OPS
travail le pesple est condamné, El d'un sceptre de fer veut être gouverné; Que, s'il n'est opprimé, tôt ou tard il opprime, rac. Ath. iv, 3. Il est plus aisé d'opprimer que de contenir, et d'exercer un acte de violence qu'un acte de justice, d'alemb. Lett. au roi de Pr. 4 4 déc. 4 767. || 3° Faire éprouver des chagrins, des souffrances, des embarras. Je ne sais comme sont faites les autres sortes d'amitiés que l'on a poui vous; on vous étouffe, on vous opprime, on crie à la dépense, et c'est eux qui la font! sév. à Urne de Crignaii, '•' avr. 4 689. Malgré lo faix des ans et du sort qui nropprime, bac. Mithr. u, 3. Loin de la secourir, jion amitié l'opprime, id. Iphig. iv, 9.
— Hi5f. xiv s. Afin que il ne nous puisse grever et obprimer, i'Ebcheube, ^ 24, recto. Pueple oyprimé, oresme, Thèse de meunier. |{ xvi* s. Avant qu'avoir pu jelter l'œil sur la voye, il est de rechef opprimé de ténèbres, cALv. Instit. 198. Nous sommes quasi opprimez de grande multitude de misères, iD. 16. 791. Il s'en retourna à Athènes, là où ses amis n'osloient point encore totalement opprimez par ses ennemis, amyot. Thés. 43. Les intherests communs de haine avec l'opprimé contre l'oppresseur, d'aub. Hist. II, 412. Financiers, justiciers, qui opprimez de faim Celui qui vous faict naistre ou qui défend le pain, ID. Tragiques, Misères.
— ÉTYM. Prov. opprimer; anc. cat. oppremer ; esp. oprimir, ital. opprimere; du lat. opprimer e, de ob, et premere, presser (voy. pression). Opprimer esl un latinisme fait au xiv* siècle; d'origine il eût été opreindre.
OPPROBRE (o-pro-br'), s. m. || l" Honte pro fonde, déshonneur extrême. Pleurez le déshonneur de toute notre race Et l'opprobre éternel qu'il laisse au nom d'Horace, cobn. 7/or. m, 6. Jérusalem et votre peuple sont aujourd'hui en opprobre à toutes les nations qui nous environnent, saci. Bible, Dor niet, IX, 4 6. Venez, rebâtissons les murailles de Jérusalem, afin qu'à l'avenir nous ne soyons plus en opprobre, m. ib. Esdras, u, Kéhémias, u, 4 7. Quoi donc! les Romains ont-ils pu penser à honorer comme dieu celui que leurs magistrats avaient condamné au dernier supplice et que plusieurs de leurs auteurs ont chargé d'opprobros ? boss. Hist. n, 4 2. C'est bien assez pour moi de l'opprobre éternel D'avoir pu mettre au jour un fils si criminel, BAC. Phèdre, iv, 2. N'attends pas qu'un père furieux Te fasse avec opprobre arracher de ces lieux, ID. ib. Père juste, lui dit-il [Jésus-Christ], voici enfin le jour de votre gloire et de mes opprobres, MASS. Carême, Passion. Je ne vous ai caché ni le bien ni le mal, ni nos opprobres ni notre gloire, volt. Princ. de Babylone, 8. La postérité prononcera entre mes juges et moi [Socrate]: tandis qu'elleattachera l'opprobre à leur mémoi re.elle prendra quelque soin de la mienne, barThél. Anach. ch. «7. lia- L'opprobre de, c'est-à-dire ce qui est une cause de honte. Un exécrable Juif, l'opprobre des humains, bac. Ksther, m, 4. Réponds donc à ton juge, opprobre de ma vie, volt. Brutus, v, 7. Tous les gens rie lettres, à l'exception de ceux cpii sont l'opprobre de la littérature, ne sont pas moins indignés que vous du traitement que j'éprouve, d'alkmu. Lett. à Voit. 30 juin 4765. || 3° État il 'abject ion. Mais mourir dans l'opprobre et dans l'ignominio, VOLT. Ali. u, 4. L'opprobre avilit l'ftme et flétrit la courage, id. Kérope, 11, 2. Quand on a tout perdu, quand on n'a plus d'espoir, La vie est un opprobre et la mort un devoir, id. ib. Il, 7. Il vit que la mauvaise fortune avait déjà flétri son cœur, que l'opprobre et le mépris avaient abattu son courage, J. J. BOuSS. Ém. IV. [L'indigent] Dévoré de besoin, de projets, d'insomnie. Il vieillit dans l'opprobre et dans l'ignominie, A. chén. Idylle, le Mendiant.
