». m. Terme de tératologie. Monstre double dans lequel la tête surnuméraire est adhérente non par les os maxillaires, mais seulement par des muscles et la peau.

— ÉTYM. Uyo..., et YviOo;, mâchoire.

t MYOGRAPUE (mi-o-gra-f), ». m. Terme de physiologie. Instrument propre à représenter graphiquement la contraction musculaire.

— tTYM. MO;, |jLuà;, muscle, et •yoâçeiv, décrire. MYOGRAPUIE (mi-o gra-fle), ». f. Description,

représentation des muscles.

— ÉTYM. ifyographe.

t MYOGRAPÙIQUE (mi-o-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport au myographe. || f'ince myographique, appareil qui , appliqué à un muscle superficiel, transmet à un enregistreur tous les mouvements que le muscle produit.

t MYOÏDE (mi-o-i-d'), adj. Terme de pathologie. Tumeurs myoïdes, tumeurs composées de fibrescellules ou fibres musculaires de la vie organique.

— ÉTYM. Myo..., etelôoî, forme.

t MYOLEMME (mi-0-lè-m'} , ». m. Terme d'anatomie". Tube transparent qui contient les fibrilles musculaires.

— ÊTYM. Uyo..., et )i(j.uo, pelure, enveloppe. MYOLOGIe' (mi-o-lo-jie), ». {. Partie de l'unato-

mle qui traite des muscles.

— ÉTYM. Wi/o..., et lÔYoc, traité.

t MYO.MAI.ACIE (mi-o-ma-la-sie), ». /. Terme de médecine. Ramollissement des muscles.

— ÉTYM. Uyo..., etiJLaXaxioc, ramollissement. MYOPE (mi-o-p*), ». m. et (. || l" Celui, celle qui

a la vue fort courte; c'est l'opposé de presbyte. L'on a vu des personnes devenir tout d'un coup myopes, par accident, comme le jeune homme dont parle M. Smith dans son Optique, qui devint myope tout i coup en sortant d'un bain froid, dans le()uel cependant il ne s'était pas entièrement plongé, uuFi'. Ilist. nat. hom. (Euv. t. iv, p. 46'.>. || Kig. Aucun de nos myopes économiques ne se serait jamais douté... ORIMM, Correspond, t. i, p. 7, dans pouokns. L'in-92 trompait l'œil du myope, Mais vos défauts vont être tous sentis, bêrang. /n-8°. Il Adj. Une personne myope. Un œil myope. || Kig. La <loute.... Spectre myope et sourd, qui, fait de jour et d'ombre. Montre et cache à la fois toute chose à demi, v. huoo, Crép. 38. Il a* Terme d'entomologie. Genre d'insectes & deux ailes qui vivent sur les Meurs.

— ÉTYM. MO(i>i|/, de (lOeiv, serrer, et &<C> Œi'i , (voy. OPTIQUE) celui qui «erre les yeux, expression

MYR

prise de l'habitude qu'ont les myopes de rapprocher à demi les paupières pour voir un peu moins

MYOPIE (mi-o-pie), ». f. Imperfection de la vue, qui ne permet de voir les objets que trè.s-rapprochés de l'reil ; elle reconnaît pour causes la trop grande proéminence de la cornée, la surabondance des humeurs de l'oeil, l'excès de densité du cristallin ou sa trop grande convexité, et en général tout vice ou accident de conformation qui fait converger les rayons lumineux de manière qu'ils se réunissent avant d'arriverà la rétine. On corrige la myopie au moyen de verres bi-concaves. || Myopie artificielle, essai de voir un objet en deçà de l'accommodation naturelle de l'œil ou distance de la vision distincte ordinaire. Il Fig. La myopie du cœur, les sentiments d'une âme étroite.

— ÉTYM. Muioiti'a, de (AÛuili, myope.

t MYOPORINÉES (mi-o-po-ri-nce),».^.pIur. Nom d'une famille de plantes monopélales dicotylédones voisines des verbénacées et des sélaginées; le genre myoporum, Banks, en est le type.

— ÊTYM. Muîa, mouche, et itopo;, trou, pore, i cause des glandes pellucides des feuilles.

t MYOPTÈRE (mi-o-ptè-r'), ». m. Voy. mulot.

— ÉTYM. MO;, rat, et jCTepov, aile.

t MYOSE (mi-ô-z'), ». /. Terme de pathologie. Contraction permanente de la pupille.

— ÉTYM.MOciv, serrer, contracter; sanscr. mû, lier. MYOSOTIS (mi-o-zo-tis') , ». m. Genre de borra-

ginées, dont les espèces sont appelées vulgairement grémillet, scorpione, et oreille de souris. || Le myosotis palustre est connu sous les noms emblématiques de Ne m'oubliez pas ; Souvenez-vous de moi; Plus je vous vois, plus je vous aime; Pensez à moi, etc. C'est le vergisi mein nicht des Allemands ; littéralement, ne m'oubliez pas (voy. ver-

GISS MEIN NICIIT).

— ÉTYM. Lat. myosota, myosotis; dugrec (luomârr), (iyodwTi;, de (lO; , ijldo;, rat, et oO;, ù-tè;, oreille; nom donné à cause de l'apparence des feuilles.

t MYOTOME (mi-o-to-m'), ». m. Terme de chirurgie. Mjotome sous-conjonctival, couteau destiné à inciser un muscle sous la conjonctive.

— ÉTYM. Uyo..., et TE|jiv£iv, couper.

MYOTOMiE (mi-o-to-mie), s. f. || !• Terme d'anatomie. Partie de l'analomie, qui a pour objet la dissection des muscles. || 2* Terme de chirurgie. Section des muscles à l'effet de guérir certaines déviations d'organes extérieurs. Myotomie caudale, opération de la queue, à l'anglaise, sur le cheval.

— ÉTYM. Myo..., et ^o^l.i], section.

t MYOrOMIQUE (mi-o-to-mi-k') , adj. Qui appartient à la myotomie. || Procédés myoloraiques, ceux qui sont employés dans la section chirurgicale des muscles, particulièrement en ce qui coscerne la méthode sous-cutanée.

t MYRIA..., préfixe barbare qu'on emploie pour myrio.... voy. ce mot.

t MYRIACANTHE (mi-ri-a-kan-f) , adj. Qui a un grand nombre d'épines. La bowyiée myriacanthe.

— ÉTYM. Myrio..., et âxavOa, épine.

MYRIADE '(mi-ri-a-d'), ». f. || !• Terme d'antiquité. Nombre de dix mille. Atliénée fait monter .■ies trésors à mille myriades de talents d'or, et dix fois autant do talents d'argent ; ce qui, sans compter tout le reste, monterait à des sommes incroyables, ROLLiN, Wi'ît. ane. Œuvr. t. ii, p. 6i, dans pougens. Il 2° Dans le langage ordinaire, quantité indéfinie et innombrable. Une myriade de rêveries, mensonges, impossibilités, contradictions et autres erreurs de non moindre importance, naudé, Ilosecroix, ix, ». L'on voit sortir du désert des myriades de fourmis, BUFP. Jforc. choisis, p. 306.

