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DESTINER

OBSTnL'CnP,IVK[ob-stni-ktlf,ktl-T'),a({/. Terme de médecine. Qui cause des obstructions.

— ÉTYM. Lat obstruclum, supin de obstruere, obstruer.

OBSTRUCTIOX (ob-»tru-k»ion ; en ver», de quatre syllabes), ». f. Terme de médecine. Engorgement, embarras qui .se trouve dans le» conduits du corps vivant. || Au plur. Engo^^eraenl3 chroniques du foie ou de la rate qui se développent, entre autres, dans le cours de» Sèvres Intermittentes prolongées.

— HIST. xn* s. En une paralysie, ou apoplexie, à raison de l'obstruction qui ferme U voie au dit esprit, PARé, Introd. (0.

— ÉTYM. Génev. osiruction ; du lat. obstruetionem, de o6i(ruc<um, supin de obstruere, obstruer.

ODSTRUfi, ÉE (ob-stru-é, ée), pnr' ^ d'obstruer. Conduit obstrué. Une rue . ir la

foule. Il Terme de botanique. Corolle ;. -: , ^uroll»

Termine par de» poil» OU autre» appendice».

oUSl'KUKR (obstru-é), j'ob»truais, nous obstruions, vous obstruiez; que j'obstrue, que nous obstruions, que vous obstruiez , v. a. Boucher par

Quelque obst-icle Interposé. Obstruer le passage. Ce étroit qui est aujourd'hui entièrement obstruA par le» glaces, bupf. Expl. caries géngr. (Euv. t. xiii, p. 361. Il Causer, former une obstruction, un engorge-

ment. Obstruer un can.al du corps vivant. Le dépôt de ces eaux obstrue les conduits. || S'obstruer, v. réfl. Etre obstrué. Ces conduits s'obstruent facilement.

— HIST. XVI* s. La qualité des viandes est.... atténuante, incrassante, obstruente ou aperieute, PARS, Introd. 14.

— ÉTYM. Lat. ob(truer«, de ob, et struere, édifier (voy. structure).

t OBSCBCLÊ, ÉE (ob.«u-bu-lé, lée), adj. Terme de botanique. Qui est arrondi et s'épaissit peu à peu de la base jusqu'au sommet.

— ÉTYM. Ob..., et subuli.

t OBSUTCRAL, ALE (ob-su-tu-ral, ra-1'), ud). Terme de botanique. Qui s'applique contre les sutures des valves, sans y être soudé. Cloisons obsuturales.

— éty.m. 06..., etîuture.

t OBJECTÉ, ÉE (ob-tè-kté, ktée), adj. Terme de zoologie. Se dit des chrysalides dont l'épiderme dessine toutes les parties de l'insecte.

— ÊTYM. Lat. oblectus, de ob, et tectus, couvert (voy. toit).

t OBTEMPÉRATION (ob-Un-pé-ra-sion), i. f. Action d'obtempérer.

— HIST. xvi* s. Obtemperation, cotgrave. OBTEMPÉRER (ob-tan-pé-ré. La syllabe pé prend

un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : j'obtempère, excepté au futur et au conditionnel : j'obtempérerai, j'obtempérerais) , ti. n. Se soumettre, obéir. Oui, puisqu'amour l'ordonne, il faut que j'obtempère, chapuzeao, Cercle des (emmeî, dans le ROUX, Dict. corn. || Il est principalement usité en style de palais. Obtempérer à justice. Le parlement répond au roi qu'il ne peut obtempérer; ce mot obtempérer fit à la cour un singulier effet; toutes les femmes demandaient ce que ce mot voulait dire, et, quand elles surent qu'il signifiait obéir, elles firent plus de bruit que les ministres et que les commis des ministres, volt. Hist. pari. ch. 86. Dites-moi enfin si messieurs obtempèrent et se tempèrent, ID. Le». d'Argentul, ("janv. (77(. Si le coupable persista, il faut l'appeler au consistoire; enfin, s'il ne veut obtempérer, il faut faire rapport à la seigneurie, J. t. rouss. Lett. de la Mont. 5. Il II se conjugue avec l'auxiliaire at;oir.

— REM. Voltaire, on ne sait pourquoi, n'aimait pas ce moL La langue s'embellit tous les jours : le parlement obtempère ou n'obtempère pas aiu édits, volt. Lett. Linguet, i5 mars (78».

— HIST. XV* s. Puisqu'il vous plaist, l'ordonneray ll'armée]. Et à vosdiz obtcmperray [obtempérerai), Mijst. du siège d'Orléans, p. 684. || xvi* s. Do sorte que Perpenna par ce moyen fut contraint, voiilust ou non , d'obtempérer & leur voulenté, ahyot, Ser«or. J(.

— ÉTYM. Lat. obtemperar», de ob, et temperare, tempérer, modérer.

OBTENIR (ob-te-nir), v. a. II se conjugue comme tenir. || 1* Parvenir à se faire accorder ce qu'on

demande Je ne vous quitte point. Seigneur, que

mon amour n'ait obtenu ce point, corn. Cinna, iv, 4. J'aime mieux m'exposer i perdre un bien si doux. Que de vous obtenir d'un autre que de vous, id. Andromède, IV, (. Je demande sa tête et cniins de l'obtenir, ID. Cid, m, *. La jeunesse se flatte etcnjit tout obtenlr,LA pont. Fabl. xii,6. On obtient tout de moi, quand on s'y prend de la bonne façon, HOLltRl, Précieuses, ». Tout ce qu'on put obtenir du prince, fut qu'il consentit de traiter d'égal avco l'archiduc, BO.'-SUET, £oui'« de Bout 6on. Pour olitenir le» vents que le ciel vous dénie. Sacrifiez Iphiné. nie,RAC. Iph. l, t Cet esclave est venu. Il a montré son ordre et n'a rien obtenu, rac. Baj. i, (. 11 coûte moin» à faire dire do sol, pourquoi a-l-il obtenu ce poste, qu'à faire demander pourquoi ne l'a-t-il pas obtenu, la brut. viu. Ce que la nature n'aurait pas obtenu de notre raison, elle l'obtient de notre folio, ponten. Dial. «, Jfurtt ane. mod. Les Athénien» obtinrent le véritable empire de la mer, MONTESQ. Esp. XXI, 7. Ils députèrent i Lacédémone pour obtenir la paix, à quelque prix que ce filt, et ils ne l'obtinrent pas, condillac, Ilist. ane. ii, t. Le» dieux même ailorés dans ces climats alTioux, S'ils ne sont teints de sang, n'obtiennent point de vœux, VOLT. Ali. i, ( . N'obtiendruns-nou» jamais la. vengeance ou la mortT id. ib. ii, l. Ordinairemcnl on obtient très-sûrement et très-vite ce qu'on n'o.sl pas pressé d'obtenir, j. j. ROUM. Emile, il. Da» sei> gncur» s'empressèrent d'y {à l'Académie frani/alsoj obtenir et même d'y mériter de» places, duclos, (Sut. t. IX, p. 242, Au moyen de ce petit casuel et du prix de l'Académie que j'eus le bonheur d'obtenir, nous arrivâmes à l'automne, mahmontei.

OBT

Kém. in. Qu'obtiendra donc de vous l'attachement, »i vous payer ainsi la perfidie? BEAOMARCn. Kèr? cmipable, iv, *. || Obtenir une chose à quelqu'un, faire qu'il obtienne une chose. Le crédit de la reine obtint aux catholiques ce bonheur singulier et presqwe incroyable, d'être gouvernés successivement par trois nonces apostoliques, m. Reine d'Anglet. ■Il Obtenir de, avec un verbe à l'infinitif, recevoir la permission de. J'ai obtenu de demeurer auprès «le lui. Il Obtenir que, avec le verbe suivant au subjonctif ou au conditionnel, recevoir la faveur de. Le juste.... ne peut pas môme obtenir que le monde le laisse en repos dans ce sentier solitaire et rude où il grimpp plutôt qu'il ne marche, boss. Jieine d'Anglet. La belle Astrigilde obtint, en mourant, du roi Contran son mari, qu'il ferait tuer et enterrer avec elle les deux médecins qui l'avaient soignée pendant sa maladie, saint-foix , Ess. Paris, (Euv. t. IV, p. 27, dans pougens. Obtenez qu'avec lui je puisse revenir, volt. Zaire, m, i. || Absolument. Pour obtenir du peuple, il vaut mieux exagérer ses prétentions que de les borner, duclos, Œun. t. li, p. <87. Il 2" En termes de palais, obtenir un arrêt, parvenir à avoir un arrêt qu'on poursuivait. Obtenez un arrêt comme il faut que je dorme, rac. Plaid. I, *. Il Obtenir «os lins et conclusions, obtenir en justice ce qu'on demande par sa requête, par ses conclusions. || 3* En termes d'art et de science, et particulièrement de chimie, parvenir à un elîet, à un résultat. Par la greffe on obtient de beaux fruits. Il a obtenu de très-belles variétés d'œillet. Les corps qu'on faisait brûler dans cette toile [l'amiante], pour en obtenir la cendre pure et sans mélange, bhfp. Ifin. t. vn, p. <<8. On obtient la santé par l'exercice et la sobriété, dider. Le», à la comtesse de Corbach. Le gaz hydrogène teiluré n'existe point dans la nature ; on l'obiient en traitant successivement par l'eau et par l'acide hydrochlorique un alliage de potassium et de tellure, THENARD, Traité de chimie, t. i, p. S7a, dans pou- OENS. Il 4° S'obtenir, t!. réfl. Être obtenu. Cela ne s'obtient pas facilement. || En termes d'art etde science, il se dit d'un résultat auquel on parvient. Les variétés de plantes s'obtiennent par le semis. Le manganèse, le chrome, le cobalt, l'urano s'obtiennent tous de la même manière, tiienard, Traité de ch. t. ii, p. 67o.

