NAB
jeu de paume, et, par suite, homme de peu d'importance (mot vieilli). Car se trouver parmi petits naquets. Quand chacun d'eux à votre honneur s'apprête À rimailler bien ou mal leurs caquets, Point na convient à tout homme de tête, ciuul. Bouquets, 6.
— HIST. XV* s M. Tousjours quelque bouquet
Selon la saison de l'année. — B. Et de paige. — M. Quelque naquet, villon, Bailleveni et Mallepnte. Il xvi* s. Les autres poètes latins ne sont que uaquets de ce brave Virgile, rons. 584.
— ÊTYM. Origine inconnue. Bourg, naiquou, enfant qui veut faire l'important; champ, nacard, naqveux, railleur. Il y avait un verbe naquer qui signifiait attraper (naque-moucbe) , et claquer des donts. Cenaquer tiendrait à l'allemand nagen, ronger, ou à necken, taquiner, railler.
t NAQCETEU (na-keté), ». n. Attendre servilement à la porte de quelqu'un (terme vieilli). Il » naqueté longtemps. || Faire naqueter quelqu'un, le faire attendre bngtemps.
— HIST. XVI* s. Ils naquettent le tyran pour fair» leurs besongnes de sa tyrannie et de la servitude du peuple, LA BOÉTiE, Servit, volont.
— ÊTVM. Naquet; wallon, nagueler, fureter.
t NARBONNE (nar-bo-n'j , î. f. Espèce de pêche.
t NARCÉINE (nar-sé-i-n'), s. f. Terme de chimie. Un des principes immédiats découverts dans l'opium par Pelletier, en <832.
— ÉTYM. Nôp/.ri, assoupissement.
t NARCINE (nar-si-n'), s. f. Genre de raie électrique.
— ÉTYM. NdcpxTi, assoupissement.
1 . NARCISSE (nar-si-s') , s. »n. || 1° Genre de plantes de la famille des amaryllidées, qui contient enlift autres : || L'espèce dite vulgairement narcisse et appelée narcisse des poètes ou narcisse poétique, p.irce que c'est elle, suppose-t-on, dont il est question dansla Fable, norcissiM poeticus, L.; on la nomme aussi œillet de Pâques, jeannette, claudinette, herbe à la Vierge. Mais la Suze, la Sablière Ont cueilli les plus belles fleurs, Et n'ont laissé dans leur carrière Que des narcisses sans couleurs, bernis, ÉpU. 10, Paresse. Les fleurs pâles et languissammcnt penchées des narcisses ont peut-être suffi pour inspi. rer à l'imagination créatrice des Grecs l'histoire ingénieuse que raconte Ovide, loiseleur deslongchamps, Instit. Mém. sciene. pliys. elmatk. Soi), étr. t. II, p. 694. Il Le narcisse pseudo-narcisse, narci'ssui pseudo-narcissus, L., dit vulgairement coucou, coucou des prés, faux narcisse, fleur de coucou, narcisse des bois, narcisse des prés, porillon, porion, aïault ou aïo, chaudron, godet, bonhomme, narcisse sauvage et trompette de Méduse, il n'est pas odorant. Il Le narcisse tazette (France méridionale, Espagne) de Linné, vulgairement narcisse à bouquets, et qui fournit les variétés appelées narcisse de Conslantinople, narcisse de Chypre, grand soleil, soleil d'or, narcisse tout blanc, narcissus taxetta, L. Il Le narcisse jonquille, dit vulgairement jonquille, narcissus junquilla, L. \\ Narcisse d'automne, le colchique d'automne. |1 Narcisse doré, narcissus aureus, Lois, soleil d'or. || Narcisse multiflorc, ou tout blanc, narcissus polyanthos, Lois. Il Narcissus odorus, Linné, grosse jonquille. || Narcisse nonpareil, narcissus incomparabilis, Curt. Il 2^ Se dit aussi de la fleur de cette plante. Narcisse odoriférant.
— lliST. XIV* s. Un bel chasuble de narciz ynde [sorte de couleur], no cange, narcissus.