— ÉTYM. Mupiô;, dizaine de mille, de iiûpioi, dix mille.

t MYRIAGRAMME (mi-ri-a-gra-m'), t. m. Poids de dix mille grammes.

— ÊTYM. Myria..., et gramme.

MYRIAMÈTRE (mi-ri-a-mè-tr'), ». m. Mesure

itinéraire, qui vaut dix mille mètre». La lieue df poste valait .■«89» mètres, le myriamètre vaut environ! deux lieues et demie

— REM. Le mot est mal fait, 11 devrait être myrioniètre.

— ÊTYM. Myria..., et mitre.

t MYRIANTUE (mi-ri-an-f), ». m. Genre de la famille des cucurbitacées, établi pour un arbre d'Afrique.

— ÉTYM. Myrio..., etivOo;, fleur; qui a un grand nombre de fleurs.

MYRIAPODE (mi-ri-a-po-d'), ». m. Voy. mtrio- PODE. Myriapode est mal fait; le grec dit (iup;6nou;.

MYR

+ MYRIARE {mi-ri-a-r'), s. m. Etendue de dix mille ares ou d'un kilomètre carré.

— ÊTYM. Hyrio..., et are.

t MYUICA (uii-ri-ka), s. m. Le myrica gale, dit vulgiiirement gale, piment royal et myrte bâtard. Il Le myrica cérifère, appelé cirier de la Louisiane, et absolument cirier, dont le petit fruit globuleux est couvert d'une matière blanche, comme onctueuse, laquelle a beaucoup d'analogie avec la cire des abeilles, leooarant.

— ETYM. Hupixf,, tamarix, de (lûpov, parfum qui découle; |iûpu, distiller.

t MYRICACÉES(mi-ri-ka-sée) ou MYHICÉES(miri-3ée),s. f. Famille de plantes voisines des cupulifères et desbétulacces; le myrica gale en estle type.

t MYRICINE (mi-ri-si-i') , s. f. Espèce de cire qui tire son nom du myrica cérifère.

t MYRIO.... préfixe qui signifie dix mille et qui vient du grec piûpioi (voy. htria).

fHYRIOBiBLON (mi-ri-o-bi-blon) , i. m. Titre d'un ouvrage de Pbotius, composé des extraits de 270 ouvrages anciens.

— ËTYM. Myrio..., et piSXoc, livre.

t MYHIOGONK (mi-ri-o-go-n'), s. m. Polygone de dix mille côtés. Si je pensais k un myriogone ou à quelque autre figure de beaucoup de cCtés, DESC. ir^dit. Tl, 3.

— ÊTYM. Hyrio..., et fôivoç, coin, angle.

t MYRIONYMB ( mi-ri-0-ni-m' ) , adj. Qui a dix mille noms. Divinités myrionymes, divinités qui étaient adorées sous quantité de noms diiférents.

— ÉTYM. Myrio..., et êvocia ou 4vy|ia, nom.

t MYRIOPHTHALMK (mi-ri-o-ftal-m'), ad>. Terme d'histoire naturelle. Qui a une multitude d'yeux. Il L'astrée myrioplithalme, ainsi dite parce qu'elle a un très-grand nombre de cellules comparées à des yeux.

— ÊTYM. Myrio..., et 4ipeaX(iAî, œil.

t BlYRIOPHYLLE (mi-ri o-fi-l'), ». m. Genre de la famille des onagraires, renfermant huit espèces aquatiques; ces plantes remplissent souvent les mares.

— ETYM. Myrio..., et f<X),ov, feuille.

t MYRIOPOOE (mi-rio-po-d'), s. m. Terme de toologie. Nom d'une classe d'annelés articulés, séparée des insectes, dont elle se distingue par un corps allongé privé d'aile», formé d'une grande quantité d'anneaux dont le nombre augmente pendant un certain temps avec l'Age, et dont chacun porte une paire de pattes (scolopendres) ou deux (iules). Il Adj. Qui porte un grand nombre de pattes.

— ÊTYM. Mupiôitou;, de itùftoi, dix mille, et noù<, noîè;, pied.

t MYRISTICACÉES (mi-ri-sU-ka-sée) ou MYRIS- TICÉES (mi-ri-sli-sée) , $. f. pi. Nom d'une famille de plantes séparée des laurinées et comprenant le genre muscadier (myrittica).

— ÉTYM. MupioTixo;, propre i parfumer, do |iûpov, parfum.

t MYRISTICATION (mi-ri-8ti-ka-»ion), ». {. Terme d'anatomie pathologique. Aspect de noix muscade que prend la coupe du foie, quand les conduits hépatiques sont remplis de bile jaune, avec congestion rouge des capillaires.

— ETYM. Vj/rùlica, muscadier.

+ MYRISTICINB (mi-ri-sli-si-n') , ». ^. Terme de chimie. Stéaropténe de l'huile d'oeillet et de l'essence de macis. On l'appelle aussi camphre des (leurs de muscade.

— ETYM. Myrittica, muscadi-r.

t MYRISTINK (mi-ri-sti-n"), ». (. Terme de chimie. Graisse restant après le traitement du beurre lie muscade par l'alcool.

— ETYM Myrittica, muscadier.

t .MYRISTIQUR (mi-ri-sli-k'), adj. Terme de chimie. Acide myristique ou séricique (i cause de ra.spect soyeux de ses cristaux), iicide obtenu en traitant la mrristine par la potasse.

t UYRMË(;iE(mir-mé-sie),». /'. Terme de médecine Espèce de verrue qui se développe principalement & la paume des mains et i la plante des pieds.

— £tym. Uup|iiiitia, de |iûp|ir,(, fourmi.

t MVRMfXOPHAOR ( mir-mé-ko-(a-j'), adj.

Terme de zoologie. Oui vit de fourmis.

— ÉTYM M'J511T,t, fourmi, et çaytîv. mat.rrnr

+ MYRMf.l.PX)!i| (mlr-mé-lc-onj,». m ;.-

sectes névropt'-rcs auquel appartient k • n.

— f.TVM. Mùp|jir,(, fourmi, et Xiwv, lion. MYRMII>o:< (mir-mi-don), ». m. || 1* Nom d'un

ancien peuple de la Thessalie (avec une majuscule). Les Myrmidons marchant sous la conduite de Pairocle. Il %' Fig. et par raillerie, un jeune homme de petite taille (avec une minuscule). Voill un plai-

MYR

sant myrmidon. || Par extension, individu de peu de force, de crédit. C'est bien à vous, petit ver de terre, petit myrmidon que vous êtes.... mol. le Festin, I, î. Hé quoi! ce myrmitlon passe pour un grand homme, Je ne peux revenir de mon élonnement, boursaolt, Ésope, dans RicHEt,ET. Myrmidons, Enfin nous commandons; Jupiter livre le monde Aux myrmidons, bérang. Myrmidons. ! i Guerre lies myrmidons, conspiration, en (737, qui avait pour but de remettre M. de Chauvelin en place, et d'évincer le cardinal de Fleury. || Le sens de petitesse qu'on attache à ce mot eu français vient de ce que les Myrmidons avaient été changés de fourmis en hommes à la prière d'Ëaque. || 3* Nom ironique fait, en Angleterre, pour les sergents, les huissiers et autres gens de ce genre.