— IIIST. xiV s. Il obteinrent partie par grâce partie par leur autorité.... bercheure, f. 43, recto. Il XV* s. Finalement ceux de Cambray obtinrent la place et rebouterent leurs ennemis, froiss. i, i, 99. Ne dura le débat gueres, car il [l<'.douard] retourna et obtint la victoire, comm. vi, U.

— ÊTYM. Lat. oblinere, de ob, et (enere, tenir.

t OBTENTEUR (ob-tan-teur), s. m. || l" Celui qui obtient. L'obtenteur de cette grâce. || 2" Celui qui obtient une nouvelle variété végétale. Le véritable olilcnteur de la rose du roi.

— ÊTYM. Voy. OBTENTION.

OBTENTION (ob-tan-sion ; en vers, de quatre syllabes), ». f. Il 1° Action d'obtenir. 11 ne se dit guère qu'en style de chancelleiie et de palais, || 2° Il se dit de l'action de créer une nouvelle variété végétale. L'obtention de la rose du roi. ~

— ÊTYM. Lat. obtentum, supin de obtinere, obtenir.

OBTENU, UE (ob-te-nu, nue), part. pcKné d'obtenir. Qu'on est pan-enu à se faire accorder. D'Alembert a toujours été plus jaloux de se montrer reconnaissant des bienfaits obtenus, qu'empressé d'en obtenir, d'aleubert, U/m. Œuv. 1. 1, p. zxxix, dans POD0EN8.

t OBTURANT, ANTE (ob-tu-ran , ran-t') , adj. Ternie de médecine. Qui bouche, qui obstrue. Pour remédier à cette pléthore obturante, mol. Pourc. i,U.

— ÊTYM. Lat. obturare, pour oblusare, dénominatir de obtusut (voy. obtds).

OBTURATEUR (ob-tu-ra-teur), f. m.\\i' Nom donné aux pièces, systèmes ou appareils destinés à intercepter l'écoulement des fluides. || 2° En chimie, plaque de verre qui sert à boucher. |{ En plioto- Rraphie, couvercle de cuivre qui ferme le tube de lolijectif. Il y a plusieurs systèmes d'obturateurs, k l'effet d'arriver à l'instantanéité. || 3° Terme de chirurgie. Nom donné à de petits instruments des- \inés i boucher les trous qui surviennent quelquefois aux parois d'une cavité ou à une cloison qui •épare deux cavités. || Absolument. Plaque servant à fermer un pertuis accidentel à la voûte du palais. Il 4" Terme de botanique. Corps de forme et de couleurs variables, qui accompagne les masses pollini- «jues de» orchidées et des asclêpiadées. || B* Adj. Obturateur, obturatrice, se dit des parties qui bouchent le trou ovalo do l'os des lies. || Trou obturateur, trou ovalaire ou sous-pubien de l'os iliaque. || Mus-

OBU

des obturateurs, deux muscles de la cuisse , qui bouchent le trou qui est entre l'os pubis et l'os de la hanche. || Ligament obturateur, membrane mince fixée à toute la circonférence du trou obturateur, excepté en haut.

— HIST. xvi* s. Les muscles obturateurs et autres internes, paré, i, 26. Figure des instrumens dits obturateurs du palais, m. xvii, ♦.

— ETYM. Lat. fictif, obturatorem, de obturare (voy. obturant).

OBTURATION (ob-tu-ra-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Terme de chirurgie. Action de boucher les trous qui se font par maladie à la voûte du palais, aux os du crâne, etc. || Obturation des dents, pération qui consiste à en boucher les cavités cariées.

— i:tvm. Lat. obturationem (voy. obturant).

t OBTURBINÉ, ÊE (ob-tur-bi-né, née), adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'une toupie renversée.

— ÉTYM. Ob..., et turbini.

OBTUS, USE (ob-tû, tu-z'), adj. \\ i' Terme d'histoire naturelle. Qui est comme émoussé, au lieu d'être anguleux et pointu. Les feuilles de cette plante sont obtuses. || 2° 'Terme de géométrie. Angle obtus, angle plus grand qu'un angle droit. || 3° Fig. Esprit obtus, esprit peu pénétrant. || Sens obtus, sens dont les perceptions manquent de vivacité, de netteté. Le toucher, si obtus, si incertain pour le commun des hommes, devient pour vous [aveugles] si exquis, si sûr, qu'il semble suppléer en quelque sorte au défaut de la vue, bonnet, Contempl. nat. v, 9.

— lllST. ivi* s. Telle ligature rend obtus, et oste grandement le sentiment de la partie, paré, x, 2). Le patient sent un prurit obtus aux reins, id. xv, 36. Et l'angle plus grant qu'un droict se nomme obtus, FORCADEL, Éléments d'Èuclide, p. 2.

— ÉTYM. Lat. obtusus, de ob, et tustK, part, passif de tundere, frapper : proprement, qui est émoussé. Le radical sanscrit est tud, frapper, vexer.

OBTUSANGLE (ob-tu-zan-gl') , adj. Terme de géométrie. Triangle obtusangle, triangle qui a un angle obtus.

— ÉTYM. Obtus, et angle.

t OBTOSANGULÉ, ÉE (ob-tu-zan-gu-lé,lée), adj. Terme de botanique. Tige obtusangulée, tige dont les angles sont obtus; feuilles obtusangulées, feuilles pinnatifides dont les lobes le sont également.

t OBTUSEMENT (ob-tu-ze-man) , adv. D'une manière obtuse.

— HIST. XVI* s. Obtusement, cotgrave.

— ÊTYM. Obtuse, et le suffixe ment.

t OBTUSIFOLIÉ, ÉE (ob-tu-zi-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles obtuses.

— ÊTYM. Obtus, et feuille.

t OBTUSILOBÊ ÉE (ob-tu-zi-Io-bé, bée), adj. Terme de botanique. Oui est partagé en lobes obtus.

— ÉTYM. Obtus, et lobe.

t OBTUSION (ob-tu-zion), t. f. État obtus, en parlant des sens. L'obtusion du toucher.

— ÊTYM. Obtus.

t OBTUSIROSTRE (ob-tu-zi-ro-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le bec, le devant de la tête obtus.

— ÉTYM. Obtus, et le lat. rostrum, bec.

OBUS (o-buz') , s. m. Terme d'artillerie. Sorte de petite bombe sans anse. Les bombes, dont Maltus [ingénieur anglais, <037] introduisit alors l'usage en France, étaient à peine connues, et les obus ne le furent que plus d'un demi-siècle après, en leori, à la bataille de Nervinde, andréossy, Instit. llém. scient, t. vu, p. <79. Des obus perfidement placés venaient d'éclater dans les poêles de plusieurs maisons [à Moscou]; ils avaient blessé les militaires qui se pressaient autour, ségur, Ilist. de Xap. vin, 6. Il Obus tête de mort, obus Incendiaire, percé de plusieurs trous, par lesquels ce projectile vomit des matières enflammées.

— ÉTYM. Esp. obuX; de l'ail, naubitie, pièce de grosse artillerie, au xv* siècle haufnits, du bohémien haufnice, qui signifiait proprement un engin à lancer des pierres.

OBUSIER(o-bu-zié;rr ne se prononce et ne selle jamais ; au pluriel, l's se lie : des o-bu-zié-z en batterie), s. m. Terme d'artillerie. Espèce de mortier monté sur un affûta roues, qui se tire sous un degré peu élevé, et avec lequel on lance les obus. || Terme de marine. Obusier de montagne, obusier destiné aux embarcations légères, et à servir lors du débarquement comme artillerie do campagne.

t OBUSIÈUE (o-bu-ziè-r'), s. f. F.mbarcation destinée à porter des obusiers. Les embarcations de M. Vallier , qu'il appelle obusières, parce qu'elles sont armées d'un obusier destiné à lancer, sous de petits angles, des projectiles creux, andréossy, Instit. Uém. scienc. t. vu, p. 1 92.

tOB'VENTR (ob-venir), v. n. Terme de jurisprudence. Êclioir à l'Étal par succession ou autrement, en parlant de certains biens.

— ÊTYM. Lat. obvenire, de ob, et venire, venir.

OBVENTION (ob-van-sion), s. f. Terme de droit canonique. Imp6t ecclésiastique.

— HIST. xiV s. Lesobvcncioiis des preliendes, dos prcvostez et autre? bénéfices, Chr. franc, ms. de G. de Kangis, an 4 297, dans lacurne.

— ÊTYM. Lat. obventionem, revenu casuel, de ob, et venire, venir.

■f OBVERS (ob-vêr), s. m. Terme de numismatique. Côté de la médaille opposé au revers. Une médaille d'or de Pergame, ayant à l'obvers une tcte d'Hercule enfant, et au revers Minerve vue de face. Il On dit aussi l'obvcrse.