— ÊTYM. Lat. narcissus, du grec vipxKiijoç, qui vient de vapxito, assoupir, ainsi dit à cause que l'odeur de ses fleurs porte à la tête ; génev. uni belle narcisse.
i. NARCISSE (nar-si-s'),ï.m. || l* Personnage da la Fable qui, s'ètant vu dans une fontaine, dcvim amoureux de lui-même et mourut en s'admirant; il fut changé en la fleur narcisse. Je suis ce Narcisse fameux Pour qui jadis Écho répandit tant do larmes, montausier. Guirlande de Julie, le Narcisse. Il 2° Fig. Homme amoureux de sa figure. L'amour-propre fait bien des Narcisses, et, quoique ce beau garçon des poètes n'ait jamais été marié, la race n'en est pas éteinte, gui i'atin. Lettres, t. u, p. 6B6. Que fait notre Narcisse? lise va confiner Aux lieux les plus cachés qu'il peut imaginer, la- FONT. l'ahl. I, H. Ce tourbillon de ridicules tires, Qu'on a nommés coquettes, petits-maîtres; Narcisses vains, pour eux seuls prévenus, Paons orgueilleux qui se rendent hommage, malfil. Narcisse, iv.
— HIST. xvi* s. Telle erreur si long-tans ne m'eust pas arresté. Comme un second Narcis, amoureux de l'ombrage, desportes, Œuvres chresUettntS, Sonnets, (4.
NAR
— ÉTYM. Nisxiffooî, le même que le nom de la fleur.
t NARCISSCîE (nar-si-si-n'), ». f. Terme de chimie. SubsUrs"e blanche, qu'on retire des narcisses.
t NARCISSOÏDE (nar-si-sso-i-d'), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au narcisse. {{ S. f. pi. Los différentes espèces de narci.sses. X l'élégance des formes, à la beauté des couleurs, un grand nombre de narcissoïdes joignent le charme, peut-être encore plus séduisant, du parfum, loiseleur deslongcHAHPS, Ir.stil. Him. scienc. phys. et math. Sav. étrang. t. il, p. B93.
— ËTYM. Kareisse, et elcoç, forme.
t KAUCOTICO-ACRE (nar-ko-ti-ko-â-kr') , adj. Terme de toxicologie. Nom donné aux poisons qui, comme l'aconit , l'ellébore, etc. produisent à la fois le narcotisme et des accidents inOammatoires de l'intestin.
— ÊTYM. Ifarcotique, et dere.
NARCOTINE (nar-ko-ti-n'), J. ^. Terme de chimie. Alcaloïde qui a été découvert par Derosne dans l'opium, en (803, dit aussi autrefois sel de Derosne, sel d'opium, principe cristallisable de Derosne.
— ETYM. Voy. NARCOTIQUE.
t NARCOTLVIQUE {nar-ko-ti-ni-k"), adj. Terme do chimie. Acide narcotinique, corps qu'on ne peut isoler de la potasse, laquelle sert à le préparer par coction de la narcotine dans une solution concentrée de cet alcali.
NARCOTIQUE [nar-ko-ti-k'), adj. || 1° Terme de médecine. Qui a la propriété d'assoupir, comme font l'opium, la jusquiame, la belladone, etc. La volupté naît à côté de la vertu, comme le pavot au pied de l'épi; mais ce n'est point pour la fleur narcotique qu'on a labouré, dideh. Claude et Xér. u, 69. ||5. m. Un narcotique. Les narcotiques. Kt nous ordonne la raison, Comme il ferait un narcotique, nESMAHis, Poésies, p. 122, dans pougkns. || 2° Fig. et lamilicrement. Qui endort, qui ennuie. Style narcotique. On ne peut soupçonner personne en France d'avoir lu cette histoire narcotique, giumm, Corresp. t. i, p. 1 25, dans pouoens. || Substantivement. Ce livre est un vrai narcotique.
— HIST. XIV* 3. Narcotiques si comme opion, H. de MONDEViLLE, ^ 97. ||xvi' S. Si la douleur persévère, faut avoir recours aux plus forts mitigatifs, et mesmes jusques aux narcotiques, paré, v, 9.
— ETYM. NapxuTiKà;, de vôpnn, assoupissement, t NARCOTISME (nar-ko-ti-sm'), s. m. Ensemble
des effets causés par les substances narcotiques.
— ETYM. Voy. NARCOTIQUE.
NARD (nar; le d ne se prononce e^ ne se lie jamais), t. m. Il t* Rhizome ou racine aromatique dont les anciens se servaient à titre de parfum, et qu'on croit être le spicanard. Une femme qui portait un vase d'alb&tre plein d'un parfum de nard d'épi de grand prix, entra lorsqu'il était i table, saci. Bible, Étang. SI Marc, xiv, 3. ô myrrhe I 6 cinname ! Nard cher aux époux Iv.Huuo, F.d'aul.ST. || 2' Terme de botanique. Plante aromatique, genre de graminées. Il Le naird indien ou indique (spicanard) est Vandropogon nardus, L. (graminées), dont on nous apporte la racine des Indes orientales. || Nard celtique, la valériane celtique, dont la racine nous est envoyée de la Suisse et du Tyrol en paquets ronds et plats, encore garnie de feuilles et mêlée de terre sablonneu.se. || Nard de Crête ou de montagne, la grande valériane. || Nard sauvage, le cabaret.
