NAU
rellemenl beaucoup ^e noblesse, d'élévation et de grandeur d"9ine, roujn, Hist. anc. (h'ut. t. v, p. ) oi, dans poiGKNs. Naturellement l'homme ne pense guère ; peiner est un art qu'il apprend comme tous les autres ut même plus diflicilement, i. i. rouss. Ém. V. Il 2° Par le seul secours, par les seules forces de la nature, par opposition à surnaturellemeut. Naturellement parlant, un mort oe peut revivre. Il Cela ne se fait pas naturellement, cela n'arrive pas d'ordinaire. |{ Cela ne se fait pas naturellement, le d''; auMi quand on soupçonne quelque supercherie. Il a gagné toutes les parties, cela ne se fait pas naturellement. || S° Comme on doit s'y attendre par une couscquence naturelle. On l'attaqua ; naturellement, il se défendit. Je me suis trouvée naturellement dans cette affaire par le plaisir que je pris de lui dire [au maréchal d'ËstréesJ ce que vous me mandiez de lui sur sa nouvelle dignité, sÉv. à Jiutsy, it juin i68). ||4° De famille, de naissance. Il [le chancelier Pierre Scguierj ne laisse que soixante et dix mille livres de rente : est-ce du bien pour un homme qui a été quarante ans chancelier, et qui était riche naturellement? sév. 3 fév. (672. Il S* D'une manière naturelle, simple, facile. Voilà le sens qui s'offre naturellement à l'esprit. Cela s'explique naturellement. Une espèce de fatalité veut qu'en tuut genre les méthodes ou les idées les plus naturelles ne soient pas celles qui se présentent le plus naturellement, fonten. l'Hôpital. \\ 6" D'une manière naïve et propre à imiter la nature. Il contrefait les gens très-naturellement. || 7" Sans affectation ni recherche. Parler, écrire naturellement. Reconnaissez 1b héros, qui, toujours égal à luimême, sans se hausser pour paraître grand, sans s'abaisser pour être civil et obligeant, se trouve naturellement tout ce qu'il doit être envers tous les hommes, boss. Louis de Bourbon. Le comble de ma bonne fortune, c'est que vous écrivez naturellement, et que votre esprit n'a pas besoin d'art : on dit que votre figure est comme votre esprit, VOLT. Lett. Mme de Beauharnais, 4 772. Lorsque nous disons que Racine, Despréaui, Bossuet et Mme de Sévigné écrivent naturellement, nous sommes portés è prendre ce mot dans un sens absolu, comme si le naturel était le même dans tous les genres, condillac. Art d'écr. iv, 5. Comment faire parler naturellement un villageois, un homme du peuple, sans blesser la délicatesse d'un homme fioli, cultivé T «AHMONTBL, Élém. litt. Œuv. t. vu, p. »i,dans poDGENS. Il 8° Sans déguisement, avec franchise. Cet homme ne va pas naturellement, il dissimule. Répondez-moi naturellement. Pourquoi me faire des excuses de me parler naturellement? MAiNTENON, Utl. à Mme de R. *t oct. t693. Ditesmoi naturellement comment vous la trouvez, gen- Lis, Tfiédt. d'édue. Zélie, il, 4. || Naturellement parlant, en parlant sans figure.
— HIST. xiii* s. Naturaument, bron. lat. TVA. p. ï5». Naturelment, id. ib. p. 260. || xv* s. El aujourd'hui [les enfants] se seulent encliner Naturelment i vie d(jlereuse, E. dksch. femme et enfants. Il XVI* s. Naturellement il avoit le cueur grand et convoiteux d'honneur, amyot, Fabius, 6. Le naturel de l'homme est bien d'estre franc et de le vouloir estre; mais aussi sa nature est telle que naturellement il tient le ply que la nourriture lu; donne, la boKtie, Servit, valant.