-^ HIST. XII* s. Aemple [remplis] les faces d'iccls d'opprobre. Liber psalm. p. 118. || xiv s. Et pour un peu de gaaing ils soustiennent obprobres ot vilaines reproches et didames, oresme, Kth. 4 14. Il xv* s. Combien que le doux Jhesus des obprobres que nous li faisons nous poust et puist reprendre et blâmer, ilyst. de Pari, et Joiophat, dans Gui dk CAMBHAi, p. 374. Il XVI' S. Ils Se desplaisent et melancholient de se voir ainsi en opprobre de tout le monde, paré, xix, 4.
— ÊTYM. Lat. opprobrium, de o6j et probntm, action honteuse, qui est pour prohtbrum (comparez nianubrium pour mam(/ii'hni(m), de prohibere, prohiber : chose qu'on prohibe et qu'on reproche.
t OPSIGONE (o-psi-go-n'), adj. Terme dirlaclique. Qui vient le dernier, en parlant des dents de sagesse. Les dents opsigones.
— ÊTYM. 'OliYovo;, né tard, d* îij<f, édien &}"> tard, et fnài, né
OPT
j OPSIMATHIE (o-psi-ma-tie), t. f. Terme didactique. Envie d'apprendre, dans la vieillesse. Caton l'ancien, qui apprit le grec à »o ans, est un exemple d'opsimattiie.
— 6TYM. 'O^s, tard, et ^l.a<StX■^, apprendre.
t OPSIOMBTRE {o-psi-o-mè-tr') , s. m. Terme de physique. Instrument pour déterminer les limites de la vue distincte chez un individu.
— ÉTYM. 'Oi^tc, vue, et |i£Tpov, mesure.
f OPSIO.MÉTRIE (o-psi-o-mé-trie), t. f. Emploi de l'opsiomètre.
t OPSIOMfiTRIQUE (o-psi-o-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport, qui appartient il l'opsiométrie. Degré cpsiométrique.
t OPSO.VIANIE (o-pso-ma-nie), t. f. Terme de médecine. Goût exclusif pour une espèce d'aliment.
— ÊTVM. 'Oiov, mets, et manie.
OPTATIF, IVE (o-pta-tif, ti-v'),odj. Qui exprime le souhait. Plût à Dieu! est une formule optative. il En grammaire, moJe optatif, ou, substantivement, l'optatif, mode qui, dans certaines langues, par exemple en grec, exprime le souhait.
— Hisr. XV' s. Nouvellement, par manière optative, CH. d'orl. Rondel en.
— ÊTVM. Prov. optatiu; «spagn. oplativo; ital. ollativo ; du lat. optalivus, de optare, souhaiter (voy. opter).
tOPTATION (o-pta-sion), t. f. Terme de rhétorique. Figure qui consiste à exprimer un souhait sous forme d'exclamation.
— ÈTYM. L;it. optalioitem, de optare, souhaiter, t OPTATIVEMEîfT (o-pta-ti-ve-man), adv. D'une
manière optative, qui exprime un souhait. Les verbes vivre, mourir, etc. sont employés optativement dans les phrases : Vive la France I Meurent les tjrans!