— HIST. XVI* s. Huile d'aneth, de nard, de noix muscade.... PAné, xx, 27.
— ËTYM. Lat. nardut, du grec vâpSo;; hébreu, nerd; persan, nard.
t NARDET (nar-di), ». m. Chiendent i chaume très-menu, qu'on appelle aussi nard bâtard.
— ETYM. Diminutif de nard.
t NAREL (na-rcl), ». m. Espèce du genre marginclle (coquilles).
t NARGIIILKU ou NARGUILË (nar-glii-16),».m. Pipe turque, indienne et persane, composée d'un long tuyau, d'un fourneau où brûle le tabac, et \ 4'un vase rempli d'eau parfumée à travers lequel on aspire la fumée. Ouand, ta main approchant de tes livret mi-closeï Le tuyau de jasmin vêtu d'or effilé. Ta bouche, en aspirant le doux parfum des rotes. Fait murmurer l'eau tiède au fond du narguilé, LAMART. Ilarm. Pièces div. à une jewi» Arabe.
— ÉTYM. Persan, ndriiuileh, venant, d'après Ouatrcmire, Joum. des sav. janv. ima, p. «a, de ndrguU, cocotier ou noix de coco, parce que la capsule qui renferme l'eau est faita d'une noix d^ coco on en a la fixure.
.'«ARGUE (nar-gh'), $. f. l'eu de cas, dédain témoigné. Lescommissaires [qui jugèrent Charles I"]
DICT. DI Uk LANGUB nUNÇAISI.
NAR
se saisissent d'Ingoldsby ; Cromwell lui met de force la plume entre les doigts avec de grands éclats de rire.... au surplus, cette nargue abominable se retrouve souvent dans l'histoire; les plus grands révolutionnaires de France étaient bavards, indiscrets.... CHATKAUBH. Sluarts, Captiv. du roi. || Dire nargue d'une chose, exprimer le peu de cas qu'on en fait. || Faire nargue à quelqu'un, à quelque chose, le braver avec mépris. Impénétrables à leurs traits. Nous ferons nargue à leurs attraits [des femmes], corn. Mélanges poét. Et sans qui les bergers, dans une paix profonde, Feraient nargue au bonheur des plus grands rois du monde, th. corn. Berger extraxag. i, 2. Je fais nargue au babil, et, qui plus est, ma foi. Je me moque de ceux qui se moquent de moi, \v>.D. Bertrand deCigarral, iv, ). Il Nos vins font nargue aux vôtres, nos vins sont très-supérieurs aux vôtres. || En forme d'interjection, dans un sens analogue. Et nargue pour tous ceux qui n'en sont pas contents, scarbon, Jodelet, IV, 3. Nargue de ceux qui me faisaient la guerre , LA FONT. Mandr. Tiens-toi gai, buvonsfrais, et nargue du vieillard, destouchks, Dissip. i, 9. Connaissez-vous sur IHélicon L'une et l'autre Thalie [la comédie franchement gaie, et la comédie larmoyante, cultivée par !a Chaussée]? L'une est chaussée et l'autre non; Mais c'est la plus jolie ; L'une a le rire devenus. L'autre est froide et pincée; Honneur à la belle aux pieds nus; Nargue de la chaussée, pi- RON, Épigr. contre la Chaussée. L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin; Nargue de toute étiquette, BÉBANG. B. vin et filleUe. || V. Hugo a dit nargue à : Barons, nargue au saint-père, et nargue à l'empereur 1 Burgraves, n, t.
— HIST. XVI* s. Nergue des huguenots, sullt, Mém. 1. 1, p. 4 28, dans lacurnb.
— ETYM. Voy. NARGUER ; génev. niargue.
NARGUE, ÉE (nar-ghé, ghée), port, possède narguer. Nargué par ses ennemis.
NARGUER (nar-ghé), je narguais, nous narguions, vous narguiez ; que je nargue, que nous narguions, que vous narguiez, v. a. Faire nargue. Narguer les mécontents. Eh gai I c'est la devise Du gros Roger Bontemps, bérano. Roger, B.