— ÉTYM. Lat. obversus, de ob, et versus, tourné. OBVIER (ob-vi-é. Au xvr siècle, d'après Bèze,

on prononçait ovier), j'obviais, nous obviions, vous obviiez; que j'obvie, que nous obviions, que vous obviiez, v. n. Prévenir un mal, un inconvénient. Il y a douze jours que je suis enrhumée d'une manière à faire peur.... je voulus, pour obvier, passer un peu par les mains de notre beau Passerai, SÉv. 9 avr. (683. Pour obviera tout scandale, BOSS. Expos, doctr. calh. <7. Sa présentation [de l'empereur] sous le simple nom de gentilhomme et l'incognito obvient à une foule do discussions interminables, GRIMM, Correspond, t. I, p. (69, d:ins pougens. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. XIV* s. Avoir obvié et résisté à la licence, bercheure, f° 70, verso. Une chose..., qui contrarie et obvie et résiste à raison, obesme, Eth. 3). Et pour obvier as grans perilz qui pevent venir de telle erreur, id. ib. (62. Il veulent bien l'un à l'autre, et secuerent ou obvient as nécessités l'un de l'autre, id. l'b. 239. || xv* s. Par cautelle bonne, sutille, Sonieusement y ovier, Myst. du siège d'Orléans, p. 697. Je ne puis ni ne veuil obvier que je ne tienne la trêve, froiss. m, iv, it. || xvi's. Oui bien prevoyt obvye à maint meschef, J. harot IV, 91.

— ÊTYM. Provenç. et esp. ohviar: ital. owiare; du lat. ubviare, de ob, et via, chemin.

t OBVOLUTÉ, ÉE (ob-vo-lu-té, tée), adj. Terme de botanique. Se dit de parties enroulées l'une sur l'autre, avant l'épanouissement. Pétales obvolutés.

— ÊTYM. Ob..., et le latin volulus, roulé. tOBVOLUTIF, lVE(ob-vo-lu-tif, ti-v'), adj. Terme

de botanique. Qui est enroulé sur une autre partie, dans la préfoliation. Feuilles obvolutives.

— ÉTYM. Voy. OBVOLUTÉ.

j t . OC (o-k) , langue d'oc, voy. langue.

— ÊTYM. Provenç. oc, et anc. franc, o, particules qui signifient oui, et qui viennent du latin hoc, cela,

f 2. OC... préfixe pour ob par assimilation; voy. OB....

OCA (o-ka), ». m. Nom que porte au Brésil l'oxalide tubéreuse (oxalidées), dont on mange les tubercules sous le nom de cavi,

OCCASE (o-kka-z'), adj. f. Terme d'astronomie usité seulement en cette locution : amplitude occase, arc de l'horizon compris entre le point où se couche un astre et l'occident vrai. |l S. f. Se dit pa; abréviation, chez les marins, pour amplitude occast

— ÉTYM. Lat. occasus, le coucher, de ob, et ca dcre, tomber.

OCCASION (o-ka-zion ; en vers, de quatre syllabes), ». /■. 1|1° Rencontre d'affaires, de lieux, de temps, convenable pour quelque chose. Je n'ou.sse pa.s tant différé à vous remercier très-humblemeut, si j'en eusse trouvé l'occasion, voit. Utl. 22. L'occasion qui flatte anime l'espérance, corn. Œdipe, I, 4. L'occasion qui plaît semble toujours propice, ID. Sophon. m, 3. L'occasion est belle, il nous h faut chérir, id. Ilor. n, 3. Prenons l'occasion, tandis qu'elle est propice, id. Cintxa, l, 3. L'occasion vous rit, et vous en userez, m. Pomp. 11, 3. Sire, à trop consulter, l'occasion se passe, rotr. Antig. y, «. Dans les grandes affaires, on doit moins s'a|ipliquer à faire naître des occasions, qu'à profiter de celles qui se présentent, la Rochefoucauld, ilax. 452, L'àne vint à son tour et dit : j'ai souvenance Qu'en un pré de moines passant, La faim, l'occasion, l'herbe tendre et, je pense. Quelque diable au.ssi me poussant, Je tondis de ce pré la largeur de ma langue, la font. FaU. vu, 1. Mais ce que vaut l'occasion, Vous l'ignorez, allez l'apprendre, in. Aicaise. Je pris occasion du temps pour lui demander.... PASC. Prov. V. Que pouvait penser le prince, si ce n'est que, pour accomplir les plus grandes choses, rien ne manquerait à ce digne lil.s que les occasions? boss, Louis de Bourbon. Il fallait oppo-

occ

occ

occ

ser à tant d'ennemis un homme qui sût, selon les occasions, profiter de ses avantages, fléch. Turenne. Comme elle connaissait ce que peuvent les occasions sur les résolutions les plus sages, la Fayette, Fr. Clèies, Œuv. compl. t. ii, p. 262, dans pou- GENS. L'occasion est belle, il la faut embrasser, rac. Vlièdre, v, l. Les occasions préviennent presque leurs désirs [des puissants], mass. Pet. carême, Tentât, des gr. Le respect menait à sa cour ceux même qui n'y allaient plus que pour de véritables occasions, st-sim. 273, 185. Pelée, à ce discours, portant au loin sa vue, Voit paraître l'objet qui le tient sous ses lois ; Heureux que pour lui seul l'occasion perdue Renaisse une seconde fois, j. s. Bouss. Cantate 6, Thétis. L'occasion est un attrait; mais, si l'occasion ne venait pas au-devaint de lui, il irait bientôt au-devant d'elle, mabmoîitel, Apolog. thédt. Œuv. t. XVI, p. 450, dans pougens. || Occasion de, avec un verbe à l'infinitif. Je iuis bien aise qu'il se soit présenté occasion d'en mettre mon sentiment par écrit, balz. liv. iv, lett. 9. Elle prend occasion de faire savoir sa passion, corn. D. Sanche, Examen. Pourvuqu'on ne prenne pas de là occasion de demeurer.... PASC. Prov. x. Si l'occasion TOUS vient de rendre quelque service, sÉv. t. Us embrassèrent cette occasion de se relever, BOSS. llist. 1, 8. Il manqua l'occasion de prendre la ville, ID. ib. 11, 9. Narbal prit cette occasion de me mettre en liberté, fén. Tél. m. Crois-moi, l'occasion de faire des beureux est plus rare qu'on ne pense, j. j. R0U6S. Ilci 1, 29. Si je me suis prêtée à l'occasion de devenir riche, c'est pour te rendre mille fois le bien que tu nous as fait, bern. dk st-p. Paul et Virginie. |{ Mettre en occasion de..., donner la faculté de. Plus on met le peuple en occasion de frauder, plus on enrichit celui-ci et on appauvrit celui-là, MO.NTESQ. Espr. xiil, s. Je demeurais quelquefois une heure ou deux dans une compagnie sans qu'on m'eût regardé, et qu'on m'eût mis en occasion d'ouvrir la bouche, id. Lett. pers. 30. Il Faire l'occasion , procurer l'occasion. En faveur de mes feux parlez à cette belle, Et, comme mon amour a peu d'accès chez elle, Faites l'occasion quand je vous irai voir, corn. Suile du Jfenl. v, ï. Il 2* Terme de mythologie. Divinité qu'on représente sous la forme d'une femme nue, chauve par derrière, avec une longue tresse de cheveux par devant, un pieJ en l'air, et l'autre sur une roue, tenant un rasoir d'une main, et de l'autre une voile tendue au vent. || Prendre l'occasion aux cheveux, saisir rapidement le moment favorable de faire quelque chose. C'est une occasion qu'il faut prendre vite aux cheveux, mol. VAtare, i, 7. || L'occasion est chauve, elle est difficile à saisir, on n'a qu'un moment pour la saisir. {| 3" Circonstance. J'étais alors en Allemagne, oïl l'occasion des guerres qui n'y sont pas encore finies m'avait appelé, desc. Mélh. ii, ). La fuile est glorieuse en cette occasion, corn. llor. iv, ». A chaque occasion de la cérémonie, X l'envi l'un et l'autre étalait sa manie, m. Poly. m, 2. Mais quelle occasion mène Évaudre vers nous? id. Cinna, i, 3. Cherchez le plus utile en cette occasion, m. ib. iv, 4. Seigneur, l'occasion fait un cœur différent, id. Nicom. IV, 6. Les occasions nous font connaître aux autres et encore plus à nous-mêmes, la rochefouc. llfix. 315. Votre naissance dépend d'un mariage, ou plutôt de tous les mariages de ceux dont vous descendez; mais ces mariages d'oii dépendent- ils T d'une visite faite !par rencontre, d'un discours en l'air, de mille occasions imprévues, paso. Cond.des grands, l" dise. En quelles occasions un religieux peut-il quitter son habit sans encourir l'excommunicationt iD. Prov. n. IL... faut.... écrire...; le» compliments ne suffisent pas en ces occasions, sÉv. 23 déc. <»7i. Il accommodait ses dogmes i l'occasion, noss. ¥ar. 6. Je ne m'étais chargé dans cette occajion Que d'excuser César d'une seule action, bac. Brit. I, 2. Il le loue, il l'excuse en toute occasion, FÉN. Td. xiu. il Le» grande» occasions, les circonitance» importantes, graves do la vie. Vous me mandiez l'autre jour, que c'était dan» les petites choses que l'on témoignait son amitié.... dans le» grandes occasions l'amour-propre y a trop de part, l'intérêt delà tendresse est noyé dans celui de l'orgueil, s4v. 3GS. Vous dites que cela n'rsl arrivé que dans les grandes occasions, volt. Dicl. phil. Juifs. L'àmcsc proportionne insensiblement aux objet» qui l'occupent, et ce sont le» grandes occasion» qui font les grands hommes, i. i. bouss. Disc, rétabl. des se. l'ériclcs se réservait, comme la galère sacrée, pour le» grandes occasions, p. t. cou». Lett. il, 329. Il*' Kaison, motif, sujet, ce qui donne lieu à quelque cUse. Il me >i:pUil seule .-.CDt da peiner, qu'a-

