Voir devant ses yeulx fourrager une ville, id. i
27. Avoir les yeulx plus grands que le ventre, id. i, 230. Il n'y a rien de changé; mais noslre ame regarde la chose d'un aultre œil, id. i, 27i. L'elephant, le regardant de mauvais œil.... m. 11, 476. L'assistance qui avoit les yeulx sur moy, id. m, 291. Juger d'une chose à l'œil [sans règles, simplement], ID. IV, 234. Hz ne l'ozoient pas seulement regarder entre deux yeux, amyot, Varcel. 37. Tout le monde jetta incontinent les yeux sur Aristides, id. Arist- s. U se jettoit à clos yeux au danger, id. Phoc. s. La vicomte pria le roi de Navarre qu'il lui servit de sergent de babiille en cette journée; la réponse fut : je le veux bien, mon œuil par dessus, d'aub. Hisl. m, 60. N'estant au restes! dépourvu de sens et d'expérience, qu'il ne sçust bien faire la guerre à l'œil, CARL. I, 6. Le malade a les yeux battus, ne pouvant reposer ny dormir qu'à grande peine, paré, XV, 36. Œil de bœuf est une mala<lie d'œil, quand il est gros et eminent sortant hors la teste, comme l'on voit les bœufs les avoir. — Œil de cochon, est quand l'œil est rond et petitet peu fendu, comme les ont les cochons. — Œil de chat, qui se dit à raisoii que l'on voit de nuit, ainsi que font les chats. — Œil de chèvre, maladie qui vient à la cornée de l'œil, comme taches blanches, ainsi qu'on voit aux chèvres.— Œil de loup ou de mauvais garçon, maladie de l'œil, quand ils sont noirs, enfoncés, regardans de travers, comme les ont les loups, et ordinairement les traistres et mauvais garçons, paré, In- Irocl. 21. Du bout des sarmens ainsi couchés, sort sur terre deux ou trois œils, o. de serres, 4 63. Entre les vins clerets, deux couleurs en sont les principales : de rubi oriental ou œil-de-perdris, et de hyacinto tendante à l'orangé, m. 2to. Entre tous les vins, je vois d'un fort bon œil Tousjours celuy qui est vermeil, J. le houx, Vau de Vire, 24. J'ay mis au clair le plus grand de mes doutes ; J'ay descouvert cent secrets d'un traict d'œil, st-gel. 48I. Ce grand flambeau du ciel [le soleil] sans fin resplendissant, (Eil visible de Dieu, fils aisné do nature desportes, Diane, 11, 7l , stances. Bien que je voye i l'œil mon malheur préparé. Et que le desespoir soi ma seule espérance, id. Diverses amours, xx. Prin( SCS yeux [lunettes] qu'il portoit à sa ceinture, bouchet.
Séries, 11, p. 467, dans lacuhne Depuis que li
France Couve dedans son sein lo meurtre et la ven geance.... France, le petit oeil et la perle du monde. Est maintenant stérile au lieu d'estre féconde, a. bel lrao. Bergeries, t. i, p. 2. Œil un aultre œil Toit,el
non soy, gEnin, Récréât, t. Il, p. 248 Car l'œil
parle et frappe, sert de langue et de main, cuaruon,
ŒIL
ŒIL
Sagesse, i, h . Vous savez si elles onl l'œil au bois ; il ne faut pas broncher devant elles, rien ne tombe à terre, Coules de Cholières, f* 220, dans lacurne. 11 a un oeil à la poisle, l'aultre au chat, cotghave. X l'œil malade la lumière nuit, ID. A cœur dolent l'œil pleure, id. Orgueil n'a pas bon œil, id. Oui n'a qu'un œil bien le garde, iD. Par l'œil, par l'oreille et l'espauUe, Dieu a frappé trois rois en Gaulle; Par l'espaulle, l'oreille et l'œil, Dieu a mis trois rois au cercueil ; Par l'espaulle, l'œil et l'oreille, Dieu a puni par grand merveille Antoine, François et Henri, Qui s'estoient bandés contre lui [dicton protestant sur Henri II mort d'un coup de lance dans l'œil, François II mort d'un abcès à l'oreille, et Antoine, roi de Navarre, mort d'une blessure à l'épaule], LEROUX DB LiNCT, Prov. t. I, p. 271. Mieux vaut un œil que nul, id. ib. t. ii, p. 350. Quand l'orgueil va devant, suivez le bien à l'œil, Vous verrez la ruine aux talons de l'orgueil, d'aub. Tragiques, Vengeances.