— ETYM. Bas-lat. naricus, qui fronce le nez ; ce qui fait supposer un verbe naricare, froncer le nez, se moquer; de naris, narine (voy. narine). Le nez a souvent servi à exprimer la raillerie : bas-lat. nario, moqueur, narire, se moquer; vieux franc, faire des nares; et enfin, dans la latinité, le tuspendens omnia naso d'Hoïace, Sot. ii, viii, v. «4.
NARINE (na-ri-n'), t. f. || 1° L'une des deux fosses nasales. Cet enfant a mai à la narine droite. Les narines d'un cheval, d'un taureau L'ours boucha
sa narine; Il se fût bien passé de faire cette mine; Sa grimace déplut; le monarque irrité L'envoya chez Pluton faire le dégoûté, la pont, t'abl. vu, 7. Les immenses baleines et tous les monstres marins faisant avec leurs narines un flux et un reflux de l'onde amère, fén. Tél. iv. Les narines de cet ara (l'ara vert] ne sont point visibles comme celles de la plupart des perroquets, buff. Ois. t. xi, p. 270. il Fig. C'est pourquoi je te mettrai un cercle aux narines et un mordsà la bouche, sxa. Bible, Itaïe, xxxvui, 2». Il Terme de vétérinaire. Fausse narine, espèce de cul-de-sac formé par la peau amincie, existant chez les solipèdes, à l'entrée de la narine, entre l'épine nasale et le biseau du petit sus-maxillaire. Il 2' Narine dan» le style élevé je dit des ailes du nez. Et là-dessus ses narines s'enflent, il cache avec peine sa joie et sa vanité par quelques dehors de modestie, la bruï. xui. j| Les romantiques s'en sont moqué» : V. Hugo a dit dans se» Contempl. Réponse à unacte d'accusation: J'ai ditàla narine : eb mais! tu n'es qu'un nezl Cela n'empêche point que narine en ce sens ne soit fort bon. V. Hugo lui-même a dit : Et lui, l'orgueil gonflait sa puissante narine. Chants du crépuscule, KapoUon II.
— HIST. XII* s. Oreilles uni, etneorrunt ; nariUes uni, e ne odercrunt. Liber psalm. p. «76. Devant le nés [il] me copa le na.s€l, Très qu'es [jusqu'aux] na rilles me flst son brant coler, U Charrois de Nymes, T. 1 43. Celanelmetteit as narines ccli ki par dealilcs fiid travcillicd, e flst >i les deables par les narines eissir, Rois,p.n\. || xiii*k.Crupeotgrosseetquarée, pies copéi et vautis. Narine» gran» et amples, les icx bruns esclarcis ; El reKne d'Anlioche n'ert chevaus si eslis, th. d'Anlioche, iv, (»8||xiv« s. El dit Homcrus que Hector moiistroit la forte et aspre vertu de lui parchnscunc de se» deux narine», par lesquelles l'en voit le»anc estxiulir, oiieshk, Klh. M. Il XVI* s. Lm malades ont les narillesetcarquiUécii,
tMt, VI, »,
NAR
— ÉTYM. Wallon, narène; bourg, naireigne. La forme régulière est narille, du diminutif tiaricula, dérivé du latin naris, narine, qui est pour nasis, par changement normal de s en r entre deux voyelles (voy. nez). Narine est venu d'une substitution de l'n à l'I, comme dans l'italien malinconia, de melancholia.
NARQUOIS, OISE (nar-koî, koî-z'), adj.
Il 1* Qui se plaît à tromper et à railler. Un paysan narquois. Maint vieux chat, fin, subtil et narquois. Et d'ailleurs en voulant à toute cette race, Les guetta, les prit, fit main basse, la font. Fabl. xii, 8. Il Substantivement. C'est un narquois, une narquoise. Il 2° Narquois a signifié autrefois voleur, filou. Quoi, ma bonne dame, quand non-seulement tous vos charlatans, coupe-bourses, narquois, matois, brelandiers, aflronteurs, tirelaines, magiciens, faux jouailiers, usuriers.... seraient pour telle cause réduits à l'aumône, etc....Z,e((re de la ville de Tours d celle de Paris, <820, dans rs. kichel. Argot. Il 3° Parler narquois, parler an jargon qui n'est entendu que de ceux qui sont d'intelligence ensemble pour tromper quelqu'un. En narquois de Bigot, on appelle ce que je viens de vous dire en vers... scahron. Lettres, Œuv. t. i, p. 23». Un jour qu'on disait à feu Armentières que M. d'Angoulême savait je ne sais combien de langues : Mafoi, dit-il, jecroyais qu'il ne savait que le narquois, tallemant des réaux, HistoricHe», édit. in-iî, t.i,p. 220 (par allusion aux habitudes d'escroquerie qu'avait M. d'Angoulême). Dans un autre lieu.... est un noble édifice qui sert de bibliothèque aux coquets; elle est.... fournie de plusieurs manuscrits.... tant en la langue vulgaire que narquoise, l'abbE o'aubignac, Nouvelle histoire du temps, etc. <65&, in-f2, p. 48.