— ÊTYM.JVa(urfi(«, et le suffixe m«n«;prov.naturalmenl, naturalmens; esp. et ital. naluralmente .
t NATURISME (na-tu-ri-sm'), s. m. Synonyme de naturalisme. || Terme de philosophie. Système dans lequel la nature est considérée comme auteur d'elle-même. || Terme de médecine. Système ou opinion de ceux qui attribuent tout à la nature médicatrice, comme souverainement sage et prévoyante.
— ÈTYM. Nature.
t NATURISTE (na-tu-ri-sf), ». m. Médecin qui pratique la médecine eipectante, c'est-à-dire qui conBe le sort du malade i la nature supposée touioun conservatrice.
t NAÇCLËB (nft-klée), ». f. Genre de la famille de» nibiacées, composé d'arbrisseaux grimpants de ta Chine, de l'Inde, etc. On y distingue la nauclée gambir de Hunter, uncarie gambir de Roxburgh, qui, •elon Thomp'on, fournit tout le kino du commerce.
NAUFRAGE (n6-fra-j'; du temps de Chifnet, Cramm. p. iss, on prononçait naufrage; du temps *e t^alsgrave oh écrivait et prononçait naufraige) , I. m. Il !• Perte d'un vaisseau sur une côte de mer, sur un lanode table, sur un écuell, etc. Alger sera toujours pour mol partout oii vous serez j et, quoique je sois i Bruxelles, je ne flis jamais plus près éo la capUviU et du naufrage, voit. Utt. 6o. Il
Tondit son troupeau. Trafiqua de l'argent, le mit entier sur l'eau; Cet argent périt par naufrage, la KONT. Fabl. IV, 2. Ceux qui sont échappés du naufrage disent un éternel adieu à la mer et aux vaisseaux, BOss. Reine d'Anglet. Un navire qui venait de faire naufrage, fèn. Tél. l. Les Romains, qui faisaient des lois pour tout l'univers, en avaient de très-humaines sur les naufrages, montksq. Esp. xxi, 17. Echappée au naufrage, [une urne] elle est près de ce3lieux,voLT. Or&sfe, H, t. || Faire naufrage au port, échouer quand on est hors de péril et qu'on est arrivé; et fig. réussir mal sur la fin de quelque affaire. Vous qui l'estimez tant, allez lui rendre hommage; Mais songez qu'au port même il peut faire naufrage, CORN Pomp. 1, 3. Il 2° Il se dit aussi des bâtiments et barques qui naviguent sur les lacs et les rivières. La gabare heurta contre une pile du pont et fit naufrage. 1| 3° Kig. Perte, malheur, chute morale, ô beauté, qui de mes amours Êtes le port et le naufrage, malh. v, )6. Poursuivre Cléopâtre, il quitta son bonheur, Et, s'embarquant ainsi, fit naufrage d'honneur, tristan, Uariane, i, 3. Me voici rembarqué sur la mer amoureuse. Moi pour qui tant de fois elle fut malheureuse, Oui ne suis pas encor du naufrage essuyé, la pont. Poésies méU'es, xxxvi. Vos réflexions sont tristes et justes sur la déroute de la maison de Créquy.... mais il y a un petit Blanchefort, resté du naufrage.... aifligé, sans être abattu, des malheurs de sa maison, sÉv. 26 avr. (687. Faut-il vous représenter et le péril de ce sexe [les femmes], et les suites dangereuses de sa pauvreté, l'écueil le plus ordinaire où sa pudeur fait naufrage? boss. Sermons, Septuag. 2. Lorsque le juge veut s'agrandir et qu'il change en une souplesse de cœur le rigide et inexorable ministère de la justice, il fait naufrage contre ces écueils [déchirer la loi], ID. le Tellier. Siècle vainement subtil, où tant d'âmes insensées cherchent leur repos dans le naufrage de la foi, id. Anne de Gani. Cette mer où tu cours est célèbre en naufrages, boil. Épltre i Aussi bien, que ferais-je en ce commun naufrage ? rac. Théb. II, 2. Leur cœur était corrompu, avant que leur foi fît naufrage, mass. Carême, Avenir. La vocation vient échouer et faire un triste naufrage, id. Profess. relig. 2. Dans le grand naufrage des systèmes, VOLT. Dict. phil. Dieu, dieux. Ce peu de nos amis qui, dans un tel orage, Pourraient encor sauver les débris du naufrage, id. Uérope, ii, 3. Dans nos discords j'ai fait plus d'un naufrage, Sans jamais fuir la France et son doux ciel, bé- BANO. le Bon vieillard. Qu'elle [la patrie] se relève à jamais Du grand naufrage de la Loire, id. Ch. d'asile. || Le naufrage du temps, l'oubli que le temps amène dans la mémoire des hommes. Garantissez du naufrage du temps Les noms fameux et les faits éclatants, j. b. rouss. Ép. *".