vec toute cette tendresse que vous me témoignez, il y a quelque occasion pour laquelle vous voudriez que je fusse pendu, voit. Lett. tt. Dorise se feint être un gentilhomme contraint, pour quelque occasion, de se retirer de la cour, corn. Préf. de dit. Je sais tout, et de plus ma bonté paternelle M'a fait y consentir, et votre esprit discret N'a plus d'occasion de m'en faire un secret, id. lient, v, ) . Je voudrais, pour la perfection, que ces personnages servissent encore à quelqu'autre chose dans la pièce, et qu'Us y fussent introduits par quelqu'autre occasion que celle d'écouter ce récit, id. Premier dise. D'autres personnes que vous traitez d'hérétiques; comme j'en suis l'occasion, je., pasc. Prov. xvii. Interroge ton directeur, quand mes propres paroles te sont occasion de mal et de vanité ou curiosité, ID. le Mystère de Jésus, 2, édit. PAUCÈRE.Leur chute [des Juifs] a donné occasion au salut des gentils, BOSS. Ilisl. 11,7. Faire naître des occasions de guerre, ID. ib. III, 7. Ces victoires fut«nt une occasion de proposer de nouveaux partages, id. ib. i, 9. Celles qui ne nous épargnent nulles occasions de jalousie, la bruï. IV. Et d'un lieu de sûreté se font une occasion de chute, KASs. Carême, Vocal. La mort de Lucrèce ne fut que l'occasion de la révolution qui arriva, montesq. ilom. i . Je n'étais point la cause de cet accident [un incendie dans le château de Maisons], mais j'en étais l'occasion malheureuse, volt. Lett. Breteuil, janv. 4724. || Terme ecclésiastique. Occasions prochaines de péché, ou, simplement, occasions prochaines, ou même, plus simplement, occasions, celles qui sont présentes ou qui peuvent porter facilement au péché. Est-il permis da rechercher les occasions de pécher? pasc. Proc. t. Ils ont cru que, si l'excès n'y était pas toujours, au moins l'occasion prochaine de l'excès en était moralement inséparable, BOtiBDAL. 6* dim. après la Pentec. Domin. t. III, p. 25. L'occasion que ces exemples de dérèglement donnent aux âmes faibles, mass. Carême, Médis. Il 11 se dit en un sens analogue dans le langage général. L'occasion prochaine de la pauvreté c'est de grandes richesses, la brut. vi. Il 5° Engagement de guerre, rencontre, combat (vieilli en ce sens) . On comptait hier, au petit coucher, dix-huit batailles ou grandes occasions où il [Turenne] s'était trouvé, pellisson, Lett. hisl.l.n, p. 381, dans POUGENS. Vous ne m'expliquez que trop bien les périls de votre voyage; je ne les comprends pas, c'est-à-dire je ne comprends pas comment on peut s'y exposer ; j'aimerais mieux aller à l'occasion, j'affronterais plus aisément la mort dans la chaleur du combaL... sàv. 2 juin t672. Songez au plaisir qu'aura votre fils de faire bien sa cour, et d'avoir été à la première occasion où Monseigneur a commencé le personnage de conquérant, ID. d Jfm« de Grignan, 3 nov. t088. 11 y a eu une sotte occasion dans l'armée du maréchal d'Humicres,où Nogareta été dangereusement blessé, id. 2 août 1689. 11 y en a une infinité qui ont péri en cette rude occasion [le passage du Rhin], id. (7 juin 1672. Il [Charles de Sévigné] eut quarante de ses gendarmes tués ddrrièro lui ; je ne comprends pas comme l'on peut revenir de ces occasions si chaudes et si longue».... ID. 23 août 1678. Il [lo siège de Namur par les alliés] nous parait d'une fureur digne du maréchal [Bûufflers] qui le défend ; toutes les occasion» sont des baUilles, id. Lett. à Coulanges, • août 1095. Vous ne sauriez vous empêcher d'Ctre au milieu des ennemi» un jour d'occasion, iiamilt. Cramm. 5. Il 6' Par occasion, accidentellement. Ce n'est que par occasion que les rois ont des ennemis à vaipcre ; c'est par institution qu'ils ont de» sujet» i gouverner, flécu. Lamoignon. Aussi ne fut-ca que par occasion que le» Juif» négocièrent dan» la mer Rouge, kontesq. Espr. ixi, «. || 7* X l'occasion de, au sujet de. La haine que pour vous ella a si naturelle, X mon occasion cncor se renouvelle, coRy. Nicom. I, 1. Enfin t(jut n'est qu'horreur et que confusion, Et tout, Créon, et tout à votre occasion, rotr. Antig. v, 6. X l'occasion de ce» prétendu» jour» malheureux, il fut rendu à Alexandre un des plu» joli» oracle» qui ait jamais été, FONTEN. Oratl. I, 13. Tant do peuples qui ont souffert à votre occasion, le» soulagez- vous? mass. Carême, Piques. Simonide, à l'occasion d'un lutteur qui avait remporté le prix à coups do poing aux jeux olympique», chanta dan» une belle ode les louanges de Castor et de Pollux, votr. Dict. phil. Xinophant. || Absolument. X l'occasion, c'est-à-dira si le muinent favorable se présente, si lo cas l'exige. X l'occasion il prendra la parole. ||8" X la première occasion , au piumicr moment favorable. Il ne manquerait paide l'ipouier i la première occasion,

HAMiLT. Gramm. ». L'autre le remercia par un signe de tète, et lui promit de lui rendre cet argent à la première occasion, VOLI. Candide, 27. || A toute occasion, chaque fois que l'occasion sa présente. L'amitié demande un peu plus de mystère. Et c'est assurément en profaner le nom. Que de vouloir le mettre à toute occasion, mol. Mis. i, 1. 1| 9" Dans le.^ occasions, aux occasions, c'est-à-dire quand l'occasion se présente. Je ne me tairai pas des merveilles que fait M. de Grignan pour le service de Sa Majesté; je l'avais déjà fait aux occasions, et le ferai encore, SÉV. 23 déc. 1671. L'espérance qu'elle [.Mme Foucquet] avait que la Providence donneraità Mme de Montespan,dans les occasions, quoique souvenir et quelque pitié de ses malheurs, id. 17 mai 1670. Il faudrait quelquefois ménager ceux qui pourraient faire un bon personnage dans les occasions, id. t. v, p. 5^1, éd. REGNIER. Il 10* D'occasion, loc. adv. qui se dit d'objets que l'on achète à bon marché, soit parce qu'ils ont déjà servi , soit parca que le marchand veut s'en défaire. J'ai acheté ce livre d'occasion. Il On dit de même : marchandise d'occasion, meuble d'occasion, magasin d'occasion. |{ Fig. et familièrement. D'occasion, do valeur très-secondaire. Une vertu d'occasion. Un héros d'occasion. Il Proverbe. L'occasion fait le larron, c'est-à-dire l'occasion fait faire des choses auxquelles on n'aurait pas songé.

— SYN. 1. OCCASION, occcRRENCE. Occasion vient du latin cadere, et indique ce qui échoit ; occurrence vient du latin currere, et indique ce qui se présente comme en accourant. Ces deux mots seraient donc extrêmement voisins, si l'usage n'avait attaché à occasion le sens d'occurrence favorable, bonne à saisir. {| 2. occasion, conjoncture. Conjoncture du latin con-junger«, joindra ensemble, indique un concours d'événements, tandis que dan« occasion ridée de concours n'existe pas.