— REM. L'Académie écrit mirmidons et note l'orthographe myrmidons, qui est la seule correcte.

— ETYM. Mupii(Sov£c, peuple du midi de la Thessalie, dont Achille était le roi.

MYROBOLAN (mi-ro-bo-lan) , ». m. |1 1* Nom de plusieurs fruits desséchés, venant des deux Indes, et ayant la forme d'une prune; ils n'entrent plus que dans quelques préparations officinales anciennes. Il Myrobolans citrins, les drupes du terminalia citrina, Roxburgh. || Myrobolans chébules, fournis parle terminaXia chebula , Roxburgh. || Myrobolans indiens ou indiques, chébules cueillis avant maturité. || Myrobolans bellerics ou bellirics, les fruits du terminaliabellerica, Roxburgh. || Myrobolans emblics originaires de l'Inde, les drupes du phyllanthus emblica, L. \\ Le myrobolan d'Amérique est le fruit du chrysohalanut icaco, L. || Le myrobolan monbin ou mombin est produit par le »poiidias lutea, ou mt/robolanus, L. \\ Les myrobolans d'Egypte sont les drupes du balanites a-gyptiaca, Delile. Il On a dit mirabolan. Mirabolans ambllqucs et citrons confits, le cent pesant estimé (to livres, Dér.l. du roi, nov.teio, Tarif. \\ i' Le langage populaire en a fait un adjectif signifiant merveilleux, émerveillant. Voilà qui est myrobolan. || On en fait même un féminin myrobolante. Une toilette myrobolante.

— REM. La forme régulière est myrobalan; et le langage scientifique devrait ne se servir que de cette forme.

— HIST. xvi* s. La rhubarbe, les myrobolans, PARÉ, xviii, 86. Mirabolans citrins, ID. xx, 21.

— ETYM. Mupo6à),av«)«, de(iûpov, parfum, et pâ- Xavo;, gland. Hahteroche a fait de myrobolan le nom d'un médecin qui guérissait tout par des pilules, et, comme cela semblait miraculeux, on a pris en ce sens le terme myrobolan, legoarant.

t MYROXATE (mi-ro-na-f), ». m. Terme de chimie. Genre de sels formés par l'acide myronique avec les ba.ses.

t MYRONIQDE (mi-ro-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide myronique, acide du myronalo do potasse, sel cristallisable qui est un des principes de la moutarde.

— ETYM. Mùpov, baume, parfum.

t MYROSINE(mi-ro-zi-n'), s. f. Terme de chimie. Matière albuminolde, analogue à l'émulsine des amandes amères, et qui produit l'essence de moutarde noire.

fMYROSPERME (mi-ro-spèr-m'), ». m. Genre de la famille des légumineuses papilion.acées, tribu des sophorées, dont le type est le myrotpermum peruiferum, arbre qui produit le baume du Pérou.

— ETYM. M'Jpov, baume, et onépiia, graine.

t MYBOSPEIIMINE (mi-ro-spèr-mi-n') , ». f. Terme de chimie. Essence soluble dans l'alcool, retirée de l'essence du baume de Pérou.

t MYROTIÎ (mi-ro-té), ». m. Terme de pharmacie. Médicament qui a une huile volatile pour excipient.

— ETYM. Mûpov, parfum.

t MYROXYLE (mi-ro ksi-l'), ». m. Genre de légumineuses renfermant, entre autres e.spéces , les arbres qui fournissent les baumes du Pérou et de Tolu. Autre nom du myrosperme.

— ËTYM Mûpov, parfum, et (ùXo«, boi.t.

+ UYROXYLINR (mi-ro-ksi-li-n'), l.f. Terme de chimie. Essence Insoluble dans l'alcool, existant dans l'essence du baume du Pérou.

+ MYROXYLiyUK (mi-ro-ksl-li-k'),od';. Terme do chimie. Acide myroxylique, corps obtenu par l'action d'une solution de potasse sur la cinnaméine.

HVRRUB (mi-r'). ». f. Goiiime résine du baltamndmdron myrrha, Nées, plante térébinlliacée, voisine des amyris kataf et kafal de Forskal ; elle est apportée de l'Arable heureuse et de l'Ahysslnlc. Us [(et mages] lui offriront [i l'cnbot Jésus] pour

MYR

présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe, saci, Bible, Étang. St Math, n, i». On [les mages] lui donne [à l'enfant Jésus] de l'or comme à un roi ; l'encens honore sa divinité; et la myrrhe, son humanité et sa sépulture, parce que c'était le parfum dont on embaumait les morts, noss. Élevât, sur myst. XVII, ». Il Fig. Jusqu'à ce que les ombres se dissipent, et que le jour de la bienheureuse éternité paraisse, j'irai dans la solitude, sur la montagne de la myrrhe et sur la colline de l'encens, pour contempler les vérités éternelles, Boss. Réft. sur l'état des péeh. Elle fit de tous ces maux, comme l'épouse des Cantiques, un faisceau de myrrhe qu'elle reçut des mains de son bien-aimé et qu'elle mit dans son sein comme une marque précieuse de son amour, FLÉCH. Dauphine.

— HiST. XI* s. Mirre et timoine fils] i firent alumer, Ch. de Roi. ccix. || xii's. Fum [fumée] des espèces de myrre et d'encens et de tote purriere [poussière] de pigment, Job, p. 447. || xvi*s. Do bonne myrrhe piaye puante, proverbe par corruption de : débonnaire mire [médecin] fait playe puante, h. est. Précell. p. 2oo.

— ÉTYM. Provenç. esp. et ital mirra ; du lat. myrrha; grec, (lO^fa; comparez |iûpoy, et voy.

MYRICA.

t MYRRHE, ÊE (mi-ré, rée) , adj. Terme d'antiquité romaine. Vin myrrhe, vin parfumé avec de la myrrhe. || Se dit aussi d'un vin que l'on faisait boire aux suppliciés chez les Juifs.

MYRRHIS (mi-rris') s. m. Plante ombellifère et médicinale, dite aussi cerfeuil musqué et Cicutaire odorante, seandix odorata, L.

— ETYM. Mufft;, de |xOffi, myrrhe.

t MYRRHITE (mi-rri-f), s. m. Terme de minéralogie. Agate jaune.

— ÉTYM. Myrrhe, à cause de la couleur.

t MYRRHOÏDE (mi-rro-i-d), s. f. Terme de chimie. Gomme-résine qu'on trouve quelquefois dans la myrrhe.

— ETYM. Myrrhe, et eiôo;, forme.

t MYRRHOÏDINE (mi-rro-i-di-n'), ». f. Terme de chimie. Principe dont on trouve lo pour loodansla myrrholde.

t MYRSINÉES (mir-si-nee), f ' pi. Nom d'une famille de plantes dicotylédone», voisine des sapotées.

— ÉTYM. Mupui'vri, myrte.

t MYRTACÉES (mir-ta-sée), s. f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dicotylédones, dont le myrie est le type.