OPTER (o-pté), r. n. Prendre, entre des choses qui paraiss:ent se valoir, celle qui convient. Apollon sera contraint d'opter, s'il veut être prophète, médecin ou violon, d'ablanc. Lucien, dans bicuklet. C'est trop contre un mari d'êt.-e coquette et dévote : une femme devrait opter, la URuy. ni. Il faut opter des deux, être dupe ou fripon, begnard, le Joueur, I, 7. Allier les maximes de la religion avec celles de la prudence de la chair, et opter entre sa conscience et sa fortune, mass. Prof, relig. serm. i. Le repos et la liberté me paraissent incompatibles : il faut opior, j. j. Ronss. Gouv. de Pologne, i.
— SYN . OPTER, CHOISIR. On opta en se déterminant pour une chose, parce qu'on ne peut les avoir toutes. On choisit en comparant les choses , parce qu'on veut avoir la meilleurs. Entre deux choses parfaitement égales, il y a à opter, mais il n'y a pas à choisir. Entre la députation de Lyon et celle do Paris, il opta pour celle de Paris. Nous n'optons que pour nous, mais nous choisissons quelquefois pour les autres.
— HIST. xvi's. Panurge leur remonstroyt le bien et l'heur de l'aultre vie ; leur optant [souhaitant] ce néanmoins bonne adventure et rencontre de quelque baleine [à l'exemple de Jonas], hab. Pant. V, 8. Voylà qu'advient à ceux qui en simplicité souhaitent et optent choses médiocre», lo. ir, Prolog, de l'aulheur. Il opta pour compagnon au consulat son beau père Scipion, amyot, Pomp. 80.
— ÊTYM. Lat. optare, choisir, souhaiter; c'est le dénominatif d'un participe lictif op-lut, touché, obtenu, dont le ra'lical se trouve dans ap-Mcor, aptus; ganser, dp; védique, dp, toucher, atteindre, obtenir; comparez le sanscrit ips, désirer.
OPTICIEN (optisiin), s. m. || l" Celui qui sait et enseigne l'optique. || 2' Fabricant, marchand d'instruments d'optique. M. Dollond, savant opticien anglais, homme de génie, s'empara do ses formules [d'EulerJ, y appliqua les lois de la réfraction, telles que Newton les avait données, BAUxr, //lit. deVattr. t. m, p. US. ||ild;'. Ingénieur opticien.
— KTYM. Optique, et la finale l'en, qui, dans les adjectifs, exprime dépendance, appartenance.
t OITICrrÉ (i>-pti-si-téj, t. f. Terme de physique. Qualité optique. L'oi<ticité de la couieur bleue.
t OPTICOGRAPHË (o-p-ti-ko-gra-l^) , adj. Qui est tracé à l'aide d'une loupe. Ecriture opticograpbe. Il 5. m. Instrument qui sert à écrire ainsi.
— ETYM, Optique, et l'élémeat Tps?<^i pri* passivement.
t OPTIUATIB (o-pti-ma-sie) , i. f. Synonyme peu usiti d'aristocratie.
— ETYM. Lat. optimatet, les ricbts, les puissants, les aristocrates, i'oplimui, irès-lion (voy. optimê).
OPTIMË (o-pti-mé), adv. Terme familier. Trèsbien. Thomas Diafoirus : Cela a-l-il bien éti, mon père? — M. Diafoirus : Optimè, mol. Mal imag. il, (.
OPT
[Le pouls] Repoussant. — Benè. — Et m*me un peu capricant. — Optimè, id. ib. ii, ».
-- REM. L'Académie écrit optimè avec un è et novissimé avec un é. Ces deux adverbes doivent prendre le même accent l'un que l'autre, mais lequel ? Si l'on veut indiquer la prononciation française, il faut mettre l'accent aigu dans les deux cas ; si l'on veut suivre l'orthographe latine, il no faut mettre d'accent ni dans l'un ni dans l'autre, car les Latins n'accentuaient pas leurs adverbes, et l'accent grave n'est qu'une habitude de classe dans les collèges français. C'est donc l'accent aigu qu'il faudrait mettre, dans un dictionnaire, à tous ces adverbes.
