‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 194 sur 389 · NAN · texte numérisé non relu

NAN

ingénuité, il y a génération (latin gignert). Ingénuité se dit de celui qui parle sans déguisement et en obéissant à sa franchise naturelle. Naïveté a un sens plus étendu ; il se dit non-seulement du discours, mais aussi de toute la manière d'être.

— HlST. XII* s. Riches mult à nos naîtez [lieux de notre naissance]. Dont nos erium [étions] fors jetez, BENOIT, Chr. de Norm. v. M23. |{ xvi* s. Vous savez bien que je ne vous dis oncques ny ne diray que vérité, et vous congnoissez la neifveté de mon cœur et de mon affection, uaro. Lett. cviii.

— ÊTYM. Naif.

I NAM-NAU (iiam'-nam'] , t. m. Nom queporte, dans lesMoluques, le cynomètre cauliflore (légumineuses).

NANAN (na-nan), ». m. {| !• Mot dont les enfants se servent, et dont on se sert en leur parlant, et qui signifie des friandises, des sucreries; et aussi tout ce qui, agréable au goût, fait manger autre chose. C'est du nanan. 11 faut manger du pain avec son nanan. Il vendit en cour Par un bon tour De gibecière Deux fois en un an De l'opium pour du nanan, piRON, Chanson. || 2* Fig. et dans le style très-familier et même trivial. Tout ce qui est fort agréable, qui a un grand mérite, dont on veut faire valoir le prix. Lisez cela; c'est du nanan.

— ËTYH. Sans doute une onomatopée du laagage des enfants.

t NANCÉATE (nan-sé-a-t'), s. m. Terme de chimie. Ancien nom des lactates.

t NAJVCÉIQCE (nan-sé-i-k'), adj. m. Terme de chimie. Ancien nom de l'acide laciique.

tNANDHlROBÉES (nan-di-ro-bée), s. f.pl. Terme de botanique. Section de la famille des cucurbitacées.

t NANDD (nan-du) ou NANDOU (nan-dou), *. m. Espèce d'Autruche d'Amérique, struthio rhea, L.

t NANGUER (nan-ghèr) ou NANGUEUR (nangheur), s. m. Noms vulgaires de l'antilope lama (ruminants).

t NAN1S.ME (na-ni-sm'), ». m. Genre d'anomalie qui caractérise les nains.

— ETYM. Lat. fionttj, nain.

NANKIN (nan-kin), s. m. Toile de coton ordinairement (non toujours, car il y a du nankin blanc) d'un jaune particulier. Des nankins blancs et jaunes et jusqu'à des pagnes de Madagascar, bebnard. de ST-piERRB, Paul et Virg. || Adj. invar. Couleur nankin, couleur d'un jaune particulier.

— ETYM. Nankin, ville de Chine, dont le nom nan-king signifie capitale (king) du sud (non).

t NANOCÉPUAl.IE(na-no-sé-fa-lie), s. m. Terme de médecine. Petitesse anomale delà tête, que l'imbécillité accompagne toujours.

— ETYM. Nivo;, nain, et xt^xx^ri, tête.

t NANOCORMIE (na-no-kor-mie), !./■. Terme de tératologie. Petitesse anomale du tronc.

— ETYM. Nâvo(, nain, et xop)io(,;tronc du corps. t NANOMÉLIB (na-no-mé-lie), s. f. Terme de

tératologie. Petitesse anomale des membres.

— ETYM. Nivo«, nain, et |u).o(, membre. tNANQUINETTE(nan-ki-nè-t'),J. m. Toile plusfine

etplus légère que le nankin, dont elle a la couleur.

NANTI, lE (nanti, tie), part, passé de nantir. Il f Qui a reçu des gages. Il prêta, mais nanti. Il 2* Par extension, qui est en possession de. De l'objet qu'on poursuit je suis encor nanti, mol. Ée. des femm. iv, 7. Nanti de ces papiers en qualité d'acquéreur, orimm, Correspond, t. i, p. 30(, dans POL'OF.NS. Il Par une autre extension, dans le stylo familier, qui a du bien, de la fortune. Du latin d'un vieux proverbe L'homme adroit fait son parti. — Figaro : Je le sais; gaudeant bene nati'— Bazile : Non, gaudeat berie nanti, htAVUAiCH. Mariage de Figaro, Vaudeville final.