— HIST. xvi's. Ce bon homme fut aperceu par un grand desgouté narquois, qui le congnoissoit à sa physionomie propre à estre denyaisé, des accords, Escraignes dijonnoises, p. 27, dans lacurnb.
— ETYM. Même radical que narguer.
f NARQUOISEMENT(nar-kot-zc-man), ad». D'un* manière narquoise.
NARRATEUR, TRICE (na-rra-teur, tri-s'), ». m. et/'. Celui qui fait une narration.
— KS.H. L'Académie n'a pas le féminin narratrice; mais rien n'empêche de le former.
— ETYM. Lat. narratorem, de narrare, narrer. NARRATIF, IVE (na-rra-tif, ti-v'), ad;. || 1° Qui
appartient à la narration. Le genre narratif. La poésie épique, le madrigal, l'épigramme sont ordinairement de la poésie narrative, u'alembert, Explic. syst. conn. hum. Œuvres, t. i, p. 313, dans poo- GENS. Il 2° Oui fait connaître, qui expose en détail. Procès-verbal narratif du fait.
— HIST. XV* 3. Pour respondre «u narratif Os vostre briefve expositive, CH. d'orl. Rondel 69.
— ETYM. Lat. norrafti'Uî, de narrare, narrer. NARRATION (na-rra-sion ; en vers, de quatre
syllabes), ». f. \\ 1* Récit historique oratoire ou poétique. Le compte que Cinna lui rend de U conspiration justifie ce que j'ai dit ailleurs (jue, pour faire souffrir une narration ornée, il faut que celui qui la fait et celui qui l'écoute aient l'esprit assez tranquille et s'y plaisent assez pour lui prêter toute la patience qui lui est nécessaire, corn. Cinna, Examen. Je n'ai point fait de narration de la mort de Polyeucte, parce que je n'avais personne pour la faire ni pour l'écouter que des païens qui ne la pouvaient ni écouter ni faire, lO.Poly. Eiomen. Quelque aversion que je vous aie toujours vue pour les narrations, j'ai cru que vous aviez trop d'esprit pour ne pas voir qu'elles sont quelquefois agréables et nécessaire», sSv. 24 mars (87i. Soyez vif el pressé dans vos narrations, BOiL. Art pohiqtte, m. Il 2* Terme de rhétorique. Partie d'un discour» qui contient l'exposé des faits et qui précède la confirmation. Il S'Termedocollége.Narration latine.franraiso, récit dont on dicte l'esquisse et que l'on donne à faire aux écoliers en latin ou en français. || 4° Simple récit faiten conrersalion. Abrégez votre narration. Idomén<-e commença cette narration.... kknkl. Tél. xiii.
— III.ST. xiv* s. La narration de collui qui presclieà ceulx qui ne le veulent oTr est ennuyeuse, MMagier, i, t. Les narracion» que l'en fait en tcx [tels] romans ou dittiés, okksmr, Eth. 27. || xv* s. Je, siro Julian Kroi»»art, fais narracion de cet besogne», FiKJiss. m, m, «. Il XVI* s. LorsCaton U raconipta de iKHit en bout, et, i la fin de sa narration, provoiju» L. Quintiu» kjurcr, amïot, Flamin. 37.
— ETYM. Prov.narratio; csp. nofrae<on;ltal.norraxi'one; du lat. Jiarra(ion?m, de norrar«, narrer.
I. NAKKË, t.K (na-ré, ée), pari. piui^ de narrer. Un fait narré avec simplicité.
NAS
». NARRE (na-ré), ». m. Discours par lequel on narra quelque choie. Quand par le discours suivant TOUS aurez reconnu leurs inepties [des frères de la Rosecroii], le narré desquelles je vous donne, HÀODt, Roseeroix, iv, *. Notre galant n'étale un long narr*. li vont. Magn. Tel est le narré fidèle de ma demeure à l'hermilage et des raisons qui m'en ont fait sortir, J. J. rouss. Conf. n.