— ÊTVM. Lat. opit'me, adverbe de optimus, qui est un superlatif (op-(umuî), de la racine op, ap, obtenir.
OPTI.UISME (o-pti-mi-sm') , $. m. || 1° Système de philosophie où l'on enseigne que Dieu a fait les choses suivant la perfection de ses idées, c'est-àdire le mieux, et que le monde est le meilleur des mondes possibles. L'optimisme de Platon, renouvelé p:ir Shaftesbury, Bolingbroke, Leibnitz, et chante par Pope en beaux vers, est peut-être un système faux; mais ce n'est pas assurément un système impie, comme des calomniateurs l'ont dit, VOLT. 3* dise. Candide ou l'Optimisme, conte de Voltaire, où il réfute l'optimisme. Ou'e<t-ce qu'optimisme? disait Cacambo. — Hélas 1 dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal, m. Candide, 4 9. Il [Leibnitz] est le fondateur de l'optimisme, wdeh. Opin. des auc. philos. L«ibnillt'an»îme. Il [Sénèque] expose [ieKreLXv: Dieu a fait le monde le meilleur possible) les opinions de Platon, d'Aristote et des stoïciens sur le monde : on voit ici que le système de l'optiniisme n'est pas d'hier, id. Claude et Nér. ii, 21. Le trouble de nos cœurs s'oppose à l'optimisme; Le cri des malheureux en détruit le sophisme, berxis, Relig. tengée, v. 112" Se dit, dans le langage ordinaire, d'une tendance à voir tout en beau, surtout en fait de politique. Un tel optimisme, X parler franchement, ressemble à l'égoïsme, collin u'harlevillk. Optimiste, il, 7.
— ÊTY»l. Lat. optimus, très-bon (voy. optimè). OPTIMISTE (o-pti-mi-st'),j. m. etf.\\ l" Celui qui
admet l'optimisme. Leibnitz était optimiste. || .4dj. Lo système optimiste. || 2" Kn général, celui qui est naturellement disposé à être content de tout. S'il allait, comme vous, devenir optimiste T collin d'har- LEVII.I.E, Optimiste, v, fi. Chacun est optimiste et dit à cœur ouvert : Voyons celui qui gagne, et non celui qui perd, al. ouval, Uanie des grand, il, 7.
— ÉTYM. Voy. 0PT1MISM8.
OPTIO.'V (o-psion; en vers, de trois syllabes), ». f. il 1° Faculté, action d'opter. Et, sans autre miséricorde que de lui donner [à David] l'option de son supplice, il [Dieu] lui ordonne de choisir entre la famine, la guerre et la pe.ste, boss. Polit, x, vi, n. Breteuil parvint à découvrir ie successeur (du notaire qui avait l'acte de mariage de celui qui fut le cardinal Dubois], le fit venir, et lui laissa l'option d'une somme assez forte ou d'un cachot, pour la remise ou le refus de la minute du contrat, duclos, Œuv. t. VI, p. i«6. Il Terme de jurisprudence. Droit d'optinn, faculté de choisir entre plusieurs objets, quia été réservée dans un contrat. || Faculté que possède la femme, de renoncer à la communauté après la dissolution du mariage. {| 2* Terme de bourse. Marché ayant lieu à Londres dans lequel l'un des deux contractants a droit, moyennant une prima, qui en tout ca< appartient à l'autre, de se déclarer, i un jour convenu, acheteur ou vendeur de rentes dont le prix et la quantité ont été déterminés lors de la conclusion de l'affaire. Ce marché a lieu aussi à Paris pour les marchandises.
—HIST. xvi* s. Cimon leur donna l'option de choisir lequel ilz voudroient des deux, amyot, Cimon, <5.