NANTIR (nan-lir), e. a. || l' Donner une chose à quelfju'un pour assurance d'une dette. Pour qu'il consentcàprêtcr, il faut le nantir. || J'Par extension, pourvoir de , procurer. Je ferai tous mes efforts pour vous nantir de ces papiers qui tous importent. Il 8* Se nantir, v. rift. Se saisir de quelque bien pour assurance d'une chose duo. Il no perdra rien dans cette affaire, car il s'est nanti, jj Terme de palais. .Se nantir des effets d'une succession, t'en saisir comme y ayant droit. Nantissez-vous de tout, sans rien mettre au hasard; Après à votre gré vous ferez votre part, RKONARn, Ménrchmes, ii, l. 1.» Feuillado jugea k propos de se nantir, et demanda la clef de son cabinet [de son onclej et de ses coffres, ST-siM. 37, 471. Il 4* Familièrement, se garnir, so pourvoir. Il t'est nanti d'un bon manteau. || Faire des profits, mettre en réserve. Pendant qu'il était en place, il s'est nanti. || On dit dans le même sens: U a perdu ta pl^ice, mai* il est bien nanti.

— RIST. iiu* i. Blae |1«« lettres] seront nanties

NAP

en le [la] main du sovrain de tant que eles parolent, et adont li sovrains conniatra du paiement de la cuitance ou du respit, beacm. xxxv, e. || ïvi" s. Nostre intention est detraitterde la vertu morale.... àsçavoirsi la partie de l'ame qui la reçoit, est nantie et ornée de raison qui luysoit propre à elle, ou si elle en emprunte l'usage et la participation d'ailleurs, AMïOT, De lavertu morale, i. Douaires prcfix et coustumiers sont préférez à toutes deptes nanties depuis la célébration du mariage et bénédiction nuptiale, Coust. génér. t. i, p. 478.

— ÊTYM. Ane. franc, nom, namp, gage; bas-lat. namium; du germanique : Scandinave, nom, priso; goth. niman, prendre, anc. hautallem. ndmo, rapine, proie; tous mots qui sont en rapport étroit avec le grec vlfiM, qui, au moyen vé|jLO|xai, signifie se faire donner en partage, posséder.

NANTISSEMENT (nan-ti-se-man), ». m. Ce qui nantit. Pour des nantissements qui valent bien leur prix. De la vieille vaisselle au poinçon de Paris, Des diamants usés et qu'on ne saurait vendre. Sans risquer mon honneur, je crois que j'en puis prendre, REGNARD, le Joueur, u, u. Voilà un diamant de trois cents pistoles qu'on vous donnerait pour nantissement, dancourt, Bourg, à la mode, I, 12. Le prêt sur nantissement n'est pas un commerce libre. Impressions du Conseil d'État, n° 355, 12 brumaire, an X, Happ. Regnaud. Le nantissement est un contrat par lequel un débiteur remet une chose à son créancier pour sûreté de la dette. Code Nap. art. 207i. || Pays de nantissement, ceux où l'usage voulait qu'on se fit inscrire sur le registre public, quand on constituait une rente; ce qui se faisait pour obtenir une sûreté privilégiéo sur les biens du débiteur, en vertu de laquelle on était préféré à ceux qui n'étaient pas déjà inscrits ou qui ne l'étaient qu'après; c'est ce que nous nommons aujourd'hui hypothèque.

— HIST. XVI* s. De dessaisine, saisine et hypotecque, vulgairement appelle devest, vest et nantissement, Coust, génér. t. i, p. 6I5.

— ETYM. Nantir.

t NAOPUORE (na-o-fo-r'), ad/'. Terme d'antiquité égyptienne. Qui porte une figure de temple. Statuette naophore.

— ETYM. Naa^épot, de vai<, temple, et fopitj qui porte.

NAPËE (na-pée), t. f. Nymphe qui, suivant le polythéisme, présidait aux forêts et aux montagnes. S'il plonge, il baise une napée; S'il so renverse, il est baisé, bbrnis, Quat. pari, du jour, nuit.

— ÊTYM. Naitaîo;, qui appartient aux vallées boisées, do vâirn.