— £tym. "Wallon, oûie; Hainaut, ouail, ouèle; Maine, iiet;herTy,yeu: j'ai mal d mon j/eu; bourg. lé deux euille; provenç. olh, ol, oill, huelh, huel, ue2, ut7 ; anc. catal. oill; catal. mod. u22; espagn. ojo ; portug. olho ; ital. occhio; du lat. oculus, qui a l'accent sur 6 (et non de ocellus, qui l'a sur ce/). Oculus est une forme diminutivg d'un radical oc, qui se trouve dans le lithuanien akis, le russe oko, et le sanscrit aksha, œil. Dans l'ancien français, la déclinaison est : nominatif li oils ou oels ou iex, régime le oil ou oel; au pluriel /•' oil, au régime les oils ou oels ou iex. Iex se prononçait comme nous prononçons yeua. Le mot, en raison de l'I, a été traité comme les mots en al; cheval, chevaux, de là son pluriel qui reproduit le cas régime pluriel de l'ancienne langue. Dans plusieurs anciennes formes on trouve un t ; iols, iex, etc.; c'est une formation analogue à miel du lat. mel, mieux du lat. melius, et aussi à biau, chdtiau de plusieurs patois.
<. OEILI.AUE (eu-lla-d', U mouillées, et non eujra-d' ; Ménage avertit de ne pas prononcer, comme faisaient quelques-uns, è-Ua-de), s. f. \\ 1" Coup d'œil (ce qui est le sens propre). D'une œillade.... le général perce les coupables jusqu'au cœur; et en les regardant il les punit, balz. le Romain. Vous parlez de ce reganl que je lui vis jeter sur elle : ohl jamais je ne lai oublié! cette œillade-là ne valait rien : il y avait quelque chose dedans qui n'était pas dans l'ordre, mahivaix, Fau«. confia, m, 2. Je le retrouvais [un ennemi] sur ce terrain, me |ioursuivant de ses oeillades furibondes et ourdissant contre moi des complots ténébreux, l. retbauu, /^r. PAturot, 11, 7. Il a* Particulièrement. Coup d'œil furllf et lancé à dessein. Et ne permettons pas qu'après tant de bravades Mon sceptre soit le prix d'une de ses œillades [de CléopatreJ, cokn. Pump. u, t. Jamais œillade de la dame, Propos flatteur et gracieux. Mot d'amilié ni doux sourire, Déifiant le pauvre sire. N'avaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri, Li FONT. Pabl. a, ts. Ces œillades qui parlent sans parler, et qui disent bien plus que les paroles mêmes, bodhdal. ii' dim. apris la Pentecôte, Dominic. t. m, p. 24i. Les œillades à demi lâchées et à demi rendues entre deux personnes, harivaox. Pays. parv. part. 7. Vos jeunes attraits, vos œillades Ne me rendront p.is mon printemps, volt. LeU.eix vers et en prose, i*b. U avait souvent jeté des œillades, serré le bout des doigts, cohtb de caylus (groslp.ï) , Étrennes de la St-Jean, Œuv. U X, p. 401, dans pouokns. Partout ses yeux, jwur m'alarmer, I^ovoquaient l'œillade indiscrète, bé- BANO. Rosette,
— HIST. XVI* s. Depuis cela ilz «"entrejetterent force œillades, autot, .Sylla, 72. Il [le malade qui » succombé] a descouvert son bras.... il s'est couché sur le costé gauche.... somme, une parole, un songe, une œuillade leur semble [aux médecins] suffisante excusa pour se descbarger de faulte,
— ÊTYM. Œil; wallon, ouydd; picard, euyade, coup à l'œil.
t 2. OEir.l.AI)E(eii-lla-d'), voy. oi iliiad».
t OEILLADRR (cu-lla-dé, Il mouillées), v. a. Lancer de» œillades & quelqu'un (terme qui vieillit). Mais as-tu vu jamais beauté plus surprenante? — Ma fol, je n'en sais rien, j rrlllade la suivante; Comme elle est plus mon fait, elle est plus à mon gré, TH. CORN, le Charme de la toix, ii, 2. Elle m'œillade, parbleu! Faisons lo petit- maître, et brusquons l'aventure, Bomom, U Bal d^Auteuil, n, 7.