— ETYM. Provcnc. option; espagn. opeion; du lat. optionem (voy. optks).
t. OPTiyUK (o-pti-k'), adj. Il !• Oui a rapport à la vision. illu.sion optique. || Cène optique, faisceau de rayons qu'on imagine partir d un point quelconque d'un objet jioiir venir tomber sur la prunelle. Il Pyramide optique, pyramide qui a l'objet visible pour base et dont le sommet est dans l'œil. Il Triangle optique, triangle dont la bas« est une des lignes droites do la surface de l'objet et dont les câtés aboutissent i l'œil. || Pinceau optique, assemblage de rayons, par le mi>yen duquel on voit un point ou une partie d'un objet. || Axe optique ou visuel, rayon passant par lo centre de l'tcil, ou tombant perpendiculairement sur rnll. |{ Anglv optique, celui soas lequel on voit un corps. 1| Pouvoir optique, aptitude d'un instrumeol i rendre distincts Us
OPU
détails d'un objet observé. || Terme de cristallographie. Axe optique, une ou deux directions suivant lesquelles un rayon lumineux ne se divise jamais. Il Terme d'astronomie. Inégalité optique, irrégularité apparente dans le mouvement des planètes, || Lieu optique d'une étoile, le point du ciel où elle nous paraît ètro. j| 2° Terme d'anatomie. Nerf optique, deuxième paire encéphalique, entièrement destinée au globe de l'œil ; il est uniquement apte à faire naître des sensations visuelles, mais les lésions n'en occasionnent aucune douleur, et ne provoquent non plus aucun mo",.«ment. || Trou oittique, ouverture arrondie que le sphénoïde préseiilo à la base de chacune de ses p<itites ailes, et qui livre passage au nerf optique. l| Fossette optique, fossette située à la face interne du sphénoïde, recevant le chiasma des nerfs optiques. || Couches optiques, éminences arrondies et blanchâtres situées .'i la partie postérieure des ventricules latéraux du cerveau.
— HIST. xiv* s. les ners obtiq>ies venans du cep
Vel, H. DE MONDRVILLE, f" 10, te.SO.
— ÊTYM. Provenç. optic ; e?gagn. optieo; ital. ottico ; (lu grec oirtixo;, qui vient de Jirco|i«i, voir.
2. OPTIOUE (o-pti-k'), s. f. Il f Science de la lumière et des luis de la vision. Bien qu'il y ait eu quantité de bons esprits qui ont fort cultivé cette matière [l'étude de. la lumière] , et ont trouvé à son occasion plusieurs choses en l'optique qui valent mieux que ce que nous en avaient laissé les anciens, DEsc. Dioptr. i. Il croyait qu'à moins que l'on ne rendît l'optique plus parfaite , nos progrès dans la physique étaient arrêtés à peu près au point où nous sommes, fonten. r.vc/iim/iaus. L'optique n'est née dans la Grèce qu'au temps de Platon et d'Aristote, qui e^ jetèrent les fondements, BAiLi.Y, Hist. aslr. anc. p. 446. Alhazon, au onzième siècle, s'est fait connaître par un traité d'optique en sept livres ; c'est le seul ouvrage d'optique un peu ancien qui nous ait été conservé, ID. Ilisl. astr. mod. t. i, p. 237. Descartes appelait l'optique la science des miracles, m. ib. t. ii, p. 2uu. |{ Kn un sens particulier, l'optique, la science qui a pour objet les effets de la lumière directe, par oppo.sition à la caloptrique qui a pour objet la lumière réfléchie, et à la dioptrique qui a pour objet la lumière réfractée. || Une Optique, un traité sur l'optique. L'Optique de Newtnn a perfectionné l'astronomie, la géographie, la marine, en perfectionnant le» lunettes, sennkbier, Ess. sur l'art d'observer, t. I, p. <25. Simplicius, qui rivait dans le sixième siècle (vers 560 de l'ère vulgaire) cite, dans lo premier livre dn son commentaire sur l'ouvrage d'Aristote intitulé de Ccelo, l'Optique de Ptolémée, CAUSsm, Inst. Uém. inscr.et belles-lettres, ». vi, p. ». || 2° Perspective, aspect des objets vus dans l'éloiKuement. L'optique du théfttro est favorable à la figure de cette actrice. Quand ces temples viennent à crouler, il ne reste que des débris isolés, entre lesquels l'œil découvre au haut et au loin les astres, les nues, les montagnes, les fleuves et le; forêts; alors, par un jeu de l'optique, l'horizon recule, et les galeries, suspendues en l'air, se découpent sur les fonds ilu ciel et de la terre, ciiateaubr. Génie, v, m, «. || Kig. Optique du théitre, les conditions imposées par la scène aux œuvres dramatiques, l'sptiquc du tliéiltro exige que les caractères soient points à grands traits, Uiet. de l'Aeadémie. || 8- Boite avec un miroir incliné, dans laquelle on regarde, k travers une grosse lentille, des estampes enluminées. Acheter une optique, l'ne belle optique. || On fait quelquefois, en ce sens, optique masculin ; c'est une faute.