MYRTE (mir-f), ». m. || !• Arbrisseau toujours vert, dont les feuilles sont menues, et qui porto de petites fleurs blanches d'une odeur agréable, Virgile ne place pas Phèdre aux enfers, mais dans ces bocages de myrtes où vont errant ces amantes qui même dans la mort n'ont pas perdu leurs soucis, CHATEAUBR. Génie, II, m, a. 112" Fig. et poétiquement, l'amour, à cause que le myrte, chez les anciens, était consacré à Vénus. Votre époux à son myrte ajoute ce laurier, corn. Médée, iv, S. Va du myrte amoureux ceindre sa tète altiére, volt. //(■nr. ix. Il Myrte des marais, ou myrte b,Mard, ou myrte du flrabant, voy. oal£. || Myrte épineux, ou myrte sauvage, le fragon piquant. || Myrte juif, variété do myrte commun, || Myrte piment, espèce du genre myrte qui produit lo piment de la Jamaïque. Il Myrte d'Australie, eugtnia ou jambosa auttralit, arbre qui porte des fruits semblables i notre cerise.

— HIST. XVI* s. En ptls chaud, le mûrie ou myrte vient gaiement sans nulle culture.... de deux principales sortes de murte y a il, distinguées par jes mots, noir et blanc, l'un aiant le fueillage ^ vert brun, et l'autre de vert gay.... l'un produit '< fleur blanche, l'autre jaune, o. ub serrss, 651. Le fruit du murte appelé myrtil sont des baies enfermant la graine, lo. 6M.

— ETYM. Génev. myrtre; prov. mirl; espagn. M ital. mt'rfo; du lat. myrtut; grec, |iLÙpTO(, dont It radical est (xûoov, parfum.

t MYRTIFÈRE (mir-li-tîi-r') , adj. Terme de zoologie. Se dit d'une annélide (l'euphrosino myrli firo) à en '190 de la forme de ses branchies.

— ÊTïM. Myrte, et le lat. ferre, porter.

t UYRTIPOI.l£, f.K (mir-ti-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui est à feuilles de myrte.

— ÉTYM. Myrte, et le lat. folium, feuille.

MYRTIPORME (mir-tifor-m'), adj. Terme d'anatomie. Qui a la forme d'une feuille de myrte. Caroncules myrtiformes.

— ÉTYM. MutU, et forme.

t MYRTIL (bir-til), ». m. ou MYRTILLE (mil^

MYÔ

ti-l"),*. f. Nom spécifique d'une airelle, vaecinium myriilhis, L

— tTYM. Myrtille, diminutif de myrte, petit myrte.

t MYSrAGOGIB (mi-sta-go-jie), ». f. || 1* Terme d'antiquité, initiation aux mystères. || 1° Action d'initier aux choses mystérieuses de la religion, ou explication de ses mystères. Il leur semble fà quelques-uns] ....qu'il faut envoyer ces subtilités [nouvelle vie, seconde naissance, etc.] dans lescloîtres.... pour nous, diront-ils, nous avons peine à goûter toute cette mystagogie , boss. * " sermon, Pâques, préambule. Molinos, très-artificieux, a paru avoir de la peine à venir à ces explications, qui rendaient sa mystagogie odieuse, et il se contente ordinairement d'exclure la pensée distincte et particulière de Jésus-Christ, m. États d'oraison, u, 8.

— ÊTYM. W\>(rrayu>yia. (voy. mystaoOOOE). MYSTAGOGUE (mi-sta-go-gh'), s. m. Terme

d'antiquité grecque. Prêtre qui initiait aux mystères de la religion. || Par extension, nom donné à ceux qui entreprennent d'expliquer ce qu'il y a de merveilleux dans chaque religion, et de donner un sens pratique et moral aux choses mystérieuses.

— ÊTYM. MuffTOTfMYOî de (ivonri;, initié, et «Yeiv, conduire.

t MYSTB (mi-sf), f. m. Terme d'antiquité. Initié »ux mystères.

— ÉTYM. MûffTTic (voy. mtstêbe).

MYSTÈRE (mi-stè-r'),i.m. || l°Terme d'antiquité.

Culte secret dans le polythéisme, auquel on n'était •dmis qu'après des initiations successives. Plutarque dit qu'il n'y avait personne à Delphes ni dans ce pays qui ne fût initiéaux mystères, font. Oracles, I, (3. Sous Erechthée, l'on marque l'arrivée de Cérês en Attique après l'enlèvement de sa fille et l'établissement des mystères à Eleusis, bollin, Hist. ancienne, Œuvr. t. ii, p. 497, dans ponoENs. Il Petits mystères, mystères qui se célébraient à Agra, près d'Athènes, au mois d'anthestérion, et qui étaient de moindre importance que les grands mystères, qui se célébraient à Eleusis au mois de boédromion. || Par extension, ce que la religion païenne avait de plus caché. X l'envi l'un et l'aulre étalait sa manie. Des mystères sacrés hautement se moquait, cobn. l'oly. lu, 2. Ou même s'empressant aux autels de Baal, Se fait initier à ses honteux mystères, rac. Àlhial. i, 4. On menace le temple, et les divins mystères Sont bientôt profanés par des mains téméraires, volt. Olymp. ii, B. {{ 1° Dans la religion chrétienne, tout ce qui est proposé pour être l'objet de la foi des fidèles, et qui paraît contredire la raison humaine ou être au-dessus de cette raison. Le mystère de l'incarnation. On les tient [les chrétiens] pour sorciers dont l'enfar est le maître, Et, sur cette croyance, on punit du trépas Des mystères secrets que nous n'entendons pas, corn. Poiy. IV, «. Le mot de Galilée, que la foule des Juifs prononça comme par hasard, en accusant Jésus-Christ devant Pilate, donna sujet à Pilate d'envoyer Jésus-ChristàHérode; en quoi fut accompli le mystère qu'il devait être jugé parles Juifs et les gentils, le hasard en apparence fut la cause de l'accomplissement du mystère, pasc. Pens. XXIV, 2», éd. HAVET. Le mystère le plus éloigné de notre connaissance, qui est celui de la transmission du péché, m. ib. vm, *. Tant qu'on ne voudra point fonder sur une promesse certaine une autorité infaillible qui arrête la pente des esprits.... la religion où il y aura le moins de mystères sera nécessairement la plus suivie, boss. 6* avertissement, lu, S2. Je n'ai jamais.douté des mystères de notre religion, id. Louis de Bourbon. C'était |la messej de tous les mystères celui qui lui paraissait le plus incroyable, m. i4nn« de Gonx. Alors il se souvint des irrévérences dont hélas 1 on déshonore ce divin mystère [la messe], id. Louis de Bourbon. Les absurdités où ils [les libertins] tombent en niant la re- Mgion deviennent plus insoutenables que ses vérités lont la hauteur les étonne ; et, pour ne vouloir pas toire de» mystères incompréhensibles, ils suivent, I\ine après l'autre, d'incompréhensibles erreurs, id. tnn« de Gonx. Ceux qui se disent que ce mystère (l'eucharistie) surpasse en sa hauteur toute la mesura du sens humain, veulent néanmoins nous assujettir i résoudre les difficultés que le sens humain nous propose, its.Euchar. i, 4. Un sang impur offert à Baal, voilà le mystère de l'impiété; le sang d'un Dieu qui nous purifie, voilà le mystère de l'amour divin, BOUBDAL. Myst. Circoncùion de J. C. t. I, p. «I. Do la foi d'un chrétien les mystères terribles, boil. Art p. lu. Tout est mystère dans la conduite du Sauteur, mass. Carême, Samar. || Les