NAPEL fna-pêl), ». m. Nom vulgaire et spécifique de l'aconit napel (renonculacécs), dit plus particulièrement aconit. Dans les environs de la liole, on trouve le véritable napel, aeonilum napellut, bien différent de cet aconit que M. Stork a employé comme un nouveau remède, et auquel il a donné mal à propos le nom de napel, Saussure, Voy. Alpes, t. n, p. 48, dans pouorns.

— HIST. XVI* s. Comme la fille qui fut envoyée i Alexandre le Grand, laquelle avait esté nourrie de napel et autres venins, pake, xxv, 4.

— ETYM. Diminutif latin riapel/u»,de napu», navet, la racine étant tubercul(:u.se en forme de navet

t NAPIIE (na-n, ». f. Voy. t<AFFE.

t NAPIITAGIL (na-fta-jll), i. m. Sorte de bitume naturel.

t NAPHTALINE (na-fta-li-n'), ». f. Terme de chimie. Substance qui existe dan^ le produit de If distillation du charbon de terre, du goudron.

— ETYM. Naphte.

NAPIITE (naft), ». m. || 1* Bitume liquide. Incolore, de la même origine que le pétrole, tris-infiammable, volatil, d'une odeur vive et pénétrante qui lui est propre; c'est un carbur* d'hydrogène. On rencontre du naphte en Calabrc, en Sicile, en Amérique, etc. et on en a découvert ee 48U3, près du village d'Amiano, dans le duché de Parme, une source si abondante, qu'elle fournit A l'éclairage de la ville do Gènes, tiienard, Traita de ehim. t. m, p. **i, dans pouoers. Le naphte était employé autrefois comme vermifuge, al. bbon- ONIABT, Traité de miner, t. ii, p. 21, dans pouoens. Il t* Huile de naphte, synonyme de naphte.jj 8* Terme de chimie. Nom donné par L. Gmelin aux éthers qui contli'nnent en totalité ou en partie l'acide qui a déterminé leur formation.

— RKM. Jusqu'à son édition de '4836 l'Académie avait donné à ce mot le genre féminin.

— ETYM. Lat. naphta, ruiphthas, mot 'lU'on a dit étypliea.

NAP

t NAPUTÉINB (na-fté-i-n*), /. f. Terme de chimie. Substance minérale, complexe, trouvée dans le département de Maine-et-Loire.

t NAPIFOR.ME (na-pi-for-m') , adj. Terme de bo- Unique. Qui a la forme d'un navet.

— ÊTVM. Lat. napus, navet, et forme.

t N.\PISTE (na-pi-sf), s. m. Nom qu'on donne aux Grecs partisans de la Russie.

+ NAPLES (na-pl'), ». f. Il 1* Nom d'une trèsgrande viUeae fltahe méridionale, ij Fig.VoirNaples et mourir, locution pour indiquer un vif désir à satisfaire, même au péril de sa vie. 1| Or de N.iples, chrysocale. Bijoux en or de Naples. || 2* Mal de Nap'.es, maladie vénérienne, ainsi nommée parce que les Français dirent qu'ils avaient rapporté cette maladie de l'eipédition faite dans le royaume de Naples 80US Charles VIII, à la fin du xv siècle. Tu pourras lui dire que, sans ma maladie de Naples (qui n'élait point le mal de Naples), j'aurais fait, il y a six mois, cette demande, p. l. courier, /-e«. à M. Flaxo, t80«. Il Aller à Naples sans passer les monts, contracter une maladie vénérienne.

— uiST. XVI* 8. Au voyage que fit Charles buictienne en Italie, la pluspart de ses soldats, pour avoir mal couché avecques des femmes impudiques, rapportèrent une maladie contagieuse que nous appellasmes mal de Naples, parce que ce fut le lieu où il commença; et les Italiens, mal françois, d'autant que les François en furent les premiers partis, PASQUiEB, Rechaches, liv. iv, p. 374, dans lacurne.

— ËTYH. Lat. Neapolis; du grec N^anoXi;, de v£o;, nouveau, et itoXi;, ville : la nouvelle ville, anciennement Parthénope.