— mST. XII* s. Je dique mort m'avez s*ns achoison [motif], Couci, vu. Moult |je) m'esme'veil quels est li ocboisons, Qu'ele me fait si longunment languir, ib. xiii. Car je forfis, et moie est l'acheson» [et mienne est la faute], ib. xx. D'aler i lui [elle] or ai pris l'achoison, ib. xxiv. Et maugré tout mon lignage [je] Ne quier ochoison trouver [je ne veux trouver occasion de me marier] ; D'autre fasse mariage; Folz est cui j'en oi [ouis] parler. Dame de J''aiel, dans Couci. Vei ci bono achoison pour la voie laissier, Saz. ivi. {| xiii* s. Por ce que li dus eust droite ochoison de demorer s'il vosist [s'il voulût], villsb. XL. Lors te prendras à dévaler. Et querras achoison d'aler De rcchief encore en la rue. Où tu auras celo veûe Que tu n'os.-is mctre à raison, la Rose, 2390. Tu dois garder porquoi tu paroles, ce est à dire l'achoison da te* diz; car Saneques commande que tu enquiercs l'achoison da tûtes choses, brun, latini, Trésor, p. soi. Et quant si fil [ses petits) perdent la veua par aucune achoison, il [l'hirondellel aporte une h'irbeque on apcle celidoine, qui les garitet lor rent la veue, in. ib. p. 217. ||xiv« ». Hanin, portant lettre» en celi ocquisonà Mons.... caffiaux. Abattis de maisons, p. 7. Il XV* ». Et pour ravoir la vérité de» lointaine» besognes.... je pris voie et achoison raisonnable d'aller devers haut prince.... monseigneur Gaston de Foix et de Bearo, froiss. ii, m, l. Et pour très petite ocquoison Passoie devant sa maison. Et jettoie mes yeux ver» elle, id. Espinette amour. L'occasion de la venue dudit duc de Bourbon estuit pour gagner.... coum. i, 2. Je ne lui vtulx point du tout imputer l'occasion de la guerre, id. iv, i3. 11 estoil pou connu de gens, à l'occasion (à cause] que toujour» avoit esté hor» du pay». loui» xi, Nouv. xcvill. Il XVI* s. Puis le riprinl [Dieu], quand Jiur grefve achoison Un Farrarois luy donna la poison, MAROT, m, 268. (Décision, appréciation) Par quoy à toy en laissa l'achoison. Qui sfai» oit sont loa termes do raison, in. iv, 133. Pour lui montrer U peu d'occasion (sujet) qu'elle avoit de l'aimer, maro. Aour. XV. C'estoit un homme plein do inauvai» vouloir, vu que, pour si peu d'occasion [chance do succès), il faisoit une si meschante entreprisa, m. ib. XLI. L'occasion, la compaignio, le branslo mesnie de ma voix, mont. :, ♦2. Les occasion» [circonstances] de la guerre, id. i, 49. Donner occasion de..... ID. l, 91. Us pensèrent <|u'ils ne prenoient pas saii» occasion [motif, connaissance de cause] cotte sorte du vengeance, id. i, 240. Dieu sourdra fait de la guerre achoison. Quand ruiner il veut une maison, AMYOT, Comment lire les poètes, a. Le» Athéniens auparavant estoient espar» en plusieurs bourgs et à ceste occasion mal aisez à assembler, quand il estoit question do dumicr ordre à une cboso cunccr-

OCC

uant le lien pul)lic,n). Thetée, t». Soudain les cher, vauli, sans que l'on apperceust occasion quelconque pourquof , «'effroyerent, id. Publ. 25.

— ÉTYM. ProTenç. occasio , ocai%o, ochaito, vchaito; espagn. ocasion; ital. occasione; du lat. occasionem, qui vient de oecasum, supin de occtdere, advenir, proprement tomber, de ob, et eadert (voy. choir). L'ancienne langue avait, de oceoîtonem, fait ochoùon, aehoison; c'est au xv siîicle que commence la forme purement latine occasion. Dans la suite aehoison et occasion luttent ensemble, et le dernier finit par triompher.

t OCCASIONNAIRE (o-ka-zio-nê-r'), t. m. Mot inusité dont s'est servi Mézeray pour aventurier,

BICIIELET.

t OCCASIONXALISME (o-ka-zio-na-li-sm"), ». m. Terme de philosophie. Système des causes occasionnelles.

OCCASIONÎfÉ, ÉE (o-ka-zio-né, née), pari, passé d'occasionner. Un accident occasionné par une imprudence.

OCCASIONNEL, ELLE (o-ka-zio-nèl, nè-l'), adj. Terme didactique. Oui sert d'occasion. La bulle Vnigenilus et le livre de VEsprit des lois ont été les causes occasionnelles qui ont fait faire au critique un raisonnement si puéril, montesq. Espr. Défense, part. i. Quoique cette sensibilité de cœur qui nous fait vraiment jouir de nous soit l'ouvrage de la nature et peut-être un produit de l'organisation, elle a besoin de situations qui la développent; sans ces causes occasionnelles, un homme, né trèssensible, ne sentirait rien, et mourrait sans avoir connu son être, J. J. bouss. Conf. m. \\ En médecine, occasionnel se dit des causes à l'occasion desquelles une maladie vient k faire invasion dans l'économie. Il Terme de philosophie. Causes occasionnelles, hypothèse imaginée par l'école cartésienne pour expliquer les rapports de l'âme et du corps; Dieu luimême excitant, à l'occasion des phénomènes de l'âme, dans notre corps les mouvements qui leur correspondent, et faisant naître, à l'occasion des mouvements de notre corps, les idées qui les représentent ou les passions dont ils sont l'objet; cette hypothèse provient de la difficulté que ces philosophes trouvaient à expliquer comment les deux substances, ime et corps, pouvaient agir l'une sur l'autre. Les causes naturelles ne sont point de véritables causes : ce ne sont que des causes occasionnelles, qui n'agissent que par la force et l'efficace de la volonté de Dieu, halebr. Reeh. vér. n, ii, 3. Les causes secondes ne sont point des causes, ce ne sont que des occasions qui déterminent l'action de Dieu, des causes occasionnelles, fonten. Ifoiehranche. Le syst&me des causes occasionnelles, Adée de tout réduire i la matière et au mouvement constituent l'esprit de ce vigoureux philosophe [Descartes], et supposent une analyse d'idées dont les anciens n'avaient point donné d'exemple, turgot. Ébauche du 2' dise. Progrès de i'etprit humain, p. 277.

— ETYM. Occasion.

OCCASIONNELLEMENT (o-ka-zio-nè-le-man) ,

adv. Par occasion. ,Je ne le vois qu'occasionnellement.

— HIST. XIV* g. Il jureront ne feire, ne en repost [en cachette] ne en appert, malice ne fraude, principaumunt ne occasionaument, eu canoë, principaliter. || xvi« s. Occasionnellement, cotgbave.

— ÊTYM. Occasionnelle, et le suffixe ment.

OCCASIONNER (o-ka-zio-né; en vers, de cinq syllabes),!), a. Donner occasion à. Les passions n'éumt que des sentiments et des pensées qui appartiennent purement à l'esprit, quoiqu'elles soient occasionnées par le corps, pasc. Passions de l'amour, il sefait possible que la faute qu'a faite la cour de Pétersbiourg, en rapprochant le territoire prussien de ses possessions, occasionnât un jour des hostilités,

BATNAL, Uist. phil. V, 33.

— hEM. D'après Chifflet, Cramm. p. 98, occasionner n'est pas un bon mot. Ce blâme n'est pas juste ; occasionner est fait comme adectionner.

— HIST. XIV* a. Le comte de Flandres fut plus occasionné de cette choie [en fut plus accusé] que nul autre, Chron. de St Denis, t. i, ^ se», dans LACinuiR. Il XVI* s. Les garnisons y retournèrent en plu» grand nombre, et les hontes qu'ils receurent occasionnèrent le prince d'y envoyer une juste armée, d'aub. //ti(. i, 68.

— KTYM. Çettuion ; provenç. ocaisonar, ochaiso-

evcasion, qui kvait «u la lani de blâma, reproche,

OCC

difficulté) : Cil qui la loi firent pugnissent l'ome de celé ignorance de quoi il est achoisonez par sa négligence, BRUN. LAT. Très. p. 279.

OCCIDENT (o-ksi-dan), s. m. \\ l' Côté où le soleil se couche. Le voyez- vous, dit-il [le prophète Daniel], ce conquérant [Alexamire]? avec quelle rapidité il s'élève de l'occident comme par bonds, et ne touche pas à terre ! Boss. Louis de Bourbon. Qu'Ismaël en sa garde Prenne tout le côté que l'orient regarde, Vous le côté de l'Ourse, et vous de l'occident, BAC. Athal. IV, 6. X l'occident d'Archangel et dans son gouvernement est la Laponie russe, troisième partie de cette contrée ; les deux autres appartiennent à la Suède et au Danemark, volt. Ilussie, i, 4. Il En un sens plus restreint, l'ouest, c'est-à-dire le point précis où le soleil se couche à l'équinoxe. Il Terme d'astronomie. Occident d'été , point de l'horizon où le soleil parait se coucher quand il est dans le tropique du Cancer. Occident d'hiver, point où le soleil paraît se coucher quand il est dans le tropique du Capricorne. || 2* Partie du globe qui est au couchant de notre hémisphère. Les régions d'Occident. Et si ce n'est assez de toute l'Italie, Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie, corn. Hor. IV, 6. Il Terme d'ancienne finance. Domaine d'Occident, droit de trois pour cent qui se percevait sur toutes les marchandises venant d'Amérique. Il En un sens plus restreint. l'Europe occidentale. Tu m'as beaucoup parlé, dans uneda tes lettres, des sciences et des arts cultivés en Occident, monteso. Lett. pers. AOi. || Église d'Occident, l'Église romaine, par opposition à l'Église grecque qu'on appelle Église d'Orient. Il Empire d'Occident, partie de l'empire romain qui, & la mort de Théodose, fut donnée à Honorius (en S95). || Deuxième empire d'Occident ou empire d'Occident ou empire romain d'Occident, celui qui fut fondé par Charlemagne. Il Dans tout l'emploi du n" 2, Occident s'écrit avec un 0 majuscule. || 3° Terme d'alchimi» La noirceur, qui est la première teinte de l'œuvre.