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saints mystères, les sacrés mystères, le sacrifice de la messe. Lorsqu'ils [les fidèles] participent aux saints mystères, BOSS. Euehar. iv, ( .Pour assisteraux sacrés mystères, rLÊcn. Dauph. Vous approchez des mystères saints, mais c'est sans ferveur, mass. Carême, Salut. Il 3° Quelque chose qui est caché avec un certain caractère religieux. Le respect que l'on porte à l'antiquité est aujourd'hui à tel point dans les matières où il doit avoir moins de force, que l'on se fait des oracles de toutes ses pensées et des mystères même de ses absurdités, pasc. Frag. d'un traité du vide. Nos magistrats ont bien connu- ce mystère [l'effet que la pompe fait sur la foule], id. Pens. ni, 3. Je ne comprends pas ce grand mystère que vous faites de la providence de Dieu : Je ne trouve rien au monde de si aisé à comprendre dès qu'on veut bien le regarder comme le créateur de toutes choses et le maître absolu de ses créatures et de son univers; il fait agir nos volontés selon les fins qu'il a réglées.... sÉv. t. i, p. B43, édit. béonier. C'est l'ordinaire de mêler du mystère dans l'origine des villes et des États pour les rendre plus célèbres, FLÉCH. Hist. de Théodose, ii, 37. || 4» En général, secret. Les mystères de la politique. Mystère d'État. Les mystères de cour sont souvent si cachés, Que les plus clairvoyants y sont bien empêchés, corn. Nicom. m, t. Mais d'un sujet au roi, c'est crime qu'un mystère, id. Suréna, iv, S. Quel mystère est caché dessous cette menace T botr. Bétis. iv, te. Tout cela se conduit avec mystère, pasc. Pror.xvii. Incapable de mystère, id. Pens. xix, 8. Saint Hilaire explique plus amplement ce mystère d'iniquité [le langage trompeur des Ariens], boss. 2' instruc. pastor. § ( U . Ce n'est pas en ces lieux Qu'il faut développer ce mystère à vos yeux, bac. Brit. m, ». Ce dessein [l'empoisonnement de Britannicus] s'est conduit avec plus de mystère, m. Brit. V, B. Seigneur, de ce départ quel est donc le mystère? id. Bérén. i, ♦. De ses feux innocents j'ai trahi le mystère, id. Mithrid. iv, 4. Qui sait même, qui sait si le roi votre père Veut que de son absence on sache le mystère? id. Phèdre, i, *. Vous seule avez percé ce mystère odieux, id. ib. v, «. 11 sait les bruits communs, les historiettes de la ville; il ne fait rien, il dit ou il écoute ce que les autres font; il est nouvelliste, il sait même le secret des familles; il entre dans de plus hauts mystères; il vous dit pourquoi celui-ci est exilé, et pourquoi on rappelle cet autre, la bruy. ii. Le grand événement qui vous remplit d'effroi, Palmire, est un mystère entre le ciel etmoi,voLT.Fa»ia<. v. 2. Quel estce vieillard téméraire Qu'on dérobe à ma vue avec tant de mystère' id. Mérope, iv, t. Les bruyants états de Cythère S'y tenaient sur la fin du jour : De tous les frères de l'amour, Il n'y manquait que le mystère, desmahis, Poés. p. ti6, dans pougens. Descends-tu pour me révéler Des mondes le divin mystère? lahart. Médit, le Soir. \\ Faire mystère, un mystère d'une chose, la tenir secrète, la cacher avec soin. Mais par quelle raison lui faire un mystère de votre amour? uol. l'Avare, li, <. Nous ne prétendons point en faire de mystère, m. Psyché, i, 2. Le roi m'ordonne de vous dire de ne point faire de mystère de cette lettre s'il y a quelque utilité à parler, maintenon, Lett. au card. de Noailles, <3mai (697. || Dans le même sens, mettre du mystère à quelque chose. J'exige que la chose soit secrète [la lecture d'une tragédie de Voltaire], et que vos amis aient au moins le plaisird'y mettre du mystère, si le mystère est un plaisir, volt. Lett. Mme du Deffant, 23 oct. 1772. Le premier pas vers le vice est de mettre du mystère à quelque chose, i.J. Rouss. Uél. iv, «. || Familièrement. U est tout cousu de petits mystères, il est tout mystère de la tète aux pieds, il cache les choses simples, innocentes, visibles, avec autant de soin qu'il ferait les choses compliquées, coupables, mystérieuses. C'est de la tête aux pieds un homme tout mystère, MOL. Mil. Il, B. Il 6° Difficulté que l'on fait touchant quelque chose, importance que l'on y attache (assez souvent en mauvaise part). Du nom do philosophe elle fait grand mystère. Mais elle n'en est pas pour cela moins colère, jiol. Femm. sav. ii, ». Sachons ce qu'il a fait ; et, sans plus de mystère, Concluons son hymen, et finissons l'afl'aire, reonard, le Joueur, i, 4t. Peur être heureux faut-il tant de mystères? PAVART, Ninette, u, I9. Si vous me promaticz de garder le secret, je vous découvrirais tout le mystère, LE SAGE, Gii Âi<M,iv, 6. Électeurs, j'ai, sans nul mystère. Fait de bons dîners l'an passé, bér. Ventru. || Voilà tout le mystère, il n'y a pas plus de difficulté que cela. Voilà tout le mystère de ces dirficul éa et de ces choix , boss. Nouv. myst. t. Ha

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diligence vient de ce que je me corrige, voilà tout le mystère, marivaux, Marianne, 4t' part. Il Nepas onli ndre mystère à une chose, n'y pas entendre finesse, n'y voir rien que d'innocent. Et n'entendait aux façons du pasteur Mystère aucun.... LA FONT. Jum. Il 8° Certaines précautions que l'on prend pour n'être pas observé, entendu. Us sont sortis tous doux en grand mvstère. Ils parlent jargon et mystère sur certaines femmes, la bruy. vu. 117° Fig. Opérations secrètes de la nature, du cœur, des arts, des lettres. Les mystères du cœur humain. Les mystères de la nature. Tous les arts ont leurs mystères. Tout est mystère dans l'amour, Ses flèches, son carquois, son bandeau, son enfance, la FONT. Fabl. XII, 44. Nous n'avons rien à faire ici qu'à tâcher de nous rendre avantageux le dévelop- \

pement futur des mystères de notre existence, ma- j

RIVAUX, dans desfontaines. Juvénal admet ces prê- j

très efféminés dans les mystères de la toilette, Ùist. ''

des Vestales, dans desfontaines. Je crois que, '

si j'eusse dévoilé tous les mystères de la nature, je me serais senti dans une situation moins délicieuse, J. J. ROuss. 3* lettre à M. de Malesherbes. (1 8° Nom, au moyen âge, de certaines pièces de théâtre où l'on représentait quelqu'un des mystères de la religion. Le mystère de la passion de Notre- Seigneur. Les mystères en langue vulgaire ont commencé dès le XII* siècle. On joua des mystères à l'entrée de Charles VI à Paris, l'an 4380, volt. Mél. tilt. Chang. arrivés à l'art trag.