— UIST. XV* S. L'ycul regarde où lo cueur a.spire;
DICT. DK LA LANGUE rRANCAISX.
J'ay cocy par trop œillade, bassblin, m. ||xvi* s. Lorsque mon œil pour t'œillader s'amuse, Le tien habile à ses traits descocher.... rons. ♦.
— ÉTYM. Œillade.
t OEILLAUD (eu-Uar, H mouillées) , s. m. || 1" Synonyme de meuleau. Œillards ou meuleaux à moulins, la pièce estimée 20 livres, Déclar. du roi, nov. 1640, tarif. Il i° Ouverture de 30 centimètres environ, au centre de la meule, qui donne passage au fer de la meule, jj Ouverture par laquelle passe l'arbre de la roue d'un moulin.
— ÊTV.M. Œ'il.
i(miLLÉ,tE (eu-llé, liée, U mouillées), adj. Il i' Terme didactique. Qui porte une figure d'œil. Il i' S. m. Nom de plusieurs poissons. || Nom de diverses pierres susceptibles de poli.
— RTYM. Œil.
*. OEILLÈKE (cu-Uè-r*, II mouillées, et non euyè-r'), adj. f.\\ !• Dents œillères, et, substantivement, les œillères, dents canines de la mâchoire supérieure, placées entre les incisives et les molaires. Arracher une œillère. On dit mieux dent canine. Il a° En botanique, feuilles œillères, feuilles à l'aisselle desquelles est un œil, un bourgeon.
— HIST. XVI* s. Puis y en a deux de chacun costé, tantdessusque dessous, nommées canines..., aucuns les appellent dents œillerc.?, en haut principalement— les œillères canines froissent les morceaux, PARÉ, IV, 2.
— ÊTYM. Œil ; dents ainsi dites parce qu'elles sont placées immédiatement au-dessous de l'œil.
2. OEILLÈRE (eu-llè-r', M mouillées), s. f. || 1* Petit vase dont on se sert pour se baigner les yeux. Il 2° Pièce de cuir attachée à chaque montant de la bride du cheval, pour l'empêcher de voir do côté. Il 8° Terme de blason. Partie de castiue ou heaume qui servait de visière aux chevaliers. || 4° Nom spé ciflque d'un poisson, le sparus palpebratus, L.
— HIST. xtv* s. Il doit avoir le visage tout couvert, et aura au chappel deux œillères par où celuy verra, Modus, !" cxxxii.
— f.TYM. Œil.
t. OEILLET (eu-Uè, Il mouillées, et non eu-yè) , s. m. Il 1° Petit œil. Ce sens n'existe plus que dans la chanson que les mères chantent aux petits enfants, en leur touchant les yeux et toquant le front : petit œillet, grand œillet, toc too maillet. || 2" Petit trou rond, dont le bord est retenu par un cordonnet, un point de feston, ou un petit cercle de métal, fait avec un poinçon à du linge, i des vêtements, etc. pour passer un lacet. || S» Trou, bouillon qui se forme quelquefois sur. l'émail, au feu. || 4" Œillet de marais, ou œillet de salines, nom donné, sur les côtes occidentales de la Bretagne, à une certaine surface de terrain aplanie et préparée pour faire évaporer l'eau de mer, dont on obtient le sel. Il possède quarante œillets de marais. L'œillet de marais est un rectangle d'environ (0 mètres sur 7, leooarant. Il 5" Terme de marine. Sorte de ganse ou de bagues qu'on pratique au bout de diverses manœuvres pour y passer un cordage.
HIST. XVI* s. Ladite bande sera attachée fermement aux œillets du pourpoinct, parB, xvii, i2.
— ÊTYM. Diminutif de ail.