— HIST. xn* 8. IIï firent un long narré de la grande muli.tude des combattans qui estoient en l'année de leur maislre, amtot, Flamin. 34.
— ÉTYM. Narré i .
NARXER (na-ré), v. a. Exposer avec soin et
détail, faire connaître par une narration. Je vous remercie de la peine que vous avez prise de narrer cette folie; c'est un style que vous n'aimez pas, mais il m'a bien réjouie, sév. 2 i b. || Absolument. Elle (cette lettre] narre sans narrer; elle éclaircit les affaires du monde les plus embrouillées, p*sc. Réponses aux deux premières lettres. Je suis fichée le vous le dire, car vous n'aimez point cela, mais TOUS narrez très-agréablement, sév. b2. Faites- Tous envoyer promptement les Fables de la Fontaine; elles sont divines.... c'e,st une manière de narrer et un style à quoi on ne s'accoutume point [dont on ne se lasse pas], id. à Bussy, 20 juillet i679. Peut-on mieux narrer que M. Pellisson î quelle naïveté jointe à un an infini I d'olivet, Jlist.Acad. t. n, p. 281 , dans pougens. Me voici dans un de ces moments critiques de ma vie où il est difficile de ne faire que narrer, parce qu'il est presque impossible que la narration même ne porte empreinte de censure ou d'apologie, j. j. rolss. Confess. viii.
— SYN. NARBïR, RACONTER. Raconter, c'est rendre compte et il ne signifie faire un récit que par un détournement de sens. Au contraire narrer est l'expression directe. La nuance que l'usage a mise est que narrer se rapporte plus que raconter à l'habileté et au détail avec lequel le fait est exposé.
— HIST. XVI* s. L'empereur les en reprit par une affiche publique, en laquelle estoit narré, que Tigellius ne vivroit plus gueres, à cause qu'il estoit maladede phtisie, AMTOT, Calfca, 2). Matière forte et attirante à discourir et à narrer, mont, iv, «i.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. narrar; du lat. narrare. Paul Diacre nous apprend que l'ancienne forme de narrare est gnarigare, de gnarus et agere, rendre connaissant; le g est tombé comme dans noscere pour gnostere.
t NAUTHEX (nar-lèks'), $. m. Dans les anciennes basiliques, porlique élevé en avant de la nef. Dans la primitive Église, le narthex était destiné à contenir les catéchumène», les énergumènes, et au centre, en face de la porte delà nef, les pénitents auditeurs, c'est-à-dire auxquels il était permis d'assister au service divin en dehors du temple Pendant le moyen ige, le mot narthex n'a pas été appliqué aux porches ouverts ou fermés de nos églises; et ce n'est que depuis le réveil des études archéologiques qu'on a donné cette dénomination, par exemple aux porches de Cluny, de Vézelay, de Tournus, etc. Le véritable narthex n'était qu'un portique ouvert, au moins sur sa face intérieure, dans les premières basiliques chrétiennes, viollet le DUC, Dict. de l'architect .
— ÉTYM. Nip»T,{, boite.
NARVAL (na^val),«. m. Genre de cétacés appartenant i la famille des delphiniens, où l'on distingue la licorne de mer, qui porte à l'extrémité de sa michoire supérieure une dent en forme de corne , droite et longue quelquefois de qtiinze ou seize pieds. 0» voit de» narvals qui ont depuis vingt jusqu'à soifinte pieds de longueur, bonnet, Contempl. nal. XII, 27.
— 6TYM. Allem. Narwall, de nar, pour Nase, nez, et Wall, baleine.
t NARVALINE (nar-va-li-n') , t. {. Genre de plantes de la famille des composées, tribu dessénéeionidées.
NASAL, ALK (na-zal, za-1'), adj. || !• Terme d'anatomie. Qui a rapport au nez. Le mucus nasal. Une autre [mouche], plu» hardie encore, enfile les conduits nasaux du cerf, descend dans son palais, et dépose «es œuf» dans deux bourses charnues placée» à la racine de la langue, bonnet, Contempl. nal. XI, 6. Il Fosses nasales, les deux cavités anfractueuses qui servent à l'olfaction, et qui, en livrant passage à l'air, concourent i l'accomplissemeot de l'acte respiratoire et àla phonation. jjCIoi- KW nasale, lame cartilagineuse divisant longitudi- ■aieuient en deux parties la cavité unique que forment tes M de la face pour l'appareil nasal. || Cartilage n«*al, cartilage unique formé de trois por-