NAPOLÉON (na-po-lé-on) , s. m. Nom donné à une pièce d'or de vingt ou de quarante francs à l'effigie de Napoléon. Donnez-moi deux napoléons. Il Ce nom n'est pas très-usité; il ne l'ék.»' que quand les louis valaient 2i ou 48 francs; maintenant qu'il n'y en a plus, on préfère louis comme plus court.

t NAPOLÉONE (na-po-lé-o-n'), s. f. Belle plante d'Afrique, napoleona africana, Pal. Beauv. famille des stipacées.

t NAPOLÉONIEN, lENNE (na-po-lé-o-niin, niè-n") , adj. Qui appartient à Napoléon, à son système politique et militaire. || Substantivement. Un partisan du napoléonisme ; synonyme de bonapartiste.

t NAPOLÉONISME (na-po-lé-o-ni-sm'), s. m. Attachement au gouvernement ou à la personne de Napoléon, ou d'un prince de sa famille.

t NAPOLÉONITE (na-po-lé-o-ni-f), s. f. Terme de minéralogie. Roche de Corse.

f NAPOLITAIN (no-po-li-tin), adj. m. Terme de pharmacie. Onguent napolitain, onguent dont l'ingrédient actif est le mercure, ainsi dit parce qu'on s'en sert pour guérir le mal de Naples.

— ETYM. Voy. NAPLES.

t NAPOLITAINE (na-po-li-tô-n'), s. f. || 1° Etoffe de laine non croisée et sans lustre. || 2° Se dit, au trois-sept, de la réunion du trois, du deux et de l'as d"une même couleur.

NAPPE (na-p'),ï. f || 1* Linge dont on couvre la table pour prendre ses repas. La déesse, en entrant,

2ui voit la nappe mise, Admire un si bel ordre, boil. utrtn, 1. On dessert, et soudain, la nappe étant levée. Le prélat, d'une voix conforme à son malheur, Leur confie en ces mots sa trop juste douleur, iD. th. I. L'usage des nappes n'était point encore connu, on avait grand soin de laver les tables, et de les nettoyer avec des éponges avant et après le repas, bollin, Trai'f^ des El. a, 2. Chez les Romains, il n'y avait point de nappe sur la table; il n'y avait point aussi de serviettes, chaque confié apportait la sienne, st-foix, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 32», dans POUCENS. On peut bien manger sans nappe; Sur la paille on peut dormir, bërano. Gueux. Il Fig. Mettre la nappe, donner à dîner. Croyez-vous qu'il ne faille pas pardonner quoique chose à celui qui met la nappe? Anti-ménagiana , p. <05. Villarceaux proposa à Montchevreuil de le recevoir chez lui, et qu'il mettrait la nappe pour tous, ST-siH. 4, s4. Il La nappe est toujours mise dans celte maison, on y trouve à manger à quelque heure qu'on y vienne. || Trouver la nappe mise, dîner chez les autres. Le parasite n'a point tous ses embarras (du riche] ; car il trouve toujours la nappe mise, sans se mettre en peine de rien, d'ablancouht, Lucien, le ParasHe. \\ Fig. Il a trouvé la nappe mise, il a fait lin mariage riche. || Fig. Servir la nappe, faire sans le vouloir ou le savoir les affaires des aotrei. Ouvrez les yeux [palatins de Polognel, le diable vous attrape 1 Car vous avez à vos puissants voisins, Sans j penser, longtemps servi la nappe, TOLT. trtl. roi de Pryase, i« oct. (772. |l Trancher

NAQ

la nappe, se disait de l'action d'un héraut qui, pendant un banquet solennel, venait couper la nappe devant un des convives, pour lui reprocher un acte déloyal, ou le faire rougir de son oisivcté.lj 2° Nappe d'autel, linge bénitdont on couvre un autel. || Nappe de communion, linge fin et blanc qu'on met autour de la balustrade de l'autel devant les communiants.