— HIST. XII* s. Li parreins fu ocis e gist en orient; Cist fu ocis el nort e guarde l'occident. Th. le tnart. 4B7. || xiii* s. Sachiez que en chascun leu dou monde a son droit orient devers celé part où li solaus lieve, et ses occidens est devers couchant, BnuN. LATiNi, Trésor, p. 434.||xvi* s. L'espoir de mes travaux, lafin de mon désir. Par un cruel orage, helas I se va perdant. Et, dès le point du jour , je voy mon occident , DESPORTES , Diverses amours, XL, Complainte pour le due d'Anjou. Occiant, cox-

GRAVE

— ÊTYM. Provenç. occident; espagn. et ital. oceidente; du lat. occidentem, de occidere, se coucher, tomber, de ob, elcadere (voy. choir).

OCCIDENTAL, ALE (o-ksi-dan-tal , ta-1'), adj. Il 1° Oui est à l'occident. Peuples occidentaux. La plus occidentale de ces îlfes, baïnal, Hist. phil. iv, 20. Il Cadran occidental, celui qui est tracé sur un mur qui regarde l'occident. || Les Indes occidentales, nom donné abusivement à l'Amérique, parce que Christophe Colomb crut n'avoir découvert qu'une nouvelle route pour se rendre aux Indes par l'occident : erreur qui a survécu dans cette dénomination. Il S. m. pi. Les Occidentaux (avec une majuscule), les peuples qui habitent les régions de l'occident. Jusqu'au temps très-récent oik quelques Occidentaux lurent le nom de Gomer dans une mauvaise traduction des Septante, volt. Dict. phil. Celtes. \\ 2* Se dit d'une étoile, quand elle se couche après le soleil; de la déclinaison de l'aiguille aimantée, lorsque le pôle de celle-ci passe à l'ouest de la méridienne. |i 3" Se dit, chez les joailliers, des pierres précieuses et des perles de moindre valeur, par opposition à oriental, épithète qu'ils donnent aux pierres de choix.

— HIST. xiv s. La mer orientel ou meridionel, la qucle ne croist ne ne retrait si com fait la mer occidentel, h. de mondeville, ^ 8», verso. || xvi* s. La science, auparavant Si longtemps orientale. Peu à peu marchant avant, S'apparoist occidentale, RONS. Odes, V, ».

— ÉTYM. Provenç. et esp. occidental ; ital. occtdentale; du lat. oceidentalis, de occidens, occident.

OCCIPITAL, ALE (o-ksi-pi-tal, ta-l"), adj. Oui appartient à l'occiput. Muscles occipitaux. || L'os occipital, ou, substantivement, l'occipital, os symétrique formant la paroi postérieure inférieure du crâne.

— HIST. XTi* s. L'os occipital, par8, h, <6.

— RTVM. Occiput.

t OCCIPITO.... élément de composition qui veut dire occiput (voy. ce mot).

OCC

fOCCIPITO-ATLOÏDIKN, lENNE (ok-si-pi-to-a-tlo. i-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport à l'occipital et à l'atlas. Articulation occipitoatloîdienne.

t OCCIPITO-AXOÏDIEN, lENNE (o-ksi-pi-to-a-ksoi-diin, diè-n"), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport à l'occipital et à l'axis. Articulation occipito-axoïdienne.

t OCCIPITO-COTYLOÏDIEN, lENNE (o-ksi-pi-toko-ti-lo-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'obstétrique. Présentation occipito-cotyloïdienne, la présentation du sommet de la tête, quand l'occiput du foetus répond à la cavité coiyloîdienne, soit gauche, soit droite, de la mère.

t OCCIPITO-FRONTAL, ALE (o-ksi-pi-to-frontal, ta-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'occiput et au front.

f OCCIPITO-LATÉRAL, ALE (o-ksi-pi-to-la-téral, ra-l'), adj. Terme d'obstétrique. Présentation occipito-latérale, présentation du sommet de la tête, quand l'occiput de l'enfant répond au côté droit ou au côté gauche du bassin de la mère.

t OCCIPITO-MÊNINGIEN, lENNE (o-ksi-pi-tomé-nin-jiin, jiè-n'), adj. Terme d'anatomie. Oui appartient à l'os occipital et à la méninge.

+ OCCIPITO-PARIÉTAL, ALE (o-ksi-pi-to-pari-é-tal, ta-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux os occipital et pariétal. Suture occipito-pariétale.

f OCCIPITO-PÉTRECX, ECSE (o-ksi-pi-to-pétreû, treû-7.'), adj. Terme d'anatomie. Qui est formé par l'occipital et par l'apophyse pierreuse du temporal. Hiatus occipito-pélreux.

+ OCCIPITO-SACRÉ, ÉE (o-ksi-pi-to-sn-kré, kri'e), adj. Terme d'obstétrique. Présentation occipilo-sacrée, présentation du sommet de la tôle, quand l'occiput du foetus répond à l'angle sacro-vertébral de la mère.

[ OCCIPITO -SACRO -ILIAQUE (o-ksi-pi-to-sakro-i-li-a-k'), adj. Terme d'obstétrique. Présentation occipito-sacro-iliaque, présentation du sommet de la tête quand l'occiput du fœtus répond à la symphyse sacro-iliaque, droite ou gauche, de la mère.

OCCIPUT (o-ksi-puf) , f. tn. Partie postérieure inférieure de la tête , depuis le milieu du vertex jusqu'au grand trou occipital. En ramenant habilement les cheveux de l'occiput, il lui composait |à son front dépouillé aux tempes] un encadrement sévère et pittoresque, CH. de Bernard, Vn homme sérieux, § iv.

— HIST. XVI* s. Les ligamens qui lient l'occipul es vertèbres, paré, i, 40.

— ËTYM. Lat. occiput, de ob, dans le sens de renversement, el caput, tête : le côté renversé, l'autre côté de la tête.

OCCIRE (o-ksi-r'), v. a. Terme vieilli et qui ne s'emploie plus guère que dans le langage très-familier ou par archaïsme. Tuer. Amadis de Grèce, lorsqu'il était appelé le damoisel de l'ardente épéc, occit un grand lion, et délivra le roi Magailan, VOIT. lelt. *e. Mais ils craigna'ent sur toutes choses, Qu'occire elle ne les voulût, Après quel mal point de salut, scarh. Virg. v. Un jeune cavalier de noble race, qui, voulant montrer son audace et sa vigueur à sa dame un jour do combat de taureaux, fut cruellement occis par un de ces animaux-là, LESAGE, Diable boit. ch. 4 2. || S'occire, r. réft. Se tuer soi-même ou l'un l'autre. Lucrèce et Didon, comme on sait, S'occirent de mort volontaire, scARBON, dans legoarant.

— HIST. XI* s. [U n'y a aucun qui] Ne seit ocis ou ne devient chreslien, Ch. de Roi. viii. || xa* s. Je l'ocirai à mon espié tranchant, Honc. p. 39. Mais or [je] sui siens, si [elle] m'ocit sans raison, Couci, VI. Il xra* s. Et de bacons [jambons] avoient-il pou, et de fresche char n'avoient-il point, fors de chevaus que on ocioit, villeii. lxxiv. Nos apelons home ocis, coment que il soit tuez, ou 0 glaive, ou 0 baston, ou 0 autre armo, ou as mains, si come il l'a e» tranglé, ou fem del pié, Dig. f. 4i3. Pechié misti la mort Jhesu le roy celestre ; Qui pèche mortel» ment, il ocist Dieu son mcstre, j. de meuno. Test, 4B2.||xrv"s. Par ce que morir ou .soy occire par de^ .sesperance n'est pas œvre de fortitude, et n'e.st pat vertu, mes est vice, oresme, Elh. 82. || xv* s. Lequel temple vous detruisistcs, Quant mauvaisement l'occisistes [Jésus] , Mart. de St Etienne. || xvi* s. Si fut la ro.soliilion de leur conseil, qu'ilz occiroient les deux consuls, amtot, Publ. ». Il vaut mieux de» pieds combattre. En fendant l'air et le vent. Que •e faire occire ou battre Pour n'avoir pris le devant, Sol. Mén.les Tapisseries,

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— ÉTYM. Lat. occïdere, de ob, et cxdere, tner. OCCIS, ISE (o-ksl, ksi-z'), part, passé d'occire.

Tué. S'il y avoit quelques mutins d'occis....

OCCISECR (o-ksi-zeur),*. m. Terme vieilli, ou qui ne se dit que par plaisanterie. Celui qui tue. Faisons l'olibrius, l'occiseur d'innocents, mol. l'Ét. m, 6.

— lllST. XII' s. Al consistorie od lui ne remisl [ne restai ""'s h"™ vis [vivant] ; Oceïsur felun li furent dune tramis, Th. le mart. »4. || xv* s. Mais clier se vendoient aux occieurs, car maints en versèrent le jour en la marine, Doucic. n, 26.

— F.TYM. Lat. occisorem, de nccidere, occire.