2. OEILLET (eu-Uè, Il mouillées, et non eu-yè; le t ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, 1'» se lie : des eu-Uè-z élégants ; œillets rime avec traits, paix, succès, etc.), *. m. || 1" Genre de plantes qui sert de type à la famille des caryophyllécs. On y distingue: l'œillet des jardins ou œillet des fleuristes, ou œillet girofle, ou grenadin, ou, simplement, œillet, dianlhus caryophytlus, /..; œillet velu, dianlhiis armeria, L; la mignardise, qui est un des noms par lesquels on désigne l'œillet plume, dian(/ius plumarius, L; l'œillet d'Espagne, qui est un des noms vulgaires do l'œillet piquant, dianthui pungent, L.; l'œillet de poîte, qui est un des noms vulgaires de l'œillet barbu, dianthus Oarbatut, Linné, appelé encore bouquet parfait, bouquet tout fait et jalousie, ce qui ne doit pas le faire confondre avec l'amaranto tricolore, dile aus^i jalousie; l'œillet des chartreux, dianthiu carihusianorum, L.; l'ceitlot mignardise des prés, dianlhus tuperbus, L; l'œillet do Dieu, lychnis flosjmis, Lamk.; l'oeillot des prés, lychnis fins cueuli, L. En voyant ces œillet» qu'un illustre guerrier Arrosa d'une main qui «agnait ■!■ .Souvien»-tol qu'Apollon bâtissait îles m ne t'étonno pas que Mars soit jardinier, m ■■« »i,i i>ER7, sur Jf. le Prince (en visitant la Bastille où on lui montrait le jardin que Condé prisonnier avait cultivé). Il 1* Flewr de cette plante. Uo bel œillet. Il 3* Œillet d'Espagne, nom donné aussi à la princiano tris-belle (léguisiaeuses), qu'on ferait
mieux d'appeler çeillet de la nouvelle Espagne, pour éviter la confusion, et toutefois ce serait par abus qu'on appellerait œillet une plante qui n'est pas du genre dianthe, legoarant. || Œillet d'Inde, un des noms vulgaires de la tagète dressée (synanthérées), tageles erecta, L., dite encore fleur des morts et grand œillet d'Inde, pour la distinguer de la tagète étalOe, qu'on appelle petit œillet d'Inde, tagetes patula, L. || Œillet de Pâques, le narcisse des poètes, narcissus poelicus, L. || 4° 11 se dit quelquefois pour œillette. L'huile d'œillet est séparés des graines du pavot, dont la belle fleur le fait a[>peler œillet dans les départements du Nord do la France, où on le cultive abondamment, fourcroy, Connaiss. chim. t. vu, p. 337, dans pougen». Il 6° Œillet de mer, espèce d'actinie.
— HIST. XVI* s. Se voient plusieurs espèces d'œillets ou giroflées : les principales sont les blancs, rouges et meslangés; aucuns appellent de Provence, ces trois sorles-ci d'œiUets; les autres et plus petits, estans dis de Roseto; quant aux œillets d'Inde, appelles aussi de Turquie, l'on ne les tient au jardin que pour la couleur qui est belle, ressemblant au velours orangé.... on recouvre des œillets verts, insérant sur des lauriers des jettons d'œillets blancs : des bleus, sur des buglosses..., j'estime que de toi artifice sont sortis les œillets meslan;;és qu'en Provence et Languedoc, l'on appelle pi quassats, tonans du rouge et du blanc, o. rE serrks, S72.
— ÊTYM. Diminutif de œil, ['oeillet était ainsi nommé par assimilation.
t OEILLETERIB (eu-llè-te-rie, Il mouillées), ;. f. Lieu planté d'œillets.
— ÊTYM. Œillet 2.
• .OEILLETON (eu-Ue-ton , I( mouilles, et non eu-ye-ton), t. m. ferme de jardinage, lipjeton que poussent certaines racines (par exemple, l'artichaut). Les œilletons servent à propager la plante. || Particulièrement, rejeton d'œillet, marcotte d'œillet.
— HIST. xvt* s. Œilleton, cotgravb.
— ÊTYM. OEillet I , dans le sens de petit œil.
t 2. OEILLETON (eu-Ue-ton, (I mouillées), s m. Pièce ronde de cuivre, percée d'un trou fort petit, quo l'on met dans les télescopes à l'extrémité des oculaires.