— HIST. XVI' s. Eusse je, o souverain, comme le second père, Au naufrage du monde une arche à me sauver! nESPORTES, Œuvres chrestiennes, Sonnets, ». Cest cstranger, pauvre, chetif, et nu, Un vif naufrage à ma rive venu, rons. 637. Les costes et rivages d'alenviron par plusieurs jours furent pleins et semez de corps morts et de naufrages que les vagues de la mer y jetterent, amtot, £«cu{. 24. Il n'avoit à gouverner que les reliques du naufrage de son pals. — X dire la vérité, Demades estoit luymesme le naufrage [la perte] de sa ville, m. Phoc. I. Demetrius se retira en la Grèce, en intention de recueillir et ramasser encore les pièces et reliques de son naufrage, id. DémH. «3, Leur chef assassiné ; et (qui arrachoit plus l'espérance que tout) un grand naufîrage des courages et volontez, d'aub.
UUt. II, 484.
— ÉTYM. Lat. naufragium, de no»i», nef, et prangere, briser (voy. fragile). Naufrage s'est dit pour naufragé : Je semble dépiter [braver], naufrage audacieux, L'infortune.... rEonier, Sat. vu.
NAUFRAGÉ, ÉE (nô-fra-jé, jêe) , adj. Qui a essuyé un naufrage, soit personne, soit chose. Des marins naufragés. Un navire naufragé. Qu'auraient dit de nous les Chinois, s'ils eussent fait naufrage sur nos c&tcs maritimes dans le temps où les lois des nations de l'Europe confisquaient les effets naufragés, et que la coutume permettait qu'on égorgeât les propriétaires? volt. Moeurs, i.\\S. m. Un naufragé. De malheureux naufragés.
— ETYM. Naufrage.
t I. NAUFRAGER (nO-fra-jé. Leffprcnd un «devant o et o : il naufragea), r. n. Faire naufrage.
— KEM. Ce mot, qui s'entend de soi et qui est soutenu par naufragé, a vieilli, mais il mériterait d'être repris.
— tlIST. XVI* s. Comme les vents siflans en TOile et
tref [mât] Font nauffragier souvent la povre ne(..<
J. MAHOT, V, 200.
— Etym. Naufrage ; ital. naufragar,
t 2. NAUFRAGER, ÈRE (nô-fra je, jè-r"), adj, Sujet à faire naufrage. Une barque naufragère.
— REM. Ce mot élégant et poétique mériterait d'être repris.
— HIST. XVI' s. Voilà du bois et des outils assez Pour tes carreaux rudement compassés. Dont tu bastis ta barque naufragère, rons. b47.
NAULAGE (nfl-la-j'), ». m. Terme de marine. Synonyme de fret, dans la Méditerranée. || On dit aussi nolis, anciennement naulis : Vous êtes quitte à lui quand vous lui avez payé son naulis, malh. dans VAUGEL. Nouv. rem. p. 253, dans pougens.
— HIST. XVI' s. Je perdrois le naulage que je paye aux mariniers, amyot. Que la vertu se peut apprendre, 6. En vain tendons les mains vers le naulonnier sourd; Nous n'avons un quatrin pour payer le naulage, do bellay, v, 8, recto.
— ÊTVM. Dérivé de l'ancien français naule, qui vient du latin naulum; grec, vaùXov, fret, de vaûc, nef; provenç. naulage.
t NAULIS (nô-II), ». m. Voy. naulage.
