NÉO
NÊO
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(I Les Arabes appellent nems, l'ichoeumon de Pharaon (Egypte) de Lesson.
NÉXIES (né-nie), s. f. pi. Terme d'antiquité. Chants funèbres ou lamentations, qui se faisaient dans l'ancienne Rome aux obsèques des morts par des femmes qu'on louait pour cet office et qui se nommaient pTscficx.
— ETYM. Lat. nenia, du grec vTivia.
NENffI (na-ni ; en plusieurs provinces, on prononce nan-ni, non comme dans on ; ce n'est plus la bonne prononciation), partie, négat. Est-ce assez? dites-moi, n'y suis-je point encore? — Nenni. — M'y voici doncT — Point dutout.... la font. Fabl. I, 3. M. Jourdain : Tu te moques de moi. — Nicole ; Nenni, monsieur.je serais bien fâchée, mol. Bourg, gent. m, S. || II se joint quelquefois avec do. Nenni da, non; je prétends... la font. Uasel. Mascarille, est-ce toiT— Nenni da, c'est quelque autre, mol. rt(. ni, 12. Il On dit aussi : oh ou ah! que nenni. Oh que aenni, mon parrain, je devine mieux que vous, dancolJHT, Xet Troit cousines, i, 4. || Il n'y a point de nenni, c'est-à-dire c'est une chose forcée, nécesiai'e. Il Dites toujours nenni, vous ne serez jamais marié. Il 2° S. m. Un doux nenni, un refus engageant. Retenez bien surtout cet heureux mot. Ce doux netiniqui plaît tant à Marot, Bernard, i<r(d'otmer,i. - HIST. XII' s. Cornent! fait saint Thomas, avez me desfié? Nenal, fait Jocelins, mais co vus aii mandé Li reis.... Th. Icmart. <3o. Nenil, pourvoir; il nepuet [peut] estre ainsi, Couci, IX. jlxiii's. Se doitent-il ciarrester?Nennil, mes voisent [qu'ils aillent] Yiseter Le saintuaire precicus.... la Rose, 2318. Il xv g. Et l'eussent bien avoir voulu plus bref, s'ils eussent pu ; mais nennin, froiss. i, i, 247. Il XVI* s. Ouoy donc? la vraye pénitence peut-elle consister sans foyT nenni pas, calv. Instit. «02. Dieu, auquel il n'y a point d'ouy et nenin : c'est à dire qui ne se change ne contredit point, ID. ib. <t47. Qu'elles ayent plusieurs ouys aux yeulx, et force nennys en la bouche, desper. Cymbal. I27. Un doux nenny avec un doux sourire, marot, Epigr. de ouy et rtenny.
— ÊTYM. Lat. non illud, non cela, opposé à hoc illud, oïl, oui ; bourguig. nend, nennoin, nainin; basse Normandie, a/i v^re nanntt>, négation trèsusitée ; Berry, nannt. La forme nfnni'n n'est qu'une (Uération de la finale. Il faut sans doute en dire autant de neno2,- cependant la finale al est singulière.
NÉNUFAR ou , d'après l'usage des botanistes, NÉNCPHAR (né-nu-far), *. m. Genre de plantes aquatiques servant de type i la famille des nympbéacées, où l'on distingue : le nénuphar blanc (nymphxa alba, L.) , dit aussi lis d'<!au, le nénuphar jaune [nymphxa lutea, L. ou nuphar luteum, Smith). Le printemps déploie les fouilles du nénuphar sur les ondes, chateaubb. Génie, i, v, 4.
— HIST. XVI* s. Le blanc neufart à la longue racine, RONS. 740. Huile de nénuphar, paré, v, 29.
— ETYM. Scheler suppose que c'est un dérivé irrégulier de nymphxa, vu)jL^(a, nom latin et grec du nénufar; mais il faut y voir le peiJan noûfer, niloûfer, nénuphar.
f NËO.... préfixe qui veut dire nouveau, et qui vient du grec véoc (comparez neuf, adj.).
i NÉO-CATUOLICISME ( né-o-ka-to-li-si-sm' ), g. m. Doctrine qui tend à rapprocher le catholicisme des idées de la société moderne.
t NÉO-CATUOLIOUE (né-o-ka-to-li-k*), adj. Qui a rapport au néo-catholicisme. || S. m. et f. Adhérent, adhérente au néo-catholicisme.
— ETYM. Néo...., ei catholique.
t NÉO-CURCTIEN, IEN.VE (néo-kré-tiin, tiè n'), od;. Conforme à la doctrine du néo-christianisme. Il S. m. et f. Il se dit des adhérents h cette doctrine. Il y avait là des néo-chrétiens, des néo-ca- Iboliques de vingt espèces; tous possédaient le dernier mot du problème social et religieux, eeybaud, Jir. Paturot, i.
— ÊTYM. Néo..., et chrétien.
i NËO-CURISTUMSME (né-o-kri-sti-a-ni-sm"), «. m. Espèce de philosophie chrétienne, destinée, dans l'esprit de ceux qui y adhèrent, à renouveler les croyances catholiques.
t NEOCOMIEN, lENNE (né-o-ko-miin, miè-n') , adj. Terme de géologie. Le terrain néocomien, ou, substantivement, le néocomien, synonyme de grès vert inférieur.
— ÉTVM. Nia xiiiii), nouveau villnge,nom hellénisé de Neuch&tel en Suisse, i cause du développement considérable que cette formation a dans la contrée
NEOCOBE (né-o-ko-r") f. m. || 1* Terme d'antiquité. Officier chargé da gsrder les temples Pt d'y cniretCBir la propreW. Le niocor* charge da veiller t
la décoration et i la propreté des lieux saints, et de jeter de l'eau lustrale sur ceux qui entrent dans le temple, barthél. Anach. ch. 21. ||a° Nom que prirent les villes qui avaient fait bJtir des temples en l'honneur des empereurs. Smyrne était néocore d'Auguste.
— ÉTYM. NEMxôpoç, de vaèî, temple, et xopsîv, nettoyer.
t NÉOCYCLIQCE (né-o-si-kli-k'), adj. Terme de chronologie. Qui a lieu au commencement d'une certaine période de temps. || Fête néocyclique, fête qui ouvre un nouveau cycle.
— ÉTYM. Néo..., et cycle.
f NÉOGALA (né-o-ga-la), ï. m. Terme de médecine. Lait sécrété par les mamelles immédiatement après le colostrum.
— ÉTYM. Néo..., et f(x>o, lait.
NÉOGRAPHE (né-o-gra-f), od;". Qui admet une
orthographe nouvelle. Ecrivain néograpbe. ||S. m. Un néographe.
— ÊTYM. Néo..., et YpâçE'v, écrire.
t NÉOGRAPHIE (né-o-gra-fie), *. f. Nouvelle orthographe.
I NÉOGRAPHIQUE (né-0-gra-fi-k'), adj. Qui concerne la néographie. Systèmes néographiques.
NÉOGRAPHISME (né-o-gra-fi-sm'),*. m. Ensemble des règles etdes principes des néographes.
t NÉO-GREC, ECQUE (né-o-grèk, grè-k'), adj. Se dit quelquefois pour grec moderne. Langue, littérature néo-grecque.
^ ÉTYM. Nio..., et grec.
t NÉO-LATIN, INE (né-0-la-tin, ti-n'), adj. Se dit des langues morlcmes dérivées du latin. L'espagnol, le français, l'italien sont des langues néo-latines.
— ÉTYM. Néo..., et latin.
NÉOLOGIE (né-o-lo-jie), ». f. Emploi de mots nouveaux ou d'anciens mots en un sens nouveau.
— ÉTYM. Néo..., et XÔYo;, discours. NÉOLOGIQUE (né-o-lo-ji-k'), adj. Qui appartient
à la néologie ou au néologisme. L'on peut dire que chaque .siècle a pu avoir ses critiques et son dictionnaire néologique, duuarsais, Tropes, 2* part, art. 3. On y trouve plusieurs expressions impropres ou recherchées ; ces expressions furent relevées avec l'afTectation la plus maligne dans le dictionnaire néologique de l'abbé Desfontaines, u'alemb. Éloges, lloutterille.
t NÉOLOGIQUEMENT (né-o-lo-)i-ke-man), adv. Par néologisme. Ce mot se dit figurément et néologiquement.
NÉOLOGISME (né-o-lo-ji-sm'), s. m. || 1* Habitude et affectation de néologie. La lecture fut précédée de grands éclats de rire sur le néologisme de cette pièce, 1. 1. houss. Prom. 9. Us ne nous pardonneraient pas de nous exprimer froidement sur l'étrange néologisme qui dépare même ses meilleures productions [de Marivaux], d'alemb. Éloges, Ifariiaux. N'allez pas étaler l'effronté barbarisme Ni l'absurde jargon du froid néologisme, millev. Invent. poétique.\\i' Par abus, synonyme de néologie. Il y a un néologisme nécessaire qui provient des nouvelles créations dans les idées et dans les choses. Il 3" Mot nouveau, ou mot existant employé dans un sens nouveau.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
t NfiOLOGISTE (né-o-lo-ji-sf), ». m. Synonyme de néologue.
NÉOLOGUE (né-o-lo-gh'), ». m. Celui qui invente ou aime à employer soit dos termes nouveaux, soit des termes détournés de leur sens ancien. Il n'y a plus que les drames bourgeois du néologue Marivaux où l'on puisse aller pleurer en sûreté de conscience, volt. Lett. Villelte, juin <78B.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
t NÉOMÊLIE (né-o-mé-lie), ». f. Terme de physiologie. L'ensemble des actes accomplis par les êtres produisant des œufs ou des germes, actes qui ont pour résultat d'amener les jeunes i pouvoir se reproduire eux-mêmes.
— ETYM. Néo;, le jeune, lepetit,et(ii)etv,avoirsoin. t NÊO.MEMBRANE (né-o-man-bra-n'), ». f. Terme
d'anatomie pathologique. Nom donné aux membranes de nouvelle formation, qui sont vasculaircs et ont pour éléments fondamentaux des fibres semblables à celles des membranes normales de l'économie.
— ÉTYM. Néo..., et membrane.
NÉOMÉNIE (né-o-mé-nie), ». f. \\ !• Terme d'astronomie ancienne. Nouvelle lune. || Le premier jour du mois athénien. || 2° Fête que célébraient les anciens à chaque renouvellement de lune. De l'Asie les paons ont passé dans la Grèce, où ils furent d'abord si rar.es, qu'à Athènes on les montra pendant treot* ans à chaque néoméoie comme un objet de
curiosité, bhfp. Ois. t. iv, p. H. La néoménJe ou la fête qui se célébrait chez presque tous les peuples au temps de la nouvelle lune, est une preuve qu'ils étaient attentifs à saisir son retour, baillt, llist. astron. anc. p. 33.
— ÉTYM. Neo|iTiv£a, de véoç, nouveau, et u^v, lune, mois.
t N'ÉOPURON (né-o-fron), ». m. Nom d'un genre d'oiseaux rapaces, dans lequel on distingue le néophron percnoptère, qui est le vautour percnoptère de Linné; dit aussi poule de Pharaon, chapon de Pharaon, alimoche, vautour à tête blanche, vautour d'Egypte. Le jeune a été appelé vautour de Malte, et l'adulte vautour de Norwége, legoarant.
NÉOPHYTE (né-o-fi-f), s. m. et f.\\l' Nom donné anciennement, dans l'Église, aux nouveaux chrétiens, c'est-à-dire aux païens qui avaient embrassé depuis peu le christianisme, et à ceux qui étaient entrés nouvellement dans les ordres ecclésiastiques. Saint Paul ne voulait pas qu'un néophyte fût tout d'un coup élevé à certaines distinctions, BOURDAL. Serm. la* dim après la Pentecôt. Domiri. t. IV, p. 2». Il [Nectaire] fut baptisé ; et, comme il était encore revêtu de la robe de néophyte, il fut fait évêque, sans avoir apporté autre disposition à l'épiscopat que celle de ne l'avoir pas brigué, plêch. llist. de Théod. 11, 82. Les néophytes répétaient les airs, comme des oiseaux privés chantent pour attirer dans les rets de l'oiseleur les oiseaux sauvages, cuateaub. Génie, iv, iv, 4. || Il se dit aussi aujourd'hui des personnes nouvellement converties et baptisées. || i' Adj. Le blâme formel de saint Isidore contre le fanatisme néophyte des rois visigoths [devenus d'ariens catholiques], montalembeht, les Moines d'Occident, t. 11, p. 217.
— ÊTYM. NsôçuToç, de veoi;, nouveau, et ç«- Tèç, né (voy. physique) : nouvellement né.
t NÉOPLASME (né-o-pla-sm'), s. m. Terme d'anatomie. Tissu accidentel, de nouvelle formation.
— ÉTYM. Néo..., et 7t).à(T(j.a, formation.
t NÉOPLASTIE (né-o-pla-stie), s. f. Terme de médecine. Restauration des parties par granulations, adhérences ou autophstie.
— ETYM. Néo...,e\. -tXôo'^'iv, former.
t NÉO-PLATONICIEN, IKN.VK .'né-o-pla-to-ni ^iin, siè-n'), od;. Qui appartient au néo-platonisme. La philosophie néoplatonicienne. || S. m. Adhérent du néo-platonisme.
t NÉO-PLATONISME (né-o-pla-to-ni-sm'), ». m. Doctrine des théosophes et mystiques, disciples d'Ammonius Saccas et de Plotin, qui mêlaient l'ancien platonisme à la théologie et à la démonologie orientale. || Se dit quelquefois abusivement do l'école philosophique d'Alexandrie
— ÉTYM. Néo..., et platonisme.
t NÉORAMA (né-o-rd-roa),«. m. Sorte de panorama tracé sur une surface cylindrique, et représentant l'intérieur d'un temple, d'un grand édifice.
— ETYM. Neù; attique pour vao;, temple, et 5pa[ia, vue.
t NEOSSINE (né-o-ssi-n') , ». f. Substance organique qui se trouve dans les nids d'hirondelle de la Chine (ht'rundo esculenta, L),
— ÉTYM. Neosaià, nid, de v^o;, jeune, petit (voy. neuf).
f NÉOZOÏQUE (né-o-zo-!-k'), od;. Terme de géologie. Qui a rapport aux êtres vivants les plus récents sur la terre. Les espèces néozotques. || Terrains néozoïques, nom donné à toutes lescouchesdepuiscollei du trias jusqu'aux plus modernes inclusivement.
— ÉTYM. Néo..., et Cwov, être vivant.
t NÉPENTHACÉES ( né-pin«a-sée ) ou NÊPEN- TUÉES (né-pin-tée), ». f. pi. Famille de plantes dicotylédonées, voisine des aristolochiées, formée du seul genre népcnthe.
tNÉPENTUE (né-pin-f) ou NÉPENTHÈS (népin-tès'), ». m. Genre composé de sous-arbrisseaux de l'Afrique et de l'Asie tropicale.
— ÉTYM. Voy. NÉPENTHÈS.
t NÉPENTHÈS (né-pin-tès'), ». m. Remède Tant* par Homère contre la tristesse et la mélancolie. Ensuite avec le vin il versait aux béros Le puissant népeutbès, oubli de tous les maux, a. cbénier, l'AveugU.
— ÉTYM. îiii, sans, et ic^v6oc, deuil, affliction.
t NÉPÉRIEN, lENNE (né-pé-riin, riè-n'), ad). Terme de mathématique. Qui a été inventé par Néper. Logarithmes népériens. || lîaguelle népérienne ou baguette de Néper, espèce de règle à calcul.
— ÉTVM. Nepcr, mathématicien écossais inventeur des logarithmes; son vrai nom est iVopief
t NÉpKte (né-pè-t'), ». f. Genre nombreux de la famille des labiées, où l'on distingue : <* la nèpète cataire, dite Tttlgairement cataire, cbataire et
NtP
herbe aux chaU ; 2° la népèta tubireuse, dont les I racines, crues ou cuites sont, dit-on, un aliment assez agréable; Adansoo en ayait fait son genre fiessera; 3" la népète réticulée, originaire de Uarbarie, et qui, cultivée en France, y forme de jolies
touffes, LEGOABANT.
— ËTYM Lat. nepeta. On croit que ce nom est tiré de la ville étrusque de Nepete, d'où proviendrait la plante.
+ NÉPHÉLION (né-fé-li-on), ». m. Terme de chirurgie. Petite tache qui a son siège dans la couche citerne de la cornée, et qui laisse passer les rayons lumineui comme à travers un nuage.
— FTYM. NesÉÀiov, diminutif de veçs^T], nuée.
t NÉPUÊLIS (né-fé-lis'), ï. f. Nom d'un genre de petites sangsues communes dans les ruisseaux d'Europe, mais qui ne peuvent attaquer que les mollusques.
t NÉPHÉLOMANCIE (né-fé-lo-man-sie) , t. f. Divination par l'inspection des nuages.
— ITYM. NeçOti, nuage, et mancie.
t NÉPURALGIE (né-fral-jie), s. f. Terme de médecine. Douleur des reins.
— ÈTYM Nîsppo;, rein, et ii-yo;, douleur. NfiPIIRÉTIQCE (né-fré-li-k'), adj. || !• ferme de
médecine. Qui appartient aux reins, en parlant des douleurs, des maladies. Douleur néphrétique. Affection néphrétique. || 8' Colique néphrétique, ou, simplement, néphrétique, néphralgie, et, plus ordinairement, douleur très-vive causée par des graviers qui s'engagent dans l'uretère. Il n'y a point de meilleur remède pour les douleurs néphrétiques que de boire de l'eau froide et de se faire saigner, GUI PATIN, Lelt. dans ucuelet. .^gé de près de 73 6U1S, après de longues douleurs de néphrétique, il crut avoir la pierre, et se résolut sans peine à l'opération, FONTEN. Dodart. Malgré ma néphrétqueet mon igede soixante-quatre ans, d'alemd. Lett. au roi de Pr. i* déc. i78). I|S. m. Un néphrétique, celui qui est affligédela colique néphrétique. !| 3° Qui est bon contre la colique néphrétique. Remèdes néphrétiques. Il S. m. Un néi'hrétique. Les sulistances alcalines sont de bons néphrétiques. || 4° S. f. La néphrétique, pierre où l'on découvre, en la polissant, un mélange de blanc, de jaune, de bleu et de noir.
— HiST. XVI* s. La douleur de la colique tant venteuse que néphrétique, paré, xv, 33.
— trVM. NEjpiTi/.è;, de vetppo;, rein. Néphrétique est incorrect, il faudrait néphritique ; il est né de »t?{/r,-tix4;, écrit par iotacisme pour vespiTixo;.
t t. NÉPHRITE (né-fri-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation des reins.
— ETYM. Ne;pè;, rein, et la finale médicale ite, indiquant inllammation.
■f 2. NÉPURITE (né-fri-f), ». f. Terme de minéralogie. Néphrite d'Orient, variété du jade oriental. Ij Népbrite, nom donné, par a'^sim dation avec la néphrite d'Orient, à une pierre très-dure qui a servi à faire des instruments en pierre qu'on trouva dans les stations lacustres de la Suisse.
— £tym. N't^fiTTiî.en forme de rein.
I NÉPIIRO.... Mot qui signifie rein, et qui vient de vef cô;.
t NEPlinocËLE (né-fro-sè-n, ». /. Terme de médecine. Hernie du rein.
— ÊTYM. Néphrn..., et xi^).ri, tumeur.
t NÉPURO-OASTRIQUE (né-fro-ga-slri-k'), adj. Terme de médecine. Qui se rajiporte au rein et à l'estomac à la fois.
— ETVM. Ni'phro..., et gastrique.
t NÉPUROGRAPUIE (né-tro-gra-fio), ». f. Description des reins.
— Rtym. Néphro..., et Tpâçiiv, décrire.
t NÊPUBOÏUE (né-fro-i-d'j, adj. Terme didactique. Oui a la forme d'un rein.
— ETYM. Si'phro..., et tîîoc, forme.
t NÉPHROLITHE (né-fro-li-f) , ». f. Terme de médecine. Pierre ou calcul formé dans les reins.
— ETYM. Néphro .., et )(»o;, pierre.
iNÊPIIHOLITHIASE(né-rrolitia-z'),».f. Tonne
de médecine. .Synonyme de gravellc.
— BTYM. Niphro..., et XiiUaii, formation de calculs.
t rrÉPIIROLITHIOUR (né-froli-tl-k'),adï. Terme de médecine. Qui dépend des calcul* rénaux. Ischurie néphrolithique.
— ETYM. Séiihrrililhe.
t NRPlIROLOfllE (né-fro-lo-jie), ». f. Traité sur les reins.
— ETYM. Néphrn..., et Ufo;, traité.
i fTÉPlIROPYlOCE (né.rro-pi-/-k'),a<y. Terme de loédncine. Qui a rapport i la suppuration des reins.
— ETYM. Néphro..., eticOov, pus.
riCT. Dl LA LAHOUK nU]«CAUC.
t NÊPUROPYOSE (né-fro-pi-ô-z'), ». f. Terme de médecine. Suppuration du rein.
4- NÉPURORRUAGIE (né-fro-rra-jie), ». ^. Terme de médecine. Hémorrhagio rénale.
— ËTYM. Néphro..., et faf^, éruption.
t NÉPIIROSPASTIQUE (né-fro-spa-stik") , adj. Terme lie médecine. Qui dépend du spasmcdes reins.
— ÉTYM. Néphro..., et anaituè;, qui a le caractère du spasme.
t NÊPUROTO.MIR (né-fro-to-mie) , ». f. Terme de chirurgie. Opération qui consiste à pratiquer, par la région lombaire, une incision au rein pour donner issue â des calculs urinaires ou à une collection purulente.
— ETYM. Néphro...., et tou.9], incision.
t NÊPHROZYMASE (ne-fro-zi-ma-z'),». f. Terme de chimie. Ferment albuminoïde que contient l'urine.
— ÊTYM. Néphro..., et ;ûhyi, ferment.
t NÉPOTIEN (né-po-siin) ,$. m. Sectateur de Népos, évèque égyptien, du iii* siècle, qui partageait les opinions des millénaires.
NÉPOTISME (né-;>o-ti-sm'), ». m. \\ 1* Autorité excessive que les neveux ou les autres parents des papes ont eue autrefois dans l'administration des affaires de Rome. Je ne changerais pas celte amitié pour la faveur du plus grand prince du monde, pour le népotisme du cardinal Pamphilio, pour le ministère de D. Luis de Haro, balz. Letl. à Conrart, 28 avril tesz. || a* Par extension, désir chez un homme en place d'avancer ses parents.
— ETYM. Lat. nepos, neveu.
t NEPTUNALES (nè-ptu-na-1'), ». m. pi. Terme d'antiquité romaine. Fêtes de Neptune.
— ÉTYM. Lat. neplunalia, de ^eptunus, Neptune.
t NEPTiraE {nè-ptu-n'), ». m. || 1° Terme du polythéisme latin. Divinité présidant à la mer, et l'un des douze grands dieux. Amour a cela de Neptune, Que toujours à quelque infortune II se faut tenir préparé, malh. v, 23. Un orage terrible aux yeux des matelots, C'est Neptune en courroux qui gourmande les flots, boil. Art poét. m. || Poétiquement. La mer. Quand je vois.... La France sous tes lois maîtriser la fortune, Et nos vaisseaux domptant l'un et l'autre Neptune, boil. Diîc. au roi. || 2° Terme de marine. Atlas maritime contenant des cartes réduite>. Il 3* Nom donné à la planète découverte par M. Galle, astronome de l'Observatoire de Berlin, le 20 septembre (816, d'après des indications que M. Le Verrier avait fondées sur les perturbations d'Uranus; elle est placée au delà d'Uranus. || 4° Petit Neptune, espèce de champignon. || Terme de zoologie. Char de Neptune, voy. volutb.
— HIST. xvi« s. Un 'Vulcan, un Mars, un Neptune, Et tout le bien au ciel commun, ah. jahin, Poésies,
p. 67, dans LÀCURNE.
— ÉTYM. Lat. Neptunu*.
t NEPTUNIEN , lENNE (nè-ptu-niin , niè-n'). Il !• Adj. Terme de géologie. Se dit de dépôts ou de terrains qui doivent leur origine à l'eau. || Théorie npptunieiine, théorie du géologue 'Werner qui admettait que le globe avait été primitivement enveloppé d'un océan chaotique, universel, tenant tous les éléments des roches en dissolution. || 2* S. m. Synonyme de nentuniste.
t NEPTUMS.MK (nè-ptu-ni-sm|), ». m. Terme de géologie. Hypothèse attribuant à l'action de l'eau la formation des roches qui constituent la croûte du glolje. Il On l'emploie par opposition à vulcanisme et plutoiiisme.
t NEPTUPiLSTE (nè-ptu-ni-sf) , ». m. Terme de géologie, l'artisan do la théorie neptunienne.
\ NÉRÉE (né-rée), ». m. Terme du polythéisme. Nom d'une divinité marine qui symbolisait l'antiquité de la mer, comme Neptune en symbolisait la puisssance. || Fig. La mer. Seul et loin de tout bord, intrépi<le et flottant, Aller sonder les flancs du plus lointain Nérée, A. ciiEmier, l'inveruion.
— ETYM. tCriptû^; comparez vnpo«, vapo;, coulant, de »4a) couler, autre forme do ve'o).
NÉRÉIDE (né-ré-i-d'), ». ^. p-Tcrme du polythéisme. Chacune des nymphes pré'<idant à la mer, dont elles avaient le gouvernement suhalterno. Dori.', fille de l'Océan, eut de Nérée cinquante filles nommées Néréides, toutes désignées par des agréments divers, bartiifl. Anach. cli. 72.... Les belles Néréides S'élèvent au-dessus do demeures humides, Le poussent au rivage [le corps d'une jeune tille], et dans ce monument L'ont au cap du Zéphirdéposé mollement, K.cutn. Élég. xx. I.o Dieu de Paphos et de Onido Anime seul tout l'univers; Au haut des airs 11 atteint i'oise.iu rapiile ; Il embrase la Néréide I Jusiiue dans le sein de* mers, Choeur datu l'opéra
NEn
d'Écho et Narcitte. || 2° Terme de zoologie. Genre d'annélides
— ETYM. Nïipr.fc. fille de Nérée.
t NÉRÉOCYSFK (né-ré-o-si-sf), ». m. Sorte de liane de l'Inde. Du milieu des basses herbes des buissons et des hautes futaies, s'élève, comme le palmier dans la forêt, le superbe néréocysle, dont l'immense tige d'abord filiforme se renfle graduellement en massue, puis se couronne d'un véritable panache de feuilles rubanées, sorte de lanière flottante dont on ne saurait se lasser d'admirer les molles et gracieuses ondulations, éd. grimaro, Uev, des Deux-Mondes, t" avr. 1887, p. 680.
NERF (nerf, d'ajircs l'Académie, qui dit qu'au singulier Vf se fait sentir; cependant plusieurs disent nèr sans f; et dans tous les cas 1'/" est toujours muette dans nerf de bœuf; au pluriel, Vf ne se fait jamais sentir : des nêr; l's ne se lie pas : des nêr affaiblis; cependant quelques-uns lient l's.des nêr-z afl'aiblis), ». m. || 1" Nom donné d.ms une très-ancienne anatomie, et alors que l'on n'avait pas fait la distinction des nerfs proprement dits, aux ligaments et aux tendons ; acception qui s'est conservée dans le langage vulgaire. Un nerf foulé. Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace, CORN. Cid, I, ». C'est pour cette raison que jusqu'aujourd'hui les enfants d'Israël ne mangent point du nerf des liêtes, se souvenant de celui qui fut touché en la cuisse de Jacob, saci, Bible, Genèse, xii, sa. Ils ont été tellement frappés de la frayeur que leur a donnée notre canon, que les nerfs du dos qui servent à se tourner, et ceux qui font remuer les jambes pour s'enfuir, n'ont pu être arrêtés par la volonté d acquérir de la gloire, sêv. 6 août )676. Tous les nerfs tendus et les bras entrelacés fde deux lutteurs] comme des .serpents, chacun s'cfforçant d'enlever de terre son ennemi, fén. Tél. v.|| 2° Proprement. Petits filaments qui mettent en communication le cerveau et la moelle épinière avec la circonférence du corps, et qui transmettent les sensations au centre et les volontés à la circonférence (nerfs blancs, ou cérébrorachidiens, ou de la vie animale), et aus.si petitj filaments qui partent îles ganglions et qui se rendent aux organes de la vie végétative, présidant aux fonctions de ces organes (nerfs gris, ou mous, ou sympathiques, ou végétatifs, ou de la vie organique). Les nerfs de la sensibilité. Les nerfs du mouvement. Les uns font des nerfs un canal par lequel passa un fluide invisible; les autres en font un violon dont les cordes sont pincées par un archet qu'on ne voit pas davantage, volt. IHct. phil. Anatomie. S'il est un caractère qui paraisse propre à l'homme, c'est d'être pourvu de nerfs, bon.net, Contempl. nat.
III, 9. La découverte del'origine des nerfs acuiiduit à placer l'àme dans le cerveau, lo.Ess.anal. Ame, ch. t>. Mais comment do ces nerfs le mobile faisceau De notre ime à nos sens, de nos sens i notre tma Va-t-il du sentiment communiquer la flamme? DELiLLB, Trot» règnes, vu. || Nerf intercostal, voy. INTERCOSTAL. || Nerf grand sympathique, voy. sym- PATinoUE. Il Avoir mal aux nerfs, éprouver des se nsations mal définies, pénibles, qui portent i la tristesse. Il Donner sur les nerfs, causer de l'impatience, j] Attaque de nerfs, voy. attaoue. || Avoir ses nerfs, avoir des nerfs, être agacé, facile à agacer. Il 3* Nerf de bmuf, nom vulgaire de la partie épaisse du bord supérieur libre du ligament jaune élastique cervical postérieur du bceufoudu cheval, des'iécliée et disposée artificiellement en forme de cylindre; c'est par suite d'une err.-ur populaire que celte partie est prise pour le membre génitaidu boeuf, arraché et desséché. Soutenir avec des nerfs de bœuf les panneaux d'une porte. Je vai-i appeler quoiqu'un, demander un nerf de bcruf, le faire tenir par trois ou quatre, et te rouer de mille coups, mol. D. Juan,
IV, I. Et, si dans la province II se donnait en tout vingt coups do nerf de bœuf, Mon pkre pour sa part on eml)Oiirsait dix-neuf, rac. Plaid. i, 5. || Ni-rf do bœuf, instrumi-nl de supplice dont étaient armés les surveillants de la chiourme dans les galères. Tout nu, las I en chemise Me faut ramer Nuit et jour sans fcintise Sur cetto mer; Du neifde bœuf sans cessa llAttu je suis; Je n'ai plus de cares.se De mes amis, Chanson d» <«2i, dans jal. Il ramera sous le nerf de biruf dans les gab'res d'Alger, t. I. Rouss. Km. iv. Il 4" Terme de relieur. Ficelle qui est sur 1» do» d'un livre qu'on relie, et qui est recouverte par la peau ou le parchemin. Presser, pincer les neris d'un livre. CousfZ sur quatre niTfs ou sur six tout au plus; Les nerfs multipliés stnt au moins superflus, LESNi,la Reliure, p. m, i820. || Couture à nerfs fendus; cotte coulure est la plus ancienne et la meilleure de toutes; les deux nerit se touchent, les nerfs d*
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