— ÊTYM. Diminutif de ceil.
f OKILLETONNEH (eulle-to-né. Il mouillées), V. a. Oier les œilletons d'une plante. Le marchand d'arbres sépare aussi les plants enracinés qui croissent au pieil des sauvageons : c'est cette même opération qu'on appelle œilletonner en fait de fleurs, Dict. des arts et m. Jardinier. || Couper le bout de l'œilleton à feuilles, afin de bira profiter lo fruit.
— f.TYM. Œilleton i.
OEILLETTE (eu-llè-t', II mouillées, et non ouyè-t'),i. f. Il 1° Pavot cultivé, dont on tire de l'huile. On falsifie aussi l'huile d'olive avec l'huile d'œillelte ou de graine de pavot blanc, Dict. des arts et m. Huilier. || 2* Huile qu'on retira de l'œillette, dite aussi petite huile d'olive.
— HIST. XV* s. Oignon», aulx, pois, fèves, oliettes, FRoiss. II, m, 35.
— ÊTYM. Picard, oullette. La forme olielte du XV* siècle paraît indiquer le lat. oleum, huile. Cependant Fourcroy, qui disait œillet (voy. oeii.lkt j, n" *), prétend que le mot représente 1 œillet fleur, à cause de la beauté do la fleur de ce [lavot. D'après Le[roarant,œiII«((« est une corruption iVulirillc.
t OENANTHAL (ènan-tal) ou (MÎNANTIIOL (ônan-tol), s. m. Terme de chimie. Essence obtenue en distillant l'huile de ricin.
f OENANTIIE (è-nan-t), ». f. Genre de la famille des ombellifèrc», dont plusieurs espèce» .sont vénéneuses, particulièrement Vananthe crocala, L., vulgairement cigué ai|uatiquo.
— ÊIYM. O'.vivOri, do oivr], vigne, et ivOo;, fleur.
t OENANTHING (è-nan-tl-n'), ». f. Terme de chimie. .Substance visqueuse, isolée des vins de llordeaut, et i laquelle on attribue l'arôme et l'onctuo- ■ité des vins du haut Médoe.
— ÊTYM. OIviv9Ti, fleur de vigne, de otvi), vigne,
et iyOo;, fleur.
t OKNAKTIIIQOK ( è-nan-tl-k' ) , adj. || 1* Qui a
rapjHirt à laromo des vit»s. || 1* 'ferme de chimie. Ether œnanthique, huile cisonliclle du vin, qui lui doit en grande partie son bouquet. || Acide irnanthiqiic, nciile igu'jn obtient en décoiiipusanl l'i ther œnanlhiqiio par une solution chaude do potMsa caustique.
— ETYM. Voy. IKNANTHINII.
t OE!«fANTIiYLLK (è-nan-ll-n, ». m. Terme de
chimie Hadicil hypothéliquede l'acide œnanthiquo.
t OKSf.Lf.oa (6-né-lé-OD), t. m. Terme do phar*
QEST
macie. Mélange de gros vin et d'huile, dont on faisait des fomentations.
— ÉTYM. OJvo;, vin, et {Xaiov, huile.
t OEXO... Elément de composition qui signifie Tin, et qui est Ib grec oîvoç (voy. vin). t OEXOCHOÉ (è-no-lco-é), s. (. Sorte de vase grec.
— Etvm. 0!vo)(6ii, de olvoç, vin, et x£ïv, verser. tOE-VOGALA (è-no-ga-la), ï. m. Breuvage composé
devin et de lait, dont se servaient les hippocratiques.
— ETYM. Oîvoî, vin, et Y«>a, lait.
t OENOLÉ (è-no-lé), s. m. Terme de pharmacie. Nom générique des médicaments liquides destinés à rus.iRe interne qu'on prépare avec du vin et des principes médicamenteux.
(ffiXOLOtilE (è-no-lo-jie) , ». {. Traité sur les Tins; art de faire le vin.
— ETYM. OTvoç, vin, et Xôyoc, traité.
+ (KNOLOGIQCE (è-no-lo-ji-k'), aàj. Qui est relatif i l'œnologie.
fOEXOLOGISTE (è-no-lo-ji-sf) ou OENOLOGDE (ë-no-lo-gli'), *. m. Celui qui écrit sur les vins, sur la fabrication du vin. Les écrits des œnologues fourmillent de receltes qu'on propose pour corriger l'acidité des vins, genus, Maison rust. t. m, p. 309, dans pouGENS.