— ÊTVM. O/id'f/we i.
t OPTICil'E.'HENT (o-pti-ke-man), adv. Afec les caractères optiques. Une surface optiquement parfaite.
t OPTo-MF-TUE (o-plo-mé-tr') , ». m. Synonyme d'opsiomètre.
— ÊTYM. 'ORT0|i«t, voir, et |ui-?ov, mesure. OPCL'-'.MMKNT (o-pu-la-man),odc. Avocopulence.
— Ilisr. xvi' s. Opulemment, amtot, lU'métr. Vi. Opulentemeiit, id. Cam. ï'. Tons et toutes disnerent avediues luy, tant que deux Oons plats et opulammenl servis se peurent esiei-dre, caiil. m, i.i. Je dis pompeusement et opiileniment l'ignorance, etdis la science maigrement et piteusement, mont, iv, 221 .
— ÊTYM. Opulent, et le siiffue ment. lA forme régulière est fi|)ii/en(rmen<, vcnïiit d'un adjectif en piitm; mais en nifimo temps la finale enl, enle, a été prise comme représentai. t cru, «n(i'«, et a formé, avec incorrection, opulemment sur le modèle de puisiammeni , savamment, etc.
OPULENCE (o-pu-lan-s'), ». f. Alwndance de bien», grandes rlclivsses. Oli t que si cet hiver un rhume
OR
tïlulaire, Guérissant de tous maux mon avare beaupère Pouvait, bien confessé, l'étendre en un cercueil, Et remplir sa maison d'un agréable deuil I Que mon âme, en ce jour de joie et d'opulence, D'un superbe convoi plaindrait peu la dépense I BOiL. Êp. V. Mes richesses des rois égalent l'opulence, BAC. Esth. n, t. Quelle gloire ajoutée à la liberté et à l'opulence des l'héniciens I fén. Tél. m. Jamais dans une monarchie l'opulence d'un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince; mais dans une république elle peut aisément le mettre «u-dossus des lois, i. I. Rouss. Leit. à d'Alemb. L'opulence brillait dans la maison de Philoclcs; une sagesse éclairée en avait si bien réglé l'usage, qu'elle semblait avoir tout accordé au besoin, et tout refusé au caprice, bahtiiél. Anach. ch. 70.
— lllST. xvi* s. CamiUus, voyant du hault du chasieau comme les Romains pilloient et saccapcoient une opulence inlinie qu'il y avoit dedans la ville, s'en prit à pleurer de pitié, amyût, Cam. ti.
— ETYM. Provcnç. et esp. vpulencia; ilal. opuletua; du lat opulentia, de opes, richesses, ops, la lerre, mots que l'on rapproche du grec â?vo:, richesse, et du sanscrit apnas, revenu, possession.