— HIST. xiu* s. Un jour en la chambre son père Fist une estoile et ung mistere |ouvrage] De soie et d'or moult subtilment , du cange , mislerium. Il XIV' s. Veut que les accusez respondent par leurs bouches, sans conseil ne mystère d'aucune personne, bouteiller. Somme rural, lit. 34, notes, p. 242, dans lacurne. || xv s. [Au festin des ambassadeurs de Bohême] il y eut des entremets de morlsques, monmeries, et un autre mystère d'enfants sauvages saillant d'une roche fort bien feinte cl représentée, j. chartier, Hist. de Charles VII, p. 296, dans LACURNE. Tous ceulx qui pour lors estoient au franc palais avoient esté comme ravis pour les hauts mystères qu'ilz avoient veus, Perceforest, t. X, r° a. Le dit Jazon se mit en défense fort bien eten bonno manière, et faisoient le serpent et l'homme si bon devoir que ce sembloit aigre bataille, sans mystère, math, de couct, Hist. de Charles VII, p. 671, dans LACORNB. De là s'en alla au disner, et estoit environ l'heure de douze heures, et quand le dit mystère [cérémonie] fut commencé, il estoit entre cinq et six heures du matin, MONSTREL.ch. 62, t. I, p. 07, dans LACURNE. Devant la Trinité estoit la passion, c'est à sçavoir comment nostre Seigneur fut prins, battu, mis en croix, et Judas qui s'estoit pendu, et ne parloient riens ceux qui ce faisoient, mais le monstrerent par jeu de mystère, et furent les manières bonnes et bien jouées, et vivement compassionnces et moult piteuses, id. t. ii, p. 4 47. Au carrefour de la grande église y avoit un cerf volant bien vivement portrait, le quel portoit à son col une couronne, et s'agenouilla devant le roy par mystère, quand il passa par là pour aller à l'église, BERRT, Chron. de 4402 à I48t, p. 447, dans la- CURNE. Les dames de Romme firent coupper leurs blons cheveulx.... et consentirent leur plus chier et naturel ornement estre converti en rude mystère (emploi, engin], alain chart. Quadril. inveclif. Il XVI* s. y a il quelque si grand mystère en la coiffure d'une femme, que ce soit un grand crime de sortir en la rue nue teste? calv. Instit. 96». Tout mystère d'amour mérite estre caché, desportes. Élégies, il, t. La saisie cessera, et jouyrades choses aci|uises comme il faisoit par avant, sans autre mystère de justice, Coustum. génér. t. ii, p. BB2. Nous mena dans le trou du fossé pour en estre à couvert, et n'y fusmes pas plus tost que lamine joua son violent mystère contre les nostres, brant. Capit. franc, t. iv, p. 83, dans lacurne.

— ÊTYM. Lat. mysterium, de (numôpiov, de (l'jairi?, initié, ^O^lv, initier, do iivdn, serrer, former. Au sens de représentation scénique pieuse, Max Mùller prétend que mystère n'a rien à fairy avec |iu(rrr,piov, et qu'il représente ministerittm. office ou service religieux; mais ministrrium a donné mestier, et non mystère Cependant, qu'il y ait eu tendance à confondre minis'r'^um et mysterium, cela est incontestable par l'hisronçue.

MYSTÉRIECSF,MF.NT(mi-sté-.-»-eO-Z6-man),odi,\ Il 1* Avec mystère. Les prophètes oz' parlé mystérieusement. Il a* Avec secret, en se cachant. U se conduit mystérieusement en tout.

— hist XVI* s. C'est donner goust et apporter es*

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Urne aux choses que les traitter mysteneusement, retenuement, avec respect et pudeur, charron, Sagesse, i, 23.

— ETYM. Jf!/sl(Ti'e«ie, et le suffixe meut.

MYSTÉRIEUX, ECSK (mi-sté-ri-eù, eû-z'), adj. (\ i' Relatif aux mystères religieux. Et vous, nia lœur... allez à l'autel.... le sacré pontife vous attend avec ce voile mystérieux que vous demandez, Boss. la Vallière.ka milieu d'un songe mystérieux, elle fit l'application de la belle comparaison de l'aveugle aux vérités de la religion et de l'autre vie, ID. Anne de Gon i. L'Église a tellement disposé l'année.... qu'on y trouve.... un mystérieux abrégé de l'Ancien et du Nouveau Testament, ID. Mar.-Tliér. On a bien voulu que, dans le service, les prêtres eussent des habits mystérieux, symbole de la pureté et des autres dispositions que demande le culte divin, ID. Var. vu, § 90. || 2° Qui contient quelque mystère, quelque chose de caché. Voilà ce grand secret et si mystérieux Que n'en pouvait tirer votre amour curieux, corn. Poly. m, 2. D'une commune voix Thèbe offrit son empire X l'heureux interprète inspiré par les dieux, Qui nous dévoilerait ce sens mystérieux, volt. Œdipe, i, ). ||3*Qui a le caractère du mystère. Leur doigt mystérieux se posait gur leur bouche, ducis, Kacb. ii, 6. Maison mystérieuse et propre aux tragédies! v. hugo, Ruy Blas, IV, 2. Il Terme de beaux-arts. Qui porte à la méditation; qui touche et émeut secrètement. || 4° En parlant des personnes, qui fait mystère, sans qu'il j en ait besoin. Ayant assez montré qu'il est capable d'être mystérieux, pasc. Pens. xix, 8, éd. havkt. Il est fin, cauteleux, doucereux, mystérieux, la briy. viu. Quoiqu'elle eût une discrétion parfaite, elle ne fut jamais mystérieuse, genlis, Mme de i[aintenon,t. ii, p. 34 , dans rouGENS. || 6" S. m. Ce qu'il y a de mystérieux dans une chose. Toute institution religieuse possède les conditions essentielles à l'harmonie : le beau et le mystérieux, chateaub. Génie, ui, i, 4.

— HIST. XVI" s. Mots mystérieux, rabel. p. «3,

dans LACURNE.

— ETYM. Mystère. On a dit misterial; C'est la misterial sepmaine [la semaine sainte], i. de heung, Tr. «7.

t MYSTICISME (mi-sti-si-sm'),J. m. Néologisme. Croyance religieuse ou philosophique, qui admet des communications secrètes entre l'homme et la divinité. Le mysticisme, dans sa signification la plus générale, est cette prétention de connaître Dieu sans intermédiaire, et en quelque sorte face i face, COUSIN, dans le Dict. de dochez. || Doctrine qui prête un sens caché aux livres saints, aux choses de ce monde. Le mysticisme littéraire.

— ÊTYM. M'istique.

MYSTICITE (mi-sti-si-té), *. f. Qualité de ce qui

est mystique. 11 [Poiret) fit connaissance étroite à Hambourg avec la fameuse Antoinette Courignon, qui l'eiitraina dans ses sentiments de mysticité, niDER. Opin. desane. phil. {théosophes). Des cœurs [des Allemands) brûlant d'une haine patiiotique [en 1812, contre les Français], exaltée jusqu'au fanatisme par la mysticité, ségur, llist. de Nap. in, 7. 'I On dit de certains dévots raffinés et spirituels, qu'ils sont dans la haute mysticité.