NAUMACUIE (nô-ma-chie), s. f. \\ 1° Spectacle d'un combat naval chez les anciens Romains. || i' Lieu où se donnait ce spectacle.
— ETYM. Lat. naumachia, de vau|xax(«, de v«ûç, nef, et \i.i/ta6a\, combattre.
t NAUSCOPB (nô-sko-p'), ». m. Terme de marine. Instrument pour découvrir les vaisseaux à une trèsgrande distance.
— ÉTYM. Naùç, nef, et oxonerv, voir.
NAUSEABOND, ONDE ( nô-zé-a-bon, bon-d'),
adj. Qui cause des nausées. Une odeur nauséabonde. La saveur n'était plus acide, elle était au contraire nauséabonde et fade, pouhchoy et vaiique- UN, Instil. laém. scieru:. t.vi, p. «.i». || Kig. Qui déplaît en excitant le dégoût. Ces détails sont nauséabonds.
— REM. Nauséabond n'est dans le Dictionnaire de l'Académie que depuis l'édition de 1836.
— ETYM. Lat. nauseabundus, de nausea, nausée. NAUSÉE (nô-zée), ». ^. || 1» Sensation éprouvée
par ceux qui, n'ayant pas l'habitude de la navigation, sont tourmentés d'envie de vomir. || i" Envie de vomir en général. Les nausées précèdent le vomissement. Il 8' Fig. Dégoût qu'inspirent dans l'ordre intellectuel ou moral les choses fastidieuses ou honteuses. 11 ne nous est pas libre d'éprouver ou non des nausées à son aspect, dider. Rech. philos. sur le beau, (Euv. t. u, p. 472, dans pougens. Voilà je ne sais combien de fois que je prends la plume pour faire l'article .Ifarm, et la remets dans l'encrier: à quoi bon ces délais? malgré la nausée, il faut toujours y venir, bsaumarch. 4' mémoire.
— HIST. xvr s. X cause d'ung estouffement, qui luy estoit ordinaire, que les médecins appellent nausée; car il ne trouvoit goust en viande quelconque, CARLOIX, YI, 60.
— ETYM. Lat. nausea, de vavaia, mal de mer, de vaO;, nef.
t NArSÊEUX, EUSE (nô-zé-eû, eù-z'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport aux nausées. Efforts nauséeux, ceux qui accompagnent la sensation de nausée sans amener le vomissement.
t NAUTIER (nô-tié), ». m. Termede pêche. Sorte de couteau dont les pêcheurs de morue se servent pour éter les noues.
— ÉTYM. Noue, 3.
NAUTILE (nô-ti-n,». m. || !• Mollusque tcstacé h coquille divisée en plusieurs cellules, appartenant à l'ordre des céphalopodes. On y distingue le nautile fiambé, très-belle coquille nacrée, de (6 à îo centimètres, commune dans la mer des Indes, surtout aux Moluques, et le nautile ombiliqué, plus rare que le précédent. Le nautile ressemble si bien à une gondole, et il sait si bien gouverner son petit va is.seau, qu'on a cru qu'il avait enseigné à l'homme l'art de naviguer, ronret, Contempl. nat. x, 26. On sait que les nautiles, remplissant ou vidant une partie de leurs coquilles, ont la faculté de se tenir i la profondeur d'eau qu'ils désirent, la pBrouse, Voy. t. IV, p. 135, dans poooens. || 2' Nautile papyracé, nom donné abusivement i l'argonaute, dont la coquille estmonothalame, c'est-à-dire à une seule loge, tandis que celle des nautiles est polythalame,c'e.st-àdire divisée en plusieurs cellules. || Nautile à largo carène, nom impropre donné à l'argonaute béante. Il Nautile à grains de riz, nom improprement donné à l'argonaute tuberculéo, leooarant. || S' Sorte de grosse ceinture en tissu imperméable, remplie d'air et maintenue gonflée à l'aide d'anneaux en fil "Je fer,
— 8TYM. NaÛTtXos, dérivé de vaut, nef,