OCCISION (o-ksi-zion; en vers, de quatre syllabes), s. f. Terme vieilli ou de plaisanterie. Tuerie. Celte belle Décision faite, scabr. Virg. 1. 1{ Il se dit dans le style scientifique. L'occision immédiate de tous les chiens chez lesquels se manifesteraient les moindres symptômes de nature à laisser craindre la naissance de la rage et surtout de tous ceux qui auraient été mordus et seraient soupçonnés d'avoir été mordus par des chiens enragés, renablt, Acad. des ic. Comptes rendus, t. LVi, p. 1».

— HlST. XI' s. Des or comence l'ocisiumdesaltres, Ch. de Roi. ccLXXxix. || xu' s. Mainte bataille [ils] en firent et mainte ocision, Soi. m. || xili' s. D'occision nus [nulzl ne s'aprouche; Notes aies et mains et bouches, la Rose , 20847. ]|xv' s. Finablement elle fut prise [la ville], et y eut grant occision de ceux qui dedans furent trouvés, fhoiss. j,i, 224. Hxvi's. Leur camp fut pris avec grande occision, auyot, Cam. 5(.

— f.TYM. Lat. oeeùionem, de occidere, occire.

t OCCLURE (o-kklu-r"), V. a. Terme de chirurgie. Pratiquer l'occlusion des paupières bien différente de l'action naturelle de fermer ou clore les paupières. Il Au part, passé, occlus. Paupières occluses.

— f.TVM. Lat. ocdudere, de ob, et claudere, clore.

OCCLUSION (o-kklu-zion ; en vers, de quatre syllabes) , I. f. Il 1° Fermeture. L'occlusion d'un conduit. Il Le rapprochement momentané des bords d'une ouverture naturelle. L'occlusion des paupières. Il î° Terme de médecine. Se dit particulièrement de l'état de fermeture d'une ouverture naturelle. L'occlusion de la pupille. || Terme de chirurgie. Occlusion des paupières, action de fermer les paupières à l'aide de bandelettes de taffetas gommé, dans les cas d'ophthalmie où il y a beaucoup de pholopliobie.

— ÊTYM. Lat. occJufum, supin de oecludere, occlure.

•f OCCULTANT, ANTE (o-kul-Un, tan-t'), adj. Terme de botanique. Se dit d'une feuille appliquée contre la tige, de manière à la soustraire entièrement aux regards.

— ÉTYM. Voy. OCCOITE.

OCCULTATION (o-k ul-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes), ». f. \\ 1" Terme d'astronomie. Passage d'une étoile ou d'une planète derrière la lune qui la cache ; d'un satellite derrière sa planète. L'occultation des satellites de Jupiter. 11 [Aristofe] a vu une éclipse de Mars par la lune et l'occultation d'une étoile des Gémeaux par la planète de Jupiter, BAiLLY, Ilist. aslron. anc. p. 244. Hevelius enseigna que les occultations des étoiles par la lune sont les phénomènes les plus propres à la recherche des longitudes, ID. Ilist. de l'astr. inod. t. U, p. 222. Dans les occultations d'étoiles ou de planètes, il n'y a d'autre observation i faire que celle de l'entrée et de la sortie, delambre, Abrégé astron. leçon i. |{ i' Action de se cacher; il se dit de quelques oiseaux qui disparaissent à certaines époques. Arislole ne caractérise l'oiseau oenanihe [le motteux] qu'en donnant k son apparition et à son départ les mêmes temps qu'à l'arrivée et à l'occultation Ju coucou, bukf. Ois. t. IX, p. 3f>u.

— HlST. XVI" s. Occultation, cotorave. Action si nécessairement obligée i l'occultation et à la vergongne, mont, u, 3H.

— ÈTYM. Lat. oeeultationem, deoccultare, cacher (voy. occulte).

OCCULTE (o-kul-f), adj. || 1* Oui est caché sous une sorte de mjstcre. Sire, ajoutez du ciel l'occulta providence; Sur deux amants 11 verse une même influence, cors. Clit. m, t. Selon les occultes dispositions He la Providence, Boss. Fanég. St Thomas, 2. Quelle physique corpu.sculaire, quels atomes déterminent ainsi leur nature [des différents corpsj T vous n'en savez rien ; la cause sera éler nellemcnt occulte pour vous, volt. Diet. phil. Oeeulte. || Sciences occultes, la nécromancie, la cabale, la magie, l'alchimie, l'astrologie, etc. ainsi nommées parce que les adeptes en font mystère. Cet homme prétend être fort profond djns les sciences occultes, BRSTOCcnEs, le Tambour twc-

tume, n, <l. Voici les livres de science, ou plutôt d'ignorance occulte; tels sont ceux qui contiennent quelque espèce de diablerie : exécrables, selon la plupart des gens; pitoyables selon moi, montesq. Lett.pers. <36. Nous allons exposer quelques-uns des principes de cette philosophie qu'Agrippa et d'autres ont professée sous le nom d'occulte, diue- ROT, Opt'n. des anc. philos. (Pythagorisme). C'est en encourageant la philosophie qu'on réussira à éteindre dans un Etat toute confiance dans les aits occultes, ID. «6. (Pythagorisme). \\ 2° Terme de philosophie. Qualités occultes, certaines propriétés que l'école considérait comme la cause cachée d'effets apparents et l'explication suffisante de ces effets. Descartes venait de substituer aux qualités occultes des péripatéticiens les idées intelligibles de mouvement, d'impulsion et de force centrifuge, laplace. Expos, v, 6. Il En un sens qui n'est plus scolastique, les causes premières considérées comme inaccessibles à l'esprit humain. Oui, monsieur, je l'ai dit, je le redis et je le redirai, malgré la certitude d'ennuyer, que la doctrine des qualités occultes est ce que l'antiquité a produit de plus sage et de plus vrai; la formation des éléments, l'émission de la lumière, animaux, végétaux, notre naissance, notre vie, notre mort, la veille, le sommeil, les sensations, la pensée, tout est qualité occulte, volt. Lett. à M. L. C. 23 déc. 4768. On s'est moqué fort longtemps des qualités occultes; on doit se moquer de ceux qui n'y croient pas; répétons cent fois que tout principe, tout premier ressort de quelque oeuvre que ce puisse être du grand démiourgos est occulte et caché pour jamais aux mortels, volt. IHcl. phil. Occultu. Il S'I erme d'ancienne géométrie. Ligne occulte, se disait des lignes auxiliaires que l'on trace sur un plan pour faire une construction quelconque , et que l'on efface ensuite.

— HlST. XII' s. Les occultes choses de la tue sapience, Lib. psalm. p. 67. ||xiv» s. Aussi a il aultre chose plus occulte, que ainsi chascune lierbe a sa propre vertu, LANEnANC,f'4<0, \erso. ||xvi' s. Fautil donc nier ce qui est manifeste, quand ce qui est occulte ne se peut comprendre? calvin, Inslit. 76». Les médicaments hypercathartiques, c'est à dire qui font opération effrénée par propriété occulte.... paré, XXIV, 26. Les choses mortes ont encore des relations occultes à la vie, mont, i, 20.

— ETYM. Lat. occultus, participe passé de oeculere, cacher, que les étymologistes latins tirent de ob, et colère; mais le sens ne s'en déduit pas facilement ; il est plus probable qu'il s'agit d'une racine cal : clam, pour calam, «xa/.-ûirno ; racine où l'a s'est changé en u, comme dans occupare, do capcre.

f OCCULTEMENT (o-kul-to-man) , adv. D'une manière occulte.

— HIST.xil's. Porpençasei qu'il s'enfuireit, Ocultement la guerpireit [l'al)andonnerait] , wace. Vierge Marie, p. 4». || xvi' s. Ccste grâce laquelle est occultement donnée aux coeurs des hommes, n'est point venue d'un cœur endurcy, calv. Instit. 772.

— ÉTYM. Occulte, et le suffixe merit.

\ OCCULTER (o-kul-té),«. a. Terme de physique. Cacher à la vue un rayon, une étoile, etc. || S'occulter, V. réft. Être occulté. À cette distance |le point focal d'un télescope], on ajuste à demeure un réseau de fils d'araignée, tendus rectangulairoment; et le rayon central venu de l'étoile, dans l'axe du cylindre, se définit presque mathématiquement par la condition que l'image focale s'occulte devant le point de croisement des fils, bioi, Précis hist. astr. planét. p. 4.

— ÉTYM. Occulte.

OCCUPANT, ANTE (o-ku-pan.pan-f), od;. IJl'Oul occupe, qui est en possession. Nous étions occupants, nous avons été dépossédés. || 8° Il se dit d'un avoué qui est chargé dus intérêts d'une partie dans un procôs. L'avoué occupant. || 8' Oui donne de l'occupation, de l'embarras. Nous afons eu, à la maison, des amis, des étrangers trés-occupanls. Il 4* Substantivement. Premier occupant, celui qui s'empare, qui se saisit le premier. La dame au nei pointu répondit que la terre Était au premier occupant, la font. Fabl. vii, *«. Le premier occupant, est-ce une loi plus sage [que l'hérédité] T iD. «6. Jules II excommunia Louis XII, donna son royaume au premier occupant, et lui-mémo, le casque en tête... volt. Polit, et Wgitl. Tolérance, idée de la réforme du xvi« tiVcte. L'idée de la propriété remonte au droit du premier occupant, i. ;. rodss. Ém. II.