OPULKVr, EiVTE (o-pu-lan, lan-t'). adj. Qui est dans l'opulence. M.Quinaultétait opulent; sa femme lui avait apporté plus de cent mille écus, d'olivet, Hist. Acad. t. ii, p. 26l>, dans-POUCENS. Le roi de France eut avec facilité et en un moment tout l'argent dont il avait besoin, par une de ces promptes ressources qu'on ne peut connaître que dans un royaume aussi opulent que la Fiance, volt. Louis XIV, 3«. Montesquieu partit de Vienne pour voir la Hongrie, contrée opulente et fertile, habitée par une nation fière et généreuse, le fléau de ses tyrans et l'appui de ses souverains, d'alemb. Éloi/es, Monlesq. Il n'y a plus de bonheur pour vous dans ce monde! et vous êtes opulent, et il existe autour de vous tant de malheureux à soulager! bider. Claude et Nér. II, *2. Ces superbes rideaux, ces coussins fastueux. Des amours opulents trône voluptueux, de- LiLLE, Trois règnes, v. || Qui a lu caractère de l'opulence. Voilà ma vie, telle que vous l'avez devinée, tranquille et occupée, opulente et philosoiihique, VOLT. Lelt. en vers et en prose, tts. Je fus riche autrefois; mon banquet opulent N'a jamais repoussé l'étranger suppUiHt, a. chén. Idylles, le Mendiant.
— HIST. xiv s. \A cité de Cere qui lors estoit puissant et opulentii, BERCHKimE, f° s. ||xvi*g. Une ville opulente et riche, amyot, Cam. 69. Contrée plantureuse et opulente de tous biens, id. Anton. 64. L'apparat des vivre» qui estoit très opulent, CARL. III, 6. Afin (|ue les drapiers moins opulents puissent aussi bien gaigner leurs vies en faisant les ditz petits draps, que les liches et opulents. Soutenir» de la Flandre wallonne, juillet et août «867, p. ue.
— ETYM. Lai. opulentus (voy. opclence).
OPUNTIA (o-pon-si-a), *. m. Nom latin du nopal
(du grec, ojtoûvTKX, du pays d'Oponie).
+ OPDNTIACÉES (o-pou-si-a-sées) , s. f. pi. Genre déplantes dont fopuntia est la type, famille des cactées.
OPCSCCLE (o-pu-sku-r), ». m. Petit ouvrage de science ou de littérature. De curieux opuscules.
— KEM. Opuscule a été souvent fait du féminin. Deux opuscules intitulées Manifeste et Confession de foi des frères de la Rosecroix, naudé, Hosecroix, iv, 2. Mille autres nous inonderont D'un déluge d'écrits stériles, VA d'opuscules puériles. Auxquels sans doute ils survivront, ohesset, Épilre au P. Bougeant.
— Hl.si. XVI* s. Les opuscules de Plutarque et les rpistres.de Seneque, qui sont la plus belle partie de leurs escripts et la plus proufitable, mont, ii, 4U6.
— ETYM. Lat. opusculxim, diminutif de opus, ouvrage (voy. œuvre).
I. OB (or), ode. || l'On a dit autrefois or, ore et or«>, dans le sens de présentement. Comme ores à mes yeux vos marques apparaissent, malh. i. 4. Ô débile raison, oii estorei ta brideî bkonieb Sat. ix. Si je t'aimai jadis, ores je m'en repeiis, m. ÉU<i. ii. Or lage à mes dépens, j'esquive la bataille, lu. iV'""* ". Ore» est temps de vous donner conseil, deshou- LiÉnts, Bail, à une de met fUlet. || On l'a dit aussi dans le sens de tantôt,... tantôt. Or ils parlent soldat, et ore» citoyen, régnieu, Sat. xi.... Faisant oro un tendon, Ore un repli, puis quelque cartilage, ts fosiT. Fait. Il a» Aujourd'hui, conjonction qui sert h lier la mineure d'un argument à la majeure, et dont la signiflcatlon est une dérivation de celle da ore, maintenant. Tous les hommes sont mortels; or un roi est un homme; donc un roi est mortel. Il Oiei , arcbslquemanl. Ores ce cent suppôu de