— ÉTYM. Mystique.

MYSTIFICATKrR (mi-sti-fl-ka-teur), s. m. Celui qui mystifie. Les mystincateurs sont rarement amusants. Mystificateur du public. Mystificateur littéraire. Quoi! on mystifie encore à Paris? je croyais que M. l'abbé Terrai était le seul mystificateur actuel, OALiANt, Corrrtpond. t. i, p. 38. J'ai vu mystifier un de ces mystificateurs qui mettait dans an récit '» "'••' grande cmph.isu, et je m en suis réjoui, MeBciEB, Tabl.de Parit, cuuv.

— ETYM. Myiiifier.

MYSTIFICATIOX (mi-sti-fi-ka-sion ; en Ycrs, de

six syllabes), t. f. Action de mystifier. Ces mauvais railleurs.... ont mis une espèce de gloire à publier leurs faciles triomphes sur l'imbécillité native du pauvre auteur [Poinsinelj ; et ne to!nbaJcnt-ils pas eux-mêmes, en se targuant de pareils faits, en les narrant avec orgueil, dans une sorte de mystification assez plaisante, puisqu'ils ont cru que ces mensonges devaient leur faire beaucoup d'honneur et constater leur renommée T UErcEB, Tabl. de Paris, cLx:v. Ce jeu, je crois, s'appelle.... Attendez donc... eh! oui, mystification, colur D'iiAntEviLLE, Malice your malice, i, (3.

— ETYM. MystifieT.

MYSTIFIfi fiK (mi-sti-fl-e,ée), part. pa«/ de mystifier. Mystifié par de mauvais plaisants.

MV.STIFIER (misti-fl-é), Je mystifiais, nousmysti&ions, vous mystifiiez; que je mystifie, que nous

DlCT. DI LA LANOUE FRANÇAISE.

mystifiions, que vous mystifiiez, c. a. Abuser delà crédulité de quelqu'un, pour s'amuser à ses dépens (mot inventé à l'occasion de Poinsinet, auteur et homme d'esprit, mais d'une singulière crédulité), et, en général, se jouer de lui. Cette comédie [faire croire à Poinsinet que le roi de Prusse voulait lui confier l'éducation du prince de Prusse] dura plusieurs mois et eut plusieurs actes, sans que Poinsinet doutât un instant de la réalité de tous ces faits ; ses amis appelaient cela mystifier un homme, et lui donnèrent le surnom de mystifié, terme qui n'est pas français, qui n'a point de sens, et qui, inventé et employé par certaines gens, ne mériterait pas d'être remarqué, si M. Déon ne l'avait employé en dernier lieu dans sa fameuse et étrange apologie, grimm, Corresp. i5 sept. i76t. C'est le Poinsinet de la cour, on le mystifiecomme l'on veut, bach.\u- MONT, Mém. secrets, U xxxiv, p. « 8 1. Les gagnants remettent une seconde, une troisième, une quatrième fois; ils vantent leur première bonne fortune à des amis qui s'empressent de faire connaissance avec cet habile calculateur, qui les mystifie d'autant mieux, qu'il leur montre des tableaux hérissés de chiffres et de calculs, Étrennes financières, )7a9, p. 219. Oh 1 bien, dans ce jeu-là je puis vous défier; Et c'est moi qui prétends vous bien mystifier, collin d'harleville , Malice pour malice, i, ^3. Comme ma chère tante s'entend à mystifier les gens! picard, Vieille tanU, v, \o.

— REM. Mystifier et ses dérivés ne sont dans le Dictionnaire de l'Académie que depuis l'édition de

— ÉTYM. On trouve dans le xvi* siècle misJigourt, mystigorfier, qui a un sens à peu près analogue, et dont la composition est du reste inconnue. 11 est probable qu'on s'est souvenu de ces mots quand on a créé pour Poinsinet mi/sa'/ier. 11 ne faut pas songer au latin mastificare, attrister; en effet un mot fait au milieu du xviii* siècle aurait conservé la forme latine et serait mestificr.

MYSTIQUE (rai-sti-k"), adj.\\l° Qn\ a un caractère de spiritualité allégorique, en parlant des choses de la religion. L'Église est le corps mysliiiue de Jésus-Christ. Le secret de l'Esprit de Dieu caché dans l'Écriture; car il y a deux sens parfaits, le littéral et le mystique, pasc. Lett. à Mlle de Roanncs, 2. De peur qu'il [M. Perler] donne bien plus de soin et de peine au bâtiment d'une maison qu'il n'est pas obligé de faire, qu'à celui de cette tour mystique dont tu sais que saint Augustin parle dans une de ses lettres, m. Lelt. à Mme Périer, 6 nov. tots. Le saint travail de l'Église pour enfanter de nouveau en Notre-Seigneur ceux qu'elle a perdus dans le schisme du dernier siècle, est l'effort commun de tout le corps mysti'iue de Jésus-Christ, uoss. f'instr.surles prom. de iK(jlise,^. Et Jésus-Christ même se voyait contraint [dans des persécutions], au grand mjilheur des hommes ingrats, de chercher d'autres voiles et d'autres ténèbres que ces voiles et ces ténèbres mystiques dont il se couvre volontairement dans l'eucharistie, id. Reine d'Anglet. Il [TerluUien] dit dans le livre du Baptême que, nous autres chrétiens, nous sommes des poissons mystiques, qui ne pouvons naître que dans l'eau, ni conserver notre vie qu'en y demeurant, m. Sermons, nechutcs, 2. Les fidèles, qui sont les membres du corps mystique de Jésus-Christ, bourdal. ï« dim. après VÉpiphan. Dominie. t. i, p. 8*. Il Substantivement. Le mystiqu", ce qu'il y a de raffiné dans la spiritualité. Corbinelli est tout pétri dans le mystique, il y a plus d'un an ; je suis dans cette r/)nfidencc: tous les dehors de la place sont tellement pris, qu .. ne peut souffrir d'autres lectures, sÉv. <i sept. 4889. Il 1° Qui a un caractère comme mystique. La coutume fait toute l'équité, par cette .seule raison qu'elleest reçue; c'est le fomlement mystKpie de son autorité, pasc. /"«w. iii,8,é(lit. havkt. Il 3" Qui raffino sur les matières de dévotion et sur la spiritualité. Auteur mystique. Livre mystique. Je vous dirai que Corbinelli est plus mystique que jamais; il est au delà de sainte Ihértse, sÈv. «u. \\i"S.m.clf.Vn mystii|ue, une mystique, celui,colle qui est livrée au mysticisme. Bien informés que CCS dangereuses manière» de prier [les étals d'oraisonj, introdiilles jiar quelques mystiques de nos jours, se répandaient insensiblement, mémo dan» votre diocèse, Bos.s. Ordonn. sur les étals d'oraison. Quand on vient avoc nos mystiques à faire un

t' ' '■ ' ' ■ ' ■:'li(Térence du salut, jusqu'à ne

mder, m. liints d'orais. ix, 7.