OE.NOMANCIE (è-no-man-sie) , *. ^ Terme d'antiquité. Divination qui se faisait avec le vin destiné aux libations.
— ÊTYM. Oîvo;, vin, et iiavTEÎo, divination.
t OENOMANIE (è-no-ma-nie) , s. f. Terme de médecine. Nom donné au delirium tremens, qui provient de l'abus des liqueurs alcooliques.
— ÊTYM. OIvoc, vin, et manie.
t OENOMEL (è-no-mèl), s. f. Terme de pharmacie. Sirop dont le vin fait la base, et dans la composition duquel le sucre est remplacé par le miel.
— ÊTYM. Otvo;, vin, et |ji),i, miel.
ŒNOMÈTRE (è-no-mè-tr") , t. m. Instrument propre à connaître les pesanteurs spécifiques des vins.
— ÊTYM. Olvo;, vin, et (uxpov, mesure.
+ OENOMÉTRIE (è-no-mé-trie), s. f. Action, manière de mesurer la qualité du vin avec l'œnomètre.
t CffiNOMÉTRIQUE (è-no-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à l'œnométrie.
t OENOPIIILK (è-no-fl-l"), adj. Qui aime le vin. Il Société œnopbile, société qui fait le commerce des vins.
— ÊTYM.OÎvoc, vin, et phile, suffixe (voy. ce suffixe) .
t (ffiNOPUOBE (i-no-fo-b'j , adj. Qui a horreur du vin.
— ÊTYM. Olvoc, vin, et 9ÔB0;, crainte.
tœNOPnOBIE (è-no-fo-bie), *. f. Aversion pour
le vin.
OGNOPHORB (è-no-fo-r'), *. i».||l"> Grand vase où les anciens mettaient du vin. || 2° Officier qui avait soin du vin, qui portait le vin.
— ÊTYM. Otvoçôooi;, de olvo;, vin, et çooi;, qui porte.
t OENOTHËRE (è-no-tè-r') , t. f. Genre d'onagrariées, dans lequel en distingue l'œnothére bisannuelle, dite herbe aux ines et onagre,
— ÊTYM. Oîyo9ripa< ou olvoOriptç.
t OENOTUIONIQUE (è-no-ti-o-ni-k'), adj. Terme de chimie. Synonyme de sulfovinique.
— ÊTfSl. oivoç, vin, et 6eïov, soufre.
t œONIB (è-o-nie), t. f. Genre d'orchidées créé par Lindley pour des herbes de Madagascar et de Bourbon, legoarant.
CeSOPUAGE (è-zo-fa-j'), s. f. Terme d'anatomie. Canal membraneux qui s'étend du pharynx à l'orifice supérieur de l'estomac.
— IIIST. xiv* s. Les plaies de l'ysofague, h. de HONDBViLLK, C <3, verto.
— ÊTYM. Otaoçâyoç, de oîow, ancien présent de oltiv, porter, et faytiv, mander : portant ce qu'on mange. On remarquera que ysofague du xiv* siècle représente la prononciation moderuc de la diplithongue 01.
t OESOPHAGIEN , lENXE (6-zo-fa-jiin , jiè-n'), tdj. Oui appartient i l'œsophago.
t OBSOPUAGISHE (è-zo-fa-j i-sm'), t. m. Terme de médecine. Spasme de l'œsophage.
t UBSOPHAGITB (è-zo-Ia-ji-t'), ». f. Inflammation de l'œsophage.
— ÊTYM. Œtophaçe, et la finale médicale ite , indiquant inflammation.
i OBSOPIIAGOTOMIE (è-io-fa-go-to-mie), ». f. Terme de chirurgie. Incision qu'on pratiquée la partie lupéiieure de l'œsophage pour en retirer quelque corps itranger qui s'y est introduit et arrêté.
— tTYM. Œtophagi, et to|x^, section.
OeSTBK (k-»lr'), ». m. || f Genre d'insectes i
deux ailes, formant une petite famille dans l'ordre dM diptirei, caractérisés essentiellement par l'ab- MBM presque absolue de* parties de la bouche, ce