3° Terme de vénerie. La peau des bêtes fauves qu'on étend quand on veut donner la curée aux chiens. Cette nappe de cerf est petite. || i' Morceau de toile blanche que les bouchers attachent à la tringle où ils suspendent les pièces de viande. || B° Ce qui a la forme ou l'apparence d'une nappe. || Terme de chasse. Toute pièce de filet dont le tissu est uni, quelle qu'en soit la dimension. || Terme de pêche. Nappe de filet, se dit d'une certaine étendue de filet simple que l'on tend à plat. || 6° Nom donné à toute large table de plomb que l'on emploie sur des terrasses, larges chenaux, etc. || 7" Terme d'hydraulique. Nappe d'eau, cascade dont l'eau tombe et s'étend en forme de nappe. Une fontaine qui faisait une nappe d'eau en tombant d'un rocher, fén. Tél. XIV. Ces fleuves s'épancher en nappes transparentes, DELiLLE, Homme des ch. iv. || Nappe d'eau, grande étendue d'eau tranquille, comme celle d'un étang, d'un lac , etc. Leur terrain est une grande nappe d'eau pendant les huitou neuf moisde pluie, buff. Œitv. t. xin,p.297.Lesvapeurs blanchesdu soir couvrirent quelquefois les vallées des apparences d'une nappe d'eau, CHATEAUB. Génie, i, iv, 4. || N ippo d'eau, le niveau général des eaux d'un canton. || Nappe se dit aussi de la masse d'eau étendue sous des couches de terrain plusou moins épaisses, et à laquelle on donne issue par les puits artésiens ou autres. C'est entre ce banc de gravier et ces couches de glaise ou de marne, que s'établit ce niveau de la pappe ordinaire des puits, nappe que les eaux pluviales ne peuvent atteindre qu'après avoir traversé la couche superficielle de terre végétale, et ensuite les bancs plus ou moins épais de sable ou de gravier que cette terre végétale recouvre, gihard, Instit. Uém. acad. sciene. t. m, p. »8. || Nappes d'infiltration, nappes souterraines qui communiquent avec les cours d'eau. Il 8° Nappe de feu, vaste surface enflammée, ainsi dite par comparaison à une nappe d'eau. L'aspect si étrange de ces trous noirs dans une nappe de feu, qu'on appelle les taches du soleil, faye, Acad. des se. Comptes rendus, t. LX,p. 9i.||9° Terme rural. Nappe de blé, ou, simplement, nappe, se dit des blés sur pied, quand ils couvrent également la campagne. Il 10° Terme de mathématique. Nom donné aux surfaces embrassées par les branches de certaines sections coniques. Les nappes d'une hyperbole. La surface qui correspond à la question est terminée par une nappe infinie qui est la surface particulière que nous venons de considérer, rovRms.K, Instit. Uém icienc. tKi9 et 482o,t. iv, p. 258.

I) !!• Nom, que dans la filature du coton par mécanique, on donne au colon sortant do la première corde. || l'ioverbe. Celui qui met la nappe est toujours le plus foulé, c'est-â-dire celui qui donne à manger est celui qui a le plus de frais et le plus do peines.

— HIST. xui' s. Les nappes sont oslées; quand vint après manger.... lierle, xi. Mes alcz, ci mctez la nape; Si nos asserrons au mangicr, iien. 22250. Il XIV* s. Six grosses nappes pour cuisine, ile'nagier, 11, 4. Au disner sont assiz en mi le pré joli. Qu'il n'i ot nappe mise, chascun dine sur lui, Cuesct. 14946. Il XV* s. Mappe, nu cange, mappa. ||xvi' s. On porte son diner et son souper, tellement que l'hoste n'est point foulé, sinon qu'il met la nappe, DESPER. Contes, xvi. Celuy qui met la nappe tumbe tousjours des despens, mont, i, 356.

— ÉTVM. Bourg, naippe; wallon, mope; Berry, nappilloun, déguenillé ; du lat. mappa, par un changement de Vm en n, comme dans nèfte de mcspilus.

t NAPPERIE (na-pe-rie), s. f. Lieu oii l'on serre le linge de table, soit dans une communauté, soit dans la maison d'un prince ou d'un riche particulier. Il On dit aujourd'hui plutdt lingerie.

— HIST. XV* s. Servant de naperie, do cange, naparia.

— f.TYM. iVoppe.

NAPPERON (na-pe-ron), $. m. Petite nappe qu'on met sur la grande, et que d'ordinaire on ôte au dessert.

— xiv* s. Perin en l'osteldo Jehan embla un napperon que il vendi trois solzparisis, DU CANGE, napenï.

— Etym. Diminutif de nappe.

t NAPPISTE (na-pi-st'), s. m. Celui qui chasse avec des nappes.

t NAQUE-HOUCHE (na-ke-mou-ch') , ». m. Espèce de lézard.

t NAQDET (na-kè), t. m. Proprement garçon de

Page 1