. , • . ''' qu'un indolent mystique. Au

milieu des péchés tranquille fanatique, Du plus parfait amour poose avoir l'beursux don, Et croit

posséder Dieu, dans les bras du démon, uoil. Ép. xii. L'histoire ne nous a rien raconté de nos mystiques, que nous ne retrouvions dans Jamblique, dider. Opin. des anc. philos, [éclectisme). \\ 6° S. f. Étude de la spiritualité. Attaché aux saints pères et aux principes de la théologie, dont la mystique est une branche, BOSs. Rem. llép. à la rtlat. sur le quiétisme,vu, 4. La nouvelle mystique, les doctrines des nouveaux mystiques, 10. Instr. sur les étals d'orais. m, 20.

— HIST. XVI' s. La théologie, mesme la mystique, nous enseigne que, pour bien préparer notre ame à Dieu et à l'impression du Saint Esprit, il faut la vuider, nettoyer.... charron. Sagesse, a, 2.

— ÉTYM. Lat. mysticus, de (iUuTixoi;, qui vient da y.<i(!zr,i, initié (voy. MYSTE, mystère).

MYSTIQUEMENT (mi-sti-ke-man), adr. Selon le sens mystiijue. Interpréter l'Écriture mystiquement. Encore que Jésus-Christ ait séparé son corps et son sang ou réellement sur la croix, ou mystiquement sur les autels, boss. Comm. sous les deux eip. u, ».

— ÉTYM. Mystique, et le suffixe ment.

MYSTRE (ral-str'), s. m. Terme d'antiquité. Une

des mesures dont les Grecs se servaient pour les liqueurs; c'était le quart d'un cyathe.

— ÉTYM. MJiTTpov.

t MYTACIS.^IE (mi-ta-si-sm'), s. m. Vice du discours qui résulte de la répétition de la lettre m dans plusieurs mots de la même phrase.

— ÉTYM. Grec, (jiû, m.

MYTUE (mi-f), s. m. || l'Trait, particularité da

la Fable, de l'histoire héroïque ou des temps fabuleux. Il 2" Particulièrement, récit relatif à des temps ou à des faits que l'histoire n'éclaire pas, et contenant soit un fait réel transformé en notion religieuse, scil l'invention d'un fait à l'aide d'une idée. Le mythe est un trait fabuleux qui concerne les divinités ou des personnages qui ne sont que des divinités défigurées ; si les divinités n'y sont pour rien, ce n'est plus mythe, c'est légende ; Roland i Roncevaux, Romulus et Numa, sont des légendes ; l'histoire d'Hercule est une suite de mythes. Il n'est pas nécessaire que le mythe soit un récit d'apparence historique, bien que c'en soit la forme la plus ordinaire. Il 3* Fig. et familièrement. Ce qui n'a pas d'existence réelle. On dit qu'en politique la justic« et la bonne foi sont des mythes.

— ÉTYM. MOOo;, récit, légende.

t MYTHIQUE (mi-ti-k'), adj. Néologisme. Qui

appartient à un mythe; qui est fondé sur un mytha. Explication mythique. Ces héros mythiques, ces Hercules dont le bras sépare les montagnes, hiche- LZT, Histoire romaine, t. i, p. «.

t MYTUISMK (mi-ti-sm'), *. m. Néologisme. Abus des explications mythiques.

t MYTIIOGUAPIIE (mi-to-gra-r), t m. Auteur qui a é'Tit sur les mythes.

t MYTMOGUAPHIE (mi-to-gra-fie) , *. f. Traité sur les mythes.

MYTHOLOGIE (mi-to-lo-fle), t. f. || 1" Histoire des personnages divins du polythéisme. La mythologie des Grecs est un chaos d'idées et non pas un système, dioeb. Opi'n. des anc. philos. {Grecs). Il 2* Connaissance, explication des mystères et des récits du paganisme, il 3° Ri'cil fabuleux émanant des temps et des idées du polythéisme. Cette Inléressanto mythologie [le chant du cygne) dont les fictions, tron blâmijes par le» espriis froids, répandaient au gré des âmes senslhles lantdegi4ce,do vie etdochariucdans la nature, BUFP. Ois. xvii, p. 409.

iilsT. XVI* s. Je suis journellement stipulé, r^

quis et importuné pour la continuation dos myllio» logies nantagruelicques, bab A u cardinal de Cha*> lillon, en t(le du livre IV de Pantagruel.

— ÉTYM. MjOa).oY(a, de |jiû9o{, mythe, et 'y.ifoi, doctrine.

MYTIIOLOOIQUB (mito-lo-ji-k'), aij. Qui app^irticnlà la mythologie. || Religions mythologiques, religions dans lesquelles les éircs divins ne sont pas Imniualilcs et ont des accidents et une histoire.

— ETYM. M'jOo)oYiy,èç, de (luOcXoTia, mythologie, t MYrilOLOGiyUEMENT (mi-to-lo-ji-kemau),

adv. D'une manière mythologique.

t MYTUOLOGISER (mi-lo-lojizé), t). o. Prendre dans le sons mytholngi |uo.

— IIIST. XVI» s. Mvtliologiscr, cotgravh.

t MYTIIOLOGISTE (ini-to-Io-ji-st'), /. m. Synonyme de mylliologu''. Lycaon et Tantale, servant aux dieux leurs enfants en ra);0Ûl, étaient doux pères superstitieux , qui commirent un parricide par piété; il est beau que les mylliologistes aient imaginé que les dieux punirent ce crime, au lieu d'agréer cette offrande, volt. Lois de Minns, A'ofit*,

MYU

MVTHOI.OGITE {mi-to-lo-ghT , s. m. Celui qui traite de la science appelée mythologie.

— ÊTYM. M'j6o)6Yot (voy. mythologib).

t MYTil.OÏDES (mi-ti-lo-i-d'), s. m. pi. Famille de coquilles fossiles qui se rapproche des moules.

— Etym. MCtuXo!, la moule, et tîSoç, forme. BIYDRE (mi-u-r"), attj. Terme de médecine.

Pouls dont les pulsations sont successivement plus loibles jusqu'à ce qu'elles manquent. {{ Pouls myure

MYX

réciproque, celui dont les pulsations remontent progressivement comme elles ont descendu.

— KTVM. Mûoupo(, de |iû(, rat, et oùpà queue : en queue de rat.

t MVXA (mi-ksa), ». f. Terme de zoologie. Partie du sommet de la mandibule des oiseaux, qui est produite par la réunion des branches ou gnathidies.

— ÊTYM. MOÇa, narine.

t MYXINOÏDKS (mi-ksi-no-W),*. m. pi. Nom d'un genre de poissons cyclostomes voisin des lamproies.

MYZ

t MVZOCfiPHALES (mi-zo-sé-fa-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tête en forme de ventouse ou de suçoir.

— ÉTYM. MûCeiv , sucer, et xeçaXJi, tête. jMYZOXYl.ES (mi-zo-ksi-1'), s. m. pi. Genre

d'insectes dont le type est le puceron lanigère.

— ETYJI. VKiXfiu, sucer, et ÇûXov, bois; ainsi dit de la manière dont ce puceron attaque le bois, particulièrement les pommiers, auxquels il fait t>caucoup de mal.

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