— HIST. xy i. n fault dire pour le plus seur, Qu'il soit au premier occupant, coouillaRT, Knijurile entre la simple el la rusée.

t OCCUPATF.UR (o-ku-pa-teur), t. m. Celui qui occupe, s'empare.

— HIST. XVI* s. Cherchant non tant à recouvrer le sien, qu'à faire au moins que l'occupateur l'en

ServiSt, M. DU BELL. 249.

— ÉTYM. Occuper.

OCCUPATION (o-ku-pa-sion; envers, de cinq syllabes), t. f. Il !• Action d'occuper, de s'emparer d'un lieu, d'un bien. L'occupation a précédé la propriété. Il i° Terme de guerre. Action de se rendre maître d'un pays, d'une place. || Armée d'occupation, armée destinée à contenir un pays vaincu. || On nomme aussi armée d'occupation, celle qui, agissant dans l'intérêt d'une puissance amie ou alliée, occupe militairement ses provinces pour les garantir d'une surprise, d'une invasion, d'une insurrection. On dit aussi, corps, brigade d'occupation. || 3° Terme de droit. Possession en fait d'une chose immobilière, avec ou sans droit. L'occupation ne constitue pas le droit de propriété. || i° Terme de rhétorique. Figure par lac|uelle on prévient et réfute d'avance les objections de l'adversaire. On dit plus souvent proiepse. Il 6' Affaire, pratique, emploi qui prend, occupe le temps. Je sortis ainsi avec mon rochet et mon camail en donnant des bénédictions à droite et à gauche, et vous croyez bien ijue celte occupation ne m'empêchait pas de faire toutes les réflexions convenables à l'embarras dans lequel je me trouvais, betz, Mémoires, ii, les Rarricades. Ils [les hommes] ne cherchent en cela [la chasse] qu'une occupation violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi, pasc. l'ens. iv, t, édit. havet. Toutes les occupations des hommes sont à avoir du bien, id. ib. m, 12. L'ennui qu'on a de quitter les occupations où l'on s'est attaché, !D. ib. XXV, 7». On va loin sans mourir d'ennui, pourvu qu'on se donne des occupations et qu'on ne perde point courage, sév. 62. Je regarde, j'admire cette belle vue [des bords de la Loire] qui fait l'occupation des peintres, m. 8 mai (080. J'essayerais mille petits remèdes inutiles pour en trouver un bon; et mon impatience et mon peu de vertu me feraient une occupation continuelle de l'espérance d'une guérison, id. 2i août 1680. Les lettres et les réponses font de l'occupation, id. 30 sept. 167(. Ils mangeaient, ils buvaient, ils se mariaient; c'étaitdes occupations innocentes, boss. Mnr.-Thér. Aussitôt qu'il fut permis à M. le l'ellier de se reposer des occupations de sa charge sur un fils qu'il n'eiU jamais donné au roi, s'il ne l'eût senti capable de le bien servir.... id. le Tetlier. Pendant qu'il |(:ondé] passait

sa vie dans ces occupations [les praliqurs de la vie chrétienne], et qu'il portait au-dessus do ses actions les plus renommées la gloire d'une si ln'lle et >i pieuse retraite, id. Louis de Bourbon. Les ytemières occupations de Marie-Thérèse (arrivée à Paris] furent d'aller d'église en église reconnaître Dieu partout où il veut être adoré, flEch. Mar.-Thér. Déjà l'activité de son génie, accoutumé aux soins de l'F.urope entière, n'a plus pour aliment que l'administration de cent mille hommes ; encore l'organisation de son armée est-elle si parfait" qu'à pemo est-ce une occupation, sSoub, Ilist. de Nap. viii, ». Il Fig. Votre souvenir fait toute mon occupation , sêv. 257. Adieu, ma chère enfant.... vous êtes la

chère occupation de mon cceur, id. li nov. 4675. Il Absolument. L'occupation, l'habitude de .se livrer au travail. L'occupation fait paraître tous les jours courts elles années longues; les jours courts, parce que nous ne faisons pas attention au temps dont les révohitions solaires font la mesure; les années longues, parce que nous nous les nf [ ' ; r une suite de choses qui supposent une •! i r.i-

ble, condil. Traité sens, w, 7. || H. i — ... . ..ccu-

pation à quelqu'un, l'employer à quelque travail. Il Fig. Donner de l'occupation i quelqu'un, loi susciter des affaires, de l'embarras. || «• Kig. Le soin le souci que l'on prend de quel(|uo chose. Ces mines, cette occupation eontinuellede sa parure, okn- Lis, ThéAt.d'éduc. les Faux amis, l, ». L'occupation où l'on pstdc son ressentiment, stael, Influence des passions, i, 6.

— HlST. XV* s. Ilsavoicnt donné à Philippe comte de Charrolois son fils une moult précieuse espée, aornée de riches pierres et autres joyaux, laquelle estoyt au roy d'Anglclcrie ; et avoit esté trouvée et prinso avec ses autres bagues par iceux, afiln q'ie. s'ils avoicnt aucune occupation [affaire cnminehj) pour le cas dessus dit, iceluy comte Icseust pour recommandez, monstbri.kt, ch. 147, p. 9», dans LActiHNR. Aussi ne veult plus exercer l'office pour occupation d'aage et de fragilnté, mrnam), Ilist. de. du Guesciin, p. ♦«« dans lacubnr. || xvi' ». Hz M

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cherchoieDt autre chose qu'4 l'entretenir toujours en quelques amourettes et autres vaines occupations, AUïOT, Dion, 10. S'amuser à des occupations sédentaires, uqnt. i, <b3.

— K^ïM. l'rovenç. occupacio; espagn. ocupacion; itaL occupaziune : du lat. occupationem, de occt<pore, occuper.

OCCUPÉ, ÉE (o-ku-pé, pée), port, passé. \\ 1" Dont on s'est emparé. Les passages occupés par l'ennemi. Il 2» Oui est tenu, en pailanl d'un espace, d'une place, etc. Le terrain occupé par le palais. || Kig. Pour garder votre cœur, je n'ai pas où le mettre; La place est occupée, cohn. Nicom. i, 2. |;3" Occupe i, qui travaille à. Occupé à cultiver son domaine. On n'en voyait point d'occupés X chercher le soulien d'une mourante vie, lafo.nt. Fahl. vu, ). Ouand nous sommes assez malheureux pour n'être point uniquement occupés à Dieu, sÉv. (B mars 1680. L'armée en deuil est occupée à lui rendre les derniers devoirs, flécu. Turenne. Pouvait-on briguer des charges pour elle, quand on était assez occupé à lui conserver la vie? flêch. Duch. de Mont. \\ Occupé de, qui songe à. Dès lors on le vit toujours sérieusement occupé du soin de se vaincre soi-même, boss. Louis de Bourbon. Mais que, de ces grandeurs comme une autre occupée. Vous m'en ayez paru si longtemps détrompée, kac. Drit. m, 7. L'on juge en le voyant qu'il n'est occupé que de sa personne.... qu'il croit que tous les yeux sont ouverts sur lui et que les hommes se relayent pour le contempler, labkuï. ii. Tantôt chez les Césars occupé de nous nuire, voi.f. Tancr. j, t. Ne songeant point à prolonger son existence, mais occupé de se rendre capable d'application tant qu'il existerait, condorcet, Bucquet. Taciturne, mon front appuyé sur ma main, D'elle seule occupé, mes jours coulent en vain; Si j'écris, son nom seul est tombé de ma plume, a. chén. Élég. ixxv. El Fanny [une mère qui a perdu un de ses enfants], que déjà les destins ont frappée. Soupçonneuse et longtemps de sa perte occupée, ID. Aux premiers fruits de mon. verger. || 11 est occupé d'elle, pour il lui fait la cour, phrase recommandée par Mme de Genlis, Uém.t. v, p. 9i, éd. (835. Il 4° Oui a à travailler, qui a de l'cccupation. J'ai voulu l'acheter, ledit, expressément, AQn que d'Isabelle il soit lu hautement; Et ce sera tantôt, n'étant plus occupée. Le divertissement de notre après-soupée, mol. Éc. des maris, u, 9. L'esprit se relichait, pendant que les mains industrieusement occupées s'exerçaient dans des ouvrages dont la piélé avait donné le dessin, boss. Anne de Goni. Lorsqu'occupé d'un côté, il envoie reconnaître l'autre, le diligent officier qui porte ses ordres sétonne d'être prévenu, iD. Louù de Bourbon. Je suis occupé, je ne veux voir personne, bac. Plaid. III, 3. Quiconque tient le sceptre et l'encensoir a les deux mains fort occupées, volt. Dict. phil. Puissance. || Il se dit, dans le même sens, du temps, de la vie. Une vie occupée. Je mène ici une vie solitaire et occupée, qui convient à la fois à ma santé et à mes études, volt. Lett. d'Argental, (5 oct. 4750. U passa des jours tranquilles, glorieux, occupés, au milieu de ses disciples qui étaient ses amis, C0ND0hCF.T, Linné. \\ 5° Dont l'esprit travaille. L'on est plus occupé aux pièces de Corneille; l'on est plus ébranlé et plus attendri i celles